Les papiers de Didier Lestrade me plaisent souvent. Son parcours militant lui donne pour ainsi dire carte blanche, et il ne se prive pas. Sa plume est souvent sanglante. Mais même dans l’excès, il peut rester audible. Sa posture de dénonciation permanente, aussi irritante soit-elle, peut poser de bonnes questions.
Le papier qu’il a choisi de publier au soir du 1er tour de l’élection régionale appelle une réponse. Certains des postulats de l’auteur me sont étrangers, à commencer par celui de l’existence d’une communauté LGBT. C’est un vieux débat. Je crois pour ma part qu’on peut parler à la première personne pour mener des combats politiques, sans pour autant les inscrire dans le mythe d’une communauté de destin. Cela explique sans doute que je ne partage pas son avis sur le rôle des associations LGBT. Ce débat-là n’est pas nouveau, et il se poursuivra.
- Par Gilles Bon-Maury |
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