L’œuvre de toute ma vie étant d’améliorer les relations franco-australienne, à mon corps défendant, je me dois d’éduquer et d’informer mes concitoyens d’adoption – namely you my loyal readers – sur leurs lointains cousins vivant la tête en bas sur une terre baignée de rayons.
Certes, on a pu dire que l’Australie ressemblait à un « cultural wasteland » – enfin mon mari a pu particulièrement le rappeler à chaque occasion. Et je suis le premier à admettre que l’Europe domine définitivement expression traditionnelle de la culture, avec entre autres un étalement apparemment sans fin de galeries et de musées au travers l’Hexagone. Mais je me dois de contrer cette assertion selon laquelle l’Australie n’a aucune culture. Celle-ci est plutôt riche et dynamique, plus proche des gens… en fait plus proche des Américains.
Nos télévisions sont inondées par leurs séries et nos magazines sont remplis de leurs célébrités. L’invasion m’a paru nettement plus mesurée ici, peut-être parce que regarder Desperate Housewives doublée en français fut une expérience trop troublante pour que mon cerveau accepte les shows étrangers à la télévision française.

Non pas que Australiens soient totalement dépourvus d’une culture propre, en fait nous avons une forte « beach culture » – permettant de se dandiner avec distinction vêtu simplement d’un maillot de bain étriqué et d’un sourire. Personnellement je serais heureux d’observer ce comportement plus souvent dans Paris, quoique avec le climat actuel cela pourrait être inconfortable pour tous les participants.
Ce n’est pas notre faute si nous sommes tous essentiellement descendants d’une bande de criminels et devons chaparder notre semblant de civilité à nos lointains voisins – but at least we have awesome weather and a lack of inhibitions.
Les Européens ont des racines historiques beaucoup plus profondes que les nôtres, racines écrites en tout cas, car nous n’avons été colonisé qu’à la fin du XVIIIème siècle – bien que je sois encore un peu fâché que ce fussent les Anglais plutôt que les Français qui profitèrent des viols et des pillages de l’Australie durant toutes ces années, le pays en aurait été transformé – decent bakeries on every street corner for a start. Toutefois, à en juger par le nombre d’étudiants et des touristes français que l’on croise dans les rues de Sydney, il semble bien qu’une tentative sournoise de colonisation soit en cours.

Dieux du Stade 2004
Il ne faut pas oublier les autres contributions majeures de la culture française. Je ne sais pas où je serais aujourd’hui si je n’avais connu une des œuvres les plus magiques et les plus inspirées à avoir franchi les frontières françaises, l’ensemble des créations cinématographiques de Cadinot. Ils m’ont donné une toute autre vision du genre et ont été très précieux dans ma compréhension du véritable « génie français ».
Vous avez aussi donné au monde la « café culture » – merveilleuse justification pour mater tout son saoul en terrasse – et le déshabillage de sportifs prenant des poses provocantes pour la bonne cause – pour cela, moi et le monde en général, seront à jamais reconnaissants.
Speaking of which I should go catch up on some ‘culture’ right now as I have the apartment to myself and a few ‘documentaries’ to catch up on.
- Par Jimi |
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Malheureusement, j’ai aussi dû abandonner mes amis et ma famille – et le glorieux climat australien – afin d’être aux côtés de mon mari pour l’arrivée de 2010. Comme cadeau de bienvenue, je n’ai même pas eu une fouille intégrale à la douane, despite my insistence that I should be examined far more closely.
Les difficultés vont croissant pour le gros bonhomme au costume rouge quand il se risque « down under » : on dit qu’il est très difficile de poser des rennes sur une plage sans rater son créneau – mais j’ai été un gentil garçon et je veux mes cadeaux « Tout de suite ! Tout de suite ! Tout de suite ! »
Hélas, même les meilleures choses ont une fin et l’année prochaine apportera une nouvelle tradition… une tradition de Noëls glacés avec mon mari et ma belle-famille dans les Alpes. Si je suis contraint de subir un hiver européen, autant que cela soit dans les meilleurs conditions : ski, patins à glace, vin chaud… mais je ne sais pas comment je pourrais cultiver mon bronzage intégral. Que de sacrifices !


