Outre-mers & pairs

Une actualité des homophobies & du sida du point de vue des minorités ethniques en France ultramarine & hexagonale, par David Auerbach Chiffrin

Mariage universel : Taubira rappelle le lien entre esclavagisme & homophobie

le mariage on l attend

FÉDÉRATION TOTAL RESPECT

MARIAGE
UNIVERSEL :
TAUBIRA RAPPELLE
LE LIEN ENTRE
ESCLAVAGISME &
HOMOPHOBIE

RIVIÈRE-PILOTE, JEUDI 31 JANVIER 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°TRF2013-01J
_

La guyanaise Christiane Taubira, ministre de la justice, a recadré cette nuit le député martiniquais Bruno Nestor Azerot, membre du groupe parlementaire du Front de gauche, qui avait violemment attaqué le mariage homosexuel hier soir à la tribune de l’Assemblée nationale.

Sans craindre le compagnonnage des forces conjuguées de la droite et de l’extrême droite, qui l’encourageaient de leurs acclamations goguenardes, M. Azerot avait étrangement argué de sa qualité de descendant d’esclaves pour justifier sa position homophobe – sans expliquer en quoi diantre celle-là pouvait justifier celle-ci ! En réponse, Mme Taubira (qui a donné son nom à la loi du 21 mai 2001 «tendant à la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l’humanité») a rappelé, comme le rapporte l’avocat réputé Maître Éolas, qu’on «ne marie pas les meubles» et que «c’est pour ça que les esclaves, biens meubles, ne pouvaient se marier» !

Total Respect salue ce rappel salutaire (qui démontre qu’une même logique de domination est à l’œuvre dans les ressorts profonds de l’esclavagisme et des homophobies) et appelle solennellement les député/e/s des outre-mers, issu/e/s de sociétés esclavagistes, à voter POUR le mariage universel ou, si vraiment ça les fait vomir, à s’abstenir de voter contre !
_

www.facebook.com/285006791628608

Mariage universel : le député Azerot rêve d’une Martinique oppressante

le mariage on l attend

RIVIÈRE-PILOTE, MERCREDI 30 JANVIER 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°TRF2013-01H
_

Bruno Nestor Azerot, député du Nord de la Martinique et maire de Sainte-Marie, membre du groupe du Front de gauche présidé à l’Assemblée nationale par André Chassaigne et proche du Rassemblement démocratique pour la Martinique (RDM) animé par Claude Lise, a violemment condamné le mariage homosexuel aujourd’hui à la tribune de l’Assemblée nationale.

Il a estimé que «la quasi-totalité de notre population est opposée à ce projet» : C’EST FAUX, une part croissante des populations outre-mers approuve cette avancée vers l’égalité en droit pour chaque personne. Il a soutenu que ce projet bousculait nos «coutumes» : C’EST FAUX, l’exigence d’égalité des droits pour chaque personne figure depuis longtemps dans notre culture, comme l’indique l’expression créole «Tout’ moun’ sé moun’ !» («Chaque personne est une personne !»). Il a évoqué un «risque de rupture du pacte républicain» : C’EST VRAI, son discours directement branché sur Radio Vatican porte atteinte à notre laïcité républicaine !

Ce discours homophobe étant incompatible avec les valeurs du Front de gauche, Total Respect exige qu’il soit exclu de son groupe parlementaire ! M. Azerot fait l’apologie d’une Martinique oppressante envers ses minorités : une autre Martinique existe et attend le mariage universel !

https://www.facebook.com/notes/tjenb%C3%A9-r%C3%A8d-martinique/mariage-universel-le-d%C3%A9put%C3%A9-azerot-r%C3%AAve-dune-martinique-oppressante/284563778339576

Mariage pour tous : l’UMP aboie, Christiane Taubira passe… dans l’histoire

le mariage on l attend

RIVIÈRE-PILOTE, MERCREDI 30 JANVIER 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°TRF2013-01G
_

La guyanaise Christiane Taubira, ministre de la justice, défend depuis mardi en séance publique de l’Assemblée nationale le projet de loi en faveur du mariage «universel», comme elle a qualifié le mariage pour toutes et tous ouvert aux couples de même sexe. La Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd salue de nouveau son engagement pour l’égalité des droits, sans distinction d’origine ou d’orientation sexuelle.

Nous nous souviendrons des torrents de haine frigide déversés par l’UMP, alliée aux forces de l’église catholique et de l’extrême droite. Nous nous souviendrons de Christian Jacob, député de Seine-&-Marne, utilisant la vieille ficelle de la «diversion» pour opposer les personnes au chômage aux personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) : le peuple français n’a-t-il pas démontré en 1789, 1830, 1848, 1871 ou 1945 qu’il plaçait ses valeurs («Liberté, égalité, fraternité») au-dessus de ses préoccupations alimentaires ? Nous nous souviendrons d’Hervé Guaino, député des Yvelines, utilisant cette autre vieille ficelle de la «différence des sexes» : ne justifiait-elle pas hier l’asservissement de la femme au sein du mariage, ne justifie-t-elle pas encore un discours masculiniste propice aux violences conjugales ?

Mme Taubira entre dans l’histoire : la droite française, indécrottablement homophobe, y rancit.

www.facebook.com/10151235980648693

Dominique Baudis reste aveugle à la négrophobie d’Air France

TOTAL RESPECT | TJENBÉ RÈD

DOMINIQUE BAUDIS
RESTE AVEUGLE
À LA NÉGROPHOBIE
D’AIR FRANCE

RIVIÈRE-PILOTE, LUNDI 28 JANVIER 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°TRF2013-03A
_

La Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd avait lundi dernier l’occasion d’interpeller verbalement, pour la première fois, le défenseur des droits sur une décision rendue le 9 janvier 2012 dans l’affaire opposant Air France à un steward d’origine africaine, Aboubakar Traoré. Il s’y déclarait satisfait de la mascarade de la compagnie aérienne qui, sommée de modifier son règlement intérieur afin d’y permettre le port de fines tresses africaines, l’avait modifié… sans permettre ce port.

Entouré de ses services, Dominique Baudis a soutenu que ce litige n’était «pas une affaire de discrimination» car M. Traoré lui aurait donné une dimension «identitaire» (sic) en refusant de se raser le crâne ou de défriser ses cheveux – en un mot, de dissimuler la négritude de ces cheveux, assimilés par M. Baudis à un élément de «l’uniforme» des stewards d’Air France.

Total Respect exige que le défenseur des droits reconnaisse, d’une part, que les cheveux humains ne peuvent en aucun cas être assimilés à une pièce de tissu (des précédents fâcheux existent qu’il convient de ne pas suivre) ; d’autre part, que les cheveux crépus des personnes d’origine africaine ne constituent pas des «parties honteuses» (à raser ou lisser au moyen de produits chimiques dangereux et onéreux dont l’usage devrait rester facultatif). Ce faisant, il rejoindrait une position adoptée par son homologue étatsunien, l’EEOC, le 19 avril 2006 déjà.
_

Contact : David Auerbach Chiffrin, porte-parole | federation@tjenbered.fr | 06 10 55 63 60

EN SAVOIR PLUS

[1] 4 mai / 9 décembre 2012 – Dossier de presse «Hair France, touche pas nos racines ! (Hair France, hands off our roots !)», par le Comité international de soutien à M. Aboubakar Traoré | Int’l Committee of Support for Mr Aboubakar Traoré – A. Réactions de la «fachosphère» favorables à Air France ; B. Réactions syndicales & associatives favorables à M. Traoré ; C. Télévision ; D. Radio ; E. Le «Manuel» d’Air France ; F. Presse écrite & sites Internet internationaux ; G. Presse écrite & sites Internet français ; H. Air France & le fichage ethnique ; J. Droit du travail et libertés fondamentales ; K. Une comparaison intéressante : l’évolution d’American Airlines, de l’affaire Rogers (1981) à l’affaire Cooper (1993/1998) ; L. Autres références
www.tjenbered.fr/2012/20120407-96.pdf [fr|en]

[2] 19 avril 2006 – Directives Transmittal 915.003 about EEOC (United States Equal Employment Opportunity Commission) Compliance Manual, covering the issuance of Section 15 of the new Compliance Manual, on “Race and Color Discrimination”, which provides guidance on analyzing charges of race and color discrimination under Title VII of the Civil Rights Act of 1964
www.eeoc.gov/policy/docs/race-color.pdf
www.tjenbered.fr/2006/20060219-99.pdf

[3] 21 janvier 2013 – Verbatim du VIIIème comité d’entente LGBT (lesbien, gai, bi & trans) près le 3D (défenseur des droits), par la Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd | http://www.tjenbered.fr/2013/20130121-99.pdf

[4] 10 décembre 2012 – Racisme à Air France : audience lundi au conseil de prud’hommes de Bobigny – Communication du Comité de soutien international à M. Aboubakar Traoré – Communiqué de presse n°TRF2012-06S
https://twitter.com/tjenbered/status/277908931102265344
www.facebook.com/events/449000508497436
www.tjenbered.fr/2012/20121208-00.pdf

LA FÉDÉRATION TOTAL RESPECT | TJENBÉ RÈD RASSEMBLE 15 ORGANISATIONS & 2.115 HOMMES & FEMMES CONTRE LES RACISMES, LES HOMOPHOBIES & LE SIDA :

1. Alu | Asociación de Latinos unidos (Fort-de-France) ; 2. Can | Collectif Non à Guerlain ! Non à la négrophobie ! (Paris) ; 3. Couleurs gaies | Centre LGBT (lesbien, gai, bi & trans) Metz Lorraine-Nord ; 4. Équinoxe (Martinique) ; 5. Homo-Sphère | Association gay & lesbienne de Nouvelle-Calédonie ; 6. Mama Bobi (Saint-Laurent-du-Maroni, Guyane) ; 7. Nariké M’sada (Mayotte) ; 8. SLD | Sida – Les liaisons dangereuses (Saint-Martin) ; 9. TRP | Tjenbé Rèd Prévention | Association africaine & ultramarine LGBT (Paris / Caraïbe) ; 10. Vela | Vigilance lesbienne, gaie, bi, trans & intersexe Aix-en-Provence {membres titulaires} ; 11. CPSS | Comité de promotion de la santé sexuelle (Nouvelle-Calédonie) ; 12. Contact Moselle ; 13. Les Enfants d’arc-en-ciel – Lorraine (L’asso de la famille & de la future famille homoparentale) ; 14. Femmes & violences conjugales (Nouvelle-Calédonie) ; 15. Solidarité Sida Nouvelle-Calédonie {membres observateurs} | Courriels : federation@tjenbered.fr | MSN : tjenbered@hotmail.fr | Site Internet : tjenbered.fr/federation | Myspace : myspace.com/tjenbered | FB : fb.com/federationtotalrespect | Ligne d’écoute : +596 (0)6 96 32 56 70 | +33 (0)6 10 55 63 60 | (24h/24, répondeur à certaines heures) | Siège social : Pont-Madeleine, F-97211 Rivière-Pilote | Association loi 1901 fondée le 15 mars 2005, déclarée le 14 juin 2005 | Journal officiel du 9 juillet 2005

Aidez-nous à financer nos actions : http://soutenir.totalrespect.fr/

À Paris, les populations de la diversité manifestent pour le mariage pour tous !

lesb

RIVIÈRE-PILOTE, DIMANCHE 27 JANVIER 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°TRP2013-01F
_

La Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd manifestera aujourd’hui à Paris pour le mariage pour toutes et tous !

Nous représenterons les Français/es d’outre-mers et les personnes d’origine africaine qui sont en faveur de cette nouvelle avancée vers l’égalité en droit pour chaque personne humaine et qui ont compris que les peuples victimes de l’esclavage ou du colonialisme ne pouvaient tolérer davantage que la loi distingue une catégorie de sous-citoyen/ne/s !

Nous manifesterons contre les torrents de haine frigide qui ont déferlé le 13 janvier lors de la manifestation homophobe manigancée par l’UMP, le FN, l’église catholique et quelques mécènes comme Claude Bébéar, président d’honneur du Groupe Axa ; nous manifesterons en mémoire de nos camarades victimes de cette haine comme Willy Medhi Mélinard, mort dans la nuit du 6 au 7 août en Martinique ; nous manifesterons pour défendre le respect dû à nos familles, à nos enfants, à nos parents, à nous-mêmes ainsi qu’à chaque personne humaine !

Retrouvez-nous avec votre énergie, vos slogans, vos pancartes et votre envie d’égalité au 104, boulevard Arago, métro Denfert-Rochereau, Paris XIVème, avant le départ prévu à 14h00 !
_

Contact : David Auerbach Chiffrin, porte-parole | federation@tjenbered.fr | 06 10 55 63 60

EN SAVOIR PLUS

13 novembre 2012 / 9 janvier 2013 – L’ouverture du mariage aux couples de même sexe : une chance pour les outre-mers & pour la diversité (Contribution remise par la Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd à M. Erwann Binet, député de l’Isère, rapporteur du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, présenté le 7 novembre 2012 au nom de M. Jean-Marc Ayrault, premier ministre, par Mme Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice)
www.tjenbered.fr/2012/20121112-99.pdf

21 décembre 2012 – Africains gays, les parias d’un combat «pour tous» (Afrik.com)
www.afrik.com/africains-gays-les-parias-d-un-combat-pour-tous | www.tjenbered.fr/2012/20121221-99.png (4,0 Mo)

18 janvier 2013 – Axa boycotte le mariage pour tou/te/s : boycottons Axa ? – Communiqué de presse n°TRF2013-01E
http://blogs.tetu.com/outre_mers_et_pairs/2013/01/18/axa | https://twitter.com/tjenbered/status/292288660232101888
http://makoume.yagg.com/2013/01/18/axa | www.facebook.com/10151218219053693
www.tjenbered.fr/2013/20130118-00.pdf

LA FÉDÉRATION TOTAL RESPECT | TJENBÉ RÈD RASSEMBLE 15 ORGANISATIONS & 2.115 HOMMES & FEMMES CONTRE LES RACISMES, LES HOMOPHOBIES & LE SIDA :

1. Alu | Asociación de Latinos unidos (Fort-de-France) ; 2. Can | Collectif Non à Guerlain ! Non à la négrophobie ! (Paris) ; 3. Couleurs gaies | Centre LGBT (lesbien, gai, bi & trans) Metz Lorraine-Nord ; 4. Équinoxe (Martinique) ; 5. Homo-Sphère | Association gay & lesbienne de Nouvelle-Calédonie ; 6. Mama Bobi (Saint-Laurent-du-Maroni, Guyane) ; 7. Nariké M’sada (Mayotte) ; 8. SLD | Sida – Les liaisons dangereuses (Saint-Martin) ; 9. TRP | Tjenbé Rèd Prévention | Association africaine & ultramarine LGBT (Paris / Caraïbe) ; 10. Vela | Vigilance lesbienne, gaie, bi, trans & intersexe Aix-en-Provence {membres titulaires} ; 11. CPSS | Comité de promotion de la santé sexuelle (Nouvelle-Calédonie) ; 12. Contact Moselle ; 13. Les Enfants d’arc-en-ciel – Lorraine (L’asso de la famille & de la future famille homoparentale) ; 14. Femmes & violences conjugales (Nouvelle-Calédonie) ; 15. Solidarité Sida Nouvelle-Calédonie {membres observateurs} | Courriels : federation@tjenbered.fr | MSN : tjenbered@hotmail.fr | Site Internet : tjenbered.fr/federation | Myspace : myspace.com/tjenbered | FB : fb.com/federationtotalrespect | Ligne d’écoute : +596 (0)6 96 32 56 70 | +33 (0)6 10 55 63 60 | (24h/24, répondeur à certaines heures) | Siège social : Pont-Madeleine, F-97211 Rivière-Pilote | Association loi 1901 fondée le 15 mars 2005, déclarée le 14 juin 2005 | Journal officiel du 9 juillet 2005

Aidez-nous à financer nos actions : http://soutenir.totalrespect.fr/

Axa boycotte le mariage pour tous…

120120axa

_

TOTAL RESPECT | TJENBÉ RÈD

AXA BOYCOTTE LE MARIAGE POUR TOU/TE/S : BOYCOTTONS AXA ?

RIVIÈRE-PILOTE, VENDREDI 18 JANVIER 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°TRF2013-01E

_

Selon le «Canard enchaîné» (1), Claude Bébéar a soutenu la manifestation du 13 janvier contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe – qui rassemblait en outre l’UMP, le FN et l’église catholique (2).

M. Bébéar préside le Groupe Axa, qui vise à «jouer un rôle positif au sein de la société» (3), l’Institut Montaigne, qui entend œuvrer en faveur de l’«égalité des chances» (4), et l’«Institut du mécénat de solidarité – Entreprendre pour la cité», lequel affirme «contribuer à une société plus équitable, qui ne laisse pas des pans entiers de la population sur le bord du chemin» (5).

Son soutien à la manifestation haineuse et homophobe du 13 janvier constituant à l’évidence une violation flagrante des valeurs ainsi professées, Total Respect exige la démission immédiate de l’intéressé de ces différents mandats. En cette attente, Total Respect invite les personnes soucieuses de ces mêmes valeurs et qui seraient clientes du Groupe Axa à y réfléchir à deux fois lors de leur prochain renouvellement de contrat.

La prochaine manifestation nationale en faveur de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe aura lieu dimanche 27 janvier à Paris (départ à 14h00 place Denfert-Rochereau, arrivée place de la Bastille, notre cortège défilant devant celui d’Act Up-Paris).

_

Contact : David Auerbach Chiffrin, porte-parole | federation@tjenbered.fr | 06 10 55 63 60

EN SAVOIR PLUS

[1] 16 janvier 2013 – «La manif fourre-tout était cousue d’or» (par Hervé Liffran, pour «Le Canard enchaîné», page 4)

[2] 13 janvier 2013 – Le 27 janvier, manifestons pour l’égalité et contre la haine – Communiqué de presse n°TRF2013-01D
https://twitter.com/tjenbered/status/290938651863547904|http://makoume.yagg.com/2013/01/14/manifestons |
http://www.lafaac.com/easyblog/manifestons | www.tjenbered.fr/2013/20130113-00.pdf

[3] http://www.axa.com/fr/responsable/societe-civile/

[4] http://www.institutmontaigne.org/que-faisons-nous–63.html

[5] http://www.imsentreprendre.com/page/vision

LA FÉDÉRATION TOTAL RESPECT | TJENBÉ RÈD RASSEMBLE 15 ORGANISATIONS & 2.115 HOMMES & FEMMES CONTRE LES RACISMES, LES HOMOPHOBIES & LE SIDA :

1. Alu | Asociación de Latinos unidos (Fort-de-France) ; 2. Can | Collectif Non à Guerlain ! Non à la négrophobie ! – Collectif anti-négrophobie (Paris) ; 3. Couleurs gaies | Centre LGBT (lesbien, gai, bi & trans) Metz Lorraine-Nord ; 4. Équinoxe (Martinique) ; 5. Homo-Sphère | Association gay & lesbienne de Nouvelle-Calédonie ; 6. Mama Bobi (Saint-Laurent-du-Maroni, Guyane) ; 7. Nariké M’sada (Mayotte) ; 8. SLD | Sida – Les liaisons dangereuses (Saint-Martin) ; 9. TRP | Tjenbé Rèd Prévention | Association africaine & ultramarine LGBT (Paris / Caraïbe) ; 10. Vela | Vigilance lesbienne, gaie, bi, trans & intersexe Aix-en-Provence {membres titulaires} ; 11. CPSS | Comité de promotion de la santé sexuelle (Nouvelle-Calédonie) ; 12. Contact Moselle ; 13. Les Enfants d’arc-en-ciel – Lorraine (L’asso de la famille & de la future famille homoparentale) ; 14. Femmes & violences conjugales (Nouvelle-Calédonie) ; 15. Solidarité Sida Nouvelle-Calédonie {membres observateurs} | Courriels : federation@tjenbered.fr | MSN : tjenbered@hotmail.fr | Site Internet : tjenbered.fr/federation | Myspace : myspace.com/tjenbered | FB : fb.com/federationtotalrespect | Ligne d’écoute : +596 (0)6 96 32 56 70 | +33 (0)6 10 55 63 60 | (24h/24, répondeur à certaines heures) | Siège social : Pont-Madeleine, F-97211 Rivière-Pilote | Association loi 1901 fondée le 15 mars 2005, déclarée le 14 juin 2005 | Journal officiel du 9 juillet 2005

Aidez-nous à financer nos actions : http://soutenir.totalrespect.fr

Le 27 janvier, manifestons pour l’égalité et contre la haine

RIVIÈRE-PILOTE, DIMANCHE 13 JANVIER 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°TRF2013-01D
_

L’UMP, le Front national, l’Action française, le Bloc identitaire, les Jeunesses nationalistes, Civitas ou le GUD (Groupe Union Défense) défilaient hier et aujourd’hui avec l’église catholique à Cayenne, Fort-de-France, Saint-Denis de la Réunion ou Paris contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe.

Les adhérent/e/s & sympathisant/e/s de la Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd ont été choqué/e/s de la violence homophobe des propos tenus par les manifestant/e/s, dont certain/e/s n’ont pas hésité à comparer le président de la République, François Hollande, avec Adolf Hitler (sic) !

Soutenant que la réforme empêchera les enfants «d’identifier la dualité sexuelle constitutive de l’humanité», les forces combinées de la droite, de l’extrême droite et de l’église catholique visaient en réalité à affirmer la supériorité de l’hétérosexualité sur l’homosexualité voire à faire passer l’idée que les personnes homosexuelles n’appartiendraient pas à l’humanité.

Total Respect appelle ses adhérent/e/s & sympathisant/e/s à participer à la prochaine manifestation nationale en faveur de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe, qui aura lieu dimanche 27 janvier à Paris (départ à 14h00 place Denfert-Rochereau, arrivée place de la Bastille, notre cortège défilant devant celui d’Act Up-Paris).
_

Contact : David Auerbach Chiffrin, porte-parole | federation@tjenbered.fr | 06 10 55 63 60

EN SAVOIR PLUS

11 janvier 2013 – Welcome 2013 ! Tjenbé Rèd Paris vous invite à sa galette des reines & rois ! – Communication n°TRP2013-01B | https://twitter.com/tjenbered/status/289801525851734016 | www.lafaac.com/easyblog/galette |
www.facebook.com/events/511502898881528 | www.tjenbered.fr/2012/20130111-00.pdf

12 janvier 2013 – Manifestations contre l’égalité : «Les chiens aboient, la caravane passe» ! – Communiqué de presse n°TRF2013-01C | https://twitter.com/tjenbered/status/290140027827146753 | http://makoume.yagg.com/2013/01/13/chiens
www.facebook.com/10151209042473693 | www.tjenbered.fr/2012/20130112-00.pdf

13 novembre 2012 / 9 janvier 2013 – L’ouverture du mariage aux couples de même sexe : une chance pour les outre-mers & pour la diversité (Contribution remise par la Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd à M. Erwann Binet, député de l’Isère, rapporteur du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, présenté le 7 novembre 2012 au nom de M. Jean-Marc Ayrault, premier ministre, par Mme Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice)
www.tjenbered.fr/2012/20121112-99.pdf

LA FÉDÉRATION TOTAL RESPECT | TJENBÉ RÈD RASSEMBLE 15 ORGANISATIONS & 2.115 HOMMES & FEMMES CONTRE LES RACISMES, LES HOMOPHOBIES & LE SIDA :

1. Alu | Asociación de Latinos unidos (Fort-de-France) ; 2. Can | Collectif Non à Guerlain ! Non à la négrophobie ! – Collectif anti-négrophobie (Paris) ; 3. Couleurs gaies | Centre LGBT (lesbien, gai, bi & trans) Metz Lorraine-Nord ; 4. Équinoxe (Martinique) ; 5. Homo-Sphère | Association gay & lesbienne de Nouvelle-Calédonie ; 6. Mama Bobi (Saint-Laurent-du-Maroni, Guyane) ; 7. Nariké M’sada (Mayotte) ; 8. SLD | Sida – Les liaisons dangereuses (Saint-Martin) ; 9. TRP | Tjenbé Rèd Prévention | Association africaine & ultramarine LGBT (Paris / Caraïbe) ; 10. Vela | Vigilance lesbienne, gaie, bi, trans & intersexe Aix-en-Provence {membres titulaires} ; 11. CPSS | Comité de promotion de la santé sexuelle (Nouvelle-Calédonie) ; 12. Contact Moselle ; 13. Les Enfants d’arc-en-ciel – Lorraine (L’asso de la famille & de la future famille homoparentale) ; 14. Femmes & violences conjugales (Nouvelle-Calédonie) ; 15. Solidarité Sida Nouvelle-Calédonie {membres observateurs} | Courriels : federation@tjenbered.fr | MSN : tjenbered@hotmail.fr | Site Internet : tjenbered.fr/federation | Myspace : myspace.com/tjenbered | FB : fb.com/federationtotalrespect | Ligne d’écoute : +596 (0)6 96 32 56 70 | +33 (0)6 10 55 63 60 | (24h/24, répondeur à certaines heures) | Siège social : Pont-Madeleine, F-97211 Rivière-Pilote | Association loi 1901 fondée le 15 mars 2005, déclarée le 14 juin 2005 | Journal officiel du 9 juillet 2005

Aidez-nous à financer nos actions : http://soutenir.totalrespect.fr/

Manifestations contre l’égalité : «Les chiens aboient, la caravane passe» !

lesb

RIVIÈRE-PILOTE, SAMEDI 12 JANVIER 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°TRF2013-01C
_

L’UMP et l’église catholique manifestent aujourd’hui à Cayenne et demain à Fort-de-France et à Paris contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe.

Elles défendent la «complémentarité homme/femme» (u-m-p.org), ce qui est une façon soft d’affirmer la supériorité de l’hétérosexualité sur l’homosexualité. Elles soutiennent également que la réforme envisagée empêchera les enfants «d’identifier dans leur famille la dualité sexuelle d’un père et d’une mère constitutive de l’humanité» (catholique.fr), ce qui est une façon soft d’affirmer que les personnes homosexuelles n’appartiennent pas à l’humanité.

Pourtant, l’UMP est-elle qualifiée pour intervenir dans le débat démocratique alors qu’elle ne parvient pas à désigner ses propres dirigeants autrement que par la fraude électorale ? L’église catholique est-elle qualifiée pour parler du bien-être des enfants alors qu’elle a occulté pendant plusieurs décennies les actes pédocriminels commis par ses membres ? Bien loin de leurs fantasmes rétrogrades, l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe fera avancer notre pays vers l’égalité des droits et le respect de chaque personne.
_

Contact : David Auerbach Chiffrin, porte-parole | federation@tjenbered.fr | 06 10 55 63 60

EN SAVOIR PLUS

[3] 11 janvier 2013 – Welcome 2013 ! Tjenbé Rèd Paris vous invite à sa galette des reines & rois ! – Communication n°TRP2013-01B | https://twitter.com/tjenbered/status/289801525851734016 |
http://blogs.tetu.com/outre_mers_et_pairs/2013/01/11/galette | http://makoume.yagg.com/2013/01/11/galette |
www.lafaac.com/easyblog/galette | www.facebook.com/events/511502898881528 | www.tjenbered.fr/2012/20130111-00.pdf

[2] 13 novembre 2012 / 9 janvier 2013 – L’ouverture du mariage aux couples de même sexe : une chance pour les outre-mers & pour la diversité (Contribution remise par la Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd à M. Erwann Binet, député de l’Isère, rapporteur du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, présenté le 7 novembre 2012 au nom de M. Jean-Marc Ayrault, premier ministre, par Mme Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice)
www.tjenbered.fr/2012/20121112-99.pdf

[1] 21 décembre 2012 – Africains gays, les parias d’un combat «pour tous» (Afrik.com)
www.afrik.com/africains-gays-les-parias-d-un-combat-pour-tous | www.tjenbered.fr/2012/20121221-99.png (4,0 Mo)

LA FÉDÉRATION TOTAL RESPECT | TJENBÉ RÈD RASSEMBLE 15 ORGANISATIONS & 2.115 HOMMES & FEMMES CONTRE LES RACISMES, LES HOMOPHOBIES & LE SIDA :

1. Alu | Asociación de Latinos unidos (Fort-de-France) ; 2. Can | Collectif Non à Guerlain ! Non à la négrophobie ! – Collectif anti-négrophobie (Paris) ; 3. Couleurs gaies | Centre LGBT (lesbien, gai, bi & trans) Metz Lorraine-Nord ; 4. Équinoxe (Martinique) ; 5. Homo-Sphère | Association gay & lesbienne de Nouvelle-Calédonie ; 6. Mama Bobi (Saint-Laurent-du-Maroni, Guyane) ; 7. Nariké M’sada (Mayotte) ; 8. SLD | Sida – Les liaisons dangereuses (Saint-Martin) ; 9. TRP | Tjenbé Rèd Prévention | Association africaine & ultramarine LGBT (Paris / Caraïbe) ; 10. Vela | Vigilance lesbienne, gaie, bi, trans & intersexe Aix-en-Provence {membres titulaires} ; 11. CPSS | Comité de promotion de la santé sexuelle (Nouvelle-Calédonie) ; 12. Contact Moselle ; 13. Les Enfants d’arc-en-ciel – Lorraine (L’asso de la famille & de la future famille homoparentale) ; 14. Femmes & violences conjugales (Nouvelle-Calédonie) ; 15. Solidarité Sida Nouvelle-Calédonie {membres observateurs} | Courriels : federation@tjenbered.fr | MSN : tjenbered@hotmail.fr | Site Internet : tjenbered.fr/federation | Myspace : myspace.com/tjenbered | FB : fb.com/federationtotalrespect | Ligne d’écoute : +596 (0)6 96 32 56 70 | +33 (0)6 10 55 63 60 | (24h/24, répondeur à certaines heures) | Siège social : Pont-Madeleine, F-97211 Rivière-Pilote | Association loi 1901 fondée le 15 mars 2005, déclarée le 14 juin 2005 | Journal officiel du 9 juillet 2005

Aidez-nous à financer nos actions : http://soutenir.totalrespect.fr/

Welcome 2013 ! Tjenbé Rèd Paris vous invite à sa galette des reines & rois !

Les bénévoles de Tjenbé Rèd Paris sont heureux d’inviter leurs adhérent/e/s & sympathisant/e/s à leur VIIème soirée conviviale du mardi 15 janvier (de 19h45 à 22h45, bar «Les Souffleurs», 7, rue de la Verrerie, Paris IVème, m° Hôtel-de-Ville, www.facebook.com/events/511502898881528).

Cette soirée sera l’occasion de partager une galette des reines & rois mais aussi de fêter l’anniversaire des adhérent/e/s né/e/s entre juillet et janvier. Les adhérent/e/s présent/e/s pourront souscrire leur cotisation 2013 et les sympathisant/e/s se renseigner sur l’association auprès de nos bénévoles. Des feuilles seront également placées à leur disposition afin de recueillir leurs propositions de slogans pour la manifestation nationale en faveur de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe, qui aura lieu dimanche 27 janvier à Paris (départ à 14h00 place Denfert-Rochereau, arrivée place de la Bastille, le cortège de notre association défilant juste avant celui d’Act Up-Paris) : une récompense sera offerte au slogan le plus populaire !

Tjenbé Rèd Prévention souhaite une excellente année 2013 à son public et remercie la toujours sympathique équipe des Souffleurs !
_

Contact : Gwladys Pallas, présidente nationale
de Tjenbé Rèd Prévention (association multiculturelle LGBT :
lesbienne, gaie, bi & trans) | paris@tjenbered.fr | 06 10 55 63 60

EN SAVOIR PLUS

[3] 10/15 janvier 2013 – Flyer de la soirée «Galette des reines & rois» du 15 janvier 2013 (par Tjenbé Rèd Prévention)
www.tjenbered.fr/2013/20130115-99.jpg
www.tjenbered.fr/2013/20130115-99.pdf

[2] 13 novembre 2012 / 9 janvier 2013 – L’ouverture du mariage aux couples de même sexe : une chance pour les outre-mers & pour la diversité (Contribution remise par la Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd à M. Erwann Binet, député de l’Isère, rapporteur du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, présenté le 7 novembre 2012 au nom de M. Jean-Marc Ayrault, premier ministre, par Mme Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice)
www.tjenbered.fr/2012/20121112-99.pdf

[2] 21 décembre 2012 – Africains gays, les parias d’un combat «pour tous» (Afrik.com)
www.afrik.com/africains-gays-les-parias-d-un-combat-pour-tous
www.tjenbered.fr/2012/20121221-99.png (4,0 Mo)

LA FÉDÉRATION TOTAL RESPECT | TJENBÉ RÈD RASSEMBLE 15 ORGANISATIONS & 2.115 HOMMES & FEMMES CONTRE LES RACISMES, LES HOMOPHOBIES & LE SIDA :

1. Alu | Asociación de Latinos unidos (Fort-de-France) ; 2. Can | Collectif Non à Guerlain ! Non à la négrophobie ! – Collectif anti-négrophobie (Paris) ; 3. Couleurs gaies | Centre LGBT (lesbien, gai, bi & trans) Metz Lorraine-Nord ; 4. Équinoxe (Martinique) ; 5. Homo-Sphère | Association gay & lesbienne de Nouvelle-Calédonie ; 6. Mama Bobi (Saint-Laurent-du-Maroni, Guyane) ; 7. Nariké M’sada (Mayotte) ; 8. SLD | Sida – Les liaisons dangereuses (Saint-Martin) ; 9. TRP | Tjenbé Rèd Prévention | Association africaine & ultramarine LGBT (Paris / Caraïbe) ; 10. Vela | Vigilance lesbienne, gaie, bi, trans & intersexe Aix-en-Provence {membres titulaires} ; 11. CPSS | Comité de promotion de la santé sexuelle (Nouvelle-Calédonie) ; 12. Contact Moselle ; 13. Les Enfants d’arc-en-ciel – Lorraine (L’asso de la famille & de la future famille homoparentale) ; 14. Femmes & violences conjugales (Nouvelle-Calédonie) ; 15. Solidarité Sida Nouvelle-Calédonie {membres observateurs} | Courriels : federation@tjenbered.fr | MSN : tjenbered@hotmail.fr | Site Internet : tjenbered.fr/federation | Myspace : myspace.com/tjenbered | FB : fb.com/federationtotalrespect | Ligne d’écoute : +596 (0)6 96 32 56 70 | +33 (0)6 10 55 63 60 | (24h/24, répondeur à certaines heures) | Siège social : Pont-Madeleine, F-97211 Rivière-Pilote | Association loi 1901 fondée le 15 mars 2005, déclarée le 14 juin 2005 | Journal officiel du 9 juillet 2005

Aidez-nous à financer nos actions : http://soutenir.totalrespect.fr/

L’ouverture du mariage aux couples de même sexe : une chance pour les outre-mers & pour la diversité

L’OUVERTURE
DU MARIAGE AUX COUPLES
DE MÊME SEXE :
UNE CHANCE
POUR LES OUTRE-MERS
& POUR LA DIVERSITÉ

CONTRIBUTION

au débat sur le mariage
des couples de personnes de même sexe

12 novembre / 9 janvier 2012

SYNTHÈSE

La France universaliste a développé un esclavagisme, un colonialisme & une homophobie d’État. Il est question de supprimer l’une des dispositions qui distinguent encore nos compatriotes à raison de ce qu’ils ou elles sont & non de ce qu’ils ou elles ont fait : la prohibition du mariage & de l’adoption pour les couples de même sexe. Attendue par nombre de Français/es des outre-mers & de la diversité, cette avancée remettra en question les normes de genre qui les aliènent trop souvent & donnera des droits à des couples opprimés par un regard social singulièrement pesant dans leurs sociétés d’interconnaissance.

SOMMAIRE

INTRODUCTION

I. D’OÙ PARLONS-NOUS ? (Les personnes LGBT des outre-mers & de la diversité, ces oubliées du pacte républicain français) | A. L’État méconnaît le concept de domination | B. L’État méconnaît le potentiel majoritaire des «super-minorités» | C. Les minorités écartent à leur tour les «super-minorités»

II. POURQUOI PARLONS-NOUS ? (La condition sociale des personnes LGBT au sein des populations des outre-mers & de la diversité en France) | A. Les personnes LGBT des outre-mers & de la diversité, discriminées deux fois, ignorées deux fois | B. Le diagnostic de personnalités publiques

III. QUE DISONS-NOUS ? (Le débat sur l’ouverture du mariage & de l’adoption aux couples de même sexe au sein des populations des outre-mers & de la diversité) | A. L’argument religieux ou pseudo-anthropologique | B. L’argument anthropologique ou pseudo-biologique | C. L’argument pseudo-culturel ou localo-localiste

CONCLUSION

RÉFÉRENCES | A. Presse & documents | B. Nos positions | C. L’avis des élus & de la société civile | D. Photographie

INTRODUCTION

L’objet de la présente contribution sera conforme à l’objet social de la Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd (qui rassemble quinze organisations & 2.115 hommes & femmes contre les racismes, les homophobies & le sida en France ultramarine & hexagonale) : plaider pour l’ouverture du mariage & de l’adoption aux couples de même sexe, en ayant pour ambition de porter la voix des Français/es LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) des outre-mers & de la «diversité» – ainsi que de leurs proches – dans le débat national ouvert le 10 septembre dernier par la garde des sceaux & ministre de la justice, Mme Christiane Taubira, lors de l’annonce du projet de loi afférent.

Ouvert ou, plutôt, relancé : on pourrait fixer l’origine de ce débat à la publication du programme du Parti socialiste pour les dernières élections présidentielle & législatives voire pour celles de 2007 ou même à la publication d’un manifeste pour l’égalité des droits, le 16 mars 2004 dans le quotidien «Le Monde» (signé notamment par le député & maire de Bègles, M. Noël Mamère, qui annonçait le 31 son intention de célébrer le mariage d’un couple homosexuel avant de respecter cet engagement, le 5 juin suivant, au milieu d’une polémique oubliée : votre collègue avait reçu des menaces de mort ou des feuilles de papier-toilette usagées). L’argument selon lequel la réforme envisagée ne pourrait avoir lieu en l’absence de débat préalable est ainsi d’une mauvaise foi patente, puisque qu’un tel débat se tient depuis plus de huit ans.

D’où parlons-nous ? Nous évoquerons d’abord les rapports contrariés entre l’intersectionnalité qui caractérise les personnes LGBT des outre-mers & de la «diversité» & notre universalisme républicain (I). Pourquoi parlons-nous ? Nous évoquerons ensuite les conditions de vie de ces personnes, à qui loi & société rappellent constamment qu’elles sont dotées de moins de droits (II). Que disons-nous ? Enfin, nous passerons en revue les arguments formulés au sein des populations des outre-mers & de la «diversité» dans le débat dont il est ici question (III).

I. LES PERSONNES LGBT
DES OUTRE-MERS
& DE LA DIVERSITÉ,
CES OUBLIÉES DU PACTE
RÉPUBLICAIN FRANÇAIS

La situation des personnes LGBT des outre-mers & de la «diversité» au regard de la doctrine politique de l’État français est singulière & méconnue : plus précisément, cette doctrine ne leur accorde aucune place & elles se situent dans un angle mort des représentations sociales & des politiques publiques, se voyant moins accompagnées que d’autres par la puissance publique alors qu’elles cumulent les facteurs de discriminations. En effet, l’intersectionnalité – c’est-à-dire la situation où se trouvent les personnes qui appartiennent à plusieurs catégories discriminées – est un impensé de l’universalisme républicain à la française. Notre doctrine politique publique méconnaît le concept de domination (A) ; quand cependant elle se penche sur les minorités dominées (de «premier rang»), elle en oublie les «minorités dans les minorités» (de «second rang») (B) ; celles-là elles-mêmes, par mimétisme autant qu’en raison des rapports de force qui leur sont internes, écartent violemment celles-ci des circuits publics ou même internes de visibilité & de solidarité (C).

A. L’État français méconnaît
le concept de domination

Liberté, liberté chérie. Telle est en substance la portée du message universaliste que la France, depuis la Révolution & la Déclaration des droits de l’homme & du citoyen du 26 août 1789, est censée adresser au monde. Ce message n’a pourtant jamais cessé de dissimuler de nombreux mensonges, de nombreuses violences, de nombreuses injustices ; il a légitimé l’esclavage (jusqu’à son abolition en 1848), la misère ouvrière (jusqu’aux ordonnances des 4 & 19 octobre 1945 instaurant la sécurité sociale) ou le colonialisme (jusqu’aux accords d’Évian du 18 mars 1962) ; deux siècles plus tard, les inégalités raciales & sociales – qui pèsent d’ailleurs souvent sur les mêmes personnes – restent vives au «pays des droits humains». La question de son rapport au néocolonialisme est toujours posée : le tristement célèbre discours de Dakar du 26 juillet 2007 en est la preuve & s’il fut prononcé par l’ancien président de la République, M. Nicolas Sárközy, son souvenir ne fut-il pas ravivé par l’hommage rendu le 15 mai dernier à Jules Ferry, chantre de l’inégalité des races, par l’actuel président de la République, M. François Hollande ?

Notre universalisme est-il par essence à l’origine de ces dévoiements ou a-t-il a au contraire permis de les tempérer ? Les concepts de majorité & de minorité sont au cœur de ce questionnement puisqu’il s’agit de déterminer la mesure dans laquelle une majorité peut légitimement imposer ses vues à une minorité ou inversement : «l’universalisme, soit, mais lequel ?» – pourrait-on dire. Une particularité française, sous l’influence des Lumières & du cartésianisme qui mettent en avant la raison triomphante, est de poser ce questionnement de manière abstraite ou par référence à des idées ou à des convictions politiques, en écartant avec constance & même un certain acharnement la notion de locuteur ainsi que celle, qui lui est corrélée, de rapport de forces – ce qui ne veut pas dire que ces notions ne jouent pas, bien au contraire & d’autant plus qu’elles ne sont pas problématisées. Notamment, l’influence de la condition sociale, du niveau culturel ou du capital financier des acteurs est niée : on aura reconnu les éléments de la théorie des trois capitaux du sociologue Pierre Bourdieu, auxquels il conviendrait d’ajouter les dimensions du genre & de la race.

La doxa officielle se refuse ainsi à reconnaître que les catégories de la population nationale qui se trouvent dépourvues de ces capitaux & mal positionnées dans ces dimensions se trouvent également moins bien entendues lors des débats qui déterminent les normes à universaliser & sont parallèlement victimes de discriminations qu’elles peuvent d’autant moins combattre par les moyens du droit qu’elles sont peu ou ne sont pas représentées dans les instances chargées de formuler ce droit ou de le faire respecter. On peut parler d’un tropisme majoritaire de la pensée politique française, dans lequel les décisions adoptées par une majorité sont sacralisées sans que la notion de majorité soit suffisamment interrogée. Un exemple archétypal de ce décalage est le rejet français du vote obligatoire au nom du principe universaliste selon lequel tou/te/s les citoyen/ne/s sont censé/e/s être également libres de s’exprimer, alors même que les minorités socialement, culturellement & financièrement dominantes ont parfaitement conscience des multiples obstacles qui entravent l’accès aux urnes des minorités socialement, culturellement & financièrement dominées (mentionnons ici la question cruciale des personnes étrangères en France & particulièrement des personnes sans papiers, qui appartiennent à la population française mais dont il est notoire qu’elles constituent une main d’œuvre exploitable à merci dans les secteurs du bâtiment & des travaux publics, du nucléaire, de la restauration ou de la confection, alors & d’autant plus qu’elles n’ont pas droit de vote & sont constamment exposées au risque d’un renvoi vers leur pays d’origine) : ce rejet serait pourtant susceptible d’être interrogé, ne serait-ce qu’en restant dans la logique du tropisme dénoncé, puisqu’il a pour conséquence directe que la plupart des votes exprimés par le peuple français ne le sont pas à la majorité absolue.

D’un point de vue théorique, ce refus de prendre en compte le concept de domination (qui se retrouve encore dans le refus récurrent d’entamer un débat sur l’effectivité du droit) est lourd de conséquences pour les minorités dominées mais n’a pas à ce stade de conséquence spécifique aux personnes placées en situation d’intersectionnalité. Il en a lorsque l’État se penche finalement, contraint & forcé, sur le sort des minorités dominées : influencé par son tropisme majoritaire, il ne s’adresse alors qu’à leurs majorités.

B. L’État français méconnaît
le potentiel majoritaire
des «super-minorités»

Sous diverses pressions (le droit européen, les émeutes de banlieue, diverses formes de militantisme, peut-être une vague mauvaise conscience), l’État français a malgré tout identifié certaines minorités dominées (sans toutefois aller jusqu’à parler nommément de domination) & mis en place des politiques publiques de lutte contre les «discriminations» (vocable moins violent). Il ne s’agit pas ici d’évaluer ces politiques (dont l’efficacité est d’emblée entravée par un diagnostic ainsi entravé) mais de constater que le blocage doctrinal qu’elles sont censées combattre ou dont elles sont censées marquer la disparition n’a pas vraiment disparu : le refus d’identifier, de désigner & de combattre le principe de domination s’est simplement décalé d’un cran ou enterré d’un niveau, se trouvant désormais placé à l’intérieur de ces minorités elles-mêmes. L’État & la société avec lui voient maintenant que les minorités dominées existent mais toujours pas que ces minorités sont composites, puisqu’ils ne parlent toujours pas nommément de domination & pour cause : pour l’essentiel, les personnes qui sont aux commandes de l’appareil d’État ou qui formulent sa doctrine appartiennent aux minorités dominantes ou aspirent à y appartenir.

Le mécanisme de domination, n’étant pas identifié, n’est pas combattu : il œuvre librement à l’intérieur de chacune des minorités dominées que l’État accompagne, expliquant la formation de «minorités dans les minorités» (de «super» ou de «sous-minorités»), secrétant des catégories de personnes «super-dominées» & constituant une clef essentielle à la compréhension d’un concept de diversité sociale qui englobe & dépasse la «diversité» telle qu’on l’entend communément aujourd’hui (laquelle, se limitant à la diversité ethnique c’est-à-dire raciale, n’est jamais qu’un concept de marketing politique, simple cache-sexe de la division raciale de la société française, peu susceptible de permettre de la mettre en évidence & encore moins d’y remédier). La pensée politique française continue à porter un regard réducteur sur la notion de minorité, cherchant à l’agglomérer en visages aisément reconnaissables qui succèdent parfois directement aux visages des races «inférieures» mis en avant par les expositions coloniales du début du XXème siècle : les minorités dans les minorités restent invisibles (les politiques publiques de lutte contre les discriminations continuent à privilégier une majorité mais cette fois-ci celle de chaque minorité, sans souci de savoir si l’ensemble des «super-minorités» ne constituerait pas finalement une forme de majorité). Le résultat sinon l’intention est de parquer une part significative des personnes appartenant aux minorités dominées dans une situation super-dominée («super-discriminée»), qu’elles ne pourront quitter, tout en affirmant qu’on a l’ambition de le leur permettre.

Ces super-minorités sont dans une situation d’intersectionnalité ; les théories qui décrivent cette situation sont ignorées de la vision politique de l’État français & avec elles les personnes LGBT des outre-mers ou de la «diversité» (au sens ethnique ou racial du terme), qui constituent une super-minorité ou plus précisément un agrégat de super-minorités. Comme l’écrivait l’association Tjenbé Rèd Prévention, membre de notre fédération, dans son rapport annuel 2010 : «L’État français a du mal à voir les personnes LGBT. Il a du mal à voir les personnes de couleur ou les personnes ultramarines. Il a du mal à voir les PVVIH (personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine). Il a encore plus de mal à voir les personnes LGBT afro-caribéennes & séroconcernées. L’universalisme républicain à la française donne des choses admirables, il aboutit malheureusement aussi à cette cécité, qui frappe les élites du service public mais aussi du secteur privé – notamment associatif. La suicidalité accrue, la surprévalence au VIH, la plus grande précarité qui frappent les personnes LGBT afro-caribéennes séroconcernées laissent trop souvent dans l’indifférence les personnes en charge de la prévention du sida (qui se concentrent sur les personnes LGBT ou sur les personnes afro-caribéennes), celles en charge de la prévention des racismes (qui se concentrent sur les personnes ultramarines ou afro-caribéennes) ou celles en charge de la prévention des homophobies (qui se concentrent sur les personnes LGBT). Tout se passe comme si les personnes chargées de défendre telle ou telle minorité face à un État qui conçoit si mal les minorités ne concevaient pas à leur tour qu’il puisse exister des minorités dans “leur” minorité.»

Ainsi, les responsables des politiques de lutte contre les racismes cherchent à couvrir leur cœur de cible en se disant qu’une discrimination à la fois, c’est assez : ils éliminent de leur champ de vision un certain nombre de sous-minorités, qu’elles soient par exemple porteuses de handicap ou qu’elles présentent une orientation sexuelle ou une identité de genre minoritaire & même contestée. Ils se disent & disent aux responsables associatifs qui les sollicitent que la question sera réglée «ailleurs & plus tard» (par les responsables de la lutte contre les discriminations liées aux handicaps, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, pour s’en tenir aux exemples retenus). Mutatis mutandis, les responsables des politiques de lutte contre les homophobies ou les transphobies renvoient les personnes LGBT de couleur à d’autres politiques liées à la couleur de peau, toujours «ailleurs & plus tard». L’expérience nous montre que cet «ailleurs & plus tard» est finalement un «nulle part & jamais» (sans que l’on se pose, de nouveau, la question de savoir si l’ensemble de ces «sous-minorités» ne constituerait pas une forme de majorité à laquelle il conviendrait de proposer un ensemble de politiques publiques adaptées).

Nous avons vu que l’État français se refusait spontanément à parler de minorités discriminées ; que, lorsqu’il s’y trouvait contraint, il avait encore le réflexe, se refusant toujours à parler de domination, d’ignorer les minorités discriminées au sein des minorités discriminées : nous allons maintenant voir que ce réflexe s’étend à la société civile & notamment aux minorités de premier rang que nous venons de définir.

C. Les minorités
écartent à leur tour
les «super-minorités»

Le refus des pouvoirs publics de reconnaître les concepts de domination & d’intersectionnalité déteint (si l’on ose dire) sur les actrices & acteurs de la société civile : ainsi, une fédération LGBT a refusé, en 2010, de créer une commission consacrée aux problématiques des personnes LGBT de couleur alors qu’elle créait, par exemple, une commission consacrée aux problématiques des personnes trans ; la commission LGBT d’Europe Écologie Les Verts a exprimé un refus similaire en 2011 ; en même sens, le Centre LGBT Paris Île-de-France & l’Interassociative LGBT (Inter-LGBT), qui organise la Marche des fiertés LGBT de Paris, ont rejeté la candidature de notre fédération ; plus récemment, les associations & les médias LGBT n’ont pas compris notre colère lorsque le plan gouvernemental contre les homophobies & les transphobies annoncé par la ministre des droits des femmes, Mme Najat Vallaud-Belkacem, a occulté la diversité des populations & des territoires (au mépris des engagements de la ministre aussi bien que du président de la République).

De tels rejets ont parfois été motivés par ces arguments intéressants que le racisme «ne serait pas un problème en France aujourd’hui» ou que les associations LGBT «ne seraient pas des associations de lutte contre les discriminations» – chacun/e appréciera. Nous entendons également cette autre sottise, plus consternante encore, que nous serions une organisation raciste voire «anti-blanc/he/s» au seul motif que nous avons pour objet social de mettre en lumière les personnes de couleur : ces dernières auraient-elles leur place naturelle dans l’ombre ? Une telle forme d’ethnocentrisme, un peu «beauf», démontre que les personnes LGBT n’échappent pas toujours, malgré l’image «rose bonbon» qu’on peut en avoir, à un certain racisme ambiant («de bonne foi», pourrait-on dire), ce qui est souligné par plusieurs observateurs & observatrices qui vont jusqu’à parler, ponctuellement, d’«homonationalisme» (pour le coup, cette tendance dépasse le contexte français : l’intellectuelle étatsunienne Judith Butler, mondialement reconnue, a ainsi refusé un prix du «courage civil» lors de la Gay Pride de Berlin, le 19 juin 2010, afin de dénoncer l’islamophobie & le racisme inhérents à certains discours sur l’homophobie).

D’autres exemples pourraient être donnés de minorités de second rang par leurs minorités de premier rang & l’on pourrait notamment évoquer les PVVIH LGBT de couleur qui constituent en quelque sorte une minorité de troisième rang.

Après avoir évoqué la position inconfortable, «entre deux chaises» pourrait-on dire, des personnes LGBT des outre-mers ou de la diversité au regard de la théorie politique française, évoquons leur situation sociale.

II. LA CONDITION SOCIALE
DES PERSONNES LGBT
AU SEIN DES POPULATIONS
DES OUTRE-MERS
& DE LA DIVERSITÉ
EN FRANCE

Quelle est la condition des personnes LGBT des outre-mers & de la diversité en France ? Peuvent-elles s’y épanouir sereinement, librement, y vivre leur vie ? Combien doivent quitter leurs îles ou terres de naissance & gagner l’Hexagone pour échapper aux regards ou aux coups, aux insultes, aux menaces ? Combien d’autres doivent se couper ainsi de nos racines, de leurs familles, de leurs ami/e/s ? Combien encore choisissent cet autre exil qu’est le suicide pour fuir un quotidien irrespirable ? Combien enfin vivent dans l’humiliation quotidienne ou la négation permanente de ce qu’ils sont, de ce qu’elles sont ? Nos organisations recueillent le témoignage de celles de ces personnes qu’elles accompagnent (A) ; elles reçoivent également l’appui de responsables publics qui livrent leur diagnostic (B).

A. Les personnes LGBT
des outre-mers
& de la diversité,
discriminées deux fois,
ignorées deux fois

Fondée le 15 mars 2005, la Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd rassemble quinze organisations & 2.115 hommes & femmes contre les racismes, les homophobies & le sida en Guyane, à Mayotte, à Saint-Martin, en Guadeloupe, en Martinique où elle a son siège ainsi qu’en Nouvelle-Calédonie mais aussi à la Réunion ou dans l’Hexagone. L’association Tjenbé Rèd Prévention, qui existe pour sa part depuis le 1er mai 2007, est l’une de ces organisations : communautaire sans être communautariste, elle rassemble aussi bien des personnes LGBT des outre-mers ou de la diversité que des personnes LGBT d’origine européenne ou des personnes hétérosexuelles ; elle a pour vocation première la prévention des homophobies & du sida, menée sur le terrain ; sa pratique alimente notre plaidoyer.

Peu de personnes LGBT des outre-mers ou de la diversité viennent à nos organisations membres. Certaines n’en éprouvent pas le besoin, d’autres ne savent pas qu’elles ont le droit ou la possibilité de demander un soutien, d’autres enfin naissent dans l’Hexagone & rejettent parfois leurs racines parce qu’elles auront connu les insultes, les menaces ou les coups de leurs proches, parfois même de leur famille : nous pensons ainsi à ce jeune martiniquais de vingt ans, chassé de son domicile par son père qui le menaçait de mort à l’aide d’un coutelas pendant que sa mère priait dans la cuisine.

Une part essentielle de notre militantisme consiste donc à recueillir les témoignages des personnes qui viennent à nous, de nos adhérent/e/s & sympathisant/e/s, avant de restituer ces témoignages de façon à préserver l’anonymat des personnes concernées. «Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir», disait Aimé Césaire dont le message persistera & nous guidera non pas contre, encore moins avec, mais malgré les préceptes du «an bafey» (ce code occulte, dans la Caraïbe, de l’honneur & de la discrétion). On a parfois voulu ignorer nos arguments en nous reprochant, en substance, de ne pas souffrir «en silence» ; il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre et, face à des sourds de cette eau, oui, nous avons parfois crié mais nous avons plus encore argumenté, débattu, plaidé.

Nous avons ainsi rencontré des artistes jamaïcains, guadeloupéens ou martiniquais qui proféraient des paroles appelant au mépris voire au meurtre des «chichi man», «batty boys» & autres «makoumè». Nous avons entendus les propos violemment homophobes de personnalités publiques en Martinique, en Guadeloupe ou à La Réunion. L’amalgame entre homosexualité & pédophilie, l’accusation de prosélytisme homosexuel, l’imprécation à connotation religieuse sont ainsi des convictions politiques ou – c’est selon – des arguments électoraux. Nous avons rencontré des jeunes LGBT antillais/es ou réunionnais/es, à la rue, chassé/e/s de leur domicile, parfois dès leur majorité, parfois avant, parfois frappé/e/s ou menacé/e/s par leur père, leurs frères, leurs voisins. Nous avons recueillis les témoignages de pères ou de mères LGBT qui ne voyaient plus leurs enfants après avoir exprimé leur vérité intime à leur conjoint/e ou à leur famille. Parfois, c’est notre plus grand regret, nous n’avons pu accompagner efficacement les personnes qui le demandaient car nos moyens étaient trop faibles ainsi que nos capacités militantes : la crainte de «jeter la honte» sur la famille est immense parmi les personnes LGBT des outre-mers ou de la diversité & les empêche de s’investir à nos côtés dans un combat militant. «Mon grand-père est encore vivant, je ne peux pas…», entendons-nous bien souvent lorsque nous tentons de recruter.

Nous avons recueilli & mis en évidence les données qui laissent penser que le virus de l’immunodéficience humaine, le VIH, & le sida (syndrome de l’immunodéficience acquise, qui est le stade de faiblesse ultime auquel on arrive lorsque le VIH n’est pas convenablement traité), sont notablement plus présents parmi nos communautés antillaises & guyanaises que parmi la population générale française ; nous avons dit à quel point cette surinfection (qui constitue une rupture d’égalité) était liée au tabou qui pèse non pas tant sur la diversité des pratiques sexuelles mais sur les discours & représentations liés à cette diversité : on peut tout faire outre-mers («tout’ trou sé trou», dit-on en créole caribéen) mais on n’en doit rien dire, c’est «an bafey». Ainsi, entre 2008 & 2009, le taux annuel de découvertes de séropositivité au VIH a augmenté de 16% en Martinique (passant de 16 à 18 découvertes pour 100.000 habitant/e/s).

Constamment, les personnes LGBT des outre-mers ou de la diversité sont renvoyées à leur «choix», comme si l’on pouvait choisir leur orientation sexuelle ; à la «nature», comme si les orientations sexuelles ou identités de genre minoritaires étaient des anomalies génétiques à éradiquer ou des produits de l’industrie chimique à décontaminer ; à la religion, comme si cette religion n’avait pas légitimé l’esclavage & la colonisation pendant des siècles & n’avait pas d’ailleurs été importée par l’esclavagiste & le colon ; à la pédophilie, comme si ce mal n’affectait pas majoritairement des personnes hétérosexuelles, par exemple des religieux couverts pendant des décennies par le Vatican. De manière frappante pour des sociétés issues de l’esclavage & de la colonisation, une qualité d’humains moins humains que l’humain – disons les choses clairement : de déchet de l’humanité – nous est parfois sereinement attribuée par des compatriotes pourtant descendant/e/s d’esclave qui reproduisent ainsi, sans manifestement en avoir conscience, la rhétorique raciale qui servit à légitimer l’esclavage de nos ancêtres communs.

Laissons la parole à l’un de nos compatriotes né en Martinique, y ayant entamé ses études & s’étant finalement installé dans l’Hexagone. Il témoignait ainsi lors des États généraux de l’outre-mer, le 6 juin 2009 : «Je souhaiterais évoquer une question taboue : celle de l’homosexualité & de l’homophobie dans les communautés antillaises. [...] Le tabou de l’homosexualité & l’homophobie diffuse y font plus de ravages qu’ailleurs car ils y sont encore très vivaces. Ils incitent au refoulement, à la dissimulation, & génèrent une faible estime de soi avec les souffrances & les comportements à risque corrélatifs, quand ce n’est pas directement le suicide. L’omerta généralisée à ce sujet est délétère. Le silence dans ce domaine, comme dans bien d’autres, nuit gravement à la personne concernée, à son entourage & à la société tout entière. [...] Pendant plusieurs années, qui ont correspondu peu ou prou à mes années d’études dans l’Hexagone, j’ai été saisi par ces passions tristes en forme de cruel dilemme consistant dans le choix entre haine de soi & rejet de sa culture d’origine. Lorsque je revenais à la Martinique l’été, je redoutais évidemment les questions sur la vie sentimentale & plus encore l’indifférence ou pire l’excitation entourant les chansons de dancehall jamaïcaines ou des Antilles françaises émaillées d’appels au meurtre des homosexuels. À ce titre, je ne saluerais jamais assez les actions d’associations, comme Tjenbé Rèd, que j’ai pu identifier par la suite, contre les chanteurs qui continuent sur cette voie. Ces actions salutaires m’ont sorti du défaitisme dans lequel je sombrais, défaitisme qui semble si répandu aux Antilles. [...] Il convient de souligner inlassablement les contradictions des fondements de l’homophobie diffuse pratiquée aux Antilles. On ne peut pas parler de justice, de nouvelle donne, d’égalité des chances, d’équité, de réparation des crimes du passé colonial, dénoncer le racisme, en laissant certaines minorités aux portes de cette nouvelle donne [...]. On ne peut pas se contenter de déplorer les injustices du passé, [de] demander réparation si l’on n’en tire pas les leçons pour l’avenir de façon à éviter d’autres injustices [...]. Il ne faudrait pas que le fait d’avoir été victime autorise à devenir bourreau. [...]»

B. Le diagnostic
de personnalités publiques

Notre militantisme a fait l’objet d’une reconnaissance de certains responsables politiques ou de membres de la société civile.

Serge Letchimy, député & désormais président du conseil régional de Martinique, a justement évoqué, dans la préface qu’il a bien voulu donner au rapport 2007 de Tjenbé Rèd Prévention, les «conséquences physiques, psychiques & sociales qu’engendrent toutes les formes d’intolérance, y compris celle que subissent les personnes qui, quelle qu’en soit la raison, ne s’inscrivent pas dans la norme hétérosexuelle». Cette énonciation qui nomme ce qu’il est trop souvent de bon ton d’éluder dans nos communautés ultramarines – tels sont les charmes & délices du «an bafey», ce code occulte de l’honneur & de la discrétion qui permet dans la Caraïbe bien des aveuglements, des non-dits, des étouffements – est un acte de courage politique qu’il faut estimer à sa juste valeur, notamment parce qu’elle vient du responsable politique qui a pris la suite d’Aimé Césaire à la mairie de Fort-de-France.

Le délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam, a pour sa part préfacé comme suit le rapport 2009 de Tjenbé Rèd Prévention : «À mes yeux, il n’existe pas d’échelle des discriminations où certaines seraient prioritaires sur d’autres. Elles sont toutes inacceptables & doivent être combattues avec la même détermination… L’État joue donc pleinement son rôle moteur pour faire avancer les choses. J’appelle de mes vœux à une action résolue de tous les autres acteurs – associations, entreprises, citoyens… – en faveur d’une société où chacun s’ouvre à l’autre en s’affranchissant des barrières d’autrefois, où l’indifférence devant la différence règne. Chacun d’entre nous doit s’impliquer davantage pour accélérer le processus vers cette société métissée que défend à juste titre Tjenbé Rèd.»

Un autre ultramarin, Jean-Claude Cadenet, délégué général à l’outre-mer de la ville de Paris, a préfacé son rapport 2008 (avant de présider les débats de Rencontres culturelles tenues le 23 novembre 2010 autour des artistes noir/e/s & métis/ses LGBT) : «L’exclusion de l’autre, son rejet pour mille raisons aussi ineptes les unes que les autres me semblent se développer. L’une des raisons est que notre Histoire nationale a escamoté beaucoup de ceux qui, différents, ont aidé à la construire. Pour moi, Tjenbé Réd c’est une règle de vie pour tous ceux qui, un jour, ont subi le reproche de leur différence & sont discriminés à cause de leur origine réelle ou supposée, de leur choix de vie ou pour toute autre raison. Une société est construite par ses différences. Son degré de civilisation se mesure à sa capacité de regarder ces différences avec indifférence. Nous en sommes encore loin mais Tjenbé Réd». (Rappelons ici, pour le lecteur ou la lectrice non créolophone, que Tjenbé Rèd est une expression de la vie courante en créole antillo-guyanais, qui signifie «Tiens bon», «Bon courage» ou «Accroche-toi».)

Un grand artiste guadeloupéen, Monsieur Rony Théophile, a donné une préface à son rapport 2009 : «Savoir accepter les différences… Est-ce une chose si difficile à comprendre ? C’est à croire que oui, puisque des hommes & des femmes dans certains pays continuent de refuser & de ne pas reconnaitre l’égalité des êtres. L’homophobie, le racisme sont des plaies qui grâce à des associations de soutien, d’information, de prévention, d’aide & de partage, comme Tjenbé Rèd, ont permis de les cautériser dans certaines de nos contrées.»

Victorin Lurel, alors député & président du conseil régional de Guadeloupe, aujourd’hui ministre des outre-mers, a ajouté, dans la préface qu’il a accordée au rapport 2010 de Tjenbé Rèd Prévention : «Le poids de la honte, du “an ba fey” est certes un peu moins lourd aujourd’hui. Pour autant, les questions de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, lorsqu’elles surviennent, sont encore vécues comme des drames, particulièrement dans nos familles.»

III. LE DÉBAT
SUR L’OUVERTURE
DU MARIAGE
& DE L’ADOPTION
AUX COUPLES DE MÊME SEXE
AU SEIN DES POPULATIONS
DES OUTRE-MERS
& DE LA DIVERSITÉ

Depuis 2005, les membres de la Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd dialoguent avec les opinions publiques ultramarines ou de la diversité afin de faire valoir différents arguments que nous tenions à exposer, bien certain/e/s que les associations généralistes LGBT se soucieraient d’elles comme d’une guigne, comme à l’accoutumée, & qu’elles ne fourniraient notamment aucun argument adapté aux éventuelles sorties homophobes de tel ou telle élu/e des outre-mers.

Cette certitude de ne pas être représenté/e/s par les associations généralistes LGBT n’est pas le fruit de la suspicion exacerbée qu’on prête volontiers, pour les diffamer, aux personnes des outre-mers ou de la diversité ; elle est au contraire le fruit de notre expérience puisque nous observons régulièrement que ces organisations refusent de prêter l’oreille à nos revendications. Nous en avons trouvé l’exemple le 31 octobre encore lorsque la ministre des droits des femmes, Mme Najat Vallaud-Belkacem, a pu présenter un plan gouvernemental «contre les violences & discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre», après deux mois de consultations auprès des associations LGBT, sans prononcer une seule fois les mots «outre-mers» : aucune de ces associations ne s’est émue que la ministre raye ainsi de la carte 3,6 millions de nos compatriotes (2,6 outre-mers, un million dans l’Hexagone).

Trois arguments sont avancés de façon récurrente parmi les Français/es d’outre-mers & de la diversité à l’encontre de l’ouverture du mariage & de l’adoption par les couples de même sexe : l’argument religieux ou pseudo-anthropologique (A), l’argument anthropologique ou pseudo-biologique (B), l’argument pseudo-culturel ou localo-localiste (C).

A. L’argument religieux
ou pseudo-anthropologique

«Un couple, c’est un homme & une femme (Dieu, Freud ou Lacan me l’a dit)». Une version apocalyptique de cet argument est parfois invoquée : «Je suis un élu chrétien & par définition je suis contre», déclare ainsi, le 20 mars 2007, l’élu archétypal Raymond Occolier, maire du Vauclin en Martinique, devenu depuis candidat malheureux aux sénatoriales & aux législatives, avec 3,95% des inscrits le 10 juin dernier dans la quatrième circonscription de Martinique. Il ajoutait : «Les gens qui veulent adopter, c’est pas compliqué, pourquoi ils ne font pas d’enfants ? Moi, j’ai trois filles, trois garçons ! Ils n’ont qu’à faire comme moi, ils n’ont qu’à faire des enfants ! C’est la loi de la nature, je crois. D’ailleurs, si vous regardez bien, scientifiquement, sans entrer dans les convictions religieuses, regardez bien la nature. Voyez, un corps d’homme est fait pour recevoir un corps de femme (sic), & c’est comme ça qu’on fait des enfants. Sauf s’il y a une autre solution ! Tout le monde deviendra “makoumè” & plus personne ne fera d’enfants. Mais comment la population martiniquaise va se reproduire ? Moi j’ai un problème là !»

Cet argument constitue un présupposé indémontrable de nature judéo-chrétienne : sa place est – éventuellement – à l’église ou au temple, pas dans la loi ; ce n’est pas le mariage religieux qui est demandé mais le mariage civil ; pour éviter le mariage homosexuel, il suffit de se marier avec quelqu’un du sexe opposé. En outre, les appareils religieux qui avancent ce discours sont peu crédibles : l’église catholique – pour ne prendre qu’elle – est composée d’hommes qui ne sont pas élus mais nommés & qui sont supposés n’avoir jamais approché de femmes ou eu d’enfants (semblant d’ailleurs approcher plus souvent ces derniers) ; elle a pendant des siècles légitimé l’esclavage ; elle porte par ailleurs un message évangélique qui devrait, semble-t-il, davantage mettre l’accent sur une parole telle que «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (ce qui est bien davantage le cas des personnes homosexuelles).

B. L’argument anthropologique
ou pseudo-biologique

«Un homme, une femme, c’est différent : on va casser les normes de genre». Ces normes ne sont-elles pas assez cassées comme ça, avec selon les communes ou les quartiers des pointes à 40% de familles monoparentales, avec un multipartenariat stable fondé sur l’adultère qui est une pratique honorée aux Antilles tant qu’elle reste discrète, avec plus d’un mariage sur deux qui finit par un divorce ? Ne faudrait-il pas les refonder ou même les abandonner comme jadis les normes de race, estimer plus important d’être humain que d’être mâle ou femelle, blanc ou noir ?

Par ailleurs, cet argument qui confond l’homosexualité & la stérilité réduit l’humanité au rang d’un troupeau. Une réponse susceptible d’être apportée touche à ces normes de genres qui constituent un carcan pour nos compatriotes ultramarins, qui entraînent bien souvent, particulièrement pour les départements français d’Amérique, que nous connaissons mieux, un taux plus élevé de familles monoparentales, de violences conjugales ou de multipartenariats stables (cette forme antillaise de polygamie).

Le mariage homosexuel aura ainsi pour bénéfice secondaire de permettre à nos compatriotes de remettre sur la table les normes de genre, la fabrique des petits mâles & des petites filles, qui conditionne les premiers à être brutaux & à partir & les secondes à tout accepter voire à chasser les hommes devenus pères. Finalement, il ne s’agit pas du mariage, il ne s’agit pas d’adoption. Il ne s’agit pas de rechercher quel pourcentage des personnes homosexuelles aurait réellement envie de se marier ou d’adopter, il ne s’agit pas d’aller débaucher quelques traîtres de classe qui iront dire qu’eux ne souhaitent pas se marier ou adopter. Ce n’est pas de cela dont il est fondamentalement question mais de dignité de la personne humaine, de respect, d’égalité. L’ouverture du mariage aux couples de même sexe permettra de remettre l’accent sur la devise de la République, «Liberté, égalité, fraternité» ; elle permettra de remettre l’accent sur l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 : «Tous les êtres humains naissent libres & égaux en dignité & en droits.» Cela bénéficiera à tous les Français d’outre-mers, à tous les Français, à tous les peuples qui nous font l’honneur parfois immérité de nous prendre comme modèle. L’ouverture du mariage aux couples de même sexe sera une chance pour les outre-mers.

Les populations des outre-mers ou de la diversité ont payé pour le savoir : des hommes & des femmes de couleur, parce qu’ils & elles étaient noir/e/s ou métis/ses, se voyaient privé/e/s d’état civil. Ils & elles se voyaient ainsi privé/e/s du droit d’élever leurs enfants, du droit de les reconnaître en mairie, du droit de se marier comme ils & elles l’entendaient. Ces temps sont à peu près révolus en ce qui concerne les personnes de couleur, du moins dans notre pays, & s’il leur arrive encore, exceptionnellement, de ne pas reconnaître tous leurs enfants ou de ne pas toujours se marier, ce n’est plus faute d’en avoir le droit. En revanche, une autre minorité continue à se trouver victime des mensonges ou omissions de la propagande universaliste française : les personnes LGBT n’ont toujours pas pleinement accès à l’état civil. Comme les indigènes hier, elles ne peuvent toujours pas se marier librement avec la personne de leur choix ; elles ne peuvent toujours pas reconnaître les enfants qu’elles ont souhaité élever avec leur compagne ou leur compagnon ; elles restent au regard de la loi de parfaites étrangères aux enfants qu’elles peuvent avoir élevé pendant des années.

Certains ont peut-être en mémoire ces scènes déchirantes de la série télévisée «Racines», où l’on voyait des enfants d’esclaves arrachés des bras de leurs parents au nom de la loi esclavagiste ; à peu de choses près, cette même scène est aujourd’hui toujours possible en France, au nom de la loi homophobe. Des enfants élevés par des couples de même sexe peuvent se voir confiés à de parfaits étrangers, au nom de la loi, si celui de leurs parents qui se voit lié à eux par le sang vient à décéder précocement, alors même qu’ils ont d’aussi puissants liens d’affection pour l’autre de leur parent que la loi homophobe française ne reconnaît pas encore comme tel : nous parlons bien d’une homophobie d’État, comme on parle parfois d’un racisme d’État ou comme on aurait pu parler hier d’un esclavagisme d’État, et, de la même façon que le racisme d’État ou l’esclavagisme d’État produit une condition nègre ou indigène dont il est bien délicat de gérer les conséquences, notamment au point de vue économique ou psychologique, l’homophobie d’État produit une condition LGBT faite de discrimination & finalement de violence symbolique & physique.

Cette situation porte atteinte au pacte républicain français puisque ce pacte, universaliste, est censé garantir l’universalité des droits à l’universalité de la communauté nationale. Non contente de compromettre l’égalité des droits, elle compromet aussi l’égalité des chances. Trop de familles sont, parmi les populations des outre-mers ou de la diversité, inutilement & durablement déchirées par la révélation, parfois forcée, de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre inopinée du petit dernier ou de la petite dernière, du mari ou de la femme, du père ou de la mère… Il est pourtant possible de construire sur ces instants si délicats autre chose que de la haine ou de la rancœur, de favoriser le dialogue, l’écoute, la compréhension, en un mot : le respect. C’est bien l’ensemble de la société qui aurait à gagner à renforcer ainsi ses liens & le respect de ces minorités : une jeune personne LGBT mise à la rue par sa famille au beau milieu de ses études aura davantage besoin de soutien public, aura moins de réussite scolaire, gagnera moins bien sa vie, paiera moins d’impôts, sera davantage exposée au risque suicidaire ou au risque d’exposition à diverses infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH.

Les Français/es d’outre-mers LGBT ne sont pas ailleurs, elles & ils ne sont pas à côté de la société, elles & ils ne sont pas «à la mer» comme un député martiniquais l’avait souhaité voici quelques années, dans une forme surprenante d’appel au génocide. Elles & ils sont parmi nous, elles & ils sont nos voisins, nos collègues de travail, nos enseignants, nos élèves, nos médecins, nos cuisiniers, nos parents, nos enfants. Elles & ils sont chabin/e/s, nèg nèg, métis/ses, békés, métro sans distinction de race ou de couleur. En vérité, les sociétés ultramarines savent bien tout cela. Pourquoi continuer à se faire peur ? Pourquoi continuer à se mentir ? Nous savons bien que le monde ne va pas s’effondrer demain avec le mariage homosexuel. Nous savons bien que les personnes homosexuelles qui souhaitent concevoir ou adopter des enfants ne sont pas des ogres sortis tout droit des contes de Grimm pour se livrer sur eux à des atrocités. Toutes les études scientifiques menées sur les enfants élevés par des couples homosexuels démontrent qu’ils présentent dans l’ensemble les mêmes caractéristiques que les autres. Nous savons bien que les homosexuels ne sont pas d’atroces pédophiles en quête de marmaille innocente. Nous savons bien, enfin, qu’il est plus important pour un enfant d’être élevé avec attention que d’être obligatoirement élevé par un homme & une femme ; il y a longtemps que nous aurions, sinon, introduit un permis de conduire l’éducation des enfants & que nous l’aurions retiré à toutes les personnes veuves qui élèvent leurs enfants ou, peut-être aussi, à bien des couples hétérosexuels. On interroge l’homoparentalité : ne faudrait-il pas aussi, par esprit de rigueur & d’équité, interroger l’hétéroparentalité ? Qui ne connaît pas, outre-mers ou partout ailleurs dans le monde, dans son voisinage ou parfois dans sa famille, des couples hétérosexuels dont tout le monde sait qu’ils battent leurs enfants ou qu’ils les élèvent avec négligence ? L’on tolère cela au nom de la sacro-sainte famille hétérosexuelle & l’on s’indignerait que des personnes homosexuelles vivant seules ou en couples élèvent avec constance & abnégation d’autres enfants ?

Les Français/es d’outre-mers savent tout cela mais étrangement, comme s’ils aimaient se faire peur, continuent à tolérer ou à publier dans les colonnes de nos journaux des clichés éculés qui annoncent la fin des temps pour demain si l’on ouvre le mariage aux personnes homosexuelles ou qui décrivent les parents homosexuels comme des «pervers narcissiques insouciant du bonheur de leurs enfants»… Nous aimerions voir les personnalités qui affirment cela se battre avec autant de vigueur contre des menaces bien plus réelles, celles qui pèsent sur notre environnement par exemple. Les embouteillages qui engorgent les chefs-lieux des départements & territoires d’outre-mers soir & matin sont de vrais dangers, pour l’environnement, pour le budget des ménages, pour la santé, pour la vie familiale ou culturelle : où sont les tribunes qui les dénoncent avec la même fréquence & la même virulence ?

C. L’argument
pseudo-culturel
ou localo-localiste

«C’est nos valeurs, à nous qui sommes d’ici». Les valeurs des sociétés ultramarines, issues de l’esclavage & du colonialisme, ne consisteraient-elles pas davantage à lutter contre toute forme d’abaissement de la dignité de telle ou telle catégorie d’êtres humains ?

La France est issue de l’esclavage & de la colonisation, à ceci près que les Français/e/s d’outre-mers sont, pour l’essentiel, issu/e/s de leurs victimes. Dès lors, les sociétés ultramarines se doivent à nos yeux de s’insurger contre les derniers résidus législatifs qui entérinent l’existence d’une sous-catégorie de citoyen/ne/s, notamment la prohibition actuelle du mariage homosexuel. Ces résidus consacrent le principe d’une homophobie qui s’y trouve trop souvent encore puiser sa légitimité. Plus encore, ces résidus entérinent l’idée que des êtres humains peuvent être inférieurs à d’autres à raison de ce qu’ils sont : cette idée même est la racine commune de toutes les discriminations & notamment de l’esclavage ou de la colonisation. Les personnes LGBT de la diversité ne sont pas ailleurs, à côté de la société : il convient de le dire & de leur faire toute leur place ; il convient de leur accorder le droit au mariage.

Ne pourrait-on interroger les sociétés ultramarines sur les raisons de que l’on pourrait appeler leur «grande frayeur» des personnes LGBT & de leur différence ? Existe-t-il une pureté hétérosexuelle ultramarine qui devrait être protégée de la contagion homosexuelle occidentale ? Les personnes homosexuelles & bisexuelles ultramarines cesseraient-elles d’être des personnes ou d’être martiniquaises ? Les pères & les mères, les fils & les filles qui, outre-mers, déclarent leur homosexualité ou leur bisexualité cessent-ils, cessent-elles d’être des pères ou des mères, des fils ou des filles ? De manière récurrente, que l’on pardonne cette précision mais il faut bien parler des choses telles que nos compatriotes en parlent, les discours ultramarins sur l’homosexualité finissent invariablement par atteindre leur point Godwin avec l’évocation de cette image d’un homme blanc qui sodomise un homme noir contre de l’argent. À tout point de vue réductrice, cette image par son existence démontre le besoin immense de pédagogie que présentent nos compatriotes ; elle démontre aussi que l’on peut voir dans leur frayeur homophobe le point de fixation déplacé, à tous les sens du terme, d’un antagonisme qui porterait en réalité sur autre chose, qui viendrait des conséquences culturelles & psychologiques de l’esclavage & de la colonisation, qui verrait – bien à tort – dans l’existence d’orientations sexuelles minoritaires la marque à effacer du viol fondamental constitutif de nos sociétés ultramarines.

CONCLUSION

Comme nous l’avons exposé, les «valeurs» martiniquaises ou, selon le cas, guadeloupéennes, guyanaises, réunionnaises, mahoraises ou autres seraient incompatibles avec le mariage des «makoumès», au nom de motifs de moins en moins précisés au fil du temps. On invoque désormais les «valeurs» sans toujours les définir mais il est bien évident qu’il s’agit dans l’immense majorité des cas de valeurs religieuses assez étrangères à la laïcité républicaine & que c’est bien cette dernière qui est en réalité visée.

Pourtant, le débat est en train d’évoluer & plus aucun responsable politique n’ose s’avancer à dire que «99%» des populations des outre-mers refuseraient la réforme envisagée si elle était soumise au vote populaire : il semble bien, selon divers sondages, qu’on s’approche désormais d’un partage & dix maires sur 24 seulement, par exemple, se prononçaient contre cette réforme sur l’île de la Réunion.

Nous affirmons que les choses avancent outre-mers, que les mentalités progressent. Pour autant, nous devons constater la grande disparité des situations, parfois à quelques centaines de mètres de distance, qui voit des espaces d’acceptation se développer alors que des violences les plus ultimes persistent à côté. Le 6 août dernier pourtant, alors que trois de nos bénévoles siégeaient en conseil d’administration de notre pôle régional Guyane, ils ont reçu l’appel téléphonique alarmant de notre responsable en Martinique, Willy Medhi Mélinard. Celui-ci leur a expliqué avoir été victime d’une agression homophobe au domicile familial : il a ajouté que son bras saignait & qu’il s’était barricadé dans sa chambre, par crainte d’une nouvelle agression. Pendant quatorze minutes, ces trois bénévoles l’ont écouté, lui ont conseillé d’appeler la police ou les pompiers mais comment porter plainte contre sa famille lorsque l’on est économiquement contraint de vivre à son domicile & que l’on serait sinon à la rue ? Les jours suivants, nos bénévoles ont tenté de le joindre afin de savoir s’il avait pu trouver le sommeil, si la situation était revenue à la normale. En vain : Willy est mort le 7 août. Il aurait été trouvé dans son lit, victime d’une «rupture d’anévrisme». Si nous avions disposé des fonds nécessaires à un taxi & à une chambre d’hôtel, peut-être serait-il encore vivant. Par son humanité, par sa douceur, par son sens de l’écoute, par sa finesse d’esprit (lui qui était officiellement handicapé psychique, il avait pu, trois semaines avant sa mort, corriger avec nous le texte d’une conférence de quinze pages sur le mariage & l’homoparentalité), Willy nous manque.

Ces lignes lui sont dédiées, ainsi qu’au militant LGBT Alain Oncins mort également en Martinique en 2012 en des circonstances non moins dramatiques : Martiniquais de cœur engagé dans la lutte contre les homophobies, ayant lui-même adopté deux enfants martiniquais qui depuis sont devenus deux jeunes adultes parfaitement épanouis, il a été assassiné à son domicile. La sauvagerie de l’acte laisse penser qu’il n’était pas exempt de motivation homophobe, de cette vague de rage homophobe qui peut envahir certaines personnes lorsqu’elles ont l’impression d’être confrontées au mal incarné ou sinon à une forme de sentiment qui les trouble elles-mêmes de façon intime & qu’elles ne peuvent envisager d’accepter, en raison des préjugés qui les empoisonnent.

C’est dans un tel contexte qu’interviennent notre fédération & ses organisations. Nous n’appelons à aucune vengeance mais nous attendons la justice & nous attendons que certaines personnes fassent retour sur elles-mêmes & se demandent si les propos insensés, haineux qu’elles ont tenus publiquement depuis des années n’ont pas contribué à faire basculer des esprits faibles ou fragiles vers de tels passages à l’acte.

Les délires homophobes ne polluent pas seulement les ondes ou les colonnes de nos journaux : ils polluent aussi les esprits, ils tuent. Les mots peuvent tuer. La haine peut tuer. À cela un seul remède : la réflexion, l’ouverture d’esprit & d’abord la fin de l’homophobie d’État, la fin de l’appareil législatif homophobe, le changement de la législation sur le mariage & sur l’adoption.

C’est pourquoi nous avons l’espoir que les député/e/s d’outre-mers ne jouent pas de nouveau, comme le 9 octobre 1998 lors du premier vote avorté sur le pacs, la comédie de la chaise vide, le jour des votes à venir sur ce changement législatif dont, pour le symbole, le projet sera défendu par une Guyanaise. Les outre-mers aspirent à entrer dans la modernité : qu’ils confirment cette évolution, qu’ils n’en restent pas à des préjugés archaïques, à des préjugés qui tuent, à des préjugés qui blessent, qui divisent nos familles, qui exilent une partie de notre jeunesse. Confirmez l’entrée des outre-mers dans le troisième millénaire, de tous les outre-mers, sans laisser personne au bord du chemin, aucun noir, aucun mulâtre, aucun coolie, aucun béké, aucun métro, aucun makoumè ! Votez l’ouverture du mariage & de l’adoption aux couples de même sexe ! Prenez part à la mise à bas de ce dernier reliquat d’une idéologie jumelle de l’idéologie esclavagiste & colonialiste ! Ne restez pas en marge de cette avancée, qu’ils n’envoient pas aux Français/es d’outre-mers LGBT le message qu’ils ne seraient ni pleinement Française/es, ni pleinement des outre-mers ! Ce serait délétère, cela serait si peu conforme au message humaniste d’Aimé Césaire… Montrez que les Français/es d’outre-mers n’ont plus ces peurs archaïques liées à la terreur des premiers âges de l’humanité face à l’ampleur de la mortalité maternelle & infantile, puisqu’il s’agit aussi de cela, puisque les racines les plus primitives de l’homophobie viennent de ces temps où les enfants mourraient comme des mouches, où l’on ne connaissait pas les mécanismes biologiques de la fécondité & où l’on s’imaginait confusément qu’une personne qui était sexuellement attirée par les personnes de même sexe était responsable, par une sorte d’insulte aux dieux, de cette situation. Montrez que nous n’avons plus peur de ces peurs ancestrales. Au repli du «an bafey» hérité de la période esclavagiste où effectivement il valait mieux être an bafey, préférons l’ouverture plus contemporaine & plus souriante d’une autre philosophie dont les ressorts existent aussi dans la culture créole : «tout’ moun’ sé moun’».

La proposition n°14 de notre livre blanc des 18 septembre / 31 octobre est formulée comme suit : «Total Respect demande l’égalité en droit & dans le droit. Nous demandons ainsi l’ouverture du droit au mariage & à l’adoption pour les couples homosexuels, notamment en matière de présomption de paternité & de PMA (procréation médicalement assistée) [...]. La loi doit devenir indifférente au genre, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre & si des réserves éthiques devaient être formulées relativement à la PMA (la question du droit d’accès aux origines n’est pas neutre pour une association comme la nôtre, qui a également pour objet social de porter la mémoire des victimes de la traite négrière & de l’esclavage, arrachées à leur familles à chaque génération), rien ne justifierait que des conditions d’accès différentes soient maintenues pour les personnes ou les couples homosexuels.»

La France doit suivre l’exemple de l’Afrique du Sud qui a non seulement ouvert le mariage à tous les couples mais qui a inscrit dans sa Constitution le principe de non discrimination à raison de l’orientation sexuelle.

En outre, comme nous l’indique la proposition n°15 de notre livre blanc, «nous demandons aussi l’élargissement de la loi contre les propos homophobes aux propos visant non les personnes lesbiennes, gaies & bi mais l’orientation sexuelle (afin de mettre un terme à la jurisprudence Vanneste de la Cour de cassation qui permet de réprouver l’homosexualité mais pas les homosexuel/le/s)».

Notre proposition n°23 : «Total Respect demande l’élargissement de la loi contre les propos homophobes aux propos transphobes & aux propos visant non les personnes trans mais l’identité de genre (afin de mettre un terme à la jurisprudence Vanneste de la Cour de cassation qui permet de réprouver l’homosexualité mais pas les homosexuel/le/s).»

Le mariage pour tous doit ainsi être le début d’une nouvelle phase dans la lutte contre les discriminations en France & doit notamment permettre de lancer enfin la lutte contre les discriminations croisées, paradigmes de la discrimination.

La fin de l’homophobie d’État est nécessaire. Le mariage homosexuel & l’homoparentalité figurent parmi les engagements du président de la République, François Hollande, pris devant le peuple français avant son élection, notamment par une lettre qu’il nous adressait le 16 avril. Les vingt-sept député/e/s élu/e/s outre-mers auront à se prononcer : nous formulons le vœu que MM. Ibrahim Aboubacar, Bruno Nestor Azerot, Mmes Ericka Bareigts, Huguette Bello, Chantal Berthelot, MM. Ary Chalus, Édouard Fritch, Jean-Claude Fruteau, Daniel Gibbs, Mme Annick Girardin, MM. Philippe Gomes, Éric Jalton, Mme Sonia Lagarde, MM. Patrick Lebreton, Serge Letchimy, Mme Gabrielle Louis-Carabin, MM. Alfred Marie-Jeanne, Jean-Philippe Nilor, Mme Monique Orphé, MM. Thierry Robert, Boinali Saïd, Gabriel Serville, Jonas Tahuaitu, Jean-Paul Tuaiva, Mme Hélène Vainqueur-Christophe, MM. David Vergé & Jean-Jacques Vlody votent l’ouverture du mariage & de l’adoption aux couples de même sexe. En effet, plus que d’autres, les outre-mers ont besoin d’un tel vote.

L’homophobie d’État qui persistera en France tant que la loi continuera à distinguer à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre est une insulte à l’histoire & aux valeurs du «pays des droits humains» ; elle compromet l’égalité des droits ainsi que l’égalité des chances supposément garanties par son universalisme proclamé. Il est donc nécessaire d’y mettre un terme.

RÉFÉRENCES

A. Presse & documents

[A6] 7 décembre 2012 – Demande de contribution écrite relative au projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe (par M. Erwann Binet, député de l’Isère, rapporteur du projet de loi)

www.tjenbered.fr/2012/20121207-89.pdf

[A5] 13/15 novembre 2012 – «Le mariage homosexuel est une chance pour l’outre-mer» (France-Antilles | France-Guyane)

www.martinique.franceantilles.fr/une/le-mariage-homosexuel-est-une-chance-pour-l-outre-mer-181401.php

www.franceguyane.fr/regions/guyane/tjenbe-red-le-mariage-homosexuel-est-une-chance-pour-l-outre-mer-144195.php

www.domtomnews.com/v1/le-mariage-homosexuel-est-une-chance-pour-outre-mer/

www.tjenbered.fr/2012/20121115-98.pdf (France-Antilles Martinique, sans commentaires)

www.tjenbered.fr/2012/20121113-99.pdf (France-Antilles Martinique, avec commentaires)

www.tjenbered.fr/2012/20121115-97.pdf (France-Antilles Guadeloupe)

www.tjenbered.fr/2012/20121115-99.pdf (France-Guyane)

[A4] 7 novembre 2012 – Projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, présenté au nom de M. Jean-Marc Ayrault, premier ministre, par Mme Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice

www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/projets/pl0344.pdf

www.tjenbered.fr/2012/20121107-99.pdf

[A3] 22/23 septembre 2012 – Mariage gay : pour ou contre ? (France-Antilles Guadeloupe)

www.tjenbered.fr/2012/20120922-99.jpg

www.tjenbered.fr/2012/20120922-98.jpg

www.tjenbered.fr/2012/20120922-97.jpg

[A2] 22/23 septembre 2012 – Mariage gay : que disent nos élus ? (France-Antilles Martinique)

www.tjenbered.fr/2012/20120922-89.jpg

www.tjenbered.fr/2012/20120922-88.jpg

www.tjenbered.fr/2012/20120922-87.jpg

www.tjenbered.fr/2012/20120922-86.jpg

www.tjenbered.fr/2012/20120922-85.jpg

www.tjenbered.fr/2012/20120922-84.jpg

[A1] 8 novembre 2012 – Le mariage homosexuel divise les maires de l’île (Journal de l’île de la Réunion)

www.clicanoo.re/346074-le-mariage-homosexuel-divise-les-maires-de-l-ile.html

www.tjenbered.fr/2012/20121108-99.pdf

B. Nos positions

[B4] 18 septembre / 31 octobre 2012 – «Les personnes LGBT de couleur existent : les politiques publiques doivent (enfin) en tenir compte» – Livre blanc remis le 18 septembre 2012 en sa première version puis le 31 octobre 2012 en sa version définitive par la Fédération Total Respect | Tjenbé Rèd à Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes & porte-parole du gouvernement, dans le cadre de la mission gouvernementale lancée le 4 septembre 2012 contre les violences & discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre

www.tjenbered.fr/2012/20120918-99.pdf

[B3] 15 septembre 2012 – Droit au mariage : qui veut diviser le peuple martiniquais ? – Communiqué de presse n°TRP2012-14G

www.tjenbered.fr/2012/20120914-00.pdf

www.tjenbered.fr/2012/20120914-00.jpg

www.fb.com/225573240905297

https://twitter.com/tjenbered/status/246940813857275904

[B2] 12 septembre 2012 – Mariage : Tjenbé Rèd Guyane salue l’engagement de Christiane Taubira pour l’égalité ! – Communiqué de presse n°TRP2012-14F

www.tjenbered.fr/2012/20120912-00.pdf

www.tjenbered.fr/2012/20120912-00.jpg

www.fb.com/464693526886883

https://twitter.com/tjenbered/status/245860026646929408

[B1] 17 avril 2012 – Présidentielle : François Hollande soutient cinq revendications de Total Respect – Communiqué de presse n°TRF2012-11F

www.tjenbered.fr/2012/20120417-10.pdf [fr]

www.fb.com/10150671566943693 [fr]

www.lafaac.com/easyblog/hollande [fr]

www.people-bokay.com/presidentielle-2012-francois-hollande-soutient-5-revendications-de-total-respect/ [fr]

C. L’avis des élus
& de la société civile

[C8] 1er août 2011 – Préface accordée par M. Victorin Lurel, député & président du conseil régional de Guadeloupe, au rapport 2010 de Tjenbé Rèd Prévention

www.tjenbered.fr/2011/20110801-89.pdf

[C7] Préface accordée par M. Patrick Karam, alors délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français/es d’outre-mer, conseiller régional d’Île-de-France, chevalier dans l’Ordre national du Mérite, à notre rapport 2009

www.tjenbered.fr/2010/20100614-98.pdf

[C6] Préface accordée par M. Rony Théophile, artiste guadeloupéen, à notre rapport 2009

www.tjenbered.fr/2010/20100614-97.pdf

[C5] Préface accordée par Me Alice Nkom, avocate au Cameroun, présidente du Cofenho (Collectif des familles d’enfants homosexuels) & de l’Adéfho (Association de défense des homosexuels), à notre rapport 2008

www.tjenbered.fr/2009/20090612-97.pdf

[C4] Préface accordée par M. Jean-Claude Cadenet, délégué général à l’outre-mer de la ville de Paris, à notre rapport 2008

www.tjenbered.fr/2009/20090612-98.pdf

[C3] Préface accordée par M. Serge Letchimy, député de la Martinique & alors maire de Fort-de-France, à notre rapport 2007

www.tjenbered.fr/2008/20081110-59.gif

[C2] Préface accordée par Mgr Jacques Gaillot, évêque de Parténia, à notre rapport 2007

www.tjenbered.fr/2008/20080827-99.pdf

[C1] Préface accordée par M. Bruno Spire, président de Aides, à notre rapport 2007

www.tjenbered.fr/2008/20080904-89.pdf

D. Photographie

[D] Photographie prise le 17 juillet 2010 lors d’une action de prévention contre le sida menée au bois de Vincennes à Paris par les bénévoles de l’association Tjenbé Rèd Prévention. De gauche à droite : un sympathisant souhaitant conserver l’anonymat (de dos) ; Kevin Isles, administrateur national (de face) ; B…, sympathisant souhaitant conserver l’anonymat (de dos) ; Gwladys Pallas, vice-présidente nationale (de face), une sympathisante (de face) ; Teddy Jacques, administrateur national (de dos) – Libre de droits sous réserve de mention de la source : Tjenbé Rèd Prévention, 2010

www.tjenbered.fr/2010/20100717-79.jpg

LA FÉDÉRATION TOTAL RESPECT | TJENBÉ RÈD RASSEMBLE 15 ORGANISATIONS & 2.115 HOMMES & FEMMES CONTRE LES RACISMES, LES HOMOPHOBIES & LE SIDA :

1. Alu | Asociación de Latinos unidos (Fort-de-France) ; 2. Can | Collectif Non à Guerlain ! Non à la négrophobie ! – Collectif anti-négrophobie (Paris) ; 3. Couleurs gaies | Centre LGBT (lesbien, gai, bi & trans) Metz Lorraine-Nord ; 4. Équinoxe (Martinique) ; 5. Homo-Sphère | Association gay & lesbienne de Nouvelle-Calédonie ; 6. Mama Bobi (Saint-Laurent-du-Maroni, Guyane) ; 7. Nariké M’sada (Mayotte) ; 8. SLD | Sida – Les liaisons dangereuses (Saint-Martin) ; 9. TRP | Tjenbé Rèd Prévention | Association africaine & ultramarine LGBT (Paris / Caraïbe) ; 10. Vela | Vigilance lesbienne, gaie, bi, trans & intersexe Aix-en-Provence {membres titulaires} ; 11. CPSS | Comité de promotion de la santé sexuelle (Nouvelle-Calédonie) ; 12. Contact Moselle ; 13. Les Enfants d’arc-en-ciel – Lorraine (L’asso de la famille & de la future famille homoparentale) ; 14. Femmes & violences conjugales (Nouvelle-Calédonie) ; 15. Solidarité Sida Nouvelle-Calédonie {membres observateurs} | Courriels : federation@tjenbered.fr | MSN : tjenbered@hotmail.fr | Site Internet : tjenbered.fr/federation | Myspace : myspace.com/tjenbered | FB : fb.com/federationtotalrespect | Ligne d’écoute : +596 (0)6 96 32 56 70 | +33 (0)6 10 55 63 60 | (24h/24, répondeur à certaines heures) | Siège social : Pont-Madeleine, F-97211 Rivière-Pilote | Association loi 1901 fondée le 15 mars 2005, déclarée le 14 juin 2005 | Journal officiel du 9 juillet 2005

Aidez-nous à financer nos actions : http://soutenir.totalrespect.fr/