Mado Lamotte : 25 ans de carrière et pas une ride!

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Connaissez-vous Mado Lamotte, la dragqueen québécoise la plus connue ? Elle fêtait le 14 février dernier ses 25 ans de carrière au Métropolis – elle continue à mentionner qu’elle n’a que 29 ans, allez savoir… –, une soirée qu’elle voulait à son image : éclatée, surprenante et amusante.

Mais qui est Mado ? Unique personnage de Luc P. depuis les années 80, elle représente un peu la vieille tante qui ne veut pas vieillir, celle qui assume son côté kitsch et qui vit sa vie à 100 milles à l’heure. À la tête de son propre cabaret depuis déjà dix ans, le Cabaret chez Mado, situé en plein cœur du Village, Mado écorche les mentalités et froisse amicalement l’égo de ses invités. Ses meilleures blagues ? Celles sur les gens provenant de l’extérieur de l’île de Montréal,  les anglophones, et bien entendu, vous, chers cousins français.

Lors de votre prochaine visite à Montréal, son Cabaret est un must, surtout le mardi soir. Elle y anime ce rendez-vous hebdomadaire, qui comprend plusieurs numéros musicaux interprétés par des dragqueens de Montréal, des plus connues jusqu’aux plus jeunes recrues, le tout entrecoupé de ses interventions et monologues à se tordre de rire. Je dois l’admettre, vous aurez peut-être un peu de difficulté à comprendre son accent et ses Rrrr roulés, mais ne vous inquiétez pas, les fous rires sont garantis !

Pour vous plonger vous aussi dans sa folie, abonnez-vous à sa page Facebook ou consultez ses chroniques mensuelles dans le magazine Fugues.

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J’ai pris quelques semaines de pause de mon blogue, déménagement oblige. Entre temps, plusieurs nouvelles LGBT ont fait les manchettes. Je pense ici au don d’un demi-million de dollars de notre gouvernement conservateur à un groupe antigai ougandais, alors que notre ministre des Affaires étrangères venait tout juste de dénoncer la peine de mort aux homosexuels en vigueur dans le pays. Triste nouvelle, décidément.

D’un point de vue plus positif, il y a aussi le petit bébé attendu par la copine d’Ariane Moffatt, une auteure-compositrice-interprète ouvertement affirmée. Et cette nouvelle campagne de lutte contre l’homophobie, lancée en grande pompe dimanche dernier par le gouvernement péquiste. Léchée, bien pensée et accessible autant sur Internet qu’à la télé ou à la radio, cette campagne devrait certainement marquer l’imaginaire des Québécois, qui malgré une grande ouverture, ont encore bien du chemin à faire avant de faire disparaître l’homophobie de leur territoire nordique…

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