Nos combats LGBT

Par Christine Le Doaré, présidente du Centre LGBT Paris de 2005 à fin juin 2012

Préoccupante déclaration du nouveau Président de l’ONU !

Interviewé avant son premier discours à l’ONU, le nouveau Président de l’Assemblée  Ali Absussalam Treki   a déclaré : “n’être personnellement pas en faveur” de la Déclaration de décriminalisation de l’homosexualité signée par 66 pays et lue par le représentant Argentin, le 18 décembre dernier.

 Il a ajouté que « la Déclaration n’était pas acceptable pour la majorité du monde et que certains pays l’ont autorisée pensant faire preuve d’une sorte de démocratie ».

 Que de tels propos puissent être tenus par le Président de l’Assemblée des Nations Unies est terriblement  inquiétant.

Le Président de cette Assemblée se doit d’être le garant du caractère sacré et inaliénable des Droits Humains, de tous les Droits Humains sans exception aucune.

 A l’évidence, Monsieur Treki considère que la protection des personnes LGBT et de leurs droits dans le monde entier, ne relève pas des Droits Humains.

 Les représentants à l’ONU des pays qui ont signé la Déclaration de décembre dernier, dont la France qui en la personne de Rama Yade avait porté cette initiative,  doivent sans tarder demander une explication au Président Treki.

Nos associations, aux côtés des associations internationales dont l’ILGA, y veilleront.

Portons-les plus loin, plus fort !

Nos luttes et nos combats nous les portons tous ; chacun à sa façon dans sa vie quotidienne et tous  ensemble avec nos associations pour aller plus loin, plus fort, plus vite. Imprimer

Au jour le jour, au cœur de vos vies, dans la rue quand nous prenons la main de notre bien aimé-e ;  en famille quand nous affichons notre  orientation sexuelle ou identité de genre ; au boulot quand nous conjuguons justement  le récit de votre week end ou quand nous remettons à sa place, le collègue homophobe qui ne manque pas de déraper de temps à autre devant la machine à café !

Mais parfois ce ne n’est pas de tout repos et si les petits cours d’eau font les grandes rivières, en groupe pas de doute, on est tout de même plus efficace.

C’est bien pour cette raison qu’existent des lieux tels que le Centre LGBT Paris IdF qui fédère plus de soixante associations et qui offre tout un tas de services et d’activités tout au long de l’année.

Samedi 19, il fait sa rentrée et vous invite à la 3è édition de la Rentrée des Associations, entre 15h et 19h, au 63 de la rue Beaubourg, à Paris.

Ce moment privilégié d’information et de convivialité est pour vous une occasion idéale de rencontrer les associations présentes et choisir de vous investir contre l’homophobie, de faire du sport ou d’intégrer une association de loisirs…

C’est aussi une opportunité  de mieux connaître le Centre, ses services, activités et son programme culturel et festif.

Démonstrations de chorales et de groupes de danse et à 17 h un pot offert à tous !

Bienvenue !

Entrée libre

 

La pride de Belgrade déchaîne une violente haine homophobe !
Baltic Pride de RIGA 2009

Baltic Pride de RIGA 2009

Il leur faut un soutien à la hauteur de ce déferlement de haine !

La Pride de Belgrade en Serbie, prévue dimanche 20 septembre, a déclenché les foudres d’une partie de la population.

La réaction s’organise avec force et méthode.
Plusieurs groupes d’influence venant de toute la Serbie, notamment des organisations familiales et des étudiants de grandes écoles ;  également des supporters de clubs de football ( Red Star football club et United Force RadniÄ ki football club) qui ont déclaré que ce serait « l’occasion de régler leurs comptes avec la police ;  les jeunesses des partis politiques patriotiques ; sans oublier des groupes d’extrême droite,  ont informé qu’ils attaqueraient non seulement les marcheurs mais également les forces de l’ordre. 

Des emails et des SMS sont adressés en grand nombre afin de rassembler le plus grand nombre possible de contre manifestants afin d’attaquer la Pride et de l’empêcher de se dérouler.

Certains groupes ont prévu de se charger de mettre la pagaille dans le centre ville pour y attirer la police, pendant que d’autres attaqueront la Marche LGBT.
Ils ont annoncé qu’ils seront armés de pétards, pierres, cocktails Molotov, gaz lacrymogènes…

Pour avoir vécu quelque chose de similaire mais de plus marginal, moins massif et moins bien organisé à Budapest, je peux vous assurer que ça promet d’être spectaculaire et extrêmement dangereux pour les participants.

Mladen Obradović, une responsable de l’association Obraz, a déclaré qu’ils ne marcheraient pas à n’importe quel prix.
Les forces de l’ordre, par la voix de Monsieur Dacic, ont assuré de leur côté qu’elles feraient tout leur possible pour maintenir l’ordre public et la paix

Rappelons que la Serbie a signé en avril 2008 un accord d’association avec l’Union Européenne à laquelle elle souhaite adhérer.

Réagissons afin que s’organise de toute urgence une solidarité européenne et que cette Pride puisse se dérouler dans de bonnes conditions.
La sécurité de tous les participants à la marche doit être assurée.
Les députés européens, les ambassadeurs européens en poste à Belgrade, le gouvernement Français et le Quai d’Orsay doivent se mobiliser afin que ne soit pas bafouée la liberté d’expression et de rassemblement, à Belgrade, dimanche prochain.

Dimanche, à l’heure du réveil pour certains, du ciné ou de la ballade pour d’autres, en pensée, accompagnons-les dans cette Marche qui je l’espère, grâce à toutes nos interventions, courriers au Maire de Belgrade et autres initiatives, sera moins mouvementée que prévu. A vos claviers !

Budapest, une Pride sous bonne garde et sans incident !

C’était le 14e Festival de la Marche des Fiertés LGBT à Budapest et la Marche LGBT avait lieu samedi 5 septembre.

L’ILGA-Europe et d’autres associations dont le Centre LGBT Paris IdF étaient inquiets ; en effet, ces dernières années, une violence homophobe, toujours plus impressionnante, s’était exprimée contre les participants. La haine homophobe d’extrémistes religieux et d’extrême droite, avait lourdement compromis le succès de la manifestation.

Cette année, des politiciens avaient appelé à l’interdiction de la manifestation, ne faisant que peu de cas de la liberté d’expression et de rassemblement pourtant en vigueur dans l’Union Européenne.

Les forces de police hongroises avaient affirmé qu’elles feraient leur travail afin que les marcheurs puissent exercer leur droits librement et en toute sécurité. Les années précédentes, elles n’avaient pas suffisamment évalué le nombre ni la détermination des contre-manifestants.
Cette année, elles ont employé les grands moyens, la Marche était entièrement sécurisée derrière des barrières et le public ne pouvait pas approcher le secteur, complètement bouclé.

Dans ces conditions, peut-on toujours parler d’une Pride ou Marche des Fiertés ? Le message des marcheurs qui affirment publiquement leur fierté d’être lesbienne, gay, bi ou trans, leur liberté d’aimer qui bon leur semble et de ne pas être un citoyen de seconde zone pour autant, n’est-il pas quelque peu dévoyé ?

Personnellement je pense que si, alors certes, la sécurité des marcheurs est assurée et c’est important, mais à quel prix, surtout si l’on considère que la Hongrie est bien membre de l’Union Européenne !
pride Budapest 07-07 051