Nos combats LGBT

Par Christine Le Doaré, présidente du Centre LGBT Paris de 2005 à fin juin 2012

Le 6 mai, deux candidats, un seul espoir véritable de changement !

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Deux candidats, un seul espoir de changement vraisemblable, dimanche prochain, aucune hésitation !

Les résultats du 1er tour de la présidentielle avec ce score inquiétant du Front National, puis un entre- deux tours exécrable de surenchères dans la stigmatisation et l’exclusion de l’autre, surtout s’il est étranger, malade et différent, tous les indices d’extrême-droitisation sont réunis, aussi, n’est-il pas très conseillé de trop tergiverser au second tour.

A moins de vouloir vivre dans une société où les groupes et catégories sociales seront dressés les uns contre les autres dans une misère sociale toujours plus grande, ne reste plus qu’à voter pour éviter un nouveau quinquennat du président sortant, le premier ayant été désastreux pour le contrat social autant que pour l’égalité des droits et les libertés. Le savoir vivre ensemble est à réinventer.

Plus que partisan ce constat est réaliste. Il suffit de faire le bilan de l’action de M. Sarkozy d’une part et d’autre part de consulter les programmes des deux finalistes. L’un donne des gages aux plus conservateurs et propose une société où les marchés spéculent en maîtres, où les diverses communautés sont clivées ; l’autre promet une plus grande justice sociale, conforte l’idéal républicain de laïcité, et veut instaurer un véritable dialogue avec les femmes et les hommes de ce pays. L’un prend des engagements clairs en faveur de l’égalité des droits LGBT et de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, l’autre ne fait part d’aucune ouverture ni de volonté de progrès dans ces domaines.

Pendant ce dernier quinquennat, contrairement aux promesses d’ouverture de la campagne de 2007, les droits des personnes LGBT n’ont que très peu évolué, mais les droits d’autres minorités non plus, et même les droits des femmes, tout de même la moitié de l’humanité, ont stagné, sinon régressé.
Les personnes LGBT ne se limitent pas à leur orientation sexuelle ou identité de genre et ne se déterminent pas seulement en fonction de la question de l’ouverture du mariage aux couples de même sexe !

Néanmoins, à la veille du premier tour, nous avons tous fait le bilan du peu de droits obtenus au cours du dernier quinquennat http://blogs.tetu.com/nos_combats_lgbt/2012/04/21/presidentielles-2012-remettre-le-contrat-social-et-l%e2%80%99egalite-des-droits-au-coeur-de-nos-vies/ : quelques mesures distillées au compte-goutte et des batailles épuisantes face à des polémiques indécentes comme dans l’affaire de l’identité sexuelle abordée dans les Manuels de SVT ou celle de la diffusion du film d’animation contre les discriminations « Le Baiser de la lune » etc. Notre pays a perdu depuis longtemps la première place des pays progressistes, obtenue en 1999 avec l’adoption du PaCS.

François Hollande quant à lui, a promis de prendre les textes que nous attendons depuis fort longtemps. Ni les LGBT, ni les femmes qui attendent l’égalité réelle, ni les minorités discriminées ne sont des citoyen-ne-s de seconde zone. Alors, cet espoir de changement que porte François Hollande en notre nom à toutes et tous, personnes de progrès, devra se concrétiser rapidement, il faudra rester mobilisés pour nous en assurer.

Le 6 mai, pour le rétablissement du contrat social, pour instaurer l’égalité et pour plus de libertés, nous voterons pour le seul candidat porteur d’espoir de changement.

L’Europe renonce aux clauses éthiques pour l’octroi des subventions

logo_fr commission européenneL’Europe renonce aux clauses éthiques pour l’octroi des subventions

A Bruxelles mardi dernier, les ministres des Affaires Générales du Conseil de l’Union Européenne ont supprimé une clause anti-discrimination de la proposition de politique régionale de cohésion pour les années 2014 à 2020.

La politique régionale de l’Union européenne est une politique d’investissement. Elle soutient la création d’emplois, la compétitivité et la croissance économique, l’amélioration de la qualité de vie et le développement durable. Ces investissements évalués à environ 347 billions d’euros favorisent la mise en œuvre de la stratégie Europe 2020.

Le respect des conditions de la clause anti-discrimination contraint les états membres qui veulent bénéficier de fonds européens, à garantir les besoins de groupes de population victimes de discriminations.

En effet, cette clause prend en compte la discrimination à raison du genre, de l’orientation sexuelles et de l’identité de genre (personnes LGBT), comme la discrimination subie par les personnes handicapées ou par les minorités religieuses.

Mais sans la clause anti-discrimination, par exemple, des fonds européens pourront être utilisés pour financer la construction de bâtiments administratifs, sans que pour autant ces bâtiments, ne soient accessibles aux personnes à mobilité réduite.

La commission souhaite notamment inciter les états membres à créer des organismes nationaux pour analyser les questions relatives à l’égalité femmes-hommes. Ces entités aideraient les états à s’assurer que les femmes bénéficient bien d’une égalité réelle de traitement, dans tous les aspects de la vie quotidienne.

Il est heureux que les ministres aient décidé de continuer d’exiger que soient remplies les conditions de la clause éthique pour accéder au fond social européen (ESF) dans deux domaines, l’égalité femmes-hommes d’une part, et l’éducation, l’emploi et la santé des Roms d’autre part.
En revanche, pour les autres discriminations elles ne seront plus requises.

Toutefois, le Parlement et le Conseil devront négocier et il est probable que des députés voudront réintroduire les conditions éthiques de la clause anti-discrimination afin de combattre efficacement les inégalités et les discriminations.

Dans tous les cas, les associations LGBT suivront ce dossier de prés, car un tel recul serait fortement préjudiciable.

Encore une agression lesbophobe !

lesbop11Lyon, une violente agression lesbophobe

Pour éviter les agressions, éduquer au respect des différences.

En pleine période électorale, s’est produite hier près de Lyon, une agression lesbophobe.

Deux jeunes hommes de 17 et 19 ans ont insulté un couple de lesbiennes dans un bus, puis l’une d’elles a reçu des coups au ventre, pendant que sa compagne était ceinturée pour l’empêcher d’intervenir.

Les jeunes femmes ont porté plainte et leurs agresseurs ont été arrêtés.

Cette nouvelle agression nous rappelle que si la responsabilité des agresseurs reste entière, nos institutions ne prennent pas vraiment au sérieux la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie.

De si jeunes hommes, s’ils avaient eu accès à des cours d’éducation et de prévention pour les sensibiliser au respect des différences, ne seraient peut-être jamais passés à l’acte.

Lors du quinquennat qui s’achève, quelques mesures ont été prises dans ce sens et l’on retient en particulier une circulaire promouvant la lutte contre l’homophobie assortie d’une campagne de prévention affichée dans les établissements scolaires.

Mais, c’est amplement insuffisant, d’autant plus que la polémique au sujet de la diffusion du court métrage d’animation « Le baiser de la lune », autant que le bras de fer exercé par des députés de l’UMP comme des associations familialistes et à caractère religieux pour tenter d’obtenir le retrait du chapitre sur l’identité sexuelle dans les manuels de SVT, ont marqué les esprits et peuvent encourager des personnes à exprimer leur rejet de l’homosexualité.

Le Centre LGBT Paris-IdF adresse son soutien aux deux jeunes femmes victimes de cette agression lesbophobe, conjugaison de l’homophobie et du sexisme, et attend du prochain gouvernement qu’il s’engage avec efficacité dans la lutte contre le sexisme et les LGBTphobies, afin que nous puissions mieux vivre ensemble.

Pour le contrat social, l’égalité et les libertés, aux urnes !

votePrésidentielles 2012, remettre le contrat social et l’égalité des droits au cœur de nos vies.

Alors que le quinquennat s’achève, considérons l’état du pays, de nos droits et libertés, le constat est sans appel : le contrat social est rompu. L’objet de toutes les préoccupations, c’est l’argent, pour survivre ou l’argent démesurément engrangé par les spéculateurs qui s’engraissent sur le dos des plus faibles, avec la crise qui s’éternise.

Ces dernières années, les dérégulations et la spéculation se sont intensifiées, plongeant dans des situations difficiles, des masses de gens. Encouragée par une savante propagande, la tendance de rendre les autres responsables de la situation est de plus en plus forte et le « bien vivre ensemble » est relégué aux oubliettes. Au Centre LGBT Paris-IdF, nous l’avons constaté, étant de plus en plus confrontés à un public en grande difficulté sociale et psychologique. Notre accueil comme nos permanences de soutien, à l’instar d’autres lieux associatifs, ont accueilli de plus en plus de personnes en grande difficulté et la place que prend la pauvreté dans notre pays, est désormais indécente et même violente.

Comment mieux réguler l’économie et les marchés pour plus de justice et d’égalité dans l’intérêt collectif ? La réponse à cette question est bien au cœur du vote des français, y compris des personnes LGBT qui ne se déterminent pas seulement sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.

En matière de droits LGBT nous avons obtenu quelques avancées telles que le bénéfice du capital décès étendu aux fonctionnaires ; la suppression des droits de succession pour le partenaire pacsé et le même avantage fiscal que pour les couples mariés, dès la première année du PaCS. En matière d’éducation, des mesures ont été prises pour répondre aux exigences des associations, on retiendra les campagnes de prévention affichées dans les établissements scolaires et une circulaire promouvant la lutte contre l’homophobie. On se souvient aussi de Rama Yade appeler à l’ONU, à la dépénalisation universelle de l’homosexualité.

En résumé, quelques mesures sensées apporter un peu plus de justice et un début de lutte contre l’homophobie dans le milieu scolaire, enfin, un engagement international qui de la part d’un pays comme la France est tout de même un minimum attendu, même si fort paradoxalement elle exclut allègrement les étrangers séropositifs sur son propre sol et met toujours autant de mauvaise volonté à encourager ses préfets à plus de bienveillance à l’égard des réfugiés politiques LGBT.

En outre, des limites ont très vite été imposées et nous n’avons pas oublié ni la lamentable polémique au sujet de la diffusion du court métrage d’animation « Le baiser de la lune » (qui vient enfin d’être autorisé de diffusion), ni le bras de fer au sein même de l’UMP pour tenter d’obtenir le retrait du chapitre sur l’identité sexuelle dans les manuels de SVT. Enfin, les propositions de loi sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe comme sur l’attribution de la pension de réversion aux couples pacsés ont été massivement rejetées par les députés de la majorité. Le statut du tiers pourtant promis lors de la campagne du candidat Sarkozy est aussi passé aux oubliettes, n’apportant aucune solution aux familles homoparentales qui voulaient adopter l’enfant de leur partenaire.

Au final quelques avancées mais surtout 5 ans de grande stagnation qui depuis longtemps nous ont recalé du 1er rang des pays LGBT “friendly” avec le PACS en 1999, dans le peloton de queue de l’Europe qui ne cesse pourtant d’encourager les états à adopter des mesures favorables à l’égalité des droits. Des candidats à gauche, inspirés les recommandations européennes et par les revendications formulées par nos associations promettent dans leur programme, ces mesures que nous attendons avec impatience car, l’égalité réelle qu’il s’agisse d’ailleurs d’égalité femmes – hommes ou d’égalité en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre ne peut rester plus longtemps en panne dans notre pays. Il y aurait aussi beaucoup à dire du droit des minorités en général.

Alors, qu’il s’agisse du contrat social ou d’égalité des droits, ce quinquennat aura été long et pénible ; votons pour remettre le contrat social et l’égalité réelle au cœur de nos vies.
Les résultats du 1er tour sont à la fois encourageants car François Hollande dont le programme promet plus d’équité et de « mieux vivre ensemble » est en tête, mais inquiétant car le score du Front National est très élevé. Rien n’est joué et en cas de victoire de la gauche, il faudra aussi rester mobilisés, ne pas remiser les banderoles à la cave car aucun président, aucun gouvernement ne mérite jamais, de chèque en blanc.

Le 6 mai, aux urnes !

A défaut de se faire comprendre, reste le chocolat de Pâques !

J’espère que le projet de rapprochement des deux structures parisiennes que sont le Centre LGBT Paris-IdF et l’Inter-LGBT aboutira.
Quand on regarde attentivement le projet, on comprend qu’avec ses trois pôles :
- synergies inter-associatives (Maison des associations, Centre de formation, coopérative d’achat, etc.),
- lieu citoyen (accueil, information, soutien, culture, etc. pour les publics LGBT),
- et plate-forme revendicative (égalité des droits et lutte contre les LGBT-phobies),
il couvre l’ensemble des attentes exprimées et besoins recensés.
On comprend aussi que la mutualisation des moyens humains, matériels et financiers contribuera à plus de force et de solidarité et donc d’efficacité ; enfin, un tel ensemble sera plus cohérent et plus lisible. C’est une chance historique inespérée pour notre mouvement.

Mais si les membres de nos deux structures ne parvenaient pas à s’en convaincre et ne l’adoptaient pas, ce serait certes dommage et préjudiciable, mais il n’y aurait pas non plus mort de militant-e ! Dans notre histoire, on trouve nombre de beaux projets qui n’ont pas vu le jour pour tout un tas de raisons plus ou moins valables.

Dans tous les cas, que le projet aboutisse ou pas, le bilan du Centre LGBT Paris-IdF est positif. Il se mourrait rue Keller, il a réussi son redressement, puis s’est implanté avec succès rue Beaubourg où il se développe correctement, pourtant dans un contexte socio-économique difficile et une monté flagrante de l’individualisme.
Bien entendu, tout est perfectible et dans le cadre du projet de rapprochement ou sous sa forme actuelle, le lancement d’autres services et activités est tout à fait souhaitable et envisagé. Pour autant, s’il est aisé de s’enflammer, de prétendre avoir toutes les solutions et bonnes idées, il est autrement difficile de tenir un cap dans la durée et de toute façon, rien ne justifie le déferlement d’agressivité ni d’inepties auquel nous sommes actuellement confrontés.

Plus grave encore, il est incompréhensible que des personnes qui prétendent être concernées par la lutte contre les discriminations et les violences puissent ainsi s’acharner contre ce projet et surtout se commettre avec excès dans de violentes attaques personnelles, proférer des insultes et tenir des propos diffamatoires (à l’oral comme à l’écrit et sur tous supports qu’il s’agisse de blogs, courriers, page FB, etc.).
Comment comprendre, dernier exemple en date et parmi de nombreux autres, que le simple fait de rappeler l’impossibilité éthique et réglementaire d’être à la fois intéressé commercialement dans le milieu associatif LGBT et prétendre à des fonctions électives à la tête de leur Maison des associations, puisse déclencher une réaction aussi violente sur un blog d’entreprise ?

Ce projet concerne l’ensemble du mouvement LGBT, il est porté par de nombreux acteurs et se payer la tête d’un de ses représentants, en l’occurrence une, la mienne, ne rime à rien et ne fait que révéler une fois de plus la sourde misogynie de leurs auteurs. Les quelques femmes qui les soutiennent ne sont pas avares de solidarité envers leur propre genre, là non plus rien de bien nouveau.

Etre lesbienne et féministe dans ce mouvement LGBT n’est décidément pas chose facile. J’en viens même à me demander si un bilan tel que celui du Centre LGBT Paris, ne serait pas porté aux nues par ceux qui le vilipendent aujourd’hui, si à sa tête, à la place d’une lesbienne féministe, se trouvait un gay très moyennement engagé sur les questions d’égalité de genre ?

N’est-il, par exemple, pas curieux de passer sous silence le bilan amplement positif du Centre LGBT Paris pour me reprocher systématiquement dans un fallacieux et lamentable amalgame de faire la « chasse aux putes » alors que je suis opposée au délit de racolage passif ?! Ou encore de me reprocher d’être contre l’homoparentalité alors que j’émets simplement de sérieux doutes sur la GPA (Gestation pour Autrui) ?!
Comme par hasard, il s’agit bien de deux domaines mettant en jeu essentiellement l’appropriation du corps des femmes.
http://blogs.tetu.com/nos_combats_lgbt/2011/05/30/homoparentalite-asymetrie-reproductive-et-gestation-pour-autrui-gpa/

Combien de fois vais-je devoir répéter que je n’ai rien contre les prostitué-es, bien au contraire et que je suis contre le délit de racolage et leur persécution, que je déplore les violences qu’elles subissent, etc. ? Seulement voilà, je suis aussi contre la marchandisation des corps sous toutes ses formes et donc contre le système prostitueur ; je suis en faveur du développement de programmes d’émancipation pour les personnes prostituées qui le souhaitent, contre la traite et les trafics (+ de 80% e la prostitution en France), pour l’éducation des clients prostitueurs, etc.…Et alors, est-ce interdit d’avoir un idéal de société ? Pourquoi ceux qui voudraient me contraindre au silence relayent-ils les arguments de ceux qui défendent la réglementation de la prostitution ? De quelle prétendue neutralité s’agit-il ? N’y a-t-il pas plutôt deux poids deux mesures en matière de liberté d’expression dans ce domaine comme certains autres ?

J’avais pris le temps d’écrire un texte relatif à la mixité afin de sensibiliser chacun-e sur l’impérieuse nécessité de travailler sur la question avant que toute lesbienne un tant soit peu féministe n’ai déserté ce mouvement, il faut bien le reconnaître, tout aussi misogyne que le reste de la société française. C’est manifestement peine perdue, quand le fossé se sera irrémédiablement creusé, il sera bien temps de le regretter ! Un mouvement social qui n’évolue pas sur la question de l’égalité réelle entre les genres mais qui prétend à l’égalité des droits LGBT passe nécessairement à côté de quelque chose, et c’est bien le cas, aujourd’hui, en France du mouvement LGBT.
http://blogs.tetu.com/nos_combats_lgbt/2011/11/28/quelle-mixite/dans le mouvement LGBT

Il y a bien entendu des raisons d’espérer malgré tout. Le fait même qu’existe ce projet de rassemblement de nos deux importantes fédérations parisiennes en est une ; le succès du récent meeting organisé par les 2 fédérations nationales et l’Inter-LGBT, même si, dans ce contexte de rapprochement, on aurait préféré également une meilleure visibilité du Centre LGBT Paris, en est une autre.

Les temps sont au rassemblement et pas à la division, mais pas à n’importe quel prix non plus et un mouvement LGBT qui ne se respecte pas, qui ne démontre pas plus de solidarité et ne dénonce pas les attaques injustifiées à l’encontre de certains de ses membres les plus exposés, pas plus qu’il ne travaille à la déconstruction du système patriarcal, ne pourra pas prendre une direction profitable ni à lui-même, ni à l’ensemble de la société, car tout est lié, indéfectiblement.