Une fois encore, je dois dire au revoir, à contrecœur, à la seule période de l’année où je peux m’asseoir sur les genoux accueillants d’un étranger pour lui parler de tous mes désirs les plus secrets sans être regardé comme un pervers. Quoique en y repensant des parents me regardaient bizarrement pendant que je me frayais un passage à coup de coude au travers leur progéniture afin de prendre la place qui m’était due sur les genoux du Père Noël. Cette période est suivie de près par celle où vous pouvez embrasser n’importe qui, sans crainte de récriminations et sans qu’il se débatte, afin d’accueillir dignement la nouvelle année.
Malheureusement, j’ai aussi dû abandonner mes amis et ma famille – et le glorieux climat australien – afin d’être aux côtés de mon mari pour l’arrivée de 2010. Comme cadeau de bienvenue, je n’ai même pas eu une fouille intégrale à la douane, despite my insistence that I should be examined far more closely.
Les nouvelles ne sont pas toutes mauvaises, car j’attend avec impatience l’aube, afin de célébrer pour la première fois ledit événement dans l’hémisphère Nord. Au lieu de danser en short – sans doute torse nu – quelque part dans le port ; j’imagine que je serai précautionneusement drapé dans mes atours d’hiver, sirotant du champagne rosé en admirant un quelconque monument français merveilleusement illuminé.
Il est toujours difficile de prendre des résolutions pour la nouvelle année, car, le plus souvent, ces rêves finissent brisés et oubliés avant même que vous vous soyez remis des festivités. En effet ces dernières années, je m’étais décidé pour un « to be happy» générique afin de bâtir l’année suivante. Cette fois, je me sens un peu plus ambitieux et j’ai décidé de me fixer des buts.
Une fois écartées celles qui étaient un tantinet irréalistes – earn my first million, be very intimate with the entire French rugby team, win Star Academy – je me suis décidé pour une petite liste plus à ma portée.
Premièrement, terminer l’année avec un emballage de valeur égale ou supérieure à l’actuel. L’objectif caché est bien sûr de suivre le régime alimentaire et sportif nécessaire tout en résistant à l’écrasante pression de toutes les tentations parisiennes. Espérons que je trouverai quelque chose d’autre afin de garder ma bouche pleine pendant cette difficile période de jeun.
« Voyage, voyage, plus loin que nuit et le jour » – non que je m’ennuie de toutes les belles créatures de Paris mais je suis laissé dire qu’il y a un continent entier de garçons, pardon, de lieux, à explorer. Cela parait acquis si vous avez grandi de ce côté de la planète, mais pour un insulaire cela reste très nouveau.
Et bien sûr, le bonheur lui-même est en bonne position sur ma liste – par exemple un petit tacle avec Yoann Gourcuff entrerait clairement dans cette catégorie. Alors quelles sont vos résolutions? N’hésitez pas à mettre toute la liste, du rêvé au réaliste.
HAPPY NEW YEAR, Kisses to you all!!!
- Par Jimi |
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Les difficultés vont croissant pour le gros bonhomme au costume rouge quand il se risque « down under » : on dit qu’il est très difficile de poser des rennes sur une plage sans rater son créneau – mais j’ai été un gentil garçon et je veux mes cadeaux « Tout de suite ! Tout de suite ! Tout de suite ! »
Hélas, même les meilleures choses ont une fin et l’année prochaine apportera une nouvelle tradition… une tradition de Noëls glacés avec mon mari et ma belle-famille dans les Alpes. Si je suis contraint de subir un hiver européen, autant que cela soit dans les meilleurs conditions : ski, patins à glace, vin chaud… mais je ne sais pas comment je pourrais cultiver mon bronzage intégral. Que de sacrifices !
Bien sûr, je suis pleinement conscient que l’on parle de la capitale de la mode et de la capitale du beachside fun avec des différences remarquables entre le gaydom des deux villes. On m’a souvent fait remarquer que les Australiens portent des vêtements que les Français n’oseraient revêtir, même sous la menace, pour trainer chez eux le Dimanche.
La mode peut bien sûr s’étendre au-delà du simple morceau de tissu jeté négligemment lorsque nous utilisons la plus malléable des toiles : notre propre corps. Je ne suis pas certains que les Australiens soient plus aventureux que leurs homologues français, mais il me semble avoir vu un peu plus d’art corporel – tatouages, piercings et autres – ornant les peaux dans l’hémisphère sud. Peut-être n’ai-je pas assez vu de peau française pour réaliser une juste comparaison – I shall look into rectifying that in the near future.
Je ne sais trop quand cette histoire d’amour a commencé, tout ce que je sais, c’est que mon intérêt a tourné à l’obsession et qu’il vient d’une fascination similaire pour les maîtres nageurs de Bondi Beach. Peut-être est-ce l’idée même d’un homme grand et fort me sauvant d’une mort certaine et m’emmenant vers une destination inconnue pour des soins intensifs approfondis ?


