¡Viva Barcelona!

Par Oscar Sarhan

Humberto Rivas, le photographe du silence

Humberto Rivas, le photographe du silence

Humberto Rivas, Retrospectiva 2006

Né en Argentine en 1937, Humberto Rivas, photographe, a vécu et travaillé en Espagne pendant plus de 20 ans.

Que ce soit à travers les portraits ou les natures mortes, les photographies d’Humberto Rivas montrent sa fascination pour le silence et les traces laissées par le temps qui passe. La série présentée à la galerie Brun Léglise à Paris met en évidence le regard intense de ce photographe sur la vie silencieuse et quotidienne des formes et des êtres qui nous entourent. Souvent frontal, toujours sans pose, l’expression qui définit le mieux ce regard est probablement “Nature silencieuse”. Les personnages ne posent pas, Humberto nous les livre jusqu’au plus profond d’eux-mêmes, dans ce qu’ils sont réellement. On devine un abîme qui contient tous les mystères, tous les silences…


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COLLECTIONS PUBLIQUES

Museo de Arte Contemporáneo, Mar del Plata, Argentina

Museo de Arte Moderno, Buenos Aires, Argentina

Fundación Cultural Televisa, México

Los Angeles Country Museum of Art, Los Angeles, USA

Bibliotèque Nationale, Paris, France

La Maison de la Photographie, Paris, France

Fons d’Art de la Fundació La Caixa, Barcelona,

España Centro de Cultura Contemporánea, Barcelona, España

The Museum of Contemporary Photography, Chicago, USA

Museo Nacional de Bellas Artes, Buenos Aires, Argentina

IVAM, Colección Gabriel Cualladó, Valencia, España

IVAM, Colección Ordóñez, Valencia, España IVAM,

Centre Julio González, Valencia, España Canal de Isabel II, Madrid, España

Casa de Cultura, Alcobendas, España

Colección de Arte Contemporáneo de la Diputación de Cádiz, España

Caja de Burgos, España Museo Nacional de Arte de Catalunya, Barcelona, España

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

1995 Musée des Beaux Arts, Montreal, Canadá.

1996 IVAM Cantro Julio González, Valencia, España.

1996 Galería Antonio Barnola, Barcelona, España.

1996 Escuela de Arte, Huesca, España.

1997 Caja de Burgos, Burgos, España.

1997 Caja Canarias, Tenerife, España.

1998 Galería Malborough, Madrid, España.

1998 Photoespaña, Madrid, España.

1998 Caja Madrid, Barcelona, España.

1998 Caja Cantabria-Obra Social y Cultural, Santander, España.

1999 Sala Millares. Ministerio de Educación y Cultura, Madrid, España.

1999 San Cugat del Vallés, España. 1999 Paisajes, Xunta de Galicia, Santiago de Compostela, España. 1999 Galería Antonio de Barnola, Barcelona, España. 2000 Instituto Cervantes, Lisboa, Portugal.

2000 Los Misterios de la Realidad, Tinglado 1 del Moll de Costa, Tarragona.

2000 Paisajes, Sala Bancaja Abadía. Castellón, España.

2000 Centro Cultural La Mercé, Gerona, España.

2001 Fundación Federico Klemm, Buenos Aires, Argentina.

2002 Espai Guinovart, Agramunt, España

2002 Sala Rivadavia, Embajada de la República Argentina en España.

2002 Fundación Provincial de Cultura de la Diputación de Cádiz, España.

2002 Capella de Sant Carmeli, Cardedeu España

2003 Centro Cultural Sa Nostra, Palma de Mallorca, España

2003 Centro Cultural Sa Nostra, Mahón y Ciutadela , Menorca, España

2003 Centro Cultural Sa Nostra, Ibiza, España

2003 Monestir de Sant Cugat del Valles, Barcelona, España

2004 Fundación Niebla, Casavells

2005 Galeria d’Art. Vilafranca del Penedès

2006 MNAC-Musée National d’Art de Catalogne, Barcelone

2007 Fondation PROA, Buenos Aires

2007 Galerie Michel Soskine, Madrid

2008 “Silence” galerie BrunLeglise,Paris

2008 “Illuminar”, Galeria Hartmann, Barcelone

2008 Huellas Centro Andalou de la Photographie, Almeria, Espagne

2008 Musée Abelló. Mollet del Vallès

2010 Michel Soskine Gallery, New York

Tomasa, 1988

Barcelona, 1987_

Ampurias, 1988_

Paco, 1992

Porto, 1994_GALERIE BRUN LEGLISE

Du mardi au samedi, de 13 à 19 heures & sur rendez-vous

51, rue de Bourgogne 75007 Paris Téléphone 33(0)1 53 59 94 00

Que ce soit à travers les portraits ou les natures mortes, les photographies d’Humberto Rivas montrent sa fascination pour le silence et les traces laissées par le temps qui passe.

Moussa Barcelona!

AVEC MOUSSA !

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Moussa tea dance monday

L’INTERVIEW AVEC LUI…

Moussa gorraEst-ce que tu peux choisir où tu joues, ou bien ce sont les organisateurs de soirée qui décident pour toi ?

Moussa: Ca dépend, parfois ils me choisissent, parfois c’est moi qui choisis la soirée. Parfois je reçois la demande directement et je dis oui ou non mais sinon il y a tellement de bonnes soirées que mon agence (Sorry Shoes Booking and Record Label) fait la demande et on me programme. Je suis super content d’eux.

Qu’est-ce qui fait qu’un dj devient incontournable sur le circuit ? C’est juste sa musique, ou bien il y a d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte ?

Moussa: Bien, le principal c’est la musique, c’est clair. En fait, la qualité de la musique DEVRAIT être la première raison pour laquelle tu choisis un DJ. Mais malheureusement souvent c’est pas le cas. C’est le DJ qui va mettre l’ambiance dans ta soirée et il faut qu’il fasse ça bien. Mais même ça, ça ne suffit pas pour faire partie du circuit. Du talent, du professionnalisme, c’est important aussi. Aucun organisateur ne voudrait programmer un DJ avec qui il ne peut pas travailler, qui se comporte comme une diva, ou qui est en permanence défoncé quand il joue. Un facteur super important est d’être doué dans le contact avec le public, créer un dialogue avec les gens qui sont sur le dance floor. Sourire ça aide aussi :-)

Qu’est-ce qui fait la différence entre deux DJ ?

Moussa: La capacité de contrôler le public avec la musique et sentir ce qu’ils veulent écouter à un moment donné. Chaque ville a son public avec ses propres goûts en matière de musique. Il faut les ressentir et leur offrir une nuit incroyable avec la musique qu’ils veulent entendre mais sans perdre ton style.

Il y a beaucoup de concurrence entre les DJ ?

Moussa: Oui, beaucoup. En fait je l’ai senti, au moment où j’ai commencé à devenir connu dans toute l’Europe du jour au lendemain. Maintenant je sais exactement qui était très content de mon succès et qui en était très jaloux et malheureux. Je comprends aussi qu’il y ait de la concurrence, la plupart d’entre eux ne vivent que de mixer, et doivent être programmés tous les week-ends pour arriver à boucler le mois. Moi je n’ai pas ce problème, j’ai un vrai job sérieux à plein temps la semaine et je ne mixe que pour le plaisir

C’est un métier de solitaire ? Comment tu partages tes goûts et tes connaissances avec des collègues ou des partenaires ?

Moussa: J’ai beaucoup de bons amis qui mixent aussi. On parle en permanence de toutes les soirées où on mixe tous les week-ends. On en parle tout le temps. A Cologne, d’où je viens et où ma carrière a démarré, j’ai créé un groupe Facebook pour les DJ, où j’ai invité tous les DJ de Cologne.Je les ai faits administrateurs du groupe, pour qu’on puisse inviter tous nos amis FB, et qu’on en fasse la com nous-mêmes. C’est comme ça que je travaille seul et en équipe en même temps.

http://www.facebook.com/group.php?gid=110395158997598&ref=search

Est-ce que l’origine d’un DJ a de l’importance ?

Moussa: Oui, beaucoup. Tu peux mieux communiquer, si tu fais ta promo en Europe, en tant que DJ qui vient par exemple de New York – ou inversement. Les villes les plus branchées ont clairement l’avantage. C’est difficile d’être international si tu vis dans un petit village et que tu mixes dans la petite boîte locale

Moussa boy

Quelles influences tu apportes de ton pays ou de ta ville ?

Moussa: L’Europe c’est un village maintenant, et un melting pot de plein de styles différents. Mais on voit toujours les différences entre chaque ville, mais si en gros les styles sont à peu près les mêmes. L’Allemagne est connue pour un son plus dur et underground que par exemple Londres ou même l’Espagne, ou le son est beaucoup plus gai, avec plus de voix et plus “commercial”. De mon pays j’apporte un mélange des deux. En gros un morceau avec de bonnes voix, limite commercial, mais sur des beats underground. Ca c’est une bonne description de mon style en une phrase.

Qu’est-ce que tu penses de Barcelone ?

Moussa: Barcelone est incroyable. Avant d’emménager ici, je venais souvent pour mixer, voir des potes, ou juste profiter de la plage. J’adore.

Ce que je préfère c’est que les espagnols sont super tolérants et cool, même si c’est un pays catholique et qu’ils sont croyants. Ils aiment sortir et profiter de la vie. Le seul problème c’est qu’on sent que le taux de chômage est en train d’affecter l’esprit de la ville.

Pourquoi t’as choisi de vivre ici ?

Moussa: On m’a proposé un super boulot et j’ai dit OUI tout de suite. Barcelone est en Europe, c’est très international, il y a la plage. Que demander de mieux ?! :-)

Tu voyages beaucoup, avec ta passion pour la musique ?

Oui, je voyage beaucoup. Ces derniers mois, je n’ai passé qu’un week-end ici. Les autres week-ends je suis systématiquement parti mixer à l’étranger. Parfois c’est dur de partir ici et là en permanence, surtout quand à côté t’as un boulot à plein temps, mais j’adore ça et je m’investis beaucoup dans ma passion.

Moussa

Kannst Du wählen, wo Du auflegst oder treffen die Party-Veranstalter diese Entscheidung?

Es hängt davon ab, manchmal wählen sie mich und manchmal wähle ich die Party. Manchmal passiert es, dass ich eine Anfrage erhalte und ich dazu ja oder nein sage, aber es gibt so viele coole Partys, meine Agentur (Sorry Shoes Booking and Record Label) macht eine Anfrage und bucht mich dort. Ich bin wirklich glücklich mit meiner Agentur.

Was macht einen DJ zu einem Hit auf dem Circuit? Ist es nur allein die Musik, oder gibt es andere zu betrachtende Faktoren?

Nun, die Musik ist sicherlich die Hauptsache. Sagen wir,
die Qualität der Musik sollte der Hauptgrund sein, einen DJ zu buchen, aber oft ist sie es nicht. Ein DJ ist mehr oder weniger ein Entertainer und er muss den Job sehr gut machen. Aber es ist
nicht das einzige Element um auf dem Circuit zu sein.Persönliche
Fähigkeiten und professionell zu sein sind ebenso wichtig. Kein
Promotor würde einen DJ buchen, mit dem er nicht in der Lage ist zusammen zu arbeiten und der sich wie eine Diva verhält oder betrunken zu seinen Auftritten kommt. Ein sehr wichtiger Faktor
erfolgreich zu sein, ist der Kontakt mit dem Publikum, stets im Dialog mit dem Publikum auf der Tanzfläche stehen. Lächeln hilft viel. :-)

Was unterscheidet einen DJ von einem anderen DJ?
Die Fähigkeit, das Publikum mit der Musik zu kontrollieren und mit einem Gefühl dafür, was die Menge haben will in einer besonderen Nacht. Jede Stadt hat ein anderes Publikum mit
unterschiedlichem Musikgeschmack. Er muss auf das Publikum eingehen und ihm eine unvergessliche Nacht mit Musik bieten, aber ohne dabei den eigenen Stil aufzugeben.

Gibt es eine Menge Konkurrenz zwischen den DJ’s?

Ja, eine Menge. Ich bemerkte es sehr, als ich von einem Tag zum anderen sehr sehr erfolgreich in ganz Europa wurde. Ich weiß jetzt genau, wer sehr glücklich über meinen Erfolg war und wer total unglücklich und eifersüchtig war. Ich kann auch den Wettbewerb verstehen, da die meisten
sie ihr Geld nur aus dem DJing verdienen und sie müssen jedes Wochenende gebucht werden um jeden Monat über die Runden zu kommen. Ich habe kein “Problem” damit, weil ich in der Woche einem seriösen Vollzeit-Job nachgehe und DJing ist einfach nur Spass für mich.

Es ist ein einsamer Beruf … was machst Du, um Deine Vorlieben und Dein Wissen mit anderen Kollegen oder Partner zu teilen?

Ich habe viele wirklich gute Freunde, die auch DJs sind. Wir haben alle unterschiedliche Stile und Arbeitsweisen. Wir sprechen immer über alle Partynächte, die wir jedes Wochenende erleben. Wir reden viel darüber. In Köln wo ich herkomme und wo meine Karriere begann, eröffnete ich eine
Facebook-Gruppe für DJs, wo ich alle DJ’s aus Köln einlud daran teilzunehmen. Ich habe sie zu Administratoren dieser Gruppe gemacht und so konnten wir alle unsere Facebook-Freunde in
diese Gruppe einladen. Wir konnten uns somit selbst um das Marketing kümmern.Das ist mein Weg allein zu arbeiten, aber gleichzeitig mit meinen Kollegen.
http://www.facebook.com/group.php?gid=110395158997598&ref=search

Der Herkunftsort eines DJ, hat dieser einen Einfluss?
Ja sehr. Du kannst mehr Marketing für Dich selbst tun, wenn Du Dich selbst in Europa als DJ vermarktest als zum Beispiel in New York City oder umgekehrt. Die coolsten Städte der ganzen Welt haben sicher diesen Vorteil. Es ist schwieriger international zu sein, wenn Du als DJ aus einer Klein-Stadt kommst und der in einem Dorf-Club spielt. :-)

Welchen Einfluss bringst Du aus Deinem Land oder Deiner
Stadt mit?
Ganz Europa ist heute ein kleines Dorf und eine Art Schmelztiegel für viele verschiedene Stile. Aber man kann noch die kleinen Unterschiede zwischen jeder Stadt sehen obwohl im Grunde die Stile mehr oder weniger die gleichen sind.
Deutschland ist mehr für seinen härteren und mehr Underground-Sound bekannt verglichen mit London oder auch Spanien, wo der Sound fröhlicher mit viel Gesang und kommerzieller ist. Aus meinem Land bringe ich eine Mischung aus beidem mit.
Lass es mich so sagen: Ein guter Gesang oder kommerzielle Titel unterstrichen mit Underground Beats. Das ist eine gute kurze Beschreibung meines Stils.

Was denkst Du über Barcelona?
Barcelona ist einfach erstaunlich. Bevor ich hierher zog, war ich wirklich oft hier, um Party zu machen, Freunde zu besuchen oder nur um am Strand zu sein. Ich liebe einfach Barcelona.
Was ich am meisten mag ist, dass die Spanier tolerant und sehr locker sind, obwohl es ein katholisches Land ist und sie religiös sind. Sie gehen gerne aus und genießen das Leben.
Das Schlimme ist, dass man den hohen Prozentsatz arbeitsloser Menschen fühlen kann, der sich auf den Geist der Stadt auswirkt.

Warum haben Sie diese Stadt ausgewählt um dort zu leben?

Mir wurde ein sehr gutes Jobangebot gemacht und ich habe es sofort angenommen. Barcelona ist in Europa, ist sehr international und es hat einen Strand. Was will man mehr?! :-)

Bist Du viel unterwegs mit Deiner Leidenschaft für Musik?
Ich reise viel. Während der letzten zwei Monate, in denen ich in Barcelona lebte, verbrachte ich ein Wochenende dort.
An den restlichen Wochenenden reiste ich in ein anderes Land als DJ. Manchmal ist es schwer von hier nach dort zu fliegen, insbesonderel, wenn man einen Vollzeitjob hat, aber es macht Spaß und ich investiere viel in meine Leidenschaft.

Moussa fuxia

Do you get to choose where you play or do the party organisers make that decision?

It depends, sometimes they choose me and sometimes I choose the party. Sometimes it happens that I get a request and I say yes or no, but there are so many cool parties, my agency (Sorry Shoes Booking and Record Label) makes a request and book me there. I am really happy with my agency.

What makes a dj a hit on the circuit? Is it just about the music or are there other factors to be considered?

Well, the main thing is the music for sure. Let’s say, the quality of music SHOULD be the main reason to book a DJ, but often it is not. A DJ is more or less an entertainer and he has to do the job quite well. But it’s not the only element to being on the circuit. Personal skills and being professional is important as well. No promoter would book a DJ, with whom he is not able to work with properly and who behaves lika diva or is always drunk at his gigs. A very important factor in being succesful is to be in contact with the crowd, have a dialog with the crowd on the dancefloor. Smiling helps a lot. :-)

What differentiates one d-j from another dj?
The ability to control the crowd with the music and having a sense of what they want to have on a given night. Every city has a different crowd with different taste in music. You have to have the sense of the crowd and offer them an amazing night with the music, but without loosing your own style.

Is there a lot of competition between dj´s?

Yes, a lot. I really felt that, as I was becoming very very succesfull in the whole of europe from one day to another. I really know now, who was very happy about my success and who was totally unhappy and jealous. I can also understand the competition as well, most of them are earning their money just from DJing and have to get booked every weekend in a month to break even. I don’t have this “problem”, as I have a good “serious” fulltime job during the week and DJing for me is just fun.

It is a solitary profession… how you do to share your tastes and your knowledge with other colleagues or partners?

I have many really good friends, who are DJs as well. We all have different styles and ways of working. We are always talking about all party nights the we make happen every weekend. We talk a lot about that. In cologne, where I come from and where my career began, I opened a Facebook-Group for DJs, where I invited all the DJ´s from Cologne to participate. I made them administrators of that group so we could all invite our Facebook-Friends to that group, and so we could do all the marketing to ourselves. This my way to work solitarily but at the same time with my collegues.
http://www.facebook.com/group.php?gid=110395158997598&ref=search

The place of origin of the dj, does that have an influence?
Yes a lot. You can do more marketing for yourself, if you promote yourself in Europe as a DJ from for example New Your City or the other way around. The coolest cities of the world have this advantage for sure. It’s harder to be international, if you are a DJ in a small village playing in a village club. :-)

What influences do you bring from your country or your city?
The Whole of Europe is now a small village and its kind of a melting pot for many different styles. But you can still see the small differences between each city although basically the styles are more or less the same. Germany is more known for it’s harder and more underground sound compared to london or even spain, where the sound is more happy with a lot of vocals and more “commercial”. From my country I bring a mixture of both. Let’s say: A good vocal or commercial track underlined with underground beats. Thats a good brief description of my style.

What do you think about Barcelona?
Barcelona is just amazing. Before I moved here, I was really often here to make parties, visiting friends or just to be at the beach. Just luv it.
The thing I like most is, that spanish people are tolerant and very easy going, even it is a catholic country and they are religious. They like to go out and enjoy life.
The bad thing is, that you can feel the high percentage of jobless people affecting the spirit of the city.

Why did you choose this city to live in?

I was offered a very good job opportunity here and I said directly YES. Barcelona is in Europe, it is very international and it has a beach. What more do you want?! :-)

Do you travel a lot with your passion for music?
I travel a lot. During the last two months while I was living in Barcelona, I just spent one weekend in there. The rest of the weekends I was travelling to another country to DJ. Sometimes it’s hard to fly here and there specially if you have a full-time job, but it’s fun and I invest a lot in my passion.

RAFAEL AMARGO: Le vent du sud

Rafael rostro

Derrière des yeux brûlants d’Andalousie, Rafael Amargo se dévoile danseur, chorégraphe, metteur en scène. Il y a quelques jours, il m’a invité dans son sillage à Barcelone, la ville où il a choisi de vivre. Je l’ai suivi au Liceo pour voir son nouveau spectacle, Rosso. Je me suis retrouvé dans une salle remplie de ceux qui le suivent aveuglément, de ceux qui comme moi n’ont pu qu’accourir en entendant le chant du sang.

Rosso lui a été commandé à Caserta, dans la région de Naples, afin qu’il marque la tarentelle de son empreinte. Le but était de produire le même effet que pour le Tango et le Flamenco, pouvoir transcender les frontières pour convertir la danse en patrimoine de l’humanité. Le mariage de la Tarentelle et du Flamenco ? L’histoire aurait pu s’en charger depuis longtemps, par les hommes, les courants, les mélodies qui de tout temps ont traversé la Méditerranée de part en part. Alors, pourquoi maintenant ? Derrière ce tour de force, c’est Rafael Amargo qui a hissé ses voiles, dirigé par Mario Gas, timonier catalan à la renommée méritée.

Rafael est le vent irascible de ce spectacle, comme de ceux qui l’ont précédé. Il transforme ce qu’il croise en girouette, puis poursuit son chemin. Et l’on voudrait le happer au passage, juste à la seconde où il semble s’arrêter, s’agiter dans les vivats de son présent, puis voyager dans le temps avec lui, revivre ses années d’études, ses professeurs, les techniques apprises et recomposées en des codes nouveaux dans le flamenco de sa vie.

En fait, j’ai rencontré Rafael il y a très longtemps, quand notre chère soirée Salvation a fêté ses huit ans. La fête a eu lieu au Ritz, de Barcelone bien sûr. Il est arrivé, invité d’honneur du groupe Matinée, au bras d’une autre de nos égéries, Bibiana Fernandez.

Depuis ce soir-là, comme beaucoup d’autres en silence j’ai consommé son art, sa façon de voir la vie, sa manière éclectique de déplacer les choses, de les défaire pour les réinventer.

Amargo se boit d’un trait lorsqu’il apparaît et tout d’un coup t’enveloppe de son envie d’embrasser le monde. Le vent est comme ça aussi. Je le sais, je viens de Patagonie. Et en le voyant je comprends que cet Amargo est bien amer à boire lorsqu’il te fait sentir un des siens puis soudain t’abandonne pour en embrasser un autre, puis un autre, puis un autre… Rafael, nom de peintre par essence, nous emporte aussi par sa palette. Il crée des couleurs dans toute les langues, peint des chorégraphies au pinceau fin, un flamenco unique au courage gitan, à l’impertinence suée sur les scènes les plus exigeantes.

Après le spectacle, nous allons tous chez lui, danseurs, amis, famille, comme en procession, et nous discutons allègrement tandis que Barcelone, habillée pour la nuit, offre une douce brise à nos visages bienheureux. Tu sais, je suis ici pour en savoir plus sur les tables et leurs questions. J’aime aller loin, et si j’y vais avec quelqu’un qui m’inspire c’est encore mieux. Je te disais que nous marchions tous sur la Ronda San Antoni, laissant derrière nous un Liceo plein de reconnaissance, mais en fait Rafael n’était déjà plus là. Tout ce qu’il voulait c’était atteindre son nid, manger les pizzas qu’on avait achetées en chemin, et boire au travail accompli. Et on a bu.

Comment ça va Oscar, tout va bien ? M’a-t-il dit, puis il m’a présenté quelques amis qui venaient d’arriver. Et là je vois le vent qui se calme un instant, et mes questions qui s’envolent, et cette fois viennent se poser sur lui…

Où trouves-tu les thèmes pour tes spectacles ? Quelle est ta source ?

Mes danseurs me donnent beaucoup de matière première. Ils m’inspirent. Comme tout le monde, on a des jours avec et des jours sans, et la joie comme la tristesse alimentent notre danse. C’est ma signature : travailler à la fois avec ce que je ressens et ce qui se passe autour de moi

Tu aimes danser le silence ?

J’aime beaucoup le silence, l’écouter et me mettre en lui. Si tu ne sais pas danser le silence, tu ne sais ni écouter ni danser la musique.

Que penses-tu de la technique ? Par exemple la danse contemporaine est très présente dans tes créations…

Je suis persuadé qu’il faut énormément étudier, rencontrer les grands professeurs, voir les autres spectacles. La meilleure technique est celle que l’on peut projeter naturellement de tout son corps, mais pour cela il faut beaucoup étudier, pour ensuite comprendre ce que l’on souhaite vraiment. Par exemple, j’aime beaucoup tout ce qui est très théâtral : ce qui est bien enraciné et fort, un bon tango, un bon boléro. J’aime le théâtre de Lorca. Je suis amoureux de ce Lorca profond et fort. En fait, je choisis toujours ce qu’il y a de plus intense.

Ce goût pour l’intense, c’est culturel ? Ca vient de ta famille ?

Je suis théâtral dans ma vie de tous les jours, à travers mes passions, dans ma façon d’être. J’ai hérité ça de mes parents, qui sont artistes eux aussi. tout ce que nous faisons est théâtral, nous vivons tout avec énormément de passion.

Rafael pensador

Je t’ai toujours vu très entouré. Comment sont tes moments de solitude ?

Je suis très lâche, je n’aime pas être seul. Je suis toujours avec les gens que j’aime.

Tu conçois la Compagnie comme une famille ?

Complètement, parce que c’est l’énergie que j’ai envie de transmettre. J’ai grandi dans une famille qui m’a toujours accompagné et qui m’accompagne encore. Mon père et mon frère sont producteurs, ma mère est notre costumière, mon oncle product manager, la mère de mes enfant est danseuse. Et c’est précisément ce que je veux sur scène : un groupe énergique, uni, qui produit le même effet qu’une bouteille de champagne quand tu l’ouvres et que le champagne jaillit avec une énergie incroyable.

En danse classique, les carrières des danseurs s’arrêtent alors qu’ils sont encore très jeunes. Penses-tu que ce soit la même chose dans le style que tu développes ?

En ce qui me concerne, j’ose de plus en plus. Mon flamenco, qui intègre d’autres techniques telles que la danse classique et la danse contemporaine, se prête facilement à une recherche continue, à une découverte perpétuelle. Je ne me vois pas encore prendre ma retraite, j’ai encore beaucoup à donner, et à apprendre. Je me suis toujours entouré d’intellectuels, de personnes qui avaient beaucoup à m’apprendre, et j’ai beaucoup appris en silence. Ils m’ont aidé à devenir meilleur. Moi je veux mourir en apprenant encore.

Quel type de danseur aimes-tu avoir dans tes spectacles ?

J’aime les gens courageux, les danseurs qui osent tout, et qui maîtrisent plusieurs langages. Quand les gens viennent voir un spectacle d’Amargo, ils voient une compagnie totalement malléable, où par exemple les danseurs évoluent avec la même aisance qu’ils soient en chaussons de danse, pieds nus ou en chaussures.

Et en ce qui concerne tes projets, qu’est-ce qui te plaît le plus, les mettre au point, où les voir finalisés ?

Le soir de la première d’un spectacle, j’ai déjà envie de commencer le suivant. C’est de créer qui me fascine, plus que de danser cette création, ou de la répéter des dizaines de fois. Le processus même de la création me donne énormément de plaisir, je me considère plus comme un créateur que comme un danseur.

Tu me disais que tu aimes ce qui est théâtral, voire tragique, mais est-ce que tu parviens à relativiser les mauvais coups de la vie ?

Il faut bien, sinon qu’est-ce que tu veux faire ? Je suis un peu clown, dans le bon sens du terme. J’essaye de tout voir avec humour. Dans ma carrière, j’ai eu des moments difficiles qui très tôt m’ont fait prendre conscience de la réalité. A 13 ans j’ai signé mon premier contrat professionnel. Depuis je ne me suis jamais arrêté, je vis tout avec cette même passion, ce qui veut dire jouir de la vie, mais aussi souffrir quand c’est difficile.

Tu arrives à jouir vraiment de ce que tu fais ?

Par moments oui. Mais je pense souvent que quelque chose d’encore mieux va arriver. Parfois je me force à me dire “c’est bon, détends-toi, profite de cet instant !”

Et tu te reposes de temps en temps ?

Jamais. Beaucoup de gens dépendent personnellement de ma carrière. Si je ne génère pas de projets, la roue s’arrête. Donc il n’y a pas le choix, il faut que je bouge.

Et avec autant de boulot, tu as de la place pour ta vie privée ?

Pas vraiment. En fait tout se mélange, avec toujours cette même voracité. Je n’ai pas d’espace pour freiner et pouvoir séparer mon travail de ma vie privée. C’est pour ça que je dis que tout est mélangé. Je vis tout avec la même intensité, et la même fugacité. Mais bon en même temps, oui, c’est vrai, j’ai envie qu’il se passe quelque chose, j’ai envie de rencontrer quelqu’un qui m’arrête et me dise “Voilà maintenant c’est bon. Ne bouge plus”

Rafael espejo empañado

banderita española

RAFAEL AMARGO:  VIENTO DEL SUR

Detrás de estos ojos brillantes, está andaluzmente, Rafael Amargo, bailador, coreógrafo y director. Hace dos semanas me invitó al Liceo, a ver su espectáculo, “Rosso”. Allí estuve, en una platea colmada de gente que lo sigue, que vino a verlo porque la sangre de las orillas llamó y no había que defraudarla.

“Rosso”,  es un espectáculo que le encargaron desde Caserta, Nápoles, para que le infundiera su sello a la tarantela. La intención es que suceda lo mismo que con el tango y el flamenco: que trascienda sus fronteras para convertirse en patrimonio de la humanidad. ¿Tarantela y flamenco? La historia hizo lo suyo con los hombres y sus corrientes marinas, con sus melodías que siempre fueron y vinieron por el Mediterráneo. ¿Por qué no hacerlo ahora? Para tal atrevimiento, está Rafael Amargo, echando velas, dirigido por Mario Gas, timón catalán de merecido reconocimiento.

Rafael es el viento iracundo de este y de todos sus espectáculos. Remolinea lo que encuentra, y sigue su camino. Y uno quisiera atraparlo en ese segundo en que se detiene; hurgar entre su presente aplaudidamente real, viajar en el tiempo y ver su paso tras paso en los estudios, con sus maestros, sus técnicas aprendidas y que suman nuevos códigos y rasgos al flamenco de toda su vida.

Me topé con Rafael Amargo hace mucho, cuando la recordada disco Salvation cumplía sus ocho años. La celebración tuvo lugar en el hotel Ritz, de Barcelona, claro. Llegó, como invitado de honor por el grupo Matinée, junto a otra querida, Bibiana Fernández.

A partir de allí, en silencio, y como a muchos les sucede, consumí su arte, su manera de ver la vida, su ecléctico sistema de mover las cosas, de deshacerlas para volver a reinventarlas.

Todo Amargo es un trago que uno se bebe de un tirón cuando él aparece y te vuelve parte de sus ganas de abrazar al mundo. Todo Amargo, es otro trago cuando te hace sentir uno de los suyos, y al rato te abandona para saltar a otro abrazo y a otro y a otro…

Rafael, nombre de pintor si lo hay, también lleva su paleta a cuesta. Crea colores en todos los idiomas, pincela coreografías con sello y fina estampa, un flamenco único y de  coraje gitano, de impertinencia sudada en los tablados más exigentes.

Después de la función, camino a su casa, junto a bailarines, amigos, y familia, todos como en procesión, vamos charlando, mientras Barcelona, vestida de noche nos regala airecito en nuestras caras, felices.

Confirmo que estoy aquí para saber más allá de las tablas y sus cuestiones. Me gusta ir lejos, y si encima lo hago con gente que me inspira, pues allí voy. Te decía que caminamos hablando, dejando atrás un teatro pleno de reconocimiento, pero Rafael ya no está. Ahora, el artista, sólo quiere llegar a su ático, comer unas pizzas que encontramos por el camino, y brindar por el buen trabajo. Y brindamos.

¿Cómo estás Oscar, la estás pasando bien? me dice, y enseguida me presenta más amigos que siguen llegando. Y en eso, veo que el viento se detiene y las preguntas igual se me vuelan, esta vez hacia él…

¿Los temas para los espectáculos, de dónde los tomas, cuál es la fuente?

“Mis bailarines me dan mucho material, me inspiran. Tenemos como todos los que trabajamos, días buenos y días malos, y cuando hay alegría o tristeza, todo es para volcarlo a la escena. Ese es mi sello, trabajar con lo que me pasa y con lo que sucede a mi alrededor”.

¿Te gusta bailar el silencio?

“Me gusta mucho el silencio, escucharlo y meterme en él. Sino sabes bailar el silencio no sabes escuchar ni bailar la música”.

¿Qué hay de las técnicas aprendidas, por ejemplo, la danza contemporánea está muy presente en tus obras…

“Soy de la idea que hay que estudiar todo lo que se pueda, conocer maestros, ver otros espectáculos…La mejor técnica es la que uno con todo su cuerpo puede proyectar, pero para eso primero hay que aprender, para luego saber lo que se quiere y lo que no.

A mí me gusta mucho el melodrama: las cosas que son como bien arraigadas y fuertes, un buen tango, un buen bolero. Me gusta el drama lorquiano. Soy un apasionado de ese Lorca profundo y fuerte. Siempre me quedo con lo más intenso”.

¿Este gusto por lo “intenso”, tiene que ver con una cuestión cultural, que viene de tu familia?

“Yo soy muy dramático en la vida real, por mis pasiones, por mi forma de ser. Lo heredé de mis padres, que también son artistas. Todo lo que hacemos es un drama, lo vivimos con mucha pasión”.

Veo que siempre vas arropado por gente ¿Cómo son tus momentos de soledad?

“Soy muy cobarde, no me gusta estar solo. Siempre estoy con la gente que quiero”.

¿Concibes a la compañía como una familia?

“Totalmente, porque esa es la energía que me gusta transmitir. Crecí en una familia y es la que me sigue acompañando en todo. Mi padre y mi hermano son productores, mi madre es la vestuarista, mi tío es un product-manager, la madre de mis hijos es bailarina. Y en la escena pretendo eso, un grupo enérgico, unido, y que logre el mismo efecto que el de una botella de champagne cuando la descorchas y sale con toda su fuerza”.

A diferencia de la danza clásica, donde el bailarín tiene un ocaso profesional siendo aún joven, sientes que dentro de tu género sucede lo mismo?

En mi caso, me atrevo con mucho más todavía. El flamenco que hago, que combina otras técnicas como puede ser la clásica, la contemporánea, se presta para seguir investigando, descubrir aún más cosas. No me veo aún retirándome, tengo mucho por dar, por seguir aprendiendo. Siempre me rodeé de intelectuales, de gente que tenía para enseñarme cosas, y de los que aprendí estando callado. Me ayudaron a ser mejor. Yo me quiero morir aprendiendo”.

¿Cuál es el perfil de bailarín con el que te gusta contar para tus obras?

“Me gusta la gente audaz, los bailarines que se atreven con todo, que pueden controlar varios códigos. El morbo que la gente encuentra al ver un espectáculo de Amargo, es que ve una compañía de flamenco totalmente dúctil, es decir, que los bailarines actúan con zapatillas de baile, descalzos o con zapatos”.

¿En relación a los proyectos, te gusta más el camino por concretarlos o verlos ya hechos realidad?

“Cuando estreno un espectáculo ya quiero hacer otro. Me fascina la creación, más que bailarla y repetirla. Me da mucho placer el proceso de la creación, será por eso que me considero más un creador que un bailarín”.

¿Decías que te gusta lo trágico, pero, logras relativizarlo cuando la vida golpea?

“Debemos hacerlo porque sino, qué nos queda! Soy un poco payaso, en el buen sentido de la palabra. Trato siempre de ver las cosas con humor. En esta carrera he tenido momentos difíciles que me han hecho despabilar desde muy temprano. A los 13 años firmé mi primer contrato profesional. Desde entonces no he parado, vivo las cosas con esta pasión, y eso incluye disfrutarlas y también sufrirlas”.

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¿Logras, verdaderamente, disfrutar lo qué haces?

“De a ratos. Siempre estoy pensando que algo mejor llegará. A veces yo mismo me digo: “chico, relájate, disfruta esto”.

¿Y Cuándo descansas?

“Nunca. De mi carrera depende mucha gente, todos en nómina. Sino genero los proyectos la rueda se para, por lo que sí o sí debo moverme”.

¿Entre tanto trabajo, qué espacio le das a tu vida personal?

“Poco, y nada. Todo está muy mezclado, va con la misma vorágine. No hay un espacio que me ayude a frenar y distinguir el trabajo de la vida personal. Por eso digo que está muy mezclado. Vivo todo en la vida con la misma intensidad y fugacidad. Pero, sí. Es verdad que tengo ganas de que me pase algo, de encontrar a alguien me ate en corto, que me diga “bueno, hasta acá !”

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plus Rafael Amargo:

www.rafaelamargo.com

www.facebook.com/rafaelamargo

les photos: Rafael Amargo par Joao Novaes. www.joaonovaes.com

Rencontrer Jean Franko…

Rencontrer  Jean Franko…

Jean Franko Real playa  

Rencontrer Jean Franko, c’est un cadeau que la vie vous fait. Et bien moi la vie m’a fait ce cadeau deux fois ! Et je vous confirme que le garçon est toujours aussi beau que la première fois que je l’ai vu (Mais si, vous vous souvenez, quand je me suis ridiculisé à l’Apolo..?)
Il m’a reçu dans son grand appartement de Barcelone, avec une grande terrasse pour des fêtes que j’imagine bien colorées… mais rien de comparable avec la couleur du ciel en cette fin d’après-midi que nous passons à discuter, en buvant… de l’eau bien entendu !
Oui, il est beau. Mais tout autant que sympathique, et professionnel dans son boulot. C’est l’acteur du moment, il le sait, mais il sait aussi que c’est un travail, et il ne compte pas les heures qu’il consacre à être ce qu’il est.
Je lui ai demandé si c’était lui qui avait choisi le métier d’acteur porno, ou l’inverse. Il m’a dit qu’il n’avait jamais pensé être une star du porno, encore moins producteur. D’ailleurs auparavant il a été mannequin à Milan, Istanbul, Madrid. Sa grande fierté est d’avoir travaillé avec Francis Montesinos pour la Fashion Week Madrid Cibeles.
Eduardo Mendicutti, le fameux écrivain espagnol, était à ce défilé, et à la fin lui a demandé ce qu’il voulait faire comme boulot. Jean Franko lui répondit simplement qu’il n’avait aucune envie de travailler, mais plutôt de voyager partout en Europe. « Si j’avais voulu, j’aurais pu aller très loin comme mannequin. »
Mais le plus grand acteur porno au monde n’avait encore que 21 ans, et il se sentait très seul à Madrid. Il a essayé Milan, mais c’était pas mieux. Déprimé, un jour il s’est levé, est allé sur internet, et a acheté un billet pour Barcelone. Tout ce qu’est Jean Franko aujourd’hui est le résultat d’une décision prise au saut du lit : il voulait gagner du fric, il s’est dit « Putain, j’ai une belle bite, un bon cul, je vais être acteur porno ! » Il a appelé un pote et ils en ont discuté. Le pote en question lui a demandé quelques photos, qu’il a envoyées à Falcon. Le jour même il recevait une réponse. « J’ai choisi d’être acteur porno, mais je n’ai jamais pensé que je pourrais avoir du succès. C’est par chance que j’ai gagné deux GayVN Award. Oui, j’ai eu beaucoup de chance dans ma vie, je préfère voir ça comme ça. »

Jean Franko algas
Oscar: Ton parcours semble très étudié, et toujours en progression. Tu réfléchis beaucoup avant de te lancer dans un nouveau projet  ?

Jean Franko: En fait, on m’a souvent proposé un manager pour ma carrière d’acteur porno, mais j’ai toujours refusé. Personne ne peut décider de mon avenir mieux que moi. J’aime bien travailler, tout en étant maître de chacun de mes pas. En huit ans, j’ai fait 37 films. C’est pas beaucoup, mais c’est déjà suffisant pour comprendre que je ne ferai pas ça encore très longtemps. Je veux faire peu de films, mais des bons. Je regarde attentivement chaque proposition, mais elles ne sont pas toutes bonnes à prendre. De toute ma carrière, il n’y a que deux films que je regrette avoir faits. Mais bon, j’avais besoin d’argent…

Tu penses qu’internet constitue une menace pour le cinéma le porno?

J.F : La pornographie va super mal en ce moment, justement à cause d’internet. Beaucoup de concurrence et en même temps,  une trop grande offre de vraies merdes. On ne peut pas concourir contre la facilité et la vulgarité. Sur le net, tout est permis, et c’est injuste pour nous qui faisons ça d’une manière professionnelle. De toute façon, je suis très content de mon travail. J’ai eu de l’ai chance, et j’y ai mis beaucoup d’énergie. C’est pas un réalisateur qui te rend fameux, et encore moins une boîte de prod. Moi c’est le public qui m’a rendu fameux, et ce sont mes fans qui me donnent l’énergie pour continuer.
Le réalisateur Kristen Bjorn a fait un film il n’y a pas très longtemps qui se nommait THE RANCHO, où nous étions 18 acteurs. Il faut croire que dans ce film je suis ressorti, et le public a aimé ça. C’est comme ça que ma carrière avance.

En ce moment, quels sont tes objectifs ?  

J.F : Je veux créer ma propre ligne de sous-vêtements pour la marque Macho, et faire The One X By Jean Franko, un vrai tour d’Europe. Tu vois comment c’est la vie, maintenant je vais voyager en Europe, et en travaillant ! Ca comprend le concept de soirées comme celle que j’organise ce samedi à Bruxelles : des chanteurs, des dj, et mon image, évidemment. Je veux faire quelque chose de très sexy et viser une clientèle de mecs mecs – No Queen   ( THE ONE X By Jean Franko , le 18 septembre à Bruxelles)

Est-ce que tu gères bien le temps qui passe ?  

J.F : Oui, parce que je sais que ma carrière d’acteur porno a forcément une limite : je prendrai ma retraite à 40 ans. Autrement dit, moins de chocolats et plus d’exercices. Il faut prendre soin de soi, et là je suis un désastre, je n’ai même pas une crème pour le visage. Mais je fais super gaffe à mon alimentation, je ne bois pas d’alcool, je ne consomme pas de drogues, ne fume pas, donc au bout du compte, oui je prends vraiment soin de moi. Je suis d’une race très forte, mélange d’Indiens, d’espagnols et de noirs. C’est ça qui est beau, c’est ce mélange ! En fait, la beauté est quelque chose qui ne m’a jamais vraiment préoccupé…

 

Jean Franko mar espuma

 

 

 

Te considères-tu aussi comme un entrepreneur?

J.F: J’ai encore beaucoup à apprendre, notamment dans toute l’organisation de mes fêtes, mais oui, je suis le producteur de The One X, et même s’il y a toujours quelque chose à améliorer, c’est vrai que tout ce que je fais, je le fais avec amour, tout simplement parce que ça me plaît. Je crois que c’est ça qui fait le succès de tout ce dont je m’occupe.

Où aimerais-tu arriver avec ce que tu fais ?

J.F : La seule chose que je veux dans ma vie c’est être heureux, et me sentir bien dans ma peau. Je pense beaucoup à Dieu, je prie toutes les nuits, je lui parle quand j’ai des problèmes. C’est comme ça que ma mère m’a élevé et c’est ce que je continue à faire. J’ai passé pas mal d’épreuves, et j’ai jamais baissé les bras, même si je n’ai pu compter que sur moi pour m’en sortir. La dernière soirée que j’ai organisée à Bruxelles me l’a démontré, c’était un vrai succès. Je suis moi-même descendu dans la rue pour distribuer mes flyers, j’ai fait la promotion partout, sur le net, etc.. Des centaines de mecs sont venus à la soirée. Cette nuit, The One X, a été la soirée dont je me souviendrai toujours parce qu’avec ma volonté et mon amour du travail, j’ai pu faire bouger des montagnes.
Mes amis me disent que je suis très solitaire, et c’est vrai. Comme ça j’ai plus de temps pour penser à ce que je dois faire, et comment le faire. Et si j’ai des problèmes, je vois comment les résoudre, et je n’échoue pas facilement. Je sais que les choses arrivent toujours pour une raison. Et cette saleté d’argent, c’est pas tout, dans la vie.

Et au Venezuela, quand tu étais petit, tu voulais devenir acteur ?

J.F : Quand j’étais petit, je voulais être acteur de telenovelas et mannequin. Mes parents, pour m’embêter, m’appelaient parfois « Mannequin d’Automne ». Je te jure, j’étais tout le temps super bien fringué, ça me plaisait d’être impeccable. Ca m’amuse, en fait je me marre bien quand je me rappelle mon enfance.

Tu as encore tes parents, des frères et sœurs ?

J.F : j’ai six frères et sœurs, on est trois garçons et six filles, et je suis l’aîné. Mes parents ont divorcé. Je suis très attaché à ma famille, je l’adore. Certains d’entre eux connaissent mon travail, mais mon père ne l’a appris qu’il y a un mois. On a eu une grande conversation, mais il a parfaitement compris. Ma famille m’adore, et chaque fois qu’on se téléphone ils me disent ON T’AIME. C’est fou mais je pense que c’est ça qui me donne la force de travailler et d’être celui que je suis. La famille, c’est tellement important pour n’importe qui, simplement pour vivre ! Ma famille, c’est tout pour moi.

banderita española

El encuentro con Jean Franko es algo lindo que la vida te regala. Con nosotros, el tiempo se encargó de volvernos a encontrar.
El muchacho sigue tan guapo como aquella noche que te conté en el Apolo, hace varios años.
Me recibió es su piso amplio y con una terraza para fiestas, de todos los colores, aunque nada como el color del cielo, cuando cae la tarde y seguimos hablando y riéndonos, bebiendo agua, por supuesto. Todo lo que tiene de escultural, lo tiene también de simpático, y de organizado en su trabajo. Es el actor porno del momento, y lo sabe, pero también sabe que le dedica muchas horas a ser quien es.
Le pregunto si la profesión de actor porno y productor , la eligió él o fue a la inversa?
Dice que nunca pensó en ser una estrella del porno, sino que antes fue modelo profesional en Milán, Estambul y Madrid. Fue su gran logro trabajar con Francis Montesinos en la Fashion Week Madrid Cibeles.
Eduardo Mendicutti, el reconocido escritor español, estaba en el desfile y cuando terminó se acercó y le preguntó en qué le apetecía trabajar. Y Jean Franko, le dijo frescamente, así como es él, que no quería trabajar sino viajar por toda Europa. Confiesa  que “si hubiera querido podría haber llegado
muy lejos como modelo…” Pero el mejor actor porno del mundo, en aquella época tenía 21 años y se sentía muy solo en Madrid. Se fue a Milán, y tampoco le gustó. Deprimido, un día se levantó de la cama, entró en Internet y sacó un ticket hacia Barcelona.
Casi todo lo que me cuenta Jean Franko, parece que se le ha ocurrido al bajar de la cama! Sabía que quería ganar dinero y entonces pensó que…“tengo una buena polla, tengo un buen culo, joder, yo voy a ser actor porno! Llamó a un amigo y se lo comentó. Este amigo le pidió un par de fotos y las envió a Falcon. Ese mismo día contestaron. “Yo escogí ser actor porno, pero nunca pensé tener un gran suceso. Afortunadamente he ganado dos GayVN Award in Hollywood, y creo que he tenido mucha suerte en mi vida. Prefiero llamarlo así”.

Oscar: Tu trayectoria se ve muy cuidada, y en ascenso, estudias mucho tus proyectos antes de tomar decisiones?

J.F: La verdad es que muchas veces me han propuesto tener un manager como actor porno, y no he aceptado. Nadie más que yo puede saber como llevar mi futuro. Me gusta mucho trabajar, y saber cada paso que doy. He trabajado en 37 films en estos 8 años. No son muchos pero lo suficientes para darme cuenta que tampoco haré esto durante muchos años más. Quiero hacer poco films y buenos. Estudio mucho las ofertas de trabajo, pero no son todas buenas. Sólo hice dos trabajos que me arrepiento de haberlos hecho, pero en ese momento, necesitaba el dinero.

Jean Franko Real torso

¿Internet es contraproducente para el cine porno?

J.F: “La pornografía ahora mismo, por causa de Internet, está hecha una mierda. Mucha competencia y al mismo tiempo, demasiada oferta de cosas malas. No se puede competir contra lo fácil y lo vulgar. En Internet todo vale, y eso es injusto para los que hacemos esto de manera profesional.

De todos modos, yo estoy muy contento con mi trabajo. He tenido suerte, y he puesto mucha energía en esto. Un director no te hace famoso, menos una productora. A mí, quien me hizo famoso fue el público, y quienes me siguen y me alientan, mis fans. El director Kristen Bjorn, no hace mucho hizo un film que se llamaba THE RANCHO, donde éramos 18 actores. En ese film sobresalí, y el público respondió a ello.  Mi carrera aún                                                                                             

¿En este momento, cuáles son tus objetivos?

J.F:  Quiero sacar mi propia línea de ropa interior, diseñada para Macho, y hacer The One X By Jean Franko, un tour por Europa. Mira cómo es la vida, ahora viajaré por Europa, y trabajando! Esto incluye el concepto de fiesta como la que daré este sábado en Bruselas: cantante, djs, y mi imagen, por supuesto. Quiero hacer algo muy sexy y siempre pensando en una clientela de machos. No Queen! (  THE ONE X By Jean Franko, el sábado 18 de septiembre en Bruselas)

¿Te llevas bien con el paso del tiempo?

J.F: Sí, porque sé que mi carrera como actor porno, tiene un límite. Me retiraré a los 40 años. O sea, menos chocolates y más ejercicios. Hay que cuidarse, y eso que soy un desastre, no uso ni una crema para la cara. Me alimento muy bien, no bebo alcohol, no uso ningún tipo de drogas, no fumo, en fin, que me cuido mucho. Vengo de una raza muy fuerte, mezcla de indios, españoles y negros. Esto es lo guapo, la mezcla! La belleza es algo que nunca me ha preocupado.

¿Te consideras un empresario, además?

J.F: Tengo mucho que aprender en todo lo que hago con las fiestas, pero sí, soy el productor de The One X, y seguro que siempre hay cosas por mejorar, pero lo que sí es verdad, es que todo lo que hago, es con un gran amor, porque me gusta. Creo que ese es el éxito de todo a lo que me dedico.

¿A dónde te gustaría llegar con lo que haces?

J.F: Lo único que quiero en mi vida es ser feliz, y estar muy bien conmigo mismo. Pienso mucho en Dios, rezo todas las noches, hablo con él cuando tengo problemas. Así me educó mi madre y así lo sigo haciendo. He pasado grandes pruebas, y nunca he bajado los brazos, aún cuando he tenido que salir solo adelante. La fiesta pasada que hice en Bruselas, me lo demostró, porque fue un verdadero éxito. Salí a la calle a repartir mis flyers, la promocioné en todos los lugares, en Internet, etc. Cientos de chicos llegaron a mi fiesta. Esa noche, The One X, fue la fiesta que siempre recordaré porque con mi voluntad y mi amor al trabajo, pude mover montañas. Mis amigos me dicen que soy muy solitario, y es verdad. Tengo más tiempo para pensar en lo que debo hacer, y cómo hacerlo. Y si tengo problemas, veo cómo solucionarlos, no me frustro fácilmente. Sé que cuando las cosas suceden, es por algo. El maldito dinero no lo es todo en la vida.

¿En Venezuela, cuando eras chico, pensabas en actuar?

J.F: Cuando chico quería ser actor de telenovelas y modelo. Mis padres a veces, para molestarme me llamaban El Modelo de otoño. Juro que siempre estaba muy bien vestido, me gustaba estar limpio. Me da mucha gracia, me río mucho cuando recuerdo mi infancia.

¿Tienes hermanos, padres?

J.F: Tengo 6 hermanos, cuatro chicas y tres hombres, yo soy el mayor de todos. Y mis padres son separados. Soy muy familiar, me encanta mi familia. Los adoro. Algunos de mi familia sabían de mi trabajo, pero mi madre se enteró hace un mes. Tuvimos una larga conversación, pero lo entendió perfectamente. Mi familia me adora, y cada vez que los llamo por teléfono me dicen TE QUIERO. Es increíble creo que esa es la fuerza que me da para mis trabajos y estar como estoy. La familia es totalmente importante para cualquier persona, para vivir. Mi familia lo es todo para mí.

Rendez-vous avec Ricardo Szwarcer

“Sans risque il n’y a pas de croissance”, voilà ce que dit son directeur, l’argentin Ricardo Szwarcer, du très catalan Festival Grec.

Considéré comme l’une des manifestations plus importantes d’Espagne pour le théâtre, la danse, et la musique, image d’une Catalogne ouverte au monde et cosmopolite, de tous les étés européens, le Grec présente les spectacles les plus divers de la scène mondiale.

Les changements que l’Espagne a vécus dans la dernière décennie, y compris l’actuelle crise socio-économique, ont incité le Grec, au départ de la riche région méditerranéenne, à chercher de nouveaux artistes, qui apporteraient quelque chose de différent, complètement à part de tout ce que la scène nationale pouvait présenter.

C’est avec cette mission que Ricardo Szwarcer a été invité à diriger le Festival il y a quatre ans, porteur d’une riche expérience dans la gestion de festivals et de théâtres à Londres, en France et en Argentine. Il a su monter un programme innovant, tout en ménageant un public fidèle et traditionnel, qui dans les premiers temps a vécu avec une certaine méfiance la transition qui se profilait, aussi réelle que nécessaire.

Habitué à la répétition de choses connues, comme rassuré dans ses goûts, le public présenta une opinion beaucoup plus partagée lorsqu’il s’est agi de soutenir Szwarcer et son équipe dans des propositions beaucoup plus novatrices. Il était clair que “sans risque il n’y aurait pas de croissance” mais tout le monde ne la souhaitait pas forcément.

“Il y a des gens qui s’enthousiasment et des gens qui ont peur”, m’a dit Ricardo Szwarcer, dans son Bureau de la Maison de la Cultura, a côté du Mercat, sur les Ramblas. “Je ne suis pas ici pour jouer à quitte ou double. On me demande d’organiser un festival positif, pas de provoquer l’inquiétude”. Et il l’a prouvé avec l’ouverture du Grec 2008 : “Histoire d’un Soldat”, fable d’Igor Stravinski et de Charles Ferdinand Ramuz. La pièce s’est jouée en français, mais sous-titrée en catalan, et la représentation intégrait la chanteuse portugaise Misia et les argentins Marilú Marini et Angel Pavlosky. Le tout sous la direction de l’anglais Nigel Lowery et du chorégraphe iranien, Amir Hosseinpour.

Festival Grec, jusqu’au 1 août à Barcelone

www.bcn.cat/grec

www.bcn.cat/canalcultura

 

 

 

L'home estampa (Grec)

L'Home Estampa (piece du festival Grec)

Jean Franko, l’acteur porno du moment
 

                                                                                           

 

Jean Franko Real est l’acteur porno du moment – et ça fait deux ans que ça dure. Déjà sur la saison 2007-2008, le tout Hollywood, ou du moins la partie qui compte pour nous, lui avait attribué le GAYVN, une espèce d’Oscar dans ce genre.Cette année, il est nominé dans la catégorie meilleur Top Latin. Ses fêtes sont déjà des classiques du circuit, à Bruxelles, Amsterdam, Madrid ou Barcelone. Le 10 juillet, il sera de retour à Bruxelles,  avec la fête,  “The One X”.

Jean Franko

Et ce personnage du monde vit à Barcelone, évidemment !Acteur, Producteur et Réalisateur, Jean Franko, avec 35 films réalisés, m’a tout raconté sur ses activités – ou presque. Et moi je vous raconterai tout ça – ou presque… très bientôt !

 www.fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Franko 

 www.jrlchartsonline.net/  

Une petite histoire dans la Nuit…

Il y a un endroit à Barcelone qui est resté lié pour toujours à ce moment d’effervescence que la ville a connu il y a cinq ans, lorsque des garçons sensibles arrivaient de toutes parts pour y vivre leur liberté. Un ancien théâtre devenu discothèque accueillait tous les dimanches  jusqu’à un millier d’hommes. Il était incontournable. C’était l’Apolo. Là, une nuit de celles où les dieux semblent s’être mis d’accord pour vous accorder un moment d’éternité, j’ai rencontré Jean Franko. Sa carrière démarrait, il était l’acteur fétiche du réalisateur porno italien Lucas Kazan, et forcément il attirait tous les regards. Nous nous sommes dit “salut”, et au bout d’un moment, comme je ne sais pas me taire, et que je voulais absolument savoir qui était ce beau garçon, je lui ai demandé s’il était gogo… Evidemment ça ne lui a pas plu et il s’est tiré sans dire au revoir… et merde !  Les années ont passé et cet après-midi nous rions tous les deux de bon coeur en nous rappelant cet épisode. Et ce n’est que le début d’une belle rencontre avec ce vénézuélien qui a la tête bien meublée  !

 

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Jean Franko Real es el actor porno del momento. Por lo menos viene siéndolo dos años consecutivos, 2007/08.  Así lo determinó la crítica especializada, en Hollywood, donde le han concedido el GAYVN, un merecido reconocimiento, a la altura de un Oscar, en este género. Este año vuelve a ser noticia ya que está nominado en la categoría Top Latin.

Pero su carrera no se queda ahí, sino que desde hace un tiempo su nombre reina en las fiestas más estupendas de Bruselas, Amsterdam, Madrid o Barcelona. El 10 de julio, regresa a Bruselas con la fiesta que rompió todos los pronósticos en su versión anterior: “The One X”.

Y este personaje, querido en el medio, y con unos cinco mil fans en todo el mundo, vive en Barcelona, evidentemente!

Actor, productor y realizador, Jean Franko, con 35 films realizados, en una charla para recordar, me contó todo sobre sus actividades, o bueno, casi todo.  Mientras trabajo sobre la entrevista, os dejo como avance la historia de cómo nos conocimos, hace tiempo, en un lugar donde los dioses conspiraban. 

Una pequeña historia en la noche…Hace años atrás, hubo un lugar que marcó para siempre ese momento de efervescencia que vivió la ciudad, cuando recibía a chicos que llegaban de todas partes a vivir en ella. Ese lugar que cada domingo reunía a un millar de hombres, se llamó Apolo. Allí, una noche de esas en que los dioses parece que han acordado que te sientas único, bueno, esa noche, conocí a Jean Franko. Su carrera como actor porno, fetiche, del director italiano, Lucas Kazán, acaparaba todas las miradas. Nos saludamos, y al cabo de un rato, como no sé quedarme callado, y sin saber quién era, le pregunté si era su turno subir al podio como gogó. Se ofendió y se fue sin decir adios.
Los años pasaron, y hoy, los dos nos reímos de ese episodio al recordarlo juntos. Un encuentro lindo con este hombre venezolano que tiene la cabeza bien amueblada.

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Manolo Soria, créateur du Matinée Group

Manolo Soria

Manolo Soria est arrivé à Barcelone  il y a 20 ans. Jeune homme aux yeux vifs  comme  l’éclair, il sentait que  la roue du temps tournait. Par son travail acharné, il allait réaliser son rêve le plus fou : donner à la nuit gay de Barcelone le changement qu’elle méritait – et qu’elle attendait !

En Catalogne ou à Ibiza, Matinée Group est devenu un acteur incontournable de l’organisation de la vie nocturne. Qui n’a jamais entendu parler des D-Boy (ex-Salvation), DMix, DClub, Souvenir, La Madame, L’Atlántida, Café Matinée et autres Amnésie d’Ibiza. Mais bien au-delà de son ancrage dans le collectif gay de la ville, Matinée est devenu   le référant des fêtes dans la péninsule.

Infatigable, Manolo, peaufine jour et nuit la troisième édition du Circuit Festival Barcelone, pour lequel sont attendus cette année pratiquement quarante mille visiteurs, soit le double de l’année dernière. Plus grand festival gay et lesbien d’Europe, il revient cette année du 31 juillet au 8 août pour révolutionner Barcelone en offrant 15 fêtes incroyables, 20 activités diurnes et, cerise sur le gâteau, la troisième édition du “Water Park Day”, le plus grand jour pour gays et des lesbiennes dans un parc aquatique (photo).

Cirtuit 09. Parc Aquatique

Toute la ville vivra autour du festival. Par exemple, dans l’hôtel officiel on pourra trouver un “Welcome Desk” où reprendre son abonnement sans faire la queue, ainsi que toute sorte d’informations sur les fêtes et les activités diurnes. Cette année, de plus, il y aura des appartements à louer, et un hôtel Circuit réservé aux participants.

Comment est né Matinée Group ?

Depuis le bureau – bunker de la rue Majorque à Barcelone, le soleil de Matinée illumine tous ceux qui se tournent vers lui. L’organisation travaille ici et combine, dans un bouillonnement de téléphones et d’ordinateurs, une station de radio, une maison d’édition avec ses propres prix, un studio graphique…

Manolo Soria rappelle qu’il a commencé à travailler à 17 ans. Il a été barman, puis rapidement chef de salle et enfin il s’est vu proposer la direction de la discothèque.

« Puis un jour –me dit-il – l’opportunité s’est présentée de monter un after-hour à Barcelone, dans une salle destinée aux fêtes. J’ai créé ce qui a donné le nom au groupe : une Matinée.

Au début ça n’a pas été facile, peu de gens venaient. J’ai dû attendre quelques mois avant que l’on se fasse connaître, mais surtout j’ai commencé immédiatement à faire de la publicité partout. Maintenant, ça fait 14 ans ! La roue ne s’est pas arrêtée, au contraire elle s’est emballée en même temps que moi ! À 20 ans j’avais moins de soucis certes, mais j’avais déjà mes rêves. Je savais que Barcelone avait soif de nouvelles propositions. J’étais jeune mais je connaissais le monde la nuit de l’intérieur, puisque je venais de tout en bas. C’est pour ça que je ne me suis jamais laissé griser, et quand j’ai décidé de monter ce groupe, je savais que seul le travail en équipe me conduirait à tout ce qui est effectivement arrivé par la suite : plus de discothèques, et une campagne de diffusion au service d’un nouveau concept – les fêtes dans toute leur splendeur.

Je suis dans d’un système socio-économique avec lequel j’essaye d’être en phase. En même temps, on est un groupe dans lequel chacun travaille pour donner le meilleur de soi-même. »

Manolo Soria me tend la main en guise d’au revoir, et part pour la grande salle de travail. Son équipe l’attend. « Ils ont une vraie vision – me dit-il avant de partir – J’ai confiance en eux, et je les laisse faire. Je n’aime pas maltraiter les gens. Il y a quelques années, je n’avais rien, mais je n’ai jamais cessé de travailler et de faire en sorte que mon travail me rende heureux. »

Plus d’information: www.matineegroup.com

 

Circuit 09, L'Atlántida, Sitges

Circuit 09, L'Atlántida, Sitges

 

 

banderita española  Manolo Soria, Creador del Grupo Matinée

Hace 20 años, Manolo Soria, el artífice de Matinée Group, ya comenzaba a trabajar en pos del cambio que merecía la noche gay en Barcelona.  El tiempo giraba como una rueda, y aquél joven de ojos vivos, sin dudarlo se subió a ella para echar a andar todos sus sueños.

Para quien visita Cataluña o Ibiza, el grupo Matinée se desprende como uno de los más fuertes en organización y montaje del espectáculo nocturno.

Sus lugares a visitar por todos los géneros son: D-Boy (ex Salvation), DMix, DClub, Souvenir, La Madame, L’Atlántida, Café Matinée y Amnesia Ibiza.

Dueño de un nombre ya instalado en el colectivo marchoso de la ciudad, el grupo Matinée es el referente de las fiestas en la península.

Incansable, Manolo Soria, ya está ultimando los detalles para el Circuit Festival Barcelona, que esta temporada cumple su tercer año de vida.  Si el año pasado se habló de casi veinte mil visitantes, este verano se calcula que la cifra se duplicará.

Del 31 de julio al 8 de agosto el mayor festival gay y lésbico de Europa volverá para revolucionar Barcelona ofreciendo 15 increíbles fiestas, 20 actividades diurnas y, lo mejor de todo, la tercera edición del “Water Park Day”, el mayor día para gays y lesbianas en un parque acuático.

Por ejemplo, en el hotel oficial podrás encontrar un “Welcome Desk” donde recoger tu abono sin hacer colas, así como recibir todo tipo de información sobre localizaciones, fiestas y actividades diurnas. Este año, además, habrán departamentos para alquilar, y un hotel Circuit, exclusivo para los visitantes.

Cómo nació Matinée Group

 En su oficina y bunker, de la calle Mallorca, de Barcelona, el sol de Matinée sale para todos los que buscan sus rayos. La organización opera allí, y lo hace a través de teléfonos, mails, radio, una discografía con premios, gráfica, y demás.

Manolo recuerda que empezó a trabajar con 17 años. Fue barman, luego pasó a ser jefe de sala y su ascenso final llegó cuando le propusieron dirigir la discoteca.

“Pero un día –dice- me salió la oportunidad de montar un after-hour en Barcelona, en una sala destinada a fiestas. Creé lo que dio el nombre a esto: Matinée”.

“Al principio no fue fácil, no venía mucha gente. Sin embargo esperé los primeros meses que se diera a conocer por sí solito, y luego comencé a publicitarlo por distintos medios de comunicación. Ya pasaron 14 años de aquello. Esta rueda no para, fue creciendo conmigo. A los 20 años no tenía tantas inquietudes pero sí, sueños. Sabía que Barcelona, estaba ávida de nuevas propuestas. Era jovencito y conocía el mundo de la noche desde adentro, de venir también de abajo”.

“Es por ello que nunca perdí los papeles, y cuando decidí montar este grupo, sabía que el trabajo en equipo me llevaría a todo lo que vino luego: más discotecas, y una campaña de difusión en pos de un nuevo concepto: las fiestas en su máximo esplendor. Estoy adentro de un sistema socioeconómico con el que intento estar al día. Esto es un negocio impulsado por un grupo en el que todos trabajamos para dar lo mejor”.

¡Viva Barcelona!

 

Je m’appelle Oscar Sarhan. Je suis né à Neuquén, dans la  Patagonie argentine. Depuis quelques années, je vis à Barcelone. J’aime cette ville, elle m’aime je crois, du moins je suis touché par sa grâce quand je déambule sur Paseo de Gracia.
¡Viva Barcelona..! pour ses quartiers, ses grandes avenues, ses terrasses ouvertes à toute heure. ¡Viva Barcelona! pour ses montagnes et sa mer; pour son atmosphère cosmopolite, et en même temps, populaire où les arbres majestueux côtoient les vieilles dames qui sur le trottoir devisent du prix du jambon serrano.

Barcelone est belle et le sait, elle s’habille d’une fête à chaque instant.

Je commence aujourd’hui à construire un pont entre toi et Barcelone, et oui, inévitablement, avec mon accent de vache espagnole. Mais j’arrive jusqu’à toi avec l’intention de te faire profiter de tout : je connais les bars, les musées, les gens, les concerts, les expositions, les marchés, les sports et les opéras. Enfin, je t’invite à vivre Barcelone, même si tu n’es pas là, car finalement la distance nous unit plus qu’elle nous sépare. Après tout les ponts sont faits pour être franchis.
D’ailleurs, moi aussi j’ai franchi les miens. Il y a onze ans j’ai laissé la Patagonie pour suivre, à Paris, des études supérieures dans les Arts du Spectacle, à la Sorbonne et à l’université de Saint-Denis, Paris 8 (avec, à l’époque, mon accent de vache argentine).  Ma formation académique et professionnelle inclut le théâtre, la danse contemporaine et le journalisme. 

Je suis auteur du livre “Inventaire de Rêves”, un résumé de 80 interviews d’artistes argentins résidant à Paris depuis 1950.

Actuellement, je collabore avec des institutions culturelles argentines, françaises et espagnoles, et je donne des conférences sur la culture Mapuche, ethnie amérindienne de la Patagonie. 

Parce que j’ai une mère mapuche et un père libanais, je crois que la vie ça ce passe maintenant et ici, entre le ciel et la terre, et que la distance n’existe pas. Seul le voyage existe, mais c’est à toi de décider comment tu vas voyager.
Depuis Barcelone, je t’embrasse très fort

Oscar

 

banderita española

Me llamo Oscar Sarhan. Nací en Neuquén, Patagonia argentina. Desde hace varios años vivo en Barcelona. Me gusta esta ciudad, y creo que yo le gusto también, al menos eso siento cuando camino por Paseo de Gracia, con gracia, claro.

¡Viva Barcelona! Por sus barrios, sus grandes avenidas, sus terrazas abiertas a toda hora. ¡Viva Barcelona! Por sus montañas y su mar, por su ambiente cosmopolita, y por su aire de pueblo grande. Aquí, los árboles son testigos cuando las señoras hablan en las veredas, sobre el precio del jamón serrano.                                                                                       

Barcelona es bella, y lo sabe, por eso se viste de fiesta a cada instante. 

Con este blog comienzo a construir un puente entre tú y Barcelona. Claro, con mi acento foráneo, pero con la mejor intención de que disfrutes, igual a la distancia, de todo lo que te pueda contar sobre ella. Conozco sus bares, sus museos, sus fiestas; te contaré de sus conciertos, de sus gentes, de los mercados, de sus exposiciones, de los deportes y también de sus óperas. En fin, que te invito a vivir Barcelona, aunque no estés aquí. Si finalmente la distancia que nos separa es la misma que nos une. Después de todo, los puentes, reales o imaginarios, están para ser cruzados, no?                  

Hace un tiempo atrás, yo también crucé el mío. Dejé la Patagonia para seguir en París, mis estudios superiores en Artes del Espectáculo, en La Sorbona y en París 8, Saint-Denis. Mi formación académica y profesional incluye el teatro, la danza contemporánea y el periodismo. Me dediqué a ello de manera práctica y teórica. Soy autor del libro, “Inventario de Sueños”, un resumen de 80 entrevistas a artistas argentinos que residen en París desde 1950. Actualmente colaboro para instituciones culturales de Argentina, Francia y España, y llevo adelante un ciclo de conferencias sobre el pueblo mapuche, etnia de la Patagonia.

Porque tengo una madre mapuche, y un padre libanés, creo que la vida pasa ahora, en este instante, entre el cielo y la tierra. Yque la distancia no existe, pero sí el viaje. Sólo tú, sabrás cómo viajar…

Desde Barcelona, te abrazoscar