Life Is A Cabaret !

Scintillant ! Fabuleux ! Merveilleux ! Comment décrire la réalité ?  Le concert de Liza Minnelli la semaine dernière à l’Olympia était tout simplement incroyable. N’ayant jamais vu cette légende vivante, j’ai sautillé de joie quand une amie m’a offert un billet pour l’accompagner.

Cabaret

Une vraie icône dans la communauté gay – peut-être un trait génétique compte tenu de la révérence accordée à sa mère, la magique Judy Garland – Liza sait certainement divertir les masses. Certes, sa voix n’est plus aussi puissante que par le passé, mais elle est encore capable d’électriser une salle. Honnêtement, elle est une vraie source d’inspiration et je suis heureux qu’elle soit toujours avec nous, après tant de maladies, de mariages et de combats désespérés contre d’innombrables dépendances – it’s a miracle she can walk let alone sing and dance.

Elle a séduit la foule grâce à son énergie et sa vitalité, revêtue d’un de ses usuels chemisiers pailletés, brillant presque autant que sa personnalité. Sans surprise, le public contenait une part respectable d’hommes aimant les hommes – although they mostly tended to be somewhat of an older generation.

« Mademoiselle » Minnelli devisait avec son public en français – la foule apprécie toujours quand un non natif fait des efforts. Elle a également reçu des ovations durant tout le concert, sans parler d’un public déchainé entonnant Happy Birthday à pleins poumons – quoique qu’avec quelques jours d’avance.

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En retour, les fans furent loin d’être déçus : elle a chantée tous ses classiques – « Life is a Cabaret », « Liza with a Z » et « New York, New York ».

En parlant de cela, mon bien-aimé et moi allons à Big Apple pour nos vacances d’été et serons très reconnaissants pour tout conseil sur les choses à voir / faire / manger / boire / acheter / tripoter pendant notre séjour. Je suis vierge de New York et donc tout avis sera le bienvenu – especially anything concerning dens of iniquity.

Quoi qu’il en soit, revenons au spectacle. Pour moi, il y eu deux moments hors normes. Tout d’abord, son interprétation émouvante de « What Makes A Man A Man » – mettant en évidence une question que beaucoup d’hommes se sont posés à certains moments de leur vie. Ma propre « masculinité » fut ainsi parfois sujette au doute – hard as that may be to imagine. Ma tendance à promener chez moi avec un masque de beauté en dansant sur des chansons de Kylie n’a probablement guère aidé.

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Le deuxième moment qui m’a vraiment marqué était son final, où elle chante « I’ll Be Seeing You » a cappella, sur la scène après que ses musiciens soient partis. Un portrait émouvant de sa vulnérabilité – I’m man enough to admit it dear reader, I did tear up ever so slightly.

En rentrant, j’ai gardé un sentiment d’émerveillement face à un tel talent. Certaines des superstars actuelles pourraient en retirer une ou deux idées – Britney je pense à toi, oui ! Est-ce que l’un de mes fidèles lecteurs était aussi au spectacle ? Si oui, qu’avez-vous pensé de l’infatigable Liza?

N’oubliez pas de lire Liza with a Z in Gay Paree pour la version anglaise.

Pour votre dose quotidienne recommandée de Jimi : @jimifyme

3 commentaires

N’oublions pas le patrimoine de son cher père, à qui on doit certaines des comédies musicales (”Brigadoon”, “An American in Paris”, “Meet Me in St. Louis”) et des mélodrames (”Tea And Sympathy”, “Some Came Running”) les plus brillants de l’âge d’or de Hollywood.

Écrit par @culturaholic le 13 mars 2013 à 14:41

Ce fut en effet un magnifique moment, un sublime instant que ce concert. Oui, c’est vrai, on la sent quelque peu usée par la vie notre Sally de Cabaret, on devine que son corps a du mal à suivre cette incroyable énergie qui l’anime, qu’il est un peu fatigué par ces années à croquer la vie. Mais, ce qui m’a le plus frappé, c’est à quel point on ressent non seulement son amour de la scène et du public mais aussi sa formidable générosité. Elle me faisait penser à ces boxeurs qui chancellent, trébuchent mais se redressent pour prolonger le combat. Je dois avouer – et je n’étais pas le seul – que je retenais un peu mon souffle lorsque commençaient à résonner les notes d’une musique difficile à chanter comme New York New York. J’avais peur de la voir craquer. Toute la salle restait un peu en suspend et l’ion sentait une certaine tension mêlée à l’infinie tendresse que Liza inspire. Mais c’était mal la connaître la Francine Evans de New York. Alors que quelques minutes plus tôt elle semblait à bout de souffle, forcée de s’asseoir, ou de boire de grandes gorgées d’eau pour reprendre sa respiration, d’un coup elle vous envoie son inimitable “If I can make it there, I’ll make it anywhere, It’s up to you, New York, New York” et là, franchement, vous restez sur le cul. J’ai assisté à de très nombreux concerts mais je n’ai que très rarement vu une telle affection entre l’artiste son public, une telle osmose. Comme le disait une gamine de 17 ans derrière moi : “La vache ! Elle assure !”. Et effectivement, de nombreuses stars bien plus jeunes et avec une carrière bien moins admirable que celle de Mademoiselle Minnelli feraient bien d’en prendre de la graine. Ca, c’est une artiste, une vraie.

Écrit par Kenny le 13 mars 2013 à 14:56

Il y a quelques années j’ai eu le plaisir de voir Judy Garland a Las Vegas et Liza jeune en supplément ! Ce fut une découverte inouïe!

Écrit par Lalaland le 13 mars 2013 à 18:51

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