
25 juillet 2010 - Un bénévole de Tjenbé Rèd lors d’une action de prévention contre le VIH et le sida à Paris, bois de Vincennes
Tjenbé Rèd demande que la XIXème conférence internationale contre le sida ne se tienne pas aux États-Unis d’Amérique, comme prévu en 2012, si l’entrée de leur territoire restait interdite aux travailleuses et travailleurs du sexe ou aux personnes usagères de drogues.
À l’initiative notamment du Change (Center for health and gender equity, Centre pour la santé et la parité, États-Unis d’Amérique), Tjenbé Rèd exprime cette demande dans une lettre adressée à l’IAS (International AIDS Society, Société internationale contre le sida) par 113 organisations à travers le monde dont, en France, Aides ou le Strass (Syndicat du travail sexuel).
Ces organisations soulignent notamment que même si un système de visas dérogatoires était accordé, comme envisagé, la législation actuelle des États-Unis d’Amérique ferait peser un risque inacceptable sur les personnes concernées car elle impliquerait la constitution d’un fichier de ces personnes.
Alors que les États-Unis d’Amérique seront, en 2012, en pleine campagne électorale, un tel fichier serait susceptible d’être instrumentalisé par certains candidats voire communiqué, en cas d’alternance politique, aux pays d’origine des personnes concernées avec tous les risques juridiques, sanitaires ou sociaux que l’on pourrait alors imaginer.
- Par David Auerbach Chiffrin, citoyen français, fondateur de Tjenbé Rèd, association de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida en Outre-Mer et dans l’Hexagone |
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Un commentaire
C’est inadmissible David, les bénévoles doivent être rémunérés
, au prix de la banane…Kinbé rèd !