Nos combats LGBT

Par Christine Le Doaré, présidente du Centre LGBT Paris de 2005 à fin juin 2012

Homoparentalité, Asymétrie reproductive et Gestation Pour Autrui (GPA)

homoparentalitéHOMOPARENTALITE,

ASYMETRIE REPRODUCTIVE ET GESTATION POUR AUTRUI (GPA)

 

 Orientation sexuelle et désir d’enfant.

Si plutôt que d’homoparentalité, nous parlions de parentalité. En effet, si l’orientation sexuelle des parents est homosexuelle, la parentalité elle ne l’est pas car le lien qui unit les parents à leur enfant est un lien d’amour universel.

Le désir d’enfant, on l’a ou pas, il n’est en rien lié à son orientation sexuelle.

Des couples hétérosexuels mettent des enfants au monde sans nécessairement se poser beaucoup de questions, c’est une des normes de réussite sociale les plus valorisées.  De même, des couples homosexuels ne conçoivent pas leur vie sans enfants.  

Le désir d’enfant peut être passager ou pérenne, relever du fantasme ou forger un authentique projet de vie. Les motivations sont aussi diverses que pour les personnes hétérosexuelles : envie de s’accomplir en éduquant et en transmettant des valeurs, besoin impérieux de se reproduire et laisser une trace de soi sur terre ou encore perméabilité à la pression sociale, etc.   

Tout dépend de son histoire personnelle et familiale, de sa vie et de ses rencontres et chacun est libre de ses choix de vie.

Dans tous les cas, la plupart des lesbiennes et des gays qui mettent des enfants au monde, y tiennent énormément et sont prêts à surmonter tous les obstacles.  

En outre, il est désormais démontré que leurs enfants sont aussi heureux que les autres, aussi, en douter  relève clairement de la lesbophobie et de l’homophobie.  

 

Désir d’enfant et procréation homosexuelle

Simple constat : en  matière de procréation, il n’y a pas de symétrie entre les hommes et les femmes et pour l’instant, les hommes ne portent pas les enfants.

Cette asymétrie signifie que la conception est plus facile pour les lesbiennes puisqu’il suffit aux femmes d’un rapport sexuel ou un don de sperme, alors que les gays ne peuvent concevoir entre eux,  sans l’implication déterminante d’une femme. Rappelons néanmoins que la PMA (Aide médicale à la procréation : insémination…) n’est toujours pas ouvertes aux femmes seules ni aux couples de lesbiennes en France, alors qu’elle l’est dans plusieurs pays européens. Les députés avaient ces derniers jours l’occasion d’y remédier alors qu’un amendement du groupe SRC, adopté par le Sénat, venait en seconde lecture à l’Assemblée Nationale, ils l’ont rejeté et ont sans grande surprise,  maintenu cette discrimination.

Des lesbiennes vivent d’ailleurs mal cette asymétrie, culpabilisent et opèrent un raccourci en parallélisant l’AMP ou PMA (Aide médicale à la Procréation) et la GPA (Gestation pour Autrui ou « Mères porteuses »), alors qu’il ne s’agit en rien de moyens comparables.  

Les gays sont généralement parents parce qu’ils ont eu des enfants d’une relation hétérosexuelle ou parce qu’ils se sont engagés dans un projet de coparentalité avec une femme ou avec un couple de lesbiennes ou bien encore,  parce qu’ils ont adopté.

Ceci laisse tout de même un certain nombre de possibilités, mais,  les projets de coparentalité ne sont pas toujours si simples à  mettre en place et il arrive parfois qu’ils se passent mal. Le plus souvent, ce sont de bien belles histoires qui placent l’enfant au cœur de plusieurs parents ou couples de parents qui tous, veillent sur lui.

L’adoption est une forme de parentalité  particulièrement généreuse et désintéressée qui consiste à transmettre de l’amour,  de l’attention et de la réparation plutôt qu’un patrimoine génétique. Toutefois, les possibilités d’adopter sont trop rares et en France, l’adoption n’est toujours pas ouverte aux couples de même sexe.

Il serait d’ailleurs temps que la question de l’adoption devienne un véritable sujet de société et que les nécessaires évolutions en France mais aussi au plan international, soient défendues avec autant de conviction que la GPA (Gestation Pour Autrui).

 

Procréation homosexuelle et GPA (Gestation Pour Autrui)

Les modes d’accès à la parentalité mentionnés ci-dessus ne suffisent pas aux couples ou célibataires gays. Certains ont recours à la Gestation Pour Autrui à l’étranger, beaucoup veulent à toute force, son encadrement chez nous. Bien sûr, des couples hétérosexuels sont aussi concernés, mais cette revendication est surtout portée par les gays.

Comment peut-on définir la GPA ? Dans tous les cas, elle n’est en rien assimilable à une quelconque technique médicale de procréation. Selon les uns ce serait un don, dans ce cas seule devrait compter la volonté de la donatrice désintéressée, ni rémunérée ni indemnisée, et l’on conçoit alors mal la nécessité d’un rigoureux cadre réglementaire.  Selon les autres, ce serait un service (payant, gratuit ou indemnisé), voire  un acte de vente (définition juridique d’une vente : accord sur le prix et sur la chose).

Dans tous les cas, don, service ou vente, l’acte consiste à  mettre à disposition le corps d’une femme et sa capacité d’enfantement, afin que ce corps  produise un bébé dans le seul but de le remettre à celui qui a passé commande.

Que l’on soit ou non favorable à la GPA, force est d’admettre que cette pratique relève de la mise à disposition du corps des femmes. C’est précisément pour cette raison que des personnes pourtant insoupçonnables d’homophobie y sont opposées alors qu’elles sont très franchement favorables à l’homoparentalité.

Les personnes et associations favorables à la GPA s’accordent généralement pour reconnaître que sa pratique dans les pays émergeants ne leur convient pas car il s’agit alors d’exploitation de la misère.

Si elles mettent en avant cet argument économique, en revanche, celui de l’appropriation du corps des femmes et de leur faculté d’enfantement, n’est guère abordé.

Elles font la promotion d’un encadrement le plus souvent drastique, (n’est pas admise à la GPA qui veut !), et surtout elles ventent  la  relative gratuité d’un tel acte sur le territoire français.

Toutefois, la notion de dédommagement peut aussi être questionnée car une femme  en difficulté sociale  pourrait être séduite par le confort et l’attention dont elle bénéficierait alors.

Les candidates seraient sélectionnées fonction de critères qui divergent selon les tendances politiques, mais à la condition unanime, de faire preuve d’un altruisme à toute épreuve. L’enfant à naître ferait l’objet d’un contrat de remise  à son « parent social – propriétaire ». Certains appellent la femme qui va le porter et accoucher mère porteuse, d’autres gestatrice. Certains lui accordent une place dans l’avenir de l’enfant, d’autres non. Sur ce plan la confusion règne, en revanche, tous s’accordent à dire qu’elle n’est pas la mère de l’enfant qu’elle mettra au monde. Aussi, doit-elle renoncer à tout droit,  mais aussi à tout lien d’affection le concernant, sa seule motivation devant être la beauté du geste d’abandon en vue du don, service ou de la vente.

 

GPA (Gestation pour Autrui) et féminisme

Mis à part des cas très particuliers au sein d’une famille (don entre sœurs) ou entre proches, quelle pourrait être la motivation d’une femme qui décide de consacrer une année de sa vie, (préparation préalable, grossesse,  récupération / réparation) à une GPA ?  

A moins de penser que la carrière professionnelle des femmes est secondaire ou que ne sont concernées que des femmes au foyer, ce qui relèverait tout de même d’un sexisme primaire,  quel pourrait bien être l’intérêt d’une femme à compliquer ainsi sa vie professionnelle en mettant  au monde des enfants pour les autres,  alors que notre société n’a toujours pas trouvé les bonnes réponses pour permettre aux femmes et aux hommes d’élever leurs enfants tout en travaillant ? Je n’ai d’ailleurs pas relevé de réponses satisfaisantes en matière de droits sociaux dans les argumentaires pro-GPA.

La grossesse n’est évidemment pas une maladie, ni l’accouchement nécessairement difficile et douloureux, néanmoins, pourquoi des femmes pendraient-elles ce  risque qui ne peut jamais être écarté d’emblée ? Par goût exorbitant du don ? Il est vrai que nombre de femmes n’envisagent toujours pas de s’épanouir et de se réaliser autrement que par la maternité, il faut bien dire que longtemps, ce fut leur seule fierté.  Sauf que justement,  il ne s’agit pas ici de maternité ni de parentalité, seulement de production d’enfant, ce qui réduit les femmes à une faculté biologique, amputée du projet et du plaisir de parentalité.

Dans notre société patriarcale, les femmes sont encore élevées dans le don d’elles-mêmes, l’effacement et la générosité ; il n’est vraiment pas féministe ni même progressiste de l’encourager et d’exploiter ce conditionnement du genre féminin.  

Il est tout de même curieux que les mêmes qui se méfient, à juste titre, du féminisme essentialiste, quand ça les arrange, portent soudainement aux nues des prétendues qualités féminines !

Les pro-GPA nous disent aussi souvent qu’il faut écouter les femmes qui l’ont pratiquée, que chacun est libre de faire ce qu’il veut de son corps.  

Cette rhétorique de la liberté (libre choix) est d’ailleurs la même en matière de prostitution, autre domaine de la mise à disposition du corps des femmes. De quel choix s’agit-il vraiment ? Rappelons une fois encore que le seul droit pour lequel les femmes n’ont  jamais eu à se battre est bien celui de faire des enfants !   

Nul besoin d’avoir un diplôme en féminisme pour savoir que l’objectif premier du  patriarcat est de sécuriser l’appropriation et le contrôle du corps des femmes, en matière de sexualité comme de reproduction.

En outre, l’argument de la liberté sans égalité réelle n’est jamais un argument politique très convaincant. Les féministes font aujourd’hui le constat que la libération sexuelle des années 70, si elle a certes aussi profité aux femmes, sans égalité réelle, les a surtout mises à  la disposition permanente des hommes.

Pour que le patriarcat ou toute forme d’oppression se maintienne, il lui faut des relais et conditionner les opprimés, sinon, le système ne pourrait pas fonctionner. Les femmes conditionnées font partie des rouages, ce sont elles qui éduquent leurs filles et leurs fils pour reproduire les conditions de l’oppression.

Trouver des femmes prêtes à s’engager dans une GPA, tout comme l’on peut trouver des femmes qui trouvent génial d’offrir à Noël un mini fer à repasser à leur petite fille et un fusil à leur petit garçon, ne signifie rien d’autre.

Enfin, une société ne peut avoir comme projet d’organiser toutes les libertés individuelles : je veux repeindre Paris en bleu, je veux vendre une partie de mes organes pour arrondir mes fins de mois, je veux tuer mon voisin parce qu’il est bruyant, etc. merci de me mettre tout ça en forme !

En admettant que la GPA soit réglementée en France, il est raisonnable de penser qu’elle ne concernerait qu’un nombre infime de femmes disposées, étant donné la nature de l’implication, à la pratiquer.

Dans ces conditions, ce débat doit-il déchirer les personnes et associations LGBT, féministes, comme il le fait actuellement ?

Si l’argument qui consiste à dire que l’encadrement de la GPA en France est motivé par la nécessité d’éviter qu’elle ne se pratique à l’étranger dans des conditions épouvantables, est sincère, pourquoi dans ce cas ne pas plutôt se mobiliser pour tenter de la réglementer, voire de  l’interdire, à l’échelon international ?

  

GPA (Gestation pour autrui) et parent social

La société est en mouvement, les luttes féministes et LGBT permettent d’interroger  les déséquilibres dans les rapports sociaux de sexe et la hiérarchie en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre. Elles aboutissent à l’invention de  nouveaux liens et façons de vivre, notamment en matière de parentalité.

La parentalité sociale n’est pas qu’un concept intéressant, c’est aussi une réalité qui jusqu’ici n’avait pas de nom mais existait bel et bien. Le parent c’est en effet celui qui élève l’enfant, lui transmet une éducation et des valeurs, lui apporte une sécurité affective et sociale, ce que tous les parents biologiques n’accomplissent pas toujours.

Pour autant, faut-il tout envisager et autoriser ? Certes dans certains pays on choisit déjà sur catalogue les caractéristiques génétiques de son futur enfant et presque son bébé sur étagère, mais ne serait-il pas extraordinairement paradoxal que la GPA, présentée comme une solution moderne et progressiste, ne soit en réalité qu’un réactionnaire instrument patriarcal de mise à disposition du corps des femmes (cas particuliers au sein d’une famille, don entre sœurs, ou entre proches, mis à part) ?

Prétendre que la GPA est l’alpha et l’oméga de la parentalité sociale, qu’elle tord le cou à la bonne vieille parentalité biologique, n’est pas très honnête. La GPA n’est en rien affaire de parentalité sociale mais bien de parentalité biologique puisque tout l’enjeu de cette forme de parentalité consiste bien à reproduire ses gênes (Une GPA n’est que rarement conçue sans les gamètes du père).

D’ailleurs, l’adoption n’est-elle pas la seule véritable parentalité sociale sans lien biologique ?

 

En conclusion

La liberté sans égalité réelle n’est pas la liberté de tous et encore moins de toutes.  Dans une société libre et égale, dans une société féministe, la GPA pourrait peut-être s’envisager, je ne sais pas. Dans notre société patriarcale,  j’émets de sérieuses réserves et avant d’éventuellement les lever, j’attends d’être convaincue par des arguments étayés, précis, progressistes et féministes.  Tout le reste serait hors sujet.

 30 mai 2011,

Christine Le Doaré



4 commentaires

Enfin un article avec une argumentation raisonnable !
Bien expliqués et développés, les sujets de l’article donnent à réfléchir.
Hétéro et pro-lgbt, je suis plutôt d’accord avec la GPA. Je ne souhaite pas avoir d’enfants mais serais tout à fait capable de rendre ce service à des personnes qui, pour des raisons légales et/ou biologiques, ne pourraient concevoir, quelle que soit leur orientation. Je ne me conçois pas comme un incubateur cependant, bien plus comme une solution humaine plutôt que mécanique.
Comme vous le dites à la fin de l’article, il faudrait une modification de notre société pour envisager un aboutissement de cette idée. Je pense qu’il y à du bon comme du mauvais dans les pays qui autorisent la GPA, à nous d’en faire, ou non, une option pour notre futur.

Écrit par Marissa le 30 mai 2011 à 14:27

Bel argumentaire en effet.

Je n’ai jamais trop su comment me positionner face à la GPA, balançant entre ma compréhension du désir d’avoir un enfant génétique et mon incompréhension face à l’abandon nécessaire de l’enfant par celle qui l’a porté. Sans parler de l’exploitation – pour moi évidente à l’heure actuelle – de femmes souvent peu instruites et peu à l’aise financièrement dans les pays où la GPA est commercialisée et la – parfois large, parfois misérable – subséquente compensation financière allouée.

Les hasards de la vie ont fait que je porte actuellement un enfant qui n’est génétiquement pas le mien. Sauf que cet enfant sera socialement et juridiquement le mien puisque l’ovule qui a permis de créer cet enfant vient de ma conjointe (n’étant moi pas très en forme au niveau reproduction) et que je vis dans un pays qui permet le don d’ovule pour tous les types de couple.
Ce long processus, l’infertilité et la situation que je vis désormais ne m’ont pas du tout aidée à mieux appréhender la GPA. Je comprends encore moins comment une femme peut laisser un enfant qu’elle a porté, même si l’ovule de départ n’est pas le sien et que cet enfant ne lui est génétiquement rien. Ou alors il faut se mettre dans un état d’esprit que je ne suis pas capable d’imaginer.

Mais je comprends aussi encore plus le désir d’avoir un enfant qui est lié à soi d’une façon ou d’une autre. Je me sens liée à l’enfant que je porte même si on ne partage aucun patrimoine génétique. Je le nourris, je le sens bouger et ma voix sera celle qu’il identifiera comme étant celle de sa mère (on sait maintenant que la voix de la mère, entendue de l’intérieur pendant la grossesse, active une zone spécifique du cerveau de l’enfant dès la naissance, zone différente de celles activées par n’importe quelle autre voix, y compris celle du conjoint).
Ou même tout simplement d’avoir un enfant “vierge” de toute histoire antérieure à laquelle on n’aurait pas participé. Alors oui, je comprends les couples de gars, ou hétéros avec une stérilité structurelle de la femme, qui souhaitent un enfant qui tienne, biologiquement, physiquement ou génétiquement, de l’un des deux au moins.

Sauf que, au-delà de cela, et sans être une féministe acharnée, j’ai toujours, pour le moment, du mal à croire qu’une femme instruite, financièrement à l’aise, avec une carrière professionnelle et/ou une vie de famille bien remplie puisse “louer” une partie de son anatomie à des tiers qui ne lui sont rien alors que la grossesse implique pas mal plus de conséquences physiques, émotionnelles et sociales qu’un simple don de sperme ou même d’ovule.

Donc, on en retourne à la question de l’exploitation et je ne vois pas très bien quelles réglementations pourraient éviter le risque d’exploitation tout en réussissant à avoir suffisamment de femmes volontaires.

Écrit par Teflon le 31 mai 2011 à 20:10

Comme je le disais sur FB :
Excellent argumentaire. J’ajouterai juste une remarque concernant “la motivation d’une femme qui décide de consacrer une année de sa vie”, en réalité c’est bien plus d’une année ! En effet, les temps de préparation préalable et de récupération / réparation sont bien plus importants.
Pour avoir vécu la situation, c’est important de restituer exactement ce qu’engendre une grossesse surtout quand on parle de co-parentalité et de GPA avec des Gays pour qui le corps des femmes est un mystère et dont certains n’ont que faire…
Une stimulation en vue d’une grossesse sur le plan physique et émotionnel c’est hard pour une femme, les sauts d’humeur, la prise de poids, les piqures, les prises de sang etc… Et tout ce poids qu’elle semble seule à porter parce qu’elle ne tombe pas enceinte, merci le carcan de la société à nous avoir toujours incriminer dans ce sens !
Et une fois, enceinte, ce sont 9 mois d’angoisse. Tout ce poids encore, comme si la vie de cet enfant à naître ne dépendait qu’uniquement d’elle !!! Craindre la chute, le coup de coude du passant, le suivi médical, faire gaffe au diabète, à ci et à ça.
Et puis l’accouchement ! Combien sont-elles à clamer que cela s’est bien passé et sans douleur ? Des noms !!!!!!!
Et après ? Les suites de couches, qui en parle ?
L’épisio ?
La faiblesse générale, la perte de la musculature nécessaire à la grossesse et l’accouchement mais synonyme d’un bon nombre de séances chez le kiné !
(je passe et cesse ci la liste ;-) )
Et la sexualité avant, pendant et après ? (ah oui les lesbiennes n’ont pas de sexualité c’est vrai…grrrr ! )
Je m’emporte là ? ….

Écrit par NM le 6 septembre 2011 à 14:53

Très bel article. La situation y est parfaitement décrite et il n’y a pas d’exagération pro-lgbt du style ” tous des salope !”.
Avec mon ami nous sommes en couple depuis bientôt 5 ans et pacsés depuis 3 ans. Nous avons acheté une maison ensemble et avons aménagé 2 chambres en gardant espoir qu’un jour cette deuxième chambre ne reste pas qu’une pièce vide mais qu’un enfant puisse y passer de bons moments, dans une maison où il sera aimé.
L’envie nous a pris de nous renseigner sur les alternatives qui s’offraient à nous et nous nous tournerions plus vers la GPA. Cependant, par où commencer ? Même après des heures et des heures de recherche et des informations trouvées parfois démoralisantes, nous ne savons pas par où débuter nos démarches.
Surtout qu’une chose me gène. C’est la notion d’argent. Je ne suis pas contre d’aider la mère porteuse dans les frais qu’engendre une grossesse mais de là à “payer” je ne me sens pas capable. Donc voir des forums où des gens se proposent pour 15 à 20 000 euros ne nous plaît pas.

Encore à espérer que les choses changent pour que nous ne passions pas à côté de ce bonheur que représente la parentalité.

Écrit par Alexis&Bruno le 26 septembre 2013 à 16:14

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