Voix sans issue

Sexion d’Assaut est un groupe de rap parisien sorti de l’anonymat en 2005. Comme la plupart des groupes de rap, il aborde les questions sensationnelles qui émeuvent notre société : la place de l’Islam en France, l’état de non droit dans les cités, les violences conjugales, la dissolution de l’autorité parentale, le sort réservé aux immigrés, le sens donné aux communautés culturelles ou cultuelles… Ce groupe a manifestement rencontré son public : disque d’or, 1 million de fans sur Facebook, 72 millions de visites en moins d’un an sur YouTube, 40.000 abonnés à leur blog, 600.000 visites sur MySpace… Il est produit par Sony Music, accompagné par NRJ, repéré par MTV, apprécié au point d’intéresser les organisateurs des soirées gayfriendly Same Sex, qui en parlaient en répondant à Têtu, il y a trois mois.

Ce groupe n’était donc pas inconnu lorsque, le 5 juin dernier, le magazine International Hip Hop a publié une interview annoncée dans ces termes : “Indéniablement, SEXION D’ASSAUT est LA sensation du moment avec près de 100.000 albums vendus en quelques semaines. Avec son interview polémique, International Hip-Hop vous offre la face cachée du groupe !” L’interview est précédée d’une formule sans équivoque : “Qu’on accroche ou pas à leur style et aux éruptions parfois bien réac, sexistes et homophobes qui ont pu polluer certaines interviews, dont la nôtre, Sexion d’Assaut est la sensation du moment.” Les propos homophobes sont signalés comme tels par le magazine lui-même. Une phrase de l’interview est effectivement homophobe, même si elle est prudente dans sa formulation : “On ne peut donc pas se permettre de dire que pour nous, le fait d’être homosexuel est une déviance qui n’est pas tolérable“.

Il aura fallu un peu plus de trois mois et demi pour que cette phrase réapparaisse sur le net (iciici et ), et pour qu’elle intéresse le mouvement LGBT. C’est dommage, parce qu’après trois mois, les délits d’injures homophobes – délits passibles de six mois de prison et de 22.500 euros d’amende - sont prescrits. Comme l’ont rappelé les associations (SOS Homophobie, le CCH et la fédération LGBT) dans leurs communiqués, et Alain Piriou sur son blog, les dispositions introduites en 2004 dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse prévoient en effet une prescription de trois mois.

On peut s’interroger sur la différence entre les règles qui s’appliquent aux propos sexistes, homophobes ou handiphobes, prescrits en trois mois, et celles qui s’appliquent aux propos racistes, xénophobes ou antisémites, prescrits en un an. Cette différence est de toute évidence infondée. Les uns proposent d’aligner la prescription sur un an, les autres sur trois mois.

Même si on peut se poser la question de la réalité d’un préjudice causé par une interview passée inaperçue pendant plus de trois mois, beaucoup de militants ont voulu répondre à l’émotion qu’elle a suscitée. Ils l’ont fait en ordre dispersé. Ils ont pris des initiatives contradictoires. Ils se sont même parfois adressés des propos injurieux, relevant à ce titre de la même loi de 1881 sur la liberté de la presse.

En menant leur enquête dans la discographie du groupe, ils ont retrouvé le morceau On t’a humilié, de l’album La terre du milieu (mai 2005). Ils en ont extrait la terrible phrase “je crois qu’il est grand temps que les pédés périssent, coupe leur le pénis, laisse les morts, retrouvés sur le périphérique“. Un appel au meurtre des homosexuels figure ainsi dans une oeuvre commercialisée en France depuis plus de 5 ans. Devant cette phrase, jusqu’alors totalement ignorée, désormais largement relayée et unanimement dénoncée, des militants ont entrepris de combattre le groupe en appelant au boycott (ici, ici, ici, iciici et …).

Le résultat de cette campagne est connu. Les attachés de presse du groupe n’ont fait que ce qu’ils pouvaient, c’est-à-dire pas grand chose, pour relativiser. NRJ et MTV ont pris leur distance. Et surtout, les trois quarts des concerts programmés ont été annulés, par les responsables des salles ou par décision du maire. C’est là que les associations LGBT ont cessé d’être unanimes.

Se réjouir de l’annulation d’un concert, c’est se fourvoyer deux fois.

La première erreur est de considérer que des propos délictuels justifient qu’on fasse taire celui qui les a tenus. La liberté d’expression est protégée par tous les textes de référence en matière de droits de l’homme (1789, 1948, 1950). Ceux qui dévoient leur liberté d’expression pour tenir des propos interdits n’encourent pas une privation de leur liberté d’expression. Ils encourent une amende et une peine de prison. La censure n’est pas une sanction judiciaire, mais une dérive politique.

La seconde erreur est de considérer que les propos haineux qui figurent dans une oeuvre artistique méritent le même traitement que les mêmes propos haineux qui sont tenus par un citoyen. C’est oublier les principes de la liberté de création, qui protègent les artistes d’un contrôle politique.

Le manifeste de l’Observatoire de la liberté de création le rappelle : “L’oeuvre d’art, qu’elle travaille les mots, les sons ou les images, est toujours de l’ordre de la représentation. Elle impose donc par nature une distanciation qui permet de l’accueillir sans la confondre avec la réalité. C’est pourquoi l’artiste est libre de déranger, de provoquer, voire de faire scandale. Et c’est pourquoi son oeuvre jouit d’un statut exceptionnel, et ne saurait, sur le plan juridique, faire l’objet du même traitement que le discours qui argumente, qu’il soit scientifique, politique ou journalistique.” (…) “L’information du public sur le contexte (historique, esthétique, politique), et sur l’impact du contenu de l’oeuvre, quand il pose problème, doit remplacer toute forme d’interdiction, ou toute forme de sanction à raison du contenu de l’oeuvre.

Par exemple, le fait de se nommer Sexion d’Assaut ne peut pas être pris comme un hommage rendu aux milices hitlériennes. Même si ce choix inspire le dégoût, en écho à l’horreur des crimes commis par les sections d’assaut, il n’appartient à personne d’attaquer le groupe en justice pour apologie de crime contre l’humanité. Avec espièglerie, on peut regretter que personne n’ait signalé à Sexion d’Assaut que les sections d’assaut ont été fondées et dirigée par un homosexuel.

La censure d’un artiste n’est pas qu’illégitime : elle est aussi inutile, dans la mesure où elle réduit au silence ce qui n’est que le reflet d’une réalité, qui, elle, ne peut pas être censurée. Les propos incriminés sont empruntés par Sexion d’Assaut au quotidien de leur public. L’annulation de concerts n’aura pas d’effet positif sur ce quotidien. C’est ce que Bruno Julliard a rappelé dans un billet d’humeur.

Les militants LGBT ont beaucoup de cordes à leurs arcs : ils peuvent faire des interventions en milieu scolaire ; ils peuvent former les professionnels ; ils peuvent diffuser des campagnes ; ils peuvent accompagner les victimes ; il peuvent faire progresser le droit en interpelant le législateur… La lutte contre les homophobes n’est pas la plus efficace des luttes contre l’homophobie. La répression est un instrument nécessaire, mais elle devrait rester une préoccupation secondaire. Le plus important est de changer les homophobes, et non de les réduire au silence. Des associations LGBT ont ainsi choisi de demander à Sexion d’Assaut de participer à la lutte contre l’homophobie : le comité IDAHO, singulièrement associé au CRAN, et SOS Homophobie. On pourrait, pourquoi pas, faire appel au rappeur Monis.

Le mouvement LGBT est l’héritier de mai 1968, des combats pour la liberté des moeurs et contre la censure. “Il est interdit d’interdire” fait partie de son patrimoine. En menant une campagne contre un groupe de musique au lieu de l’utiliser pour adresser un message utile à son public, on prend le risque d’inverser les rôles.

30 commentaires

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Écrit par Twitted by GillesBonMaury le 10 octobre 2010 à 22:50

L’association SMU, Suriname Men United, semble avoir fait un travail intéressant pour faire changer les paroles d’artistes jamaïcains qui devaient se produire au Suriname. (Succès, le concert n’a pas été annulé mais les paroles ont été modifiées. Ceci accompagné d’une campagne de sensibilisation auprès du grand public et des médias, d’après la description de la personne rencontrée. Mais à moins de parler le néerlandais, c’est pour l’instant difficile d’en savoir plus… Peut-être bientôt, le website serait en cours de traduction..). A suivre (dis moi si tu veux que je te tienne au courant).

Écrit par EssorTower le 10 octobre 2010 à 22:57

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Écrit par Twitted by EssorTower le 10 octobre 2010 à 23:10

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Écrit par Twitted by kahoun le 10 octobre 2010 à 23:32

[...] This post was mentioned on Twitter by Kahina, Polluxe, peggyb, Reda, ftc and others. ftc said: RT @GillesBonMaury:J'ai écouté l'intégrale de Sexion d'Assaut avant d'écrire ça. C'était pénible. Pas de rose sans épine http://t.co/TvhHLpS [...]

Bonjour Gilles

Quelques petites précisions :

L’Interview a en fait été faite en janvier et publiée en juin.

Début septembre, à la demande pressante d’un journaliste de l’Union, Gérald Chabaud, directeur de la Cartonnerie, à Reims, répondait que Sexion d’Assaut n’y jouerait pas en raison des propos homophobes tenus. C’était avant que toute l’affaire ne sorte, ce qui tendrait à prouver qu’au moins un directeur de salle était au courant du “problème”…

Écrit par Thierry le 11 octobre 2010 à 0:42

Cher Gilles, votre texte est fort intéressant mais ne peux pas adhérer à ce que vous dites.

Vous écrivez “. La répression est un instrument nécessaire, mais elle devrait rester une préoccupation secondaire. Le plus important est de changer les homophobes, et non de les réduire au silence.”

Ainsi, vous pensez encore pouvoir “changer” les homophobes?

Je suis un jeune homme et je vis en Alsace, un territoire pas épargnée par le racisme comme le montrent les récentes affaires à Strasbourg (dégradation de sépulture, tags racistes etc.) et même carrefour pour les extrémistes de tous bord.

Si j’ai bien appris une chose à travers mes rencontres malheureuses avec des racistes, c’est qu’on ne peut les faire évoluer sur la question.

Sexion d’Assaut n’est pas un groupe de gamins irresponsables. Ces gens ont une mentalité archaïque et appellent au meurtre, à l’intolérance religieuse et à la haine de ceux qui ne partagent pas leur foi.

Comme le rappelle la LDH, il y a des limites à ne pas franchir:

http://paul-denton.yagg.com/2010/10/02/la-ldh-se-mobilise-contre-la-venue-de-%C2%ABsexion-dassaut%C2%BB-a-strasbourg/

Pour ma part, je ne suis pas loin de penser que votre effort de pédagogie confine à l’aveuglement.

Cordialement tout de même, parce que j’aime vous lire et vous respecte.

Écrit par Paul Denton le 11 octobre 2010 à 1:48

@Paul Denton/yagg et GBM

L’homophobie n’est pas une identité, par contre le totalitarisme LGBT, en est devenue une !

Comment expliquez-vous cela?

Balayez devant vos portes et si vous le faites, n’oubliez pas de ramassez les déchets et de les jeter écologiquement dans les containers appropriés plutôt que de les pousser un peu plus loin de vos portes….

@GBM

Vous ne changerez personnes à part vous-mêmes. Tout le monde connaît cela. Pourquoi pas vous?

Écrit par HSP le 11 octobre 2010 à 13:22

Je pense qu’on saccorde a dire que vous avez une tres belle plume .. la forme et jolie mais le fond je n’e suis guere en accord et harmonie..
Qu’elle est la diference entre faire annuler un concert ou de faire changer des parole si ne serais ce d’interdire la forme d’expression qui est la leur ..
Comme le disait Martin Luther King: la loi ne peut pas changer un cœur, mais peut restreindre ceux qui n’en ont pas”
Malhereusement la loi n’est pas tres efficase comme vous le soulignez!
Je trouve que l’annulation c’est la prise de conscience de chacun… que ce groupe n’est pas un bien ni un exemple pr notre societe qui prtant en reflete qu’une tristre realité!
Je suis pr un reaction massive comme elle a eu lieu..Cela a pu montrer a la france pas tjrs que nous sommes solidaire uni et fort.. malheureusement pas tjrs au vu de certain emission qui font m’arracher les cheveux ..
Nous sommes homosexuelle mais nous sommes pas faible au contraire nous devont montrer notre force que bcp crois imaginaire!
L’annulation je m’en rejouit c’est uen perte seche pr le groupe ! la perte aussi de njr et mtv est une victoire! les personnes homophobes reflechiront a deux fois avant de prononcer dans leur concert ou dans des interwiews des propos inexcusable pr moi!
Nous devons faire bloc par different moyen pression pr que notre voix se face entendre !car si il n’ya pas de pression il ny’a pas vraiment d’acte!

Écrit par Moman2luxe akias Cédric Stones le 11 octobre 2010 à 13:47

meme avis que paul denton, on peut pas laissé passer ça ” desolé” faut reflechir avant de parler, chose qu’apparement ce groupe ne sait pas faire, comme pas mal de groupes de rap de la classe racaille!!

Écrit par chris le 11 octobre 2010 à 14:02

La liberté d’expression n’a apparemment pas de limite pour l’auteur de cet article…
Répondrait-il de la même façon si dans les chansons incriminées, on remplaçait les mots PD par arabe ou juif?
J’aimerai connaître sa réaction….
Exemple issu d’une de leur chanson:
“Je crois qu’il est grand temps que les arabes périssent, coupe leur le pénis, laisse les morts, retrouvés sur le périphérique”
Liberté d’expression????

Écrit par Esteban le 11 octobre 2010 à 14:49

@ Esteban : Le problème serait le même pour des propos racistes, bien évidemment. La mise en concurrence des violences et des discriminations, en fonction du motif de celles-ci, ne mène à rien. Lorsque les propos haineux (quelles que soient les cibles de cette haine) sont tenus publiquement en dehors d’une production artistique, leur auteur mérite la peine de prison qu’il encourt. Ce qui ne signifie pas qu’il lui sera interdit de s’exprimer, une fois sa peine purgée. Lorsque les propos haineux font partie d’une oeuvre, la réponse de la société doit être différente, au nom de la liberté de création.

Écrit par Gilles Bon-Maury le 11 octobre 2010 à 18:44

Je rejoins le commentaire d’Esteban, et je le complète en réponse à votre dernière remarque :

“Je crois qu’il est grand temps que les arabes périssent, coupe leur le pénis, laisse les morts, retrouvés sur le périphérique”
-> liberté de création ?

“Je crois qu’il est grand temps que les juifs périssent, coupe leur le pénis, laisse les morts, retrouvés sur le périphérique”
-> liberté de création ?

Gilles, elle n’est pas tenable, votre position pro-art pour défendre des attaques homophobes et des appels au meurtre.

Écrit par Numa le 11 octobre 2010 à 20:08

100/100 en accord avec toi Bravo ; )

Écrit par alexandre le 11 octobre 2010 à 20:36

@ Gilles: Je comprend très bien ton point de vue sur la création artistique . Je vois bien que tu as raison d’un point de vue légal, voire moral mais je ne fais qu’un seul souhait: que Marine Lepen ou autres Ayatollahs de l’intégrisme et de l’homophobie ne se décident pas à ouvrir un cabaret pour diffuser leur message artistique!

Écrit par Esteban le 11 octobre 2010 à 22:45

D’autres parts n’existe-t-il pas une censure “légale” pour risque de trouble à l’ordre public même si cela concerne une oeuvre artistique?
Évidemment, ce ne sont pas les gays, minoritaires et non-violents pour la plupart, qui vont brûler des voitures où s’en prendre physiquement aux artistes…

Écrit par Esteban le 11 octobre 2010 à 23:04

Merci pour ce billet très fourni (et merci à Alain Piriou de l’avoir “linké”) ; je n’avais pas bien compris d’où sortait cette affaire, me voilà briefé.

Je suis d’accord sur tout, sauf sur l’équivalence que le billet suggère entre interdire ou annuler un concert, et enlever la liberté d’expression. Un concert n’est pas une forme banale d’expression, comme le serait le fait de discuter avec son voisin ou de répondre à une interview. C’est à la fois une manifestation culturelle (avec la différence que vous soulignez) et une manifestation tout court, généralement permise et/ou cofinancée par une collectivité.

Pour résumer (trop sommairement), autoriser autrui à s’exprimer n’oblige pas à lui financer une tribune.

Écrit par FrédéricLN le 12 octobre 2010 à 5:54

Bruno Julliard et Gilles apporte un point de vue mesuré sur un sujet qui fait résonner l’horreur dans la communauté LGB, que résume très bien Bruno dans son titre “Pourquoi l’interdiction des concerts de Sexion d’Assaut n’est pas la solution.”

On peut tous être horrifier par les propos et les écrits de ce groupe, et on le serait à moins, ce point n’est pas à discuter… Et en lisant les commentaires, chacun s’arrête à ça !

Le propos de Gilles et Bruno est plus large car en militant pour l’annulation des concerts, on se contente de faire du Sarkozy : on réagit sur le chaud à un fait, on monte une action à court terme, qui fait plus ou moins effet, puis on se congratule de l’annulation des concerts les uns derrière les autres…

Certes, les finances du groupe vont s’en ressentir mais après ?

Quel impact sur leur public ? un argument supplémentaire pour encourager leur homophobie culturelle : une opposition manichéenne entre les fans de Hip-Hop/Rap et les homos. Un sujet bien plus complexe à traiter, mais ce n’est plus dans l’air du temps, on ne traite plus que l’immédiat, le scandale qui fait presse… Il serait plus utile de travailler sur des moyens de communiquer avec cette population enfermé dans un discours de haine, quitte à l’imposer en première partie des concerts de ce groupe et des autres groupes de ce type !

Écrit par kriss le 12 octobre 2010 à 7:38

Oups, lire évidemment ci-dessus “communauté LGBT” et non “LGB”, c’est une faute de frappe (parmi d’autres, je me réveille) et non une discrimination vis-à-vis de mes ami(e)s trans… désolé

Écrit par kriss le 12 octobre 2010 à 7:42

On ne s’est pas posé autant de questions pour Dieudonné.

http://www.liberation.fr/societe/0101561461-dieudonne-interdit-a-la-rochelle

Il n’est venu à l’idée de personne de faire monter des historiens en première partie des spectacles de Dieudonné pour raconter la Shoah, ni de faire prononcer par Dieudonné un sketch pro-Juifs.

Mais pour nous, évidemment, c’est pas si grave qu’on appelle à nous tuer.

Nous, un peu de pédagogie, et les gentils bambins en face seront convaincus par nos propos lénifiants.

Vous n’en avez pas marre du deux poids deux mesures, pour vous mettre à l’appliquer aussi ?

Écrit par Numa le 12 octobre 2010 à 15:42

“Le plus important est de changer les homophobes, et non de les réduire au silence”
Curieux raisonnement…
En s’attaquant à la liberté de pensée? Voilà qui est bien contradictoire… Et puis, comment?
Au contraire la première urgence est, il me semble, d’empêcher l’incitation à la haine, les propos incitant à l’homophobie, ceux par lesquels elle est banalisée. Dans certains cas l’interdiction est un mal nécessaire, quelles raisons on fait que les propos antisémites sont pénalisés? Qui oserait dire qu’elles sont secondaires?

Écrit par Lucileinthesky le 13 octobre 2010 à 12:18

Cher Gilles,
Te voila bien angélique ou naïf.
“tuer les PD!” bon alors on va s’assoir ensemble et on va discuter, faisons une commission et un module d’écoute sur l’homophobie!
Heu…la vie n’est pas une copie de la rue de Solférino!
Tu n’as peut etre pas compris qu’au bout d’un moment il faut dire clairement “STOP!” à ces crétins. Meme si cela passe par un censure (hou le vilain mot), tu bougeras au premier mort? au second?
Je t’embrasse et tu as le droit de me répondre au téléphone quand je t’appelle.

Écrit par anthony le 17 octobre 2010 à 9:35

[...] de leurs concerts qui équivaut à une censure ? Les prises de position de vue SOS Homophobie, le président d’HES (Homosexualité et Socialisme), et Bruno Juillard, adjoint au Maire de Paris, chargé de la [...]

Je suis totalement opposé à la philosophie de l’articles, la censure est parfois nécessaire, la liberté d’expression ne doit pas être laissée dans les mains de n’importe qui.
SI la chanson contenait une invitation au meurtre des juifs, des noirs ou des femmes tous le monde serait unanime pour les faire taire.
Encore une fois l’auteur de l’article a peut être mal utilisé sa liberté d’expression.

Écrit par lukebrux le 21 octobre 2010 à 17:06

Et perdre du temps à se demander si c’est bien ou pas de faire taire enfin ces voyous est vraiment dommage, il y a mieux à faire pour la défense des gays. Moi je me satisfais de chacune des annulations, leurs termes sont graves qu’il y ait création ou pas, surtout qu’on sait que dans le Rap les chanteurs expriment leur pensée, à un moment il faut arrêter de leur trouver des excuses, à quoi ça sert d’intervenir dans les écoles si à la sortie de celle-ci le petit gay de la classe se fait défoncer le crâne par un fan de Sexion d’Assaut qui a entendu leur appel ? Alors bien sûr QU EN PARALLELE toutes les actions de dialogue et de prévention doivent continuer, mais OUI IL FAUT FAIRE TAIRE CE GROUPE c’est tout !! Lire cela sur un article du média Gay le plus conne en France me consterne, vous voulez pas aussi qu’on s’excuse pour leur manque à gagner ?

Écrit par BestofDoudou le 29 octobre 2010 à 15:51

On a déjà été RIDICULISE par les intervenants gays chez MORANDINI sur DIRECT 8, qui ont même choqué les animateurs par leurs propos semblant presque donner raison … à Sexion d’Assaut, donc il serait temps qu’on arrête, le traitement auquel à eu droit le groupe depuis est une GRANDE VICTOIRE pour le respect des homosexuels, et sur TETU, on s’en plaindrait presque !!!!

Écrit par BestofDoudou le 29 octobre 2010 à 16:02

Autant je pardonnes à Bernard Cantat un geste malheureux dirigé par la destinée des poétes maudits , autant je démolirais cette mauvaise herbe qui s’attaque à la tolérance ! Qu’ils dégagent de la vie publique !!

Écrit par angel1 le 30 octobre 2010 à 14:07

[...] plusieurs reprises (là et là, par exemple), j’ai pu lire que le nom du groupe «.Sexion d’Assaut.» était — quoi [...]

Écrit par En dépit du bon sens » Section de sots le 11 novembre 2010 à 13:34

[...] injures homophobes. La disposition est contrariante. Chacun en a pris la mesure l’an passé. Les propos homophobes de Sexion d’Assaut, publiés en juin 2010, ont été absouts en septembre 20…, trop tôt pour que la riposte s’organise. Tandis que ceux qui s’en sont pris aux [...]

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