Nos combats LGBT

Par Christine Le Doaré, présidente du Centre LGBT Paris de 2005 à fin juin 2012

Aprés quelques années à la présidence du Centre LGBT Paris IdF, la page est tournée. Je ne me suis pas représentée et une nouvelle équipe est sur le pont. Comme vous tous, je suivrai avec beaucoup d’intérêt l’action et le développement du Centre LGBT Paris IdF et continuerai d’être impliquée dans nos luttes et plus globalement pour les droits et libertés, des femmes et des LGBT au premier chef, des minorités discriminées également.
Pour de nouvelles aventures, désormais, c’est ici :

http://christineld75.wordpress.com/about/

A bientôt !
Christine Le Doaré

Qui suis-je ?

Le monde sera humain lorsqu’il se sera libéré du patriarcat et de toutes les formes d’oppression exercées à l’égard des femmes et des enfants ; lorsque chacun-e sera respecté-e pour sa ou ses différences, de genre, d’orientation sexuelle, d’origine…

Christine Le Doaré, juriste dans ma vie professionnelle, j’ai présidé SOS homophobie, de 1997 à 2002, le Centre LGBT Paris IdF, de 2004 à juin 2012, ai été membre du Bureau Exécutif de l’ILGA-Europe (International lesbian and gay association), de 2006 à 2010… et je reste engagée, au sein d’autres associations et dans la vie.

Sur Facebook : Christine Le Doaré – Sur Tweeter : @ChLeDoare

Sommaire des articles

-La prostitution GAY, différente ou pas ? Parlons-en !
Prostitution et société , Prostitution féminisme et droits LGBT
Escorts, prostitués, prostitution gay, tapins, STRASS, système patriarcal, domination masculine, néo-libéralisme
27/02/2013

-GPA, depuis quand l’Etat Français cède t-il au chantage par voie de circulaire ?
coup de gueule , Droits LGBT et société , Féminisme et société
Chantage, Circulaire, CirculaireGPATaubira, enfants, GPA, mariagepourtous, nationalité française, Taubira

-Prostitution et médias
Coup de gueule, prostitution et société,
abolition, Economie Matin, journalisme, légalisation, médias, prostitution, Sylvain Reboul
23/01/2013

-EEVL, abolition du délit de racolage ? Oui, mais pas seulement !
Prostitution et société
EELV, Europe Ecologie Les Verts, Les Verts, abrogation délit de racolage public, proposition de loi, prostitution, réglementation, abolition
21/01/2013

-Indécente instrumentalisation des luttes LGBT par Morgane Merteuil
Coup de gueule, Prostitution,féminisme et droits LGBT
Morgane Merteuil, STRASS, instrumentalisation, récupération, prostitution, droits LGBT, égalité des droits, mariagepourtous
16/01/2013

-Vite, la loi !
Coup de gueule, Droits LGBT et société, Féminisme et Droits LGBT : mobilisation anti-égalité des droits, anti-mariagepourtous, homophobie,lesbophobie, religieux, politiques, médias,
13/01/2013

- Elisabeth Badinter et Irène Théry ou la caution intellectuelle du système patriarcal
Féminisme et société : GPA, PMA, Prostitution, mise à disposition du corps des femmes, apppropriation du corps des femmes, féminisme, caution intellectuelle, Elisabeth Badinter, Irène Thery, système patriarcal
20/12/2012

- Au fond, qui estime vraiment les personnes prostitué-e-s ?
prostitution et société: prostitution, abolition, estime, considération, respect, système patriarcal, exploitation, esclavage
18/12/2012

- Manipulation, calomnies et menaces, pourquoi sont-ils indignes ?
Prostitution et société, Prostitution féminime et droits LGBT : abolition, activistes réglementaristes, exploitation, néolibéralisme, système prostitutionnel, comportements inavouables
27/11/2012

-Violences faites aux femmes, un pansement sur une gangrène ?
Féminisme et société : 25 novembre journée contre les violences faites aux femmes, système patriarcal, domination masculine, abolition, féminisme
23/11/2012

- Masculiniste et gay, c’est possible
Egalité des droits, ouverture du mariage aux couples de même sexe,
pour garder le cap, mieux vaut avoir le cœur et les convictions solidement amarrées.
Droits LGBT et féminisme, Droits LGBT et société, Coups de gueule : égalité des droits, mariagepourtous, lesbophobie, violence sexiste et lesbophobe, masculinisme
21/11/2012

- Mariage pour tous, la nausée
Droits LGBT et société : égalité des droits, mariage pour tous, stratégie,
13/11/2012

- Aux assises de Créteil, scandaleuse indulgence pour les violeurs
Féminisme et société : Assises de Créteil, viols collectifs, domination masculine, verdict inique, domination masculine,
11/10/2012

-Caroline Fourest empêchée de parler à la fête de l’Huma, simple incident, vraiment ?
Coup de gueule & Féminisme et société : Caroline Forest, Fête de l’Huma, Front National, intégristes, sabotage
17/09/2012

- Pour se libérer, Morgane « Merteuil » va devoir choisir
Prostitution et société : prostitution, abolition, féminisme, STRASS, Morgane Merteuil,
05/09/2012

- Pussy Riots – faut pas pousser !
Féminisme et société : démocratie, liberté d’expression, partouzes, pornographie, Poutine, Pussy Riots, punk révolution, Voina
13/08/2012

– Coup de tampon réglementariste !
Prostitution féminisme et droits LGBT : prostitution, abolition, réglementation, féminisme, Ketelbuters,
23/07/2012

- Les quatre lettres du sigle LGBT
Féminisme et Droits LGBT : bilan, engagement, LGBT, féminisme, divergences, manque de solidarité et inter-activité
01/06/2012

- Présidentielles 2012, remettre le contrat social et l’égalité des droits au cœur de nos vies.
Droits LGBT et société : égalité des droits & libertés, contrat social, présidentielles 2012
21/04/2012

-Un rassemblement sous le signe des retrouvailles
Droits LGBT et société : Centre LGBT, Inter-LGBT, rassemblement/fusion
21/01/2012

Lettre ouverte à un « escort boy, tapin occasionnel…»
Prostitution féminisme et droits LGBT : prostitution gay, Présidence Centre LGBT Paris, escort boy, menaces
15/12/2011

Quelle mixité ?
Féminisme et Droits LGBT : LGBT, mixité, patriarcat / sexisme
28/11/2011

Pension de réversion pour les couples Pacsés, juste ou injuste ?
Droits LGBT et société : droits sociaux dérivés, droits sociaux individualisés, pacs, pension de réversion
18/10/2011

En mouvement
Féminisme et société : DSK, féminisme, patriarcat, violences faites aux femmes, viols
27/09/2011

ASYMETRIE REPRODUCTIVE ET GESTATION POUR AUTRUI (GPA)
Féminisme et Droits LGBT : désir d’enfant, droits des femmes, droits LGBT, homoparentalité, orientation sexuelle, parentalité, reproduction, GPA, appropriation du corps des femmes, féminisme
30/05/2011

Liberté ? Oui, mais en toute égalité !
Féminisme et Droits LGBT & Féminisme et société : DSK, agression sexuelle, complicité patriarcale, domination masculine, sexisme des gays, viol
18/05/2011

Les ayatollahs de l’intérieur
Droits LGBT et société & Féminisme et Droits LGBT : affiche Coq Marche des Fiertés, Café lunettes rouges, névroses, personnalisation / présidence Centre LGBT Paris, opposants / ultra minoritaires
25/04/2011

« Putophobe » ou STRASSphobe ?
Féminisme et Droits LGBT & Prostitution féminisme et droits LGBT : abolition / réglementation, exploitation, industries du sexe, mixité d’apparence, queer, « pro-sexe », prostitution, relativisme culturel, STRASS
17/03/2010

Non, votre féminisme n’est pas nouveau !
Féminisme et Droits LGBT & Féminisme et société & Prostitution féminisme et droits LGBT : 8 mars, droits des femmes, industries du sexe, « pro-sexe », queer, sexualité, prostitution, abolition
02/03/2010

La Marche des Fiertés est toujours d’actualité !

patchworkLa Marche des Fiertés est toujours d’actualité !

Marcher, pour l’égalité des droits bien sûr, mais pas seulement.

Les premières marches pour le respect et les droits des personnes homosexuelles et trans. ne datent pas d’hier ; la première marche homosexuelle indépendante a eu lieu à Paris, le 25 juin 1977, puis à l’appel du CUAHR (Comité d’Urgence anti-répression homosexuelle), à nouveau en 1979 et 1980. A partir de 1981 la Gay Pride, puis Lesbian and Gay Pride et enfin Marche des Fiertés, a eu lieu chaque année.
Certes, au 21è Siècle, en France, la situation a évolué mais les différences ne sont pas acceptées si facilement, les mentalités évoluent lentement, même si peu à peu, les sondages le démontrent, la majorité des français est favorable à l’égalité des droits.

Néanmoins, même dans l’emblématique quartier du Marais, il arrive plus souvent qu’on ne le pense, que des personnes LGBT soient raillées, menacées et aussi agressées.
Le rejet au sein des familles pénalise toujours et parfois de façon dramatique, de nombreux jeunes et moins jeunes ; les discriminations, en particulier dans le monde du travail, ne régressent que très lentement ; la liste est longue et serait fastidieuse à dresser de façon exhaustive.

Les dispositifs de lutte contre les discriminations et les violences sont insuffisants ; les dommages causés par les préjugés homophobes, lesbophobes et transphobes et leurs conséquences, sont sous-évalués et non adressés.
L’éducation nationale, les ministères du travail et de la santé en particulier, devront y consacrer plus de moyens qu’ils ne l’ont fait jusqu’alors.

Les personnes LGBT ne sont pas des citoyens de seconde zone aussi, l’égalité des droits n’est-elle pas négociable ; en outre, l’égalité devant la loi possède une vertu pédagogique : notre société doit admettre que tous les êtres humains, indifféremment de leur orientation sexuelle et identité de genre, tous les couples et toutes les familles, doivent disposer de la même sécurité juridique, des mêmes droits et obligations.

Les droits et libertés des minorités profitent globalement à une société de progrès qui n’en devient que plus juste, plus libre et plus humaine.
Nous marcherons aussi en solidarité avec toutes les personnes LGBT rejetées, harcelées et assassinées, de par le monde.

Contre l’homophobie, la lesbophobie, la bi-phobie et la transphobie, contre le sexisme qui fait le lit de l’homophobie, contre la stigmatisation des minorités, le Centre LGBT Paris IdF, défilera combatif mais confiant, les promesses électorales du nouveau gouvernement en tête et conscient des forces du mouvement LGBT pour les rappeler, le cas échéant.

Le samedi 30 juin prochain, la Marche des Fiertés parisienne s’élancera à 14h de Montparnasse.

Dans la Marche, rejoignez le char des « super-héros » du Centre LGBT Paris IdF emporté par les DJ Dag Rox et son collectif !

En attendant, nous vous invitons à participer à notre semaine de programme spécial Marche, du 22 au 28 juin, dans nos locaux : www.centrelgbtparis.org & Centre LGBT Paris-IdF sur Facebook.

- Vendredi 22 juin de 21h à 1h

Before Super-héros party!
Pour fêter le char du Centre LGBT Paris à la Marche des Fiertés 2012 : Une super soirée avec les décors et les masques des super-héros !

Venez déguisés ou pas, DJ’s pop-house acidulée,

PAF : 3 €, buffet gratuit, bières et softs à prix d’ami-e-s

- Mercredi 27 juin, à 19h à 20h

Projection exposition éphémère de Photos « Super-héros » de la Marche des fiertés de Bogota en Colombie.

A ne pas manquer.

- Mercredi 27 juin, à 20h

Rencontre – débat sur l’homoparentalité
Les auteurs des parutions de l’année sur l’homoparentalité, sont invités à présenter leurs travaux et à en débattre avec le public.
Eric Garnier, pour L’homoparentalité en France (éd. Thierry Marchaisse), Martine Gross pour Qu’est-ce Que L’homoparentalité ? (Poche Payot Parution), etc.

Entrée libre

- Jeudi 28 juin, à 20h

Soirée Les Chroniques mauves
A la rencontre de l’équipe du roman graphique Les Chroniques mauves
Projection de planches, rencontre – débat et dédicaces

Les Chroniques mauves racontent les histoires de vie et les aventures parallèles de 3 générations de femmes lesbiennes sur une soixantaine d’années. Dessiné par 5 illustratrices différentes, ça commence en 1950 à la naissance de Christiane (« Chris ») et ça se termine au moment de la Marche des Fiertés à Paris en 2011. Cette diversité graphique et créative qui sera projetée et expliquée sur les murs du Centre LGBT, permet de mettre en relief la diversité des lesbiennes et des contextes qu’elles affrontent.

Très belle soirée en perspective.
Entrée libre

- Samedi 30 juin à 14h,

Marche des Fiertés « 2012, l’égalité n’attend plus ! «

Fête et revendications !
Rejoignez le char des Super-héros à la Marche des Fiertés 2012, DJ Dag Rox et son collectif, son et ambiance assurés !

Les 3 militantes de FEMEN enlevées, retrouvées

2055140_femen-afp_650x3001-300x138Il semblerait qu’elles aient été retrouvées, c’est ce qu’indique quelques lignes sibyllines sur leur page Facebook. Mais ce n’est pas pour cette raison qu’elles n’ont pas été soutenues, aucune des ONG, ni site en ligne contactés n’étaient informés du fait ou hypothèse qu’elles avaient été retrouvées.

Elles ne bénéficient pas, malgrès ce qu’elles subissent, de campagne de mobilisation internationale ni de manifestation de soutien… Un silence, de plomb.
Les grandes ONG de défense des Droits Humains et les sites de pétition en ligne qui mobilisent en quelques clics les internautes du monde entier n’ont-ils jamais connaissance des informations relatives aux violences et enlèvements dont elles sont victimes ou ces faits les laissent-ils de marbre ?

La nuit de vendredi dernier, Alexandra Shevchenko, Anna Bolshakova et Yana Zhdanova, trois militantes de la branche ukrainienne des FEMEN, ces femmes qui protestent torse nu contre le tourisme sexuel, parce qu’elles espèrent ainsi attirer l’attention des médias et donc s’assurer une relative protection, ont été kidnappées à Donetsk en Ukraine, là où allait avoir lieu le match de l’Euro 2012 contre la France.
Le 21 mai dernier, elles avaient confisqué quelques instants la coupe de l’Euro 2012.

Il faut le rappeler, pour l’occasion, les mafias avaient ouvert de nombreux « bordels » en ville. Elles protestaient contre une prostitution industrielle et mafieuse qui accompagne les compétitions de football.

Des membres des FEMEN avaint déjà été enlevées et torturées, notamment en décembre dernier après avoir défié l’autorité du président Biélorusse Alexander Lukashenko et relâchées en pleine nuit et en pleine forêt.

The Guardian, The Independant et en France l’Express.fr, le Parisien et 20 minutes ont couvert l’évènement samedi, après qu’au siège de l’organisation à Kiev, des responsables aient contacté les médias pour les informer de l’enlèvement de leurs camarades et de leur profonde inquiétude.
Sur le site Internet de FEMEN, il est porté que les hommes qui les ont enlevées pourraient appartenir aux forces de sécurité ukrainiennes ou aux services spéciaux.

Pourtant depuis, rien, le slence, aucune campagne de soutien n’avait été lancée. Puis il semble qu’elles aient été retrouvées ; heureusement pour elles car elles ne semblent pas dignes de la solidarité internationale.

Dans ce qui semble être l’indifférence la plus générale, ces femmes qui militent non sans danger, dans des pays où la condition des femmes est tout de même peu enviable, la violence et les viols domestiques sont des fléaux nationaux, où le tourisme sexuel et la prostitution mafieuse est d’une extrême violence, ont pour se protéger, attiré l’attention des médias en organisant des happenings torses nus.

Il faut croire que même cet artifice ne les protège pas, certes les médias s’y intéressent parce que c’est nouveau et pour certains « provocateurs », mais elles peuvent être enlevées, torturées, sans que les grandes ONG ou sites de pétitions en ligne ne s’émeuvent.
Pourquoi ?

Certes ces féministes se battent contre les industries du sexe, le tourisme sexuel et la prostitution, terrain dangereux et pas si consensuel qu’on veut bien le croire.

Certes, les mafias et le KGB ne sont jamais étrangers aux sévices qu’elles subissent, pourtant, ce ne sont pas les seules dans cette situation et contre les nouvelles lois homophobes présentées devant le Parlement Ukrainien, les sites en ligne se sont rapidement mobilisés.

Certes leurs méthodes sont peu orthodoxes, encore que, pourquoi les femmes devraient-elles cacher ou d’ailleurs exhiber leurs seins pour attirer l’attention ou à l’inverse avoir la paix ?!

Personnellement, je trouve ce criminel silence de plomb insupportable. Cette fois, elle semblent hors de danger, à l’avenir, suivons leur actualité pour le cas échéant, contacter les ONG de défense des Droits Humains, les sites de pétition en ligne et leur demander d’agir sans tarder.

17 mai – Journée Mondiale de lutte contre l’homophobie

idaho
17 mai – Journée Mondiale de lutte contre l’homophobie
IDAHO (International Day Against Homophobia)

L’homophobie, la lesbophobie et la transphobie sévissent toujours. Certains pays ont certes adopté des lois pour protéger les personnes LGBT et lutter contre les discriminations et violences à leur encontre, mais d’autres sont très frileux et ne mettent en place des actions et programmes de prévention ou de lutte que contraints et forcés.

Pire encore, certains pays appliquent toujours une homophobie d’état, ils organisent l’insécurité des personnes LGBT, les harcèlent, condamnent et parfois assassinent.

Dans tous les cas, les mentalités n’évoluent que trop lentement et les efforts entrepris par les autorités et institutions sont amplement insuffisants, en particulier dans le domaine de l’éducation et de la prévention.

Des journées contre l’homophobie avaient lieu dans différents endroits du globe et notamment depuis 2003 au Québec. Louis-Georges Tin, coordinateur du Dictionnaire de l’homophobie a alors proposé en aout 2004, une seule journée mondiale qui aurait lieu le 17 mai afin de commémorer le retrait de l’homosexualité de la liste des troubles mentaux de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). L’IDAHO, International Day Against Homophobia (Journée mondiale de lutte contre l’homophobie) était née.

Depuis, cette journée contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie est suivie chaque 17 mai un peu partout dans le monde. La France a officiellement reconnu l’IDAHO en 2008.

Cette année, l’Union Européenne et en particulier le Parlement qui lance une campagne qui se déroulera les 15 et 16 mai, se sont fortement impliqués pour soutenir l’évènement. L’Unesco sera également mobilisée avec la tenue d’une conférence internationale, le 16 mai, l’ONG présentera les meilleures pratiques de prévention et de lutte dans ce domaine.

Le thème retenu cette année par le Comité IDAHO est celui de la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie dans l’éducation et plus de trente pays, dont pour la première fois la Birmanie, se sont déjà engagés dans des actions spécifiques.

Le Centre LGBT Paris-Idf, à sa modeste échelle, n’est pas en reste et organise comme chaque année un riche programme pour l’occasion.
Nous vous invitons à le relayer et à participer aux évènements proposés.

<a href=”https://www.facebook.com/notes/centre-lgbt-paris-%C3%AEdf/programme-idaho-mai-2012-centre-lgbt-paris/278629818887579″>

L’Europe renonce aux clauses éthiques pour l’octroi des subventions

logo_fr commission européenneL’Europe renonce aux clauses éthiques pour l’octroi des subventions

A Bruxelles mardi dernier, les ministres des Affaires Générales du Conseil de l’Union Européenne ont supprimé une clause anti-discrimination de la proposition de politique régionale de cohésion pour les années 2014 à 2020.

La politique régionale de l’Union européenne est une politique d’investissement. Elle soutient la création d’emplois, la compétitivité et la croissance économique, l’amélioration de la qualité de vie et le développement durable. Ces investissements évalués à environ 347 billions d’euros favorisent la mise en œuvre de la stratégie Europe 2020.

Le respect des conditions de la clause anti-discrimination contraint les états membres qui veulent bénéficier de fonds européens, à garantir les besoins de groupes de population victimes de discriminations.

En effet, cette clause prend en compte la discrimination à raison du genre, de l’orientation sexuelles et de l’identité de genre (personnes LGBT), comme la discrimination subie par les personnes handicapées ou par les minorités religieuses.

Mais sans la clause anti-discrimination, par exemple, des fonds européens pourront être utilisés pour financer la construction de bâtiments administratifs, sans que pour autant ces bâtiments, ne soient accessibles aux personnes à mobilité réduite.

La commission souhaite notamment inciter les états membres à créer des organismes nationaux pour analyser les questions relatives à l’égalité femmes-hommes. Ces entités aideraient les états à s’assurer que les femmes bénéficient bien d’une égalité réelle de traitement, dans tous les aspects de la vie quotidienne.

Il est heureux que les ministres aient décidé de continuer d’exiger que soient remplies les conditions de la clause éthique pour accéder au fond social européen (ESF) dans deux domaines, l’égalité femmes-hommes d’une part, et l’éducation, l’emploi et la santé des Roms d’autre part.
En revanche, pour les autres discriminations elles ne seront plus requises.

Toutefois, le Parlement et le Conseil devront négocier et il est probable que des députés voudront réintroduire les conditions éthiques de la clause anti-discrimination afin de combattre efficacement les inégalités et les discriminations.

Dans tous les cas, les associations LGBT suivront ce dossier de prés, car un tel recul serait fortement préjudiciable.

Encore une agression lesbophobe !

lesbop11Lyon, une violente agression lesbophobe

Pour éviter les agressions, éduquer au respect des différences.

En pleine période électorale, s’est produite hier près de Lyon, une agression lesbophobe.

Deux jeunes hommes de 17 et 19 ans ont insulté un couple de lesbiennes dans un bus, puis l’une d’elles a reçu des coups au ventre, pendant que sa compagne était ceinturée pour l’empêcher d’intervenir.

Les jeunes femmes ont porté plainte et leurs agresseurs ont été arrêtés.

Cette nouvelle agression nous rappelle que si la responsabilité des agresseurs reste entière, nos institutions ne prennent pas vraiment au sérieux la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie.

De si jeunes hommes, s’ils avaient eu accès à des cours d’éducation et de prévention pour les sensibiliser au respect des différences, ne seraient peut-être jamais passés à l’acte.

Lors du quinquennat qui s’achève, quelques mesures ont été prises dans ce sens et l’on retient en particulier une circulaire promouvant la lutte contre l’homophobie assortie d’une campagne de prévention affichée dans les établissements scolaires.

Mais, c’est amplement insuffisant, d’autant plus que la polémique au sujet de la diffusion du court métrage d’animation « Le baiser de la lune », autant que le bras de fer exercé par des députés de l’UMP comme des associations familialistes et à caractère religieux pour tenter d’obtenir le retrait du chapitre sur l’identité sexuelle dans les manuels de SVT, ont marqué les esprits et peuvent encourager des personnes à exprimer leur rejet de l’homosexualité.

Le Centre LGBT Paris-IdF adresse son soutien aux deux jeunes femmes victimes de cette agression lesbophobe, conjugaison de l’homophobie et du sexisme, et attend du prochain gouvernement qu’il s’engage avec efficacité dans la lutte contre le sexisme et les LGBTphobies, afin que nous puissions mieux vivre ensemble.

Pour le contrat social, l’égalité et les libertés, aux urnes !

votePrésidentielles 2012, remettre le contrat social et l’égalité des droits au cœur de nos vies.

Alors que le quinquennat s’achève, considérons l’état du pays, de nos droits et libertés, le constat est sans appel : le contrat social est rompu. L’objet de toutes les préoccupations, c’est l’argent, pour survivre ou l’argent démesurément engrangé par les spéculateurs qui s’engraissent sur le dos des plus faibles, avec la crise qui s’éternise.

Ces dernières années, les dérégulations et la spéculation se sont intensifiées, plongeant dans des situations difficiles, des masses de gens. Encouragée par une savante propagande, la tendance de rendre les autres responsables de la situation est de plus en plus forte et le « bien vivre ensemble » est relégué aux oubliettes. Au Centre LGBT Paris-IdF, nous l’avons constaté, étant de plus en plus confrontés à un public en grande difficulté sociale et psychologique. Notre accueil comme nos permanences de soutien, à l’instar d’autres lieux associatifs, ont accueilli de plus en plus de personnes en grande difficulté et la place que prend la pauvreté dans notre pays, est désormais indécente et même violente.

Comment mieux réguler l’économie et les marchés pour plus de justice et d’égalité dans l’intérêt collectif ? La réponse à cette question est bien au cœur du vote des français, y compris des personnes LGBT qui ne se déterminent pas seulement sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.

En matière de droits LGBT nous avons obtenu quelques avancées telles que le bénéfice du capital décès étendu aux fonctionnaires ; la suppression des droits de succession pour le partenaire pacsé et le même avantage fiscal que pour les couples mariés, dès la première année du PaCS. En matière d’éducation, des mesures ont été prises pour répondre aux exigences des associations, on retiendra les campagnes de prévention affichées dans les établissements scolaires et une circulaire promouvant la lutte contre l’homophobie. On se souvient aussi de Rama Yade appeler à l’ONU, à la dépénalisation universelle de l’homosexualité.

En résumé, quelques mesures sensées apporter un peu plus de justice et un début de lutte contre l’homophobie dans le milieu scolaire, enfin, un engagement international qui de la part d’un pays comme la France est tout de même un minimum attendu, même si fort paradoxalement elle exclut allègrement les étrangers séropositifs sur son propre sol et met toujours autant de mauvaise volonté à encourager ses préfets à plus de bienveillance à l’égard des réfugiés politiques LGBT.

En outre, des limites ont très vite été imposées et nous n’avons pas oublié ni la lamentable polémique au sujet de la diffusion du court métrage d’animation « Le baiser de la lune » (qui vient enfin d’être autorisé de diffusion), ni le bras de fer au sein même de l’UMP pour tenter d’obtenir le retrait du chapitre sur l’identité sexuelle dans les manuels de SVT. Enfin, les propositions de loi sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe comme sur l’attribution de la pension de réversion aux couples pacsés ont été massivement rejetées par les députés de la majorité. Le statut du tiers pourtant promis lors de la campagne du candidat Sarkozy est aussi passé aux oubliettes, n’apportant aucune solution aux familles homoparentales qui voulaient adopter l’enfant de leur partenaire.

Au final quelques avancées mais surtout 5 ans de grande stagnation qui depuis longtemps nous ont recalé du 1er rang des pays LGBT “friendly” avec le PACS en 1999, dans le peloton de queue de l’Europe qui ne cesse pourtant d’encourager les états à adopter des mesures favorables à l’égalité des droits. Des candidats à gauche, inspirés les recommandations européennes et par les revendications formulées par nos associations promettent dans leur programme, ces mesures que nous attendons avec impatience car, l’égalité réelle qu’il s’agisse d’ailleurs d’égalité femmes – hommes ou d’égalité en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre ne peut rester plus longtemps en panne dans notre pays. Il y aurait aussi beaucoup à dire du droit des minorités en général.

Alors, qu’il s’agisse du contrat social ou d’égalité des droits, ce quinquennat aura été long et pénible ; votons pour remettre le contrat social et l’égalité réelle au cœur de nos vies.
Les résultats du 1er tour sont à la fois encourageants car François Hollande dont le programme promet plus d’équité et de « mieux vivre ensemble » est en tête, mais inquiétant car le score du Front National est très élevé. Rien n’est joué et en cas de victoire de la gauche, il faudra aussi rester mobilisés, ne pas remiser les banderoles à la cave car aucun président, aucun gouvernement ne mérite jamais, de chèque en blanc.

Le 6 mai, aux urnes !

Merci Monsieur Hammarberg

Thomas HammarbergMerci Monsieur Hammarberg
Thomas Hammarberg, Commissaire aux Droits Humains du Conseil de l’Europe quittera ses fonctions à la fin du mois de mars 2012.
Depuis 2006, il s’est impliqué sans relâche en faveur des Droits LGBT en Europe. Il a mis les droits et libertés LGBT au cœur des agendas et priorités des institutions européennes mais surtout il a amplement contribué à ce que les Droits LGBT deviennent, à part entière, des Droits Humains.

Avec l’ILGA-Europe, le Centre LGBT Paris-IDF a apprécié à sa juste valeur la détermination et la probité de Thomas Hammarberg. Il a toujours été l’un de nos plus efficaces alliés.
Aux côtés de l’ILGA-Europe, nous tenons à remercier Monsieur Hammarberg pour la qualité et la constance de son engagement à nos côtés, pour les valeurs qu’il a défendues et pour l’ensemble de son travail au Conseil de l’Europe.

Toutes les associations et organisations qui œuvrent pour les Droits Humains, pour les Droits Humains LGBT et tous les autres, sont invitées à adresser, avant le 26 mars 2012, une carte postale de remerciement à l’ILGA-Europe qui se chargera de lui les remettre toutes.

Beaucoup des droits LGBT ont découlé de la transposition en droit français des textes européens et les militants LGBT savent ce qu’ils doivent, en particulier, à Thomas Hammarberg.

Aussi, invitons-nous à notre tour, toutes les organisations qui le souhaitent à remercier M. Hammarberg, en espérant que son successeur continuera dans cette voie.

ILGA-Europe, Rue Belliard 12, 1040 Brussels, Belgium.

ILGA-Europe : International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans, Intersex association

Une tentative de putsch qui a fait pschitt !

AG2012Une tentative de putsch qui a fait pschitt !
Le Centre LGBT Paris-IdF vient de tenir une Assemblée générale annuelle cruciale puisqu’il s’agissait non seulement de voter comme d’habitude tous les rapports (Activité, financier…) mais aussi de voter le report du mandat du Conseil d’administration actuel, pour mener à bien l’orientation prise à la fin de l’année 2011 : étudier la faisabilité d’un rapprochement entre le Centre et l’Inter-LGBT.

Nous savions que l’AG serait mouvementée, mais n’avions pas imaginé une telle mascarade !

En effet, ces derniers mois, un groupe Facebook d’opposants à l’idée même de tout rapprochement et non au projet qui, insuffisamment avancé, n’avait pas encore été présenté, s’était bruyamment constitué autour d’Hervé Latapie. Les participants s’y étaient illustrés avec nombre de contradictions et quelques injures. Puis ce groupuscule avait lancé une pétition « Pour un Centre dynamique et indépendant » dans le but de présenter, sans véritable projet alternatif, leur équipe à l’AG. Hervé Latapie devait en être le président et ils s’étaient organisés pour tenter d’empêcher l’AG de conclure afin de s’imposer.

Au passage, je relève que conformément à nos statuts et charte du volontaire, aucune personne intéressée de façon financière ou commerciale, directement ou indirectement, ne peut être volontaire et encore moins élue ; partenaire seulement. La clientèle d’Hervé Latapie est au Tango, constituée en grande partie de membres de nos associations. En outre, il décide seul, d’attribuer ou non, des thés dansants aux associations. C’est un geste de solidarité tout à fait louable et dont nous avons bénéficié, mais qui n’autorise pas pour autant au mélange des genres. Les raisons en sont évidentes, pourtant, ni l’intéressé ni personne d’autre autour de lui, n’a relevé ce grave manquement à l’éthique. Ceci est très inquiétant et nous autorise à penser que les dysfonctionnements, un temps monnaie courante au CGL de la rue Keller, ne sont jamais bien loins.

Mais le véritable paradoxe est que ceux qui prétendaient au dynamisme et à la créativité se sont révélés être laborieusement et grossièrement procéduriers et technocratiques, ferraillant à coups de procédés relavant de la pure logique d’appareil, eux qui affirmaient vouloir s’en libérer ! Ils n’ont émis aucun argument de fond contre le projet, aucune bonne idée alternative non plus, et plus stupéfiant encore, nous les avons surpris totalement désemparés par la présentation du projet en cours d’étude !

Disons-le, toutes les techniques possibles de perturbation de réunion ont été utilisées : représentants en surnombre, quadrillage de la salle, prises de parole orchestrées (chacun avait sa partition à jouer), classeurs bourrés d’extraits de PV et de mails lus partiellement et de façon déformée, interprétation sauvage des statuts, phrases et mots sortis de leur contexte, procès d’intention, attaques personnelles hors sujet et déplacées, agressivité, hurlements…

Il aura fallu beaucoup d’expérience et de détermination pour mener cette AG à terme afin que nos membres puissent se prononcer.

Je vous laisse juger de la mauvaise foi de la dizaine de personnes (une demi-douzaine de personnes physiques et deux ou trois de nos associations membres) qui ont tenté de mobiliser la parole et de renverser l’AG :

- Nos statuts précisent qu’une personne reçue par le CA est autorisée à consulter le PV du CA pour lequel elle a été invitée. Cette disposition ne se rapporte qu’à ce cas particulier, pourtant, dans la bouche d’Hervé Latapie, elle est devenue : » Les PV de CA sont publics et il m’a été demandé pour les consulter d’obtenir un Rendez-vous avec le Bureau et de signer une décharge ». Belle interprétation n’est-il pas ? En outre, c’est « merci » qu’il aurait fallu dire, car malgré tout, n’ayant rien à cacher, nous avons accepté de montrer nos PV ! Faut-il également préciser que tout ceci avait déjà été expliqué, avant l’AG, à M. Latapie ?

- Une de nos associations membres nous a accusés d’avoir envisagé deux hypothèses lors d’une réunion de Conseil d’administration : l’abandon du projet car le groupe de travail paritaire se serait rendu compte que le rapprochement serait trop difficile à réaliser et à l’inverse, un bilan d’étape favorable à la poursuite de l’étude et donc le vote en AG du mandat du CA pour poursuivre les travaux. N’est-il pas en effet tout à fait scandaleux d’envisager des hypothèses de travail ? En outre, étant tous d’accord, nous n’aurions pas voté ; vous rendez-vous compte, un CA qui travaille dans le consensus et ne vote que pour départager des désaccords ? N’est-ce pas là le plus terrible des scandales ?!

- Une volontaire nous a affirmé que l’ambiance au Centre n’était pas sympa. Faut-il préciser qu’elle n’y met jamais les pieds, si ce n’est pour tenir sa permanence, pour autant, elle n’hésite pas à blesser l’équipe de volontaires qui animent le lieu et trouvent plaisir à s’y retrouver régulièrement.

- Une personne s’est également étonnée de ne pas avoir le droit de voter sur un exercice au cours duquel, elle n’était pas membre. Comment dire ? C’est partout pareil, voyez-vous, il faut savoir de quoi on parle pour pouvoir se prononcer.

Toujours dans le registre de l’étonnement, une association s’est émue qu’un point d’étape du projet de rapprochement lui soit présenté avant le vote sur le report du mandat du CA ; comment dire, ce n’est pas l’inverse qui aurait été aberrant ? Vous accepteriez vous de voter le report d’un mandat sans savoir où en est le Groupe de Travail ? En outre, un mail de rappel adressé la semaine précédente faisait bien état de cette présentation ajoutée à l’ordre du jour. Précisons que cette association, membre du CA, était parfaitement informée du déroulé de l’AG, en revanche, son représentant mandaté à l’AG semblait le découvrir.

Je ne partage que ce qui peut l’être et vous épargne le pire, ce bref aperçu de ce que nous avons enduré est bien assez édifiant.

Un beau Rapport d’activités, certes perfectible, un bilan financier excédentaire et exceptionnel, des membres intéressés par le bilan et le point d’étape du projet de rapprochement… ? On s’en fiche, nous on est venu pour crier au scandale, alors on crie !

Dans un tout autre registre, nous avons aussi eu le droit à des questions déplacées, lamentables provocations.

Une de nos associations Trans., s’est d’abord illustrée par son incivilité et dans le plus grand mépris du groupe. Pour que chacun puisse s’assoir, nous avions limité à 2, le nombre de représentants par association, cette petite association nous a pourtant imposé 3 représentants, puis, s’est déchaînée dans des attaques personnelles hors sujet et diffamatoires.

Elle a d’abord prétendu que les positions personnelles de la présidente se confondaient avec celles de l’association. Pourtant, tout communiqué publié avec un logo, un papier entête, et la signature : « pour le Centre LGBT Paris-IdF, CLD présidente », est conforme au fonctionnement habituel du Centre et à celui de nombre d’autres associations. En outre, ces communiqués portent tous sur l’actualité et jamais aucun membre ne s’en est plaint, bien au contraire. Enfin, s’ils partent de mon adresse mail c’est parce que nous n’avons pas de porte-parole et qu’au Centre ce poste est dévolu à la présidence.

En revanche, tout le reste, édito, blog personnel Têtue, n’engage que moi. Il se trouve que présidente ou pas, comme tout responsable associatif, j’ai des opinions que je suis libre d’exprimer comme tout-e citoyen-ne. Je ne suis pas bâillonnée, je ne suis pas un pantin.

Beau paradoxe là aussi, que ces gens si libres et démocratiques qui prétendent museler ceux qui ne sont pas de leur avis !

Ne soyez pas dupes, d’autres représentants peuvent s’exprimer à longueur de colonnes et sans censure aucune, seulement voilà, leurs analyses et leurs propos, tout aussi partisans soient-ils, étant identiques aux leurs, sont largement salués et relayés !

Me reprochent-ils des prises de position en faveur de l’égalité des droits ou contre les LGBTphobies ? Non. Mes positions féministes sont déjà plus difficiles à digérer (petits machos deviendront grands, grands machos le resteront ?), mais le grand sujet de discorde, qui n’avait rien à faire à l’AG qui plus est, c’est encore et toujours : « les putes… » (Désolée, je n’ai pas noté toute la phrase). La prostitution et oui, voici le sujet de toutes les haines, menaces et intimidations.

Ceux qui s’obstinent à prétendre que je fais la « chasse aux putes » pratiquent l’amalgame et le mensonge. Accusations parfaitement démentielles et qui relèvent du syndrome de persécution.

Je n’ai rien contre les prostitué-e-s et au Centre, certain-e-s fréquentent nos permanences d’aide. Je suis contre le délit de racolage et la persécution policière des personnes prostituées, je déplore les violences qu’elles subissent.

Mais je suis aussi contre la marchandisation des corps sous toutes ses formes et donc contre le système prostitueur, en faveur du développement de programmes d’émancipation des personnes prostituées qui le souhaitent, contre la traite et les trafics (+ de 80% e la prostitution en France), pour l’éducation des clients prostitueurs…

Et alors, est-ce interdit d’avoir un idéal de société ? Pourquoi me contraindre au silence mais applaudir les associations qui défendent la réglementation de la prostitution ? Le savez-vous, nous sommes en démocratie et les idées peuvent encore s’exprimer librement dans ce pays !

Surtout, quel est donc le rapport avec la gestion, les projets et l’encadrement du Centre LGBT Paris-IdF qui accueille à l’identique et dans toutes ses permanences de soutien comme plus généralement dans ses locaux, toute personne qui en pousse la porte (Seules, celles qui au passage poussent aussi ses occupants, ne sont pas invitées à y revenir !)

Cette association, décidément dans l’outrance, n’a pas hésité à nous reprocher aussi le lancement d’un programme de santé Trans. ; mais n’en doutez pas, si nous ne l’avions pas fait, elle nous l’aurait aussi reproché et puis, vous comprenez, nous avons travaillé avec d’autres associations Trans., et ça, convenez-en, c’est proprement scandaleux !

Au final, rien ne nous a été épargné.

Pas de quoi être fiers car afficher de telles pratiques et divisions à la veille d’une échéance électorale importante était pour le moins, stupide.

Heureusement, l’immense majorité des associations LGBT ont quant à elles montré leur volonté de rassemblement et d’union avec la campagne d’interpellation des candidats dont le point d’orgue sera le meeting qui aura lieu aux Folies Bergères.

Et curieusement, toute cette agitation délétère, toutes ces provocations outrancières se sont retournées contre leurs auteurs dont les prétentions se sont dégonflées comme des ballons de baudruche.

Ce groupe, rassemblé par la critique, l’amertume et autres motivations douteuses, a fait la démonstration qu’il n’avait rien d’autre à proposer qu’une opposition de principe, pire encore, ils ont terrifié les personnes présentes par leur comportement néfaste et laissé entrevoir ce que deviendrait un Centre LGBT livré à l’incohérence et à l’anathème.

Ce qu’il faudra retenir de cette pitoyable histoire c’est que l’AG a malgré tout été menée à son terme, tous les rapports, comme le report du mandat du CA pour finaliser la mission du groupe de travail paritaire, ayant été votés et à une très large majorité.

Ceci prouve que même dans un tel contexte, nos membres ne sont pas prêts à s’en laisser compter et veulent comprendre, puis décider, en connaissance de cause.

En fin de compte, cette aventure nous conforte dans notre détermination ; plus que jamais nous voulons préparer ce projet, l’enrichir, le partager, vous le présenter pour en discuter et vous demander de choisir en toute objectivité.

Si certains opposants voulaient revenir à la raison et nous faire des propositions constructives, ils seraient entendus.

Nous donner les outils à la hauteur des enjeux, pour affronter l’avenir avec plus de moyens, compétences, force et solidarité, voilà bien le seul enjeu digne d’intérêt et de passion. Au travail !

Loi homophobe adoptée à Saint-Pétersbourg

flashmobL’Assemblée législative de Saint-Pétersbourg a adopté ce matin le projet de loi prohibant toute « propagande » de l’homosexualité.

C’est ce que craignaient les associations LGBT et plus généralement des Droits Humains, hier mobilisées dans plusieurs villes, à l’appel d’AllOut, pour y organiser des flashmobs.

Le texte appelé « propagande de l’homosexualité et de la pédophilie envers les mineurs » amalgame homosexualité et pédophilie alors que chacun sait que la pédophilie est une perversion qui concerne des adultes indifféremment de leur orientation sexuelle. Il a été adopté à une large majorité, 9 députés en faveur, 5 contre et 1 abstention (15 députés étaient absents).

Le Maire de la ville a maintenant 14 jours devant lui pour signer et promulguer la loi ou la rejeter.

Plusieurs autres villes en Russie dont Moscou veulent également adopter ce texte.

Les militants russes qui luttent contre les LGBT phobies avaient déjà beaucoup de mal à pouvoir s’exprimer librement ; à l’évidence, la tâche n’en sera que plus ardue demain ; difficile avec un tel texte, par exemple, d’organiser un évènement ou d’apporter un soutien. Sans compter que les homophobes, fanatiques et obscurantistes religieux ou d’extrême droite vont s’en donner à cœur joie, se sentant soutenus par les autorités.

Une mobilisation internationale plus soutenue et une intervention diplomatique d’un grand nombre de pays auraient certainement pu éviter ce recul catastrophique pour les personnes homosexuelles en Russie.

Mais tout n’est pas encore joué puisque la loi n’est pas encore promulguée et pour l’instant ne concerne que Saint-Pétersbourg.

Comme d’autres associations LGBT, le Centre LGBT Paris IdF en appelle à la mobilisation internationale et interpelle les autorités françaises afin qu’elles intercèdent dans les plus brefs délais, auprès de leurs homologues à Saint-Pétersbourg.

A quand l’adoption par le parent social ?

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Des lesbiennes séparées obtiennent l’autorité parentale partagée

Le délai de pourvoi en cassation ayant expiré le 14 février dernier, la décision de la Cour d’appel de Paris est désormais définitive.

Pour la deuxième fois en France, un couple de femmes, aujourd’hui séparées, s’est vu accorder l’autorité parentale partagée.

La mère sociale qui n’a pas de lien biologique avec l’enfant peut ainsi conserver son droit de visite et d’hébergement et prendre des dispositions, par exemple, en cas d’urgence médicale.

Ainsi en avait décidé la Cour d’appel le 1er décembre dernier, allant dans le même sens que la Cour d’appel de Rennes avant elle, le 30 octobre 2009.
Le Ministère public ne s’étant pas pourvu en cassation, on peut désormais parler d’une jurisprudence favorable à la délégation partage de l’autorité parentale à un couple homosexuel séparé, dans l’intérêt supérieur de l’enfant.
En effet, les deux femmes, bien que séparées, avaient organisé ensemble, la vie des enfants.

Si avec l’ensemble des associations LGBT le Centre LGBT Paris-IdF se réjouit de cette décision, pour autant, il déplore qu’il ne soit toujours pas possible de parler de sécurité pour les familles homoparentales, leur destin restant suspendu à une aléatoire décision de justice.

Seule une loi, qui permettrait notamment l’adoption par le parent social de l’enfant, pourrait régler la question et apporter toute la sécurité juridique nécessaire aux familles concernées.

CEDH-Interprétation Art 10 Convention

bienvenueWelcomeLa Cour Européenne des Droits de l’Homme a précisé son interprétation de l’article 10 de la Convention des Droits Humains

La Cour Européenne des Droits Humains vient de rendre son jugement dans l’affaire Vejdeland et autres v. Sweden.

Pour la Cour, une condamnation pour avoir distribué des prospectus insultants à l’égard des gays et des lesbiennes, ne constitue pas une infraction à la Convention Européenne des Droits Humains et l’activité du groupe d’individus de loi suédoise à l’origine des prospectus, n’est pas protégée par la liberté d’expression garantie par son article 10.

Dans le prospectus incriminé, l’homosexualité était qualifiée de «propension à la déviance sexuelle » ayant « un effet moralement destructeur pour le fondement de la société » ; en outre, le texte prétendait que l’homosexualité est responsable du développement du VID Sida et que le lobby homosexuel tente de minorer la pédophilie.

La Cour Européenne des Droits Humains considère donc que rendre une condamnation pour distribution de prospectus insultants contre les personnes homosexuelles n’est pas contraire à la liberté d’expression et que l’état suédois était fondé à le faire.

Elle a précisé que des allégations telles que celles portées sur les prospectus incriminés étaient sérieuses et préjudiciables et a rappelé que les discriminations basées sur l’orientation sexuelle étaient aussi importantes que celles basées sur la race, l’origine ou la couleur de peau.

Ce jugement est d’importance capitale, il précise clairement l’interprétation de la Convention par la Cour, en matière de propos haineux ou diffamatoires à l’encontre des personnes homosexuelles.

Aux côtés de l’ILGA-Europe et de l’ensemble des associations LGBT, le Centre LGBT Paris-IdF s’en félicite.

(3) Judgement of the European Court of Human Rights in the case of Vejdeland and Others v. Sweden (application no. 1813/07)

(4) Under Articles 43 and 44 of the Convention, this Chamber judgment is not final. During the three-month period following its delivery, any party may request that the case be referred to the Grand Chamber of the Court.

l’UNAF hostile aux familles homoparentales

famille homo 1GAY PARENTS ADOPTIONL’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) invite les candidats à l’élection présidentielle à se positionner clairement sur la politique familiale qu’ils adopteraient s’ils étaient élus.

Le questionnaire de L’UNAF porte sur différents sujets économiques et sociaux liés à la vie des familles, mais, nous nous étonnons qu’à cette occasion, l’association en profite pour s’opposer à “l’assistance médicale à la procréation pour des motifs autres que médicaux” et pour se prononcer « contre l’extension des droits attachés au Pacs ».

Ces positions nous interpellent tant elles nous semblent homophobes.

Nous rappelons que de nombreux pays européens ont déjà ouvert l’AMP aux couples de lesbiennes et /ou aux femmes célibataires et que le PaCS étant le seul statut accessible aux couples de même sexe pour l’instant, il nous apparait légitime de demander son amélioration.

L’UNAF qui représente les familles et leurs intérêts serait t’elle hostile aux familles homoparentales ?

Ces familles existent dans une proportion non négligeable et rien ne justifie de les discriminer.

Gays et lesbiennes boucs émissaires de l”Entente parlementaire”

Assemblée NationaleLes gays et les lesbiennes boucs émissaires des parlementaires UMP, c’est reparti !

Année présidentielle oblige, l’Entente parlementaire crée en 2006 est remise au goût du jour par Messieurs Nesme, député de Saône-et-Loire, et de Legge, sénateur d’Ille-et-Vilaine.

Et cette fois, ce sont 82 députés UMP et Nouveau Centre confondus, qui déclarent solidairement et publiquement leur opposition au mariage et à l’adoption pour les personnes homosexuelles dans un « Manifeste pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère”.

Ces députés prétendent aussi que « … la République doit exclure toutes les formes de communautarisme ». Nous sommes bien d’accord, et bien loin de toute revendication communautaire, nous refusons le contrat d’union civil proposé dés 2007 par Nicolas Sarkozy mais jamais accordé, parce qu’il ne concerne que les seules personnes homosexuelles.

Nous voulons nous inscrire dans l’universel, aussi, revendiquons-nous l’ouverture du mariage aux couples de même sexe afin que chaque couple, indifféremment de son orientation sexuelle, puisse choisir le statut qui convient à son projet de vie.

Nous l’avons dit en fin de semaine dernière, à l’occasion de l’incident sur le « mariage gay » de Libération, et le redisons aujourd’hui, d’autant plus fort que l’Entente Parlementaire semble s’être quelque peu dégonflée depuis 2006, car alors elle était signée de 174 députés : les parlementaires conservateurs peuvent bien se réveiller, ils n’atteindront pas leurs scores d’antan, la société évolue, une majorité de français sont désormais favorables à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.

Si l’égalité des droits est un long chemin, nous ne sommes plus très loin d’aboutir et de rejoindre les pays progressistes qui ne se sont pas écroulés depuis que les gays et les lesbiennes peuvent s’y marier et adopter des enfants.

Non, nous ne serons pas les boucs émissaires de la politique française et souhaitons rassurer les députés de l’Entente parlementaire sur le fait que nous ne sommes en rien responsables de la perte du tripe AAA ni d’aucun autre cataclysme économique ou social auquel est confronté le pays.

Mariage gay n’est pas ouverture du mariage aux couples de même sexe !

IS989-009…A Peine annoncé déjà retiré… mais de toute façon, nous ne voulons pas de ce “mariage gay” là … !

Mariage gay et ouverture du mariage aux couples de même sexe, ne sont pas synonymes «

Le mariage gay fait son chemin à l’Elysée » !

La Une racoloseuse de Libération peut faire illusion un instant, à condition de se limiter à la lecture du titre.

Selon le quotidien – édition en ligne- le candidat Nicolas Sarkozy songerait à inclure l’union civile des homosexuels – des lesbiennes aussi ?- dans son programme de campagne.

Et le quotidien de donner dans la prophétie en confiant à ses lecteurs « qu’il ne fait plus de doute que sa décision est prise et qu’il va y aller… ».
Fort, bien, mais aller où ? Vers l’égalité des droits ? Pas vraiment à priori, car on comprend très vite, que le mariage gay en question n’est que l’Union civile déjà promise dés 2007.

Certes, ce statut ne serait pas très différent du mariage en matière de droits sociaux, successoraux, fiscaux et sociaux, mais il serait réservé aux seules personnes homosexuelles, comme s’il s’agissait d’une catégorie devant être classée à part, de la population française.

Même si certains utilisent ou ont utilisé maladroitement le terme de « mariage gay », nous l’avons pourtant déjà dit haut et fort, nous voulons l’égalité des droits.
Le Centre LGBT Paris IDF, comme la plupart des associations LGBT et en particulier l’Inter-LGBT, demandent que tous les statuts disponibles pour les couples (concubinage, PacS et mariage) soient ouverts à toutes et tous, indifféremment de leur orientation sexuelle.

C’est précisément à cette égalité des droits que les candidats de gauche se sont déjà engagés, alors, ne s’agit-il de la part de M. Sarkozy que d’une manœuvre électoraliste, aimablement relayée par Libération ?

M. Sarkozy peut toujours nous démontrer le contraire et quitte à se mettre à dos, une bonne partie de son électorat, comme des membres de son parti qui s’illustrent fréquemment par leurs propos homophobes, proposer dans son programme, non pas le mariage gay mais l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.
Dans le cas contraire, nous continuerons de nous battre pour l’égalité des droits jusqu’à son accomplissement.

Scandale implants mammaires PIP, les Trans. concernées

existrans2011-yaggtv-200x200Le scandale des implants mammaires PIP – Les Trans. aussi concernéesL’affaire des prothèses « PIP» est proprement scandaleuse.

La démonstration est faite, une fois de plus, que prévaut dans notre pays, l’appât du gain, unique motivation de certains entrepreneurs qui, au mépris de tout principe de sécurité pour les utilisateurs concernés, sont prêts à vendre à peu prés n’importe quel produit pouvant s’avérer hautement toxique.
Mais que dire de la responsabilité des chirurgiens et des autorités sanitaires qui une fois de plus, pèchent par l’absence de contrôle des produits mis sur le marché, même fabriqués en France !

Toutes les personnes concernées par ces prothèses doivent vivre des moments d’angoisse à l’idée que même leur retrait ne leur garantit pas qu’elles ne déclenchent pas à leur tour, un cancer dû à ce gel toxique ; doivent-elles en plus être confrontées à des problèmes financiers ? Au moins 30 000 femmes qui devront retirer ces implants mammaires dangereux, seraient concernées en France.

Fort heureusement, les femmes qui après un cancer du sein ont bénéficié d’une chirurgie réparatrice seront prises en charge pour l’opération de retrait et de remplacement des prothèses ; il ne manquerait plus que ce ne soit pas le cas !
Mais, les femmes qui se sont fait implanter ces prothèses pour des raisons esthétiques, poussées en cela par une société qui fabrique de la norme et valorise dans les images publicitaires et l’industrie pornographique, des femmes aux seins volumineux voire parfois démesurés, sont prise au piège. La société patriarcale vous veut excitante et provocante, mais en cas de problème, débrouillez-vous ! Elles peuvent s’inquiéter et souhaiter retirer ces prothèses, voire les remplacer, il n’est pour l’instant pas prévu de les rembourser.

Des hommes ont également été traités avec ce gel, notamment dans le cas d’une réparation (cancer du testicule) ou d’une opération esthétique sur les testicules ; qu’est-il prévu dans ce cas ?

Enfin, les personnes trans. (M to F) dont on a peu parlé, sont concernées également.
A l’évidence, la pose d’implants mammaires dans leur cas fait partie intégrante du processus de réassignation de genre. Cette situation est particulièrement humiliante pour elles.
Il est indéniable que pour les personnes trans. la question dépasse l’enjeu esthétique et c’est bien au contraire, de leur intégration sociale et de leur estime de soi dont il s’agit.
Le retrait et le remplacement des implants mammaires des personnes trans. doivent, sans condition aucune, être pris en charge par la sécurité sociale.

Ce scandale sanitaire grave plonge une fois de plus beaucoup les victimes concernées dans un cauchemar de double peine.
Le Centre LGBT Paris-IdF demande la mise en examen de l’ancien charcutier, fondateur de la société « PIP » ; une réforme des procédures de contrôle de ces produits engagée sans tarder ; et au minimum, le retrait et le remplacement, intégralement pris en charge, de tout implant posé suite à une pathologie du sein et / ou une démarche de réassignation de genre.

Le manque de respect pour sa diversité menace l’humanité !

pape-benoit-xvi-10608603qmlzo_1902Ce qui menace l’humanité,
ne serait-ce pas plutôt le manque de respect de sa diversité ?

Benoît XVI est décidément un pape redoutablement intransigeant et dogmatique.
Lors des vœux au corps diplomatique du Saint Siège, il a déclaré : » le mariage homosexuel est l’une des menaces à la famille traditionnelle susceptibles d’ébranler l’avenir même de l’humanité ».

Cette brutale condamnation du mariage entre personnes de même sexe, ainsi assenée par le numéro un de l’église catholique, est tout de même stupéfiante.
Tout d’abord on peut se demander de quoi il se mêle et penser qu’il ferait mieux de s’occuper de son église et de ses scandales, pédophiles et autres.

Ensuite, il serait tout de même temps que le pape se rende à l’évidence.
Dans les pays qui ont étendu le mariage aux couples de même sexe, les hétérosexuels n’ont pas été convertis à l’homosexualité et les naissances n’ont pas chuté, au contraire puisque désormais, des bébés naissent aussi dans des familles homoparentales.

L’amour et l’engagement entre personnes de même sexe a toujours existé, que ces couples soient concubins, pacsés ou mariés ne change rigoureusement rien à la marche de l’humanité, en revanche, ça change leur vie.
En outre, une société qui a la volonté d’accepter ses diversités et minorités, d’abolir les discriminations et les violences, est une société de progrès et de vie.

Dans ces conditions on voit mal comment le mariage des couples de même sexe pourrait conduire l’humanité à sa perte.
A n’en plus douter, ce pape marche à contre-sens de l’histoire et quelques fanatiques mis à par, plus grand monde ne trouve crédible de telles déclarations.

Au Centre LGBT Paris-IdF nous conseillons à Benoît XVI de s’intéresser aux affaires de l’église plutôt qu’à celles des sociétés civiles et de leurs états et nous pouvons l’orienter en cas de nécessité, vers d’excellentes associations capables de l’aider à mieux assumer l’homosexualité qui pourrait bien être la sienne, si l’on en croit plusieurs témoignages et le dernier en date de la théologienne allemande, Uta Ranke-Heinemann.
Ceci pouvant bien entendu, expliquer l’obsessionnel combat de Benoît XVI contre l’homosexualité.

En France, nous le savons ce n’est plus qu’une question de temps avant que nous ne rejoignons les autres pays progressistes qui ont ouvert le mariage aux couples de même sexe.
Ainsi pourrons-nous aussi, avoir le choix selon nos projets de vie, entre le concubinage, le Pacs ou le mariage, sans que pour autant la société ne s’effondre autour de nous et de nos histoires de couple ou de famille.

Inter-LGBT et Centre LGBT Paris-IdF, vers le rassemblement

contre le sidaInter-LGBT et Centre LGBT Paris-IdF

Vers le rassemblement

Les deux fédérations LGBT franciliennes que sont le Centre LGBT Paris-IDF et l’Inter-LGBT ont décidé de créer un groupe de travail paritaire pour réfléchir au rapprochement des deux structures.

Des points communs, des synergies
Nous avons des missions différentes mais très complémentaires. L’Inter-LGBT organise la Marche des Fiertés de Paris, le Printemps des associations et coordonne le travail politique et institutionnel (élaboration inter-associative des revendications). Le Centre LGBT Paris-IdF est un lieu de ressources : c’est la « Maison des associations LGBT » mais également une structure qui assure des missions destinées aux publics LGBT (accueil et permanences sociales, santé, psy, aide juridique, emploi… ou encore, activités culturelles, festives ou de loisir) et qui participe aussi aux luttes LGBT pour l’égalité des droits et contre les discriminations.
Bien entendu, nos structures fonctionnent différemment, mais nous avons globalement le même tissu associatif : le Centre LGBT Paris-IDF regroupe 75 associations, l’Inter-LGBT une soixantaine et environ 35 sont membres des deux structures.

Se rassembler pour être plus visibles, plus lisibles et plus forts
Le grand public, comme le public LGBT, ne fait pas la différence entre nos deux organisations dont les revendications et les valeurs sont communes. Les objectifs de ce projet sont simples :
• mutualiser nos ressources pour rendre le mouvement LGBT plus visible et plus lisible
• donner les moyens et des outils tant au mouvement LGBT en général qu’aux associations LGBT pour se développer

Ainsi, il ne s’agit pas seulement d’additionner nos missions et nos actions, mais d’en inventer de nouvelles, nées de la réunion de nos deux structures et des synergies qui en découleront. Le tout pour garantir le maintien des droits et libertés acquis comme pour continuer d’en gagner d’autres.

Le début d’un processus de discussion
A l’évidence, pour garantir le succès d’un tel projet, tout doit être examiné soigneusement : toutes les missions actuelles doivent être sécurisées et même renforcées, des nouvelles missions peuvent d’ores et déjà être définies, d’autres prendront corps dans le temps. Le mode de gouvernance comme le mode de financement, la forme juridique retenue également, sont autant de points clé.
Nos deux organisations ont pris à ce jour deux décisions :
• adopter un projet d’intention
• mandater un groupe de travail paritaire pour étudier la faisabilité et les modalités d’un tel projet, avec l’aide d’un juriste spécialisé.

Ce groupe de travail rendra compte régulièrement de l’état d’avancement de ses travaux aux instances de gouvernance de l’Inter-LGBT et du Centre LGBT Paris-IdF. Dans tous les cas, des votes en Assemblée Générale et Conseil des Associations seront nécessaires à l’adoption d’un projet final.

Ce projet de rassemblement entre nos deux structures, souvent évoqué et enfin initié doit être pris comme une opportunité à saisir pour nos associations et nos combats.

Contact presse :
Nicolas Gougain, Inter-LGBT, porte parole : 06 77 87 37 00, nicolas.gougain@inter-lgbt.org
Christine Le Doaré, Centre LGBT Paris-IdF, présidente : 06 89 33 78 07, cledoare@noos.fr

ONU -Discours historique en faveur des Droits LGBT

Clinton speeach

ONU, discours historique en faveur des Droits Humains des personnes LGBT
 
 
Le Centre LGBT Paris IdF a prêté une oreille attentive à l’allocution prononcée à Genève, devant l’ONU, mardi 6 décembre, par Mme Clinton, Secrétajire d’Etat américaine, à l’occasion de la Journée internationale des Droits Humains qui célèbre l’anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée en 1948.
 
Mme Clinton a pour ainsi dire, consacré l’intégralité de son discours, à la défense des Droits Humains LGBT dans le monde.
 
Elle s’est engagée avec force et conviction à mobiliser un soutien international en faveur de la « minorité invisible » que constitue l’ensemble des personnes LGBT et a affirmé que ceci constituait une priorité pour la politique étrangère de son pays. 

 
Elle a déclaré : » …Enfin, aux hommes et aux femmes LGBT de par le monde, je voudrais dire ceci : partout où vous vivez et quelles que soient les circonstances de votre vie, que vous soyez connectés à un réseau ou à un groupe de soutien ou que vous vous sentiez isolés et vulnérables, sachez que vous n’êtes pas seuls. Dans le monde entier, il y a des gens résolus à vous soutenir et à mettre un terme aux injustices et aux dangers que vous rencontrez. … »

Dans un long, convaincant et même passionnant discours, elle a dénoncé la marginalisation, les discriminations et les violences subies par les lesbiennes, les gays, les bisexuels et transgenres dans de nombreuses parties du monde.

 
Elle a déclaré que « Les violences contre cette minorité ne sont pas culturelles, mais criminelles et qu’être Lesbienne Gay, Bi ou Trans ne devrait jamais être considéré comme un crime ».
 

Elle a annoncé un plan de lutte : « … À Washington, nous avons créé un groupe de travail au département d’État pour soutenir et coordonner ce travail… nous allons fournir à chaque ambassade une panoplie d’outils qui l’aideront à renforcer son action. En outre, nous avons créé un programme qui offre un soutien d’urgence aux défenseurs des droits des personnes LGBT. Ce matin, à Washington, le président Obama a mis en place la première stratégie conçue par un gouvernement des États-Unis pour lutter contre les atteintes aux droits des personnes LGBT à l’étranger. … le président a demandé à tous les organismes fédéraux engagés à l’étranger de lutter contre la criminalisation du statut et du comportement LGBT, de redoubler d’efforts afin de protéger les réfugiés et demandeurs d’asile LGBT vulnérables, de s’assurer que notre aide étrangère favorise la protection des droits des LGBT, d’enrôler des organisations internationales dans la lutte contre les discriminations et de réagir rapidement aux abus commis contre les personnes LGBT…. »

Il faudra bien sûr que ces mesures soient efficientes, mesurables et appliquées de façon constante et universelle,  mais d’ores et déjà, nous tenons à saluer comme il se doit Mme Clinton pour la pertinence et la force de ce discours engagé dont nous reproduisons ci-dessous la traduction.
 

 
Traduction du discours de Mme Clinton

« …  Aujourd’hui, je voudrais vous parler du travail qui nous reste à accomplir pour protéger une catégorie de personnes encore privées de leurs droits fondamentaux dans trop d’endroits à travers le monde d’aujourd’hui.

À bien des égards, elles forment une minorité invisible. Elles sont arrêtées, tabassées, terrorisées, exécutées même. Beaucoup sont traitées avec mépris et violence par leurs compatriotes, tandis que les autorités chargées de les protéger détournent leur regard ou, trop souvent, participent aux mauvais traitements qui leur sont infligés. Elles se voient privées des possibilités de travail et d’éducation, chassées de leur foyer et de leur pays et contraintes de dissimuler leur nature, voire de la nier, pour se protéger.

Je parle des homosexuels, des lesbiennes, des bisexuels et des transsexuels – des êtres humains nés libres et qui se sont vu donner, conférer l’égalité et la dignité, et qui ont le droit de les revendiquer. C’est bien l’un des derniers défis de notre époque en matière de droits de l’homme.

J’aborde ce sujet sachant pleinement que le bilan de mon propre pays sur ce thème est loin d’être parfait. Jusqu’en 2003, c’était encore un crime dans certains endroits. Beaucoup d’Américains LGBT ont été en butte à des violences et au harcèlement. Pour certains d’entre eux, y compris beaucoup de jeunes, le harcèlement psychologique et l’exclusion font partie de leur quotidien. Les États-Unis, comme tous les pays, ont encore du pain sur la planche pour protéger les droits de l’homme sur leur territoire.

Je sais bien que cette question est délicate pour beaucoup de gens et que les obstacles à la protection des droits de l’homme de la communauté LGBT sont ancrés dans des convictions personnelles, politiques, culturelles et religieuses profondes. Je m’adresse donc à vous avec respect, compréhension et humilité. Même s’il n’est pas facile de progresser dans cette voie, nous ne pouvons pas pour autant tarder à agir.

Dans cet esprit, donc, je veux soulever les questions difficiles et importantes auxquelles nous devons nous attaquer ensemble pour parvenir à un consensus mondial qui tienne compte des droits fondamentaux de tous les membres de la communauté LGBT, en tous lieux.
 

La première question touche le cœur du sujet. D’aucuns avancent que les droits des homosexuels et les droits de l’homme sont deux affaires séparées et distinctes. En fait, ils ne font qu’un.

Évidemment, il y a 60 ans, les gouvernements qui rédigèrent et adoptèrent la Déclaration universelle des droits de l’homme n’avaient pas réfléchi à la manière dont elle s’appliquait à la communauté LGBT.

Ils n’avaient pas pensé non plus à la manière dont elle s’appliquait aux populations autochtones ou aux enfants ou aux handicapés ou aux autres groupes marginalisés.

Or au cours des 60 dernières années, nous avons fini par comprendre que les membres de ces groupes avaient droit à la pleine mesure de la dignité et des droits parce que, au même titre que tout le monde, ils partagent une humanité commune.

Cette prise de conscience ne s’est pas produite du jour au lendemain. Elle a évolué au fil du temps et, ce faisant, nous avons compris que nous honorions des droits qui avaient toujours existé, au lieu d’en créer de nouveaux ou spécialement pour ces personnes. Tout comme le fait d’être une femme ou d’appartenir à une minorité raciale, religieuse, tribale ou ethnique, le fait d’être LGBT ne vous rend pas moins humain. Voilà pourquoi les droits des homosexuels sont des droits de l’homme, et les droits de l’homme ceux des homosexuels.

Les droits de l’homme sont bafoués quand des gens sont battus ou tués en raison de leur orientation sexuelle, ou parce qu’ils ne se conforment pas aux normes culturelles imposant ce à quoi les hommes et les femmes doivent ressembler ou comment ils doivent se comporter. Les droits de l’homme sont bafoués quand des gouvernements déclarent l’homosexualité illégale ou laissent impunis ceux qui font du mal aux homosexuels. Les droits de l’homme sont bafoués quand des lesbiennes ou des transsexuelles sont soumises à des viols dits de correction ou qu’elles se font infliger des traitements hormonaux, quand des homosexuels se font assassiner après des appels publics à la violence contre eux ou quand ils sont contraints de fuir leur pays et de demander l’asile ailleurs pour avoir la vie sauve.

Et les droits de l’homme sont bafoués quand des soins d’importance vitale sont refusés à des personnes parce qu’elles sont homosexuelles, ou quand l’accès égal à la justice leur est refusé parce qu’elles sont homosexuelles ou quand la place publique leur est interdite parce qu’elles sont homosexuelles. Peu importe notre aspect, nos origines ou notre identité : nos droits fondamentaux et la dignité humaine nous appartiennent à tous.

La seconde question est celle de savoir si l’homosexualité est le fait d’une région particulière du monde. Certaines personnes semblent penser qu’il s’agit d’un phénomène occidental et que, partant, ceux qui vivent en dehors de l’Occident ont un motif pour le rejeter. En réalité, les homosexuels naissent et ont leur place dans toutes les sociétés du monde. Ce sont des gens de tous âges, de toutes races et de toutes religions. Ils sont médecins et enseignants, agriculteurs et banquiers, soldats et athlètes. Que nous le sachions ou non ou que nous le reconnaissions ou non, ce sont des membres de notre famille, nos amis et nos voisins. Être gay n’est pas une invention occidentale. C’est une réalité de l’humanité.

Et protéger les droits de l’homme de tous les gens, gays et hétérosexuels, n’est pas le seul fait des gouvernements occidentaux. La constitution de l’Afrique du Sud, rédigée après le démantèlement de l’apartheid, protège l’égalité de tous les citoyens, y compris des homosexuels. En Colombie et en Argentine, les droits des gays bénéficient également de la protection de la loi. Au Népal, la Cour suprême a décrété que l’égalité des droits s’appliquait aux citoyens LGBT. Le gouvernement de la Mongolie s’est engagé à faire adopter de nouvelles lois contre la discrimination envers les homosexuels.

D’aucuns s’inquiètent que la protection des droits de l’homme de la communauté LGBT ne soit un luxe que seules les nations riches peuvent se permettre. Mais en fait, quel que soit le pays, il y a un prix à payer quand on ne protège pas ces droits, quand la maladie et la violence coûtent la vie à des individus tant gays qu’hétérosexuels, quand des voix et des opinions sont réduites au silence alors qu’elles pourraient enrichir les communautés, et quand des projets d’entreprise ne se concrétisent jamais parce que le hasard veut que leurs auteurs soient gays.

Des coûts sont assumés chaque fois qu’un groupe est traité en inférieur, qu’il s’agisse de femmes, de minorités raciales ou religieuses, ou de gays, de lesbiennes, de bisexuels ou de transgenres. L’ancien président Mogae du Botswana a récemment noté qu’aussi longtemps que les individus LGBT seraient relégués dans l’ombre, il ne saurait y avoir de programme de santé publique efficace contre le VIH et le sida. Et cela est tout aussi vrai par rapport aux autres défis.

Le troisième problème, et peut-être celui qui est le plus difficile, est celui des valeurs religieuses ou culturelles dans lesquelles certains se drapent pour bafouer ou pour ne pas protéger les droits des LGBT. Cela n’est guère différent de la justification invoquée pour les pratiques violentes exercées à l’égard des femmes telles que les crimes d’honneur, l’immolation des veuves ou la mutilation génitale féminine. Certains défendent encore ces pratiques dans le cadre des traditions culturelles, mais la violence contre les femmes n’est pas culturelle : elle est criminelle – de même, l’esclavage qui autrefois était justifié au nom de Dieu est maintenant honni comme il se doit en tant que violation immorale des droits de l’homme.

Dans chacun de ces cas, nous avons appris qu’aucune pratique ou tradition ne peut éclipser les droits de l’homme qui nous appartiennent à tous.

Et cela s’applique aussi aux LGBT, qu’il s’agisse de la violence qui leur est infligée, de la criminalisation de leur statut ou comportement, de leur expulsion de leur famille et de leur communauté, ou de l’acceptation tacite ou explicite de leur exécution.

Il est bon de noter évidemment qu’il est rare qu’une tradition culturelle ou un enseignement religieux s’avère incompatible avec la protection des droits de l’homme. En effet, notre religion et notre culture sont sources de compassion et d’inspiration à l’égard de nos concitoyens de toute la planète. Ceux qui ont invoqué la religion pour justifier l’esclavage n’étaient pas les seuls à l’invoquer : ceux qui ont voulu abolir l’esclavage l’ont invoquée aussi.

Et gardons à l’esprit le fait que notre engagement à protéger la liberté de religion et à défendre la dignité de la communauté LGBT émane d’une même source. Pour la plupart d’entre nous, la foi et la pratique religieuses nous donnent un sens et une identité, et sont fondamentales à notre personne. De même, pour la plupart d’entre nous, les liens d’affection et de famille que nous forgeons nous donnent également un sens et une identité, et notre attachement à d’autres reflète notre pleine nature humaine. Car cette expérience humaine est universelle et les droits de l’homme sont universels et identiques dans toutes les religions et toutes les cultures.

Le quatrième aspect est la leçon que l’histoire nous a apprise eu égard à la réalisation de progrès pour garantir les droits de tous. Le progrès commence par un débat honnête. D’aucuns diraient, et pensent, que tous les gays sont des pédophiles, que l’homosexualité est une maladie que l’on peut attraper ou qui peut être guérie, ou encore que les gays peuvent recruter d’autres personnes pour devenir gays à leur tour.

Eh bien, ces notions sont tout simplement erronées. Mais elles ne disparaîtront pas si on feint d’ignorer ceux qui les avancent ou les acceptent sans les inviter à parler de leurs craintes et de leurs inquiétudes. Personne n’a jamais cessé d’être convaincu d’une chose parce qu’on l’y contraignait. Les droits de l’homme universels comprennent la liberté d’expression et la liberté de conviction, même si par nos paroles et nos croyances nous dénigrons l’humanité des autres. Cependant, bien que nous soyons tous libres de croire en tout ce que nous voulons, nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voulons – pas dans un monde où nous protégeons les droits de l’homme de tout un chacun.

Il faudra plus qu’un discours pour parvenir à une entente sur toutes ces questions. Il faudra une conversation. En fait, il faudra toute une suite de conservations, qui se tiendront dans des forums grands et petits, et il faudra faire preuve de bonne volonté pour lancer un dialogue sur la base des différences profondes entre les croyances, au lieu de d’éviter de l’entamer. Mais le progrès provient aussi des changements dans les lois. Dans de nombreux endroits, y compris dans mon pays, les protections juridiques ont précédé, et non suivi, le respect généralisé des droits. Les lois nous enseignent certaines choses. Les lois qui sont discriminatoires valident d’autres discriminations ; les lois qui exigent des protections égales renforcent l’impératif moral de l’égalité. Et souvent, dans la pratique, il faut que les lois changent avant que la crainte du changement ne se dissipe.

Un grand nombre de mes concitoyens ont cru que le président Truman avait eu tort d’ordonner la déségrégation raciale de nos forces armées. Ils soutenaient qu’elle minerait la cohésion de nos unités militaires.

Et ce n’est qu’après qu’il l’eut mise en œuvre que nous avons vu comment cette déségrégation a renforcé le tissu de notre société de nombre de façons que même les partisans de cette initiative n’avaient pas envisagées.

De la même manière, certains dans mon pays s’inquiétaient de l’abrogation de la politique de l’armée de « ne rien demander, ne rien dévoiler » [« Don't ask, don't tell »], craignant un effet négatif sur nos forces armées. Aujourd’hui, le commandant du Corps des marines, qui était l’un des adversaires les plus farouches de cette abrogation, a reconnu que ses craintes étaient sans fondement et les marines ont adopté le changement.

Enfin, le progrès découle de notre volonté de nous mettre à la place de quelqu’un d’autre. Nous devons nous demander : Que ressentirais-je si c’était un délit d’aimer la personne que j’aime ? Que ressentirais-je si je faisais l’objet de discrimination pour un aspect de ma personne que je ne peux pas changer ? Le défi de répondre à ces questions s’impose à nous tous alors que nous nous penchons sur nos croyances les plus profondes, alors que nous cherchons à faire preuve de tolérance et de respect pour la dignité de toutes les personnes et que nous tendons la main avec humilité à ceux avec lesquels nous sommes en désaccord dans l’espoir d’arriver à une meilleure entente.
 
Et la cinquième et dernière question est de savoir comment nous pouvons faire notre part pour encourager le monde à respecter les droits de l’homme de toutes les personnes, y compris les LGBT. Il est vrai que les individus LGBT doivent prendre la tête de ces efforts, comme un grand nombre d’entre vous l’ont déjà fait. Leur savoir et leurs expériences sont inestimables, et leur courage, une inspiration. Nous connaissons les noms de ces militants et militantes gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres courageux qui ont littéralement sacrifié leur vie à cette cause, et il y a beaucoup d’autres dont les noms ne seront jamais connus.
Mais souvent, ceux qui sont privés de leurs droits sont les moins capables de réaliser les changements qu’ils souhaitent. En agissant seules, les minorités ne peuvent jamais devenir la majorité qui peut apporter le changement politique.
 

Donc, quand n’importe quelle catégorie humaine est mise en marge de la société, nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Chaque fois qu’un obstacle au progrès a été éliminé, il l’a été grâce à la coopération de gens situés des deux côtés de la barrière. Dans la lutte pour les droits des femmes, le soutien des hommes demeure crucial. La lutte pour l’égalité raciale a compté sur les contributions des peuples de toutes les races. Combattre l’islamophobie ou l’antisémitisme est une tâche qui incombe aux adeptes de toutes les confessions. Et cela est vrai aussi, s’agissant de cette lutte pour l’égalité.

En revanche, lorsque nous voyons les droits de l’homme refusés ou bafoués et que nous n’agissons pas, nous transmettons le message à ceux qui les refusent ou les bafouent qu’ils n’ont pas à subir les conséquences de leurs actes, et ils persévèrent.

Mais lorsque nous passons à l’action, nous transmettons un message moral puissant. Ici, à Genève, la communauté internationale a agi cette année pour renforcer le consensus sur les droits de l’homme des gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres. Au Conseil des droits de l’homme, en mars, 85 pays de toutes les régions du monde ont appuyé une déclaration appelant à mettre fin à la criminalisation (des LGBT) et à la violence contre les personnes en raison de leur orientation et leur identité sexuelles. Aux sessions suivantes du conseil en juin, l’Afrique du Sud a parrainé un projet de résolution sur la violence à l’égard des LGBT. Sa délégation s’est exprimée éloquemment sur l’expérience de la lutte pour l’égalité et l’indivisibilité humaines en Afrique du Sud. Lorsque la mesure fut adoptée, elle devint la toute première résolution des Nations unies à reconnaître les droits de l’homme des gays dans le monde entier.

À l’Organisation des États américains cette année, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a créé une unité sur les droits des personnes LGBT – une étape qui conduira, du moins nous l’espérons, à la création d’un rapporteur spécial. Maintenant, nous devons aller plus loin et travailler ici et dans chaque région du monde en vue de mobiliser davantage de soutien en faveur des droits de la communauté LGBT.
 
Aux dirigeants des pays où des gens se font emprisonner, battre, voire exécuter parce qu’ils sont gays, je vous demande de considérer ceci : le leadership, par définition, signifie que l’on doit guider son peuple lorsque les circonstances le veulent. Cela signifie que l’on doit monter au créneau pour défendre la dignité de tous les citoyens et pour persuader son peuple de faire de même. Cela signifie que l’on doit faire en sorte que tous les citoyens soient traités comme des égaux devant la loi, parce que – soyons clairs – je ne dis pas que les homosexuels ne peuvent pas commettre ou ne commettent pas de crimes, ils le peuvent et ils le font, tout comme les hétérosexuels. Et quand ils le font, ils doivent en répondre devant la justice. Mais cela ne devrait jamais être un crime d’être gay.

Aux peuples de toutes les nations, je dis que la défense des droits de l’homme est l’une des responsabilités qui vous incombent à vous également. La vie des gays est façonnée non seulement par des lois, mais aussi par la manière dont les traitent, chaque jour, leur famille et leurs voisins.

Eleanor Roosevelt, qui a tant fait pour promouvoir les droits de l’homme dans le monde entier, a déclaré que ces droits commencent dans des lieux familiers, près de chez soi : dans les rues où les gens vivent ; dans les écoles qu’ils fréquentent, dans les usines, dans les fermes et dans les bureaux où ils travaillent. Ces lieux constituent votre domaine. Par la façon dont vous y agirez, par les idéaux que vous y défendrez, vous pourrez déterminer si les droits de l’homme y régneront.

Enfin, aux hommes et aux femmes LGBT de par le monde, je voudrais dire ceci : partout où vous vivez et quelles que soient les circonstances de votre vie, que vous soyez connectés à un réseau ou à un groupe de soutien ou que vous vous sentiez isolés et vulnérables, sachez que vous n’êtes pas seuls. Dans le monde entier, il y a des gens résolus à vous soutenir et à mettre un terme aux injustices et aux dangers que vous rencontrez.

C’est certainement vrai pour mon pays. Vous avez un allié dans les États-Unis d’Amérique, et il y a des millions d’Américains que vous pouvez compter parmi vos amis.

Le gouvernement Obama défend les droits des personnes LGBT dans le cadre de sa politique globale des droits de l’homme : c’est une priorité de notre politique étrangère. Dans nos ambassades, nos diplomates expriment leur préoccupation au sujet de lois et de cas particuliers et s’emploient avec divers partenaires à renforcer la protection des droits universels de toute l’humanité.

À Washington, nous avons créé un groupe de travail au département d’État pour soutenir et coordonner ce travail et, dans les mois à venir, nous allons fournir à chaque ambassade une panoplie d’outils qui l’aideront à renforcer son action. En outre, nous avons créé un programme qui offre un soutien d’urgence aux défenseurs des droits des personnes LGBT.

Ce matin, à Washington, le président Obama a mis en place la première stratégie conçue par un gouvernement des États-Unis pour lutter contre les atteintes aux droits des personnes LGBT à l’étranger. S’appuyant sur les efforts en cours au département d’État et dans l’ensemble du gouvernement, le président a demandé à tous les organismes fédéraux engagés à l’étranger de lutter contre la criminalisation du statut et du comportement LGBT, de redoubler d’efforts afin de protéger les réfugiés et demandeurs d’asile LGBT vulnérables, de s’assurer que notre aide étrangère favorise la protection des droits des LGBT, d’enrôler des organisations internationales dans la lutte contre les discriminations et de réagir rapidement aux abus commis contre les personnes LGBT.

Je suis également heureuse d’annoncer que nous lançons un nouveau fonds mondial pour l’égalité, qui appuiera l’œuvre des organisations de la société civile qui travaillent sur ces questions à travers le monde. Ce fonds les aidera à recueillir des informations qui leur permettront de mieux cibler leurs activités de sensibilisation, à apprendre à se servir des lois existantes, à gérer leur budget, à former leur personnel et à créer des partenariats avec des associations féminines et d’autres groupes de défense des droits de la personne. Nous avons versé plus de 3 millions de dollars dans le démarrage de ce fonds, et nous avons bon espoir que d’autres se joindront à nous pour le soutenir.

Les hommes et les femmes – dont certains sont ici aujourd’hui avec nous – qui défendent les droits de la communauté LGBT dans des endroits hostiles, sont des êtres courageux et dévoués, qui méritent toute l’aide que nous pouvons leur donner. Nous savons que le chemin à parcourir ne sera pas facile. Une grande partie du travail reste à faire.

Mais beaucoup d’entre nous ont vu de première main comment le changement peut survenir rapidement. Dans notre vie, les attitudes envers les homosexuels dans de nombreux endroits ont été transformées. Beaucoup de gens, et j’en suis, ont approfondi leurs propres convictions sur ce sujet, au cours des années où nous y avons réfléchi davantage, engagé des dialogues et des débats, et établi des relations personnelles et professionnelles avec des personnes qui sont homosexuelles.

Cette évolution est manifeste dans de nombreux endroits. Pour en citer un exemple, la Haute Cour de Delhi a dépénalisé l’homosexualité en Inde il y a deux ans, déclarant, et je cite : « S’il existe un principe dont on peut dire qu’il apparaît en filigrane dans la Constitution indienne, c’est celui de l’inclusion. »

Je suis persuadée que l’appui aux droits des LGBT ne cessera de croître car, pour de nombreux jeunes, l’affaire est simple : toute personne mérite qu’on la traite avec dignité et que ses droits de l’homme soient respectés, peu importe qui elle est et qui elle aime.

Il y a une expression qu’on emploie aux États-Unis pour exhorter les autres à soutenir les droits de l’homme : soyez du bon côté de l’histoire. L’histoire des États-Unis est celle d’une nation qui a maintes fois dû faire face à l’intolérance et à l’inégalité. Nous avons eu une guerre civile brutale au sujet de l’esclavage. D’un bout du pays à l’autre, des citoyens ont organisé des campagnes visant à faire reconnaître les droits des femmes, des peuples autochtones, des minorités raciales, des enfants, des handicapés, des immigrés, des travailleurs, et de bien d’autres encore. Et la marche vers l’égalité et la justice s’est poursuivie. Ceux qui préconisent d’élargir le cercle des droits de l’homme ont toujours été du bon côté de l’histoire, et l’histoire leur rend hommage. Ceux qui ont essayé de restreindre les droits de l’homme ont eu tort, et l’histoire reflète cela également.

 

Je sais que les idées que j’ai partagées aujourd’hui se rapportent à des questions sur lesquelles les opinions sont encore en évolution. Comme il est arrivé tant de fois auparavant, l’opinion va converger, une fois de plus, avec la vérité, la vérité immuable selon laquelle tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.

Nous sommes appelés, une fois de plus, à concrétiser les préceptes de la Déclaration universelle. Répondons à cet appel. Soyons du bon côté de l’histoire – pour notre peuple, pour notre nation et pour les générations futures dont l’existence sera façonnée par le travail que nous faisons aujourd’hui.

Je m’adresse à vous pleine d’espoir et de confiance qu’aussi longue que soit la route, nous allons la parcourir ensemble, et aboutir.

Je vous remercie. »

Un an – alignement de tous les délais de prescription loi sur la presse

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Mardi 22 novembre, avec une écrasante majorité, les députés ont adopté en première lecture, la proposition de loi du Groupe SRC visant à supprimer une hiérarchie entre les délais de prescription de l’action publique prévus par la  loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, pour les délits de provocation publique à la discrimination, à la haine et la violence,  également, de diffamation et d’injure. 
 
La loi du 29 juillet 1881 incrimine en effet  les propos diffamatoires, injurieux ou discriminatoires qui sont tenus par voix de presse, mais si les peines encourues étaient alignées, en revanche, les délais de prescription étaient différentiés en raison des motifs, certains étant alors considérés plus importants que d’autres.
 
En matière d’origine, d’ethnie, de nation, de race ou de religion de la victime, ils étaient d’un an, mais en matière d’orientation sexuelle, de sexe ou de handicap, de trois mois seulement, ce qui limitait fortement la capacité à agir des victimes et parties civiles.
 
Dominique Baudis, Défenseur des droits, s’était déclaré favorable aux dispositions de cette proposition de loi : « il est difficilement justifiable d’accorder une protection moindre aux victimes d’homophobie, de sexisme et d’handiphobie du fait d’un délai abrégé s’élevant à trois mois ».
 
Il est toutefois regrettable que les amendements déposés pour élargir la liste des motifs aux critères d’identité de genre et d’état de santé aient été écartés, il est indéniable qu’ils méritent également d’être ajoutés à la liste des délits réprimés par la loi sur la presse.
 
Comme nombre d’associations LGBT et de lutte contre le sexisme, le Centre LGBT Paris IdF se félicite de cette évolution notable et très attendue.
En effet, le délai de trois mois était bien trop court pour permettre de réagir et s’opposer à des propos discriminatoires ou haineux, diffamatoires,  de nature sexiste, homophobe ou lesbophobe diffusés par voix de presse.
 
La loi contribue à l’évolution des mentalités et recèle des vertus pédagogiques. 
Lorsqu’elle stipule que la diffamation, la discrimination et la haine à l’encontre des femmes ou / et  des personnes homosexuelles et ou des handicapé-e-s ne peuvent pas être relayées par voix de presse, elle donne l’exemple et affirme clairement que le sexe, l’orientation sexuelle ou le handicap d’une personne  ne peuvent en aucun cas donner lieu à des propos ou injures publiques.  
C’est un bon début.