A la recherche du prochain Mister Gay

Mister Gay Novembre: Jean-Charles, 25 ans, Paris

Son petit mot était:
Un jeune homme qui aime le yoga et les hommes :-)

jean-charles-1

jean-charles-6

jean-charles-3

jean-charles-4jean-charles-5

Son interview du 4 novembre:

«Il n’y a que l’amour qui compte!»

TÊTU: Tu détiens sans doute le record de la description la plus courte pour un candidat à Mister Gay! Est-ce que tu peux en dire un peu plus sur toi?
Jean-Charles:
J’ai quitté l’école à 16 ans pour passer un CAP de coiffure. J’ai bossé dans la coiffure jusqu’à mes 21 ans, et puis j’ai arrêté car j’étais allergique à certains produits. C’est à ce moment là que j’ai pris mon premier cours de yoga: ce fut une révélation! Je suis sorti du cours bouleversé, et je crois que ça a vraiment été un moment clé de ma vie. Trois mois plus tard, j’étais en Inde avec mon sac à dos, en quête de spiritualité. Depuis j’y suis retourné 4 fois: j’y vais surtout pour le yoga, j’ai appris notamment les massages ayurvédiques. Mais surtout, je découvre à chaque fois davantage sur le sens de la vie. Je donne des cours particuliers de yoga et je suis également masseur ayurvédique. Je suis en 3è année de formation dans un école de yoga à Paris. Depuis septembre, j’ai aussi repris des cours à la Sorbonne pour passer un Daeu (Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires), ce qui me permettra de faire une licence en psychologie l’année suivante. Je prends des cours de jazz, j’aime faire du sport, lire, aller voire des expos, et je vais très souvent au cinéma. Je me qualifierais comme quelqu’un de solitaire et timide, dynamique et ultrasensible: un rien me bouleverse. C’est comme ça que j’avance dans la vie, à coup de grosses émotions: elles me nourrissent, et dessinent de quoi seront faits mes lendemains.

Que représente le yoga pour toi?
Ça a d’abord été thérapeutique, c’est devenu une addiction, puis ensuite une passion. Aujourd’hui, cela fait partie de mon quotidien, de ma façon de penser, de respirer et d’être au monde. Le yoga c’est un art, une discipline, un instant et une vie… C’est grâce à cette rencontre avec le yoga que j’ai réalisé que j’avais un but, que mon existence n’était pas vaine. Cela m’a permis de réaliser que celui que je suis, personne d’autre ne pourrait l’être à ma place, et que je ne pourrai jamais être quelqu’un d’autre.

Qu’est-ce qui t’a poussé à participer au concours Mister Gay?
Je m’y suis inscris car je trouve ça fun de participer à un tel concours; et surtout d’être élu! Mais être gay ne me résume pas, et je trouvais intéressant de mettre cette petite phrase « j’aime le yoga et les hommes…». Mais j’aime beaucoup d’autres choses dans la vie, à commencer par la vie elle-même.

Qu’est-ce qui a joué en ta faveur selon toi?
D’après les commentaires, d’être naturel et simple, ce qui, je pense, me représente réellement.

Tu as fait ton coming out? Comment cela s’est-il passé?
Lorsque j’ai fait mon coming-out à l’age de 17 ans, on m’a mis à la porte de chez moi et envoyé aux urgences. Mon père m’a insulté et m’a rabaissé plus bas que terre, en me faisant comprendre que je n’avais pas le droit d’exister; depuis ce jour-là, je ne l’ai jamais revu. Ce fut une épreuve difficile: j’ai dû commencer ma vie d’adulte sans le soutien de ma famille. Heureusement, sur le chemin, il y a eu le yoga; mais aussi des gens généreux qui m’ont ouvert leur porte et leur cœur. Alors petit à petit, avec du temps et de la patience, j’ai compris que je n’avais pas à avoir honte de qui j’étais, un homme qui aime les hommes, mais surtout qui aime. Il n’y a que cela qui compte. L’amour, qu’il soit pour quelqu’un du même sexe ou pas, qu’il soit pour la nature ou les animaux, ce qui sauve c’est d’aimer quelqu’un ou quelque chose; et de là tout devient possible…

Et est-ce qu’il y a quelqu’un dans ta vie?
Oui

Quel est ton type de mec idéal?
Artiste, torturé, énergétique, amoureux, passionné , humble et …bien foutu!

Tu as envie de faire passer un message à ceux qui ont voté pour toi?
Un grand merci à tout ceux qui ont voté pour moi. Et pour ceux qui liront cette interview, j’aimerai faire passer un message: petit j’allais à l’église, car on m’y forçait. Pourtant, j’aimais penser qu’il y a un Dieu là-haut qui nous aime ici bas. Je me suis rendu compte en grandissant, que nous, les homos, ne sommes pas vraiment les bienvenus dans cette maison de Dieu; alors j’ai perdu la foi. Avec le yoga, j’ai redonné un sens à ma spiritualité qui, je pense, est une dimension primordiale de l’être humain. Peu importe par quelle voix on l’exprime, il ne faut jamais perdre espoir! En toi, il y aura toujours une porte ouverte pour trouver une raison d’être.

Jean-Charles, qui a gagné le titre de Mister Gay Novembre, participe à la grande finale Mister Gay 2013 entre tous les vainqueurs de l’année. Jusqu’au 14 décembre, vous pourrez découvrir ou redécouvrir les profils des finalistes, avant de pouvoir voter pour votre préféré, à partir du 16 décembre, sur le site tetu.com.

5 commentaires

Jean-Charles… tu as eu plein plein plein de compliments déjà, mais je les endosse et repasse. Que le bonheur embellisse ta vie tous les jours. Rends heureux ton élu, que votre couple rayonne d’entente, d’amour, de complicité.

Écrit par jay le 17 décembre 2012 à 9:23

Je suis si fier de toi ptit frère…

Écrit par Olivier le 19 décembre 2012 à 14:19

Je crois que je t’aime Jean-Charles !
Si tu passes par Marseille, installe-toi à Malmousque, cligne des yeux et j’apparaitrais !
Bien des bises et bonne chance !

Écrit par Flux le 22 décembre 2012 à 22:41

Je crois que je t’aime Jean-Charles !
Si tu passes par Marseille, installe-toi à Malmousque, cligne des yeux et j’apparaitrais !
Bien des bises et bonne chance !
Lucas (Beth Addine sur Fb)

Écrit par Flux le 22 décembre 2012 à 22:42

Te retrouver en tant qu’élu mister gay!
Toi qui m’a fortement écourté la tignasse au cours d’une soirée bien arrosée! Une expérience disons intéressante…
Et effet je garde le souvenir d’un homme ultra sensible, qui respire la sérénité et auprès duquel on se sent apaisé. Toi qui pleurais à chaudes larmes sur le générique final de “Je vais bien ne t’en fais pas” (chez Seb, Avignon).
Bonne route à toi!
Om shanti om!

Écrit par Nini le 23 décembre 2012 à 0:43

Réagissez