
Xavier Bongibault et Frigide Barjot en tête de la "Manif pour tous" le 13 janvier dernier
En ce dimanche 13 janvier ont défilé dans les rues du Royaume de France un improbable cortège, composé de prélats, de politiciens réactionnaires, d’extrémistes de droite et de fanatiques religieux, accompagnés de «braves citoyens» inféodés à une vision obtuse du mariage et de la famille, tous ensemble mobilisés contre une réforme législative proposant de mettre fin à une discrimination de fait entre citoyens adultes et responsables, censés être égaux en droits. Les grands médias, qui n’ont accordé que des entrefilets à la grande manifestation du 16 décembre en faveur du mariage pour tous, ont convié avec bien plus d’attention et de complaisance celle du 13 janvier regroupant les opposants au projet de loi. La vie médiatico-démocratique est ainsi faite: les messages d’intolérance et de mépris ont toujours été plus «vendeurs» (car plus conflictuels) que ceux mettant en valeur le respect de l’autre et l’égalité. À la faveur des manifestations de rues comme des sempiternelles foires d’empoigne entre pro- et anti- sur Internet, un rapport de force s’installe, de fait, entre une «communauté de l’égalité» et une «communauté de la haine». Si ce rapport peut menacer de tourner à l’avantage de la seconde (on a déjà vu notre gauche de gouvernement reculer sur des points importants, cf. la PMA ou l’épisode désastreux de la «liberté de conscience» des maires…), ce n’est certes pas en fonction de la force intrinsèque de ses arguments. Prenez n’importe quel discours d’un opposant au mariage pour tous, il entrera (au moins) dans une des dix catégories suivantes:
- 1. Les insultes ouvertes, propos de comptoir et autres ricanements de corps de garde sur fond de clichés associés à l’homosexualité, célébrant en creux le profond satisfecit de leurs auteurs, qui se réconfortent ainsi, implicitement, de leur appartenance à une norme dominante (on a les satisfactions que l’on peut).
- 2. Les comparaisons avilissantes (le rapport homosexuel apparenté à la pédophilie ou la zoophilie par exemple) qui, associées aux prospectives dégradantes sur les effets d’une évolution législative vers le mariage entre personnes de même sexe («et si demain j’ai envie de me marier avec mon téléphone?», etc.), en disent beaucoup plus long, hélas, sur l’univers psycho-sexuel propre à leurs auteurs (cette incapacité apparente à saisir le concept d’une relation affective entre adultes consentants est le signe d’une immaturité sexuelle inquiétante, au fond) que sur les conséquences effectives qu’entraînerait une telle évolution sur les mœurs contemporaines.
- 3. La hiérarchisation décomplexée des identités sexuelles, associée à l’emphase millénariste de la menace du «chaos» civilisationnel («à quand la légalisation de l’inceste ou de la polygamie?»): au nom de visions simplistes et délirantes de l’histoire de notre «civilisation» et de son possible effondrement, plusieurs députés FN et UMP ont, par exemple, fait publiquement mention d’une supposée infériorité morale de l’homosexualité sur l’hétérosexualité. (Ce n’est évidemment pas le seul domaine, aujourd’hui, où la parenté idéologique entre ces deux partis apparaît clairement.)
- 4. La convocation rassurante de la «tradition», grand classique du conservatisme, doublée de la référence désespérée à une supposée «essence» de la famille («un papa et une maman»), que tout contredit par ailleurs: l’anthropologie historique des structures de parenté, l’observation sociologique des évolutions contemporaines de la famille (divorces, systèmes monoparentaux), etc. Lire le reste de cet article »
- Par Louis |
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Pour comprendre la naissance de ce projet de loi il est important de rappeler l’histoire de la mouvance LGBT dans le pays. En 1977 les premières élections démocratiques ont lieu, mais il n’existe pas encore d’organisation gay légale. Un premier mouvement – initialement seulement gay – se forme dans la clandestinité, au début à Barcelone, puis très vite à Madrid, ayant pour objectif fondamental la dépénalisation de l’homosexualité et la légalisation des associations homosexuelles. Il faudra attendre 1980 pour que s’obtienne une reconnaissance légale des organisations et associations homosexuelles, ce sera alors une première victoire pour le mouvement LGBT espagnol. 
Dieu vient de se farcir en 7 jours la création de l’univers infini avec comme point centrale la troisième planète d’un minuscule système solaire dans la périphérie d’une petite galaxie anonyme parmi des milliards d’autres. Trop fatigué pour la finir il aménage juste un petit coin de jardin, décoré de quelques plantes et animaux. Et là il décide d’y installer son chez d’œuvre, à son image : l’homme, notre ancêtre supposé … À partir de la poussière du sol. Il a créé l’univers entier, avec ses étoiles géantes, ses super novas, ses étoiles par milliards de milliards, par sa simple volonté, comme écrin à son futur joyau, qu’il décide de fabriquer … En passant la balayette dans son jardin d’Eden. Il mouille le tout et trois tours de potier et une soufflette divine dans les narines plus tard l’homme est fabriqué. Glorieuse naissance!
Une des meilleures histoires est sans nul doute celle du roi David, un concentré de vie exemplaire au sens catholique du terme. Le jeune David, devenu populaire après avoir terrassé le géant Goliath et mis en déroute l’armée Philistine, est présenté au roi Saül dont le fils Jonathan tombe fou amoureux de lui. On ne refuse rien à un prince quand on est berger et qu’on a de l’ambition. Après une passade avec Jonathan, dont «il préférait l’amour à celui des femmes», tout en étant marié avec une de ses sœurs, il pique à Saül, roi et père de son amant et de sa femme, la couronne. Il eut ensuite plus d’une dizaine de femmes et des concubines non dénombrées, mais, n’en ayant pas assez, a convoité et violé la femme d’un de ses meilleurs soldats et l’a foutu en cloque. Embêtant. Il fait revenir le bougre de la guerre pour qu’il couche avec la pauvresse et que l’enfant ait l’air légitime. Manque de bol, ses copains étant au combat, il refuse de rejoindre sa femme. Qu’à cela ne tienne, le bon roi David l’envoi en première ligne au combat à une mort certaine et épouse en juste noce sa veuve, juste à temps pour que la grossesse ne fasse pas mauvais genre. Mais Dieu, qui est contre l’avortement d’après les cathos, condamne le bébé pas encore né à mort par la voix de son prophète auprès du roi. Le gamin meurt 7 jours après sa naissance, bien après la limite fixée pour un IVG. 


Jospin, like a lot of opponents of gay marriage, is divorced. Like right-wing Copé, Le Pen, Sarkozy, Dati, and all that lot. That little arrangement with wedding vows is one of many happy evolutions. The children of divorced parents get loaded with step-parents, so for them its not one daddy and one mommy anymore, they get a whole community. We know that heterosexuals divorce more easily than they change cars. We know that adultery is a widely-practiced sport (reading online comments from French straights after Petraeus stepped down for having cheated on his wife will clue you in right away about how important monogamy is to heterosexuality – they don’t believe it for a second, they cheat like they breathe, and they find it unacceptable that anyone should interfere), and we know from experience that they don’t think having children outside of marriage is a problem. They can even have children outside of marriage while being married, and everyone thinks it’s great. Fine. I’m in favor of everything that’s punk rock, so the idea of a gigantic, amicable free-for-all, frankly, I find it pretty appealing. But why such moral flexibility when it’s straight people who wipe their asses on wedding vows, and that indignant rigidity when it comes to homosexuals? We would soil the institution? We would lead it astray? Hey boys, even if we even if we grunged it up to the max, we could never soil the institution more than you’ve already done. In the condition it’s in, what’s amazing about marriage is that anyone agrees to use it. The Vatican brandishes polygamy – which goes to show that when it comes to dykes and towel heads, it’s one-size-fits-all, though it’s not racist or homophobic, of course (how unsubtle!), even though we do know that girls with headscarves aren’t part of humanity as that brand of left defines it, but anyway – don’t worry about polygamy: you’re doing it already. Old guys paying three rounds of child support? What is that if not a form of polygamy? Let the Catholics deal with excommunicating everyone who doesn’t respect the institution, let them deal with the behavior of those married within the church – they’ll be so busy sorting it all out that they won’t have time to waste on couples demanding to get married at city hall. 

