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	<title>Mes invertissements</title>
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	<description>Les (més)aventures d\&#039;un célibataire (pas) comme les autres</description>
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		<title>A celui qui me réveilla&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 21:10:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesoirquipenche</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mais qu&#8217;as-tu donc fait de ma si belle carapace ? Vois comme elle se lézarde depuis que je te connais, moi qui en étais si fier ! Penses-tu ! Du blindage vieux de trois ans d&#8217;âge, renforcé par du vernis, du double-vitrage et des écailles en marbre à peine poli. Et voilà que je suis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-527" src="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/files/2013/05/12822931626321-300x225.jpg" alt="12822931626321" width="300" height="225" />Mais qu&#8217;as-tu donc fait de ma si belle carapace ? Vois comme elle se lézarde depuis que je te connais, moi qui en étais si fier ! Penses-tu ! Du blindage vieux de trois ans d&#8217;âge, renforcé par du vernis, du double-vitrage et des écailles en marbre à peine poli. Et voilà que je suis obligé de colmater les brèches, jour après jour, avec du plâtre, du ciment et de la colle UHU. Au début, après quelques rendez-vous, un sparadrap suffisait, on n&#8217;y voyait que du feu, même si on sentait qu&#8217;il y avait tout de même un truc qui clochait, pas très net, tu vois. Du genre &#8220;Il se passe quelque chose qu&#8217;il ne nous dit pas, un secret qu&#8217;il finira bien par dévoiler&#8221;. Mais j&#8217;ai bien lutté comme il faut, de toutes mes forces. J&#8217;ai calmé mes trois organes (lire <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2012/06/22/46/">ici</a> leur douce complainte), j&#8217;ai tempêté dans un verre d&#8217;eau, je faisais l&#8217;autruche, tête dans le sable, mais la relevant aussitôt, au cas où.</p>
<p>En plus, tu mettais en péril ma parole, mon &#8220;juré-craché qu&#8217;on ne m&#8217;y reprendra plus&#8221;, mon abdication à tout élan amoureux. Tu le savais et sciemment, tu as voulu tenter ta chance, comme un joueur de Loto du dimanche (alors qu&#8217;il n&#8217;y a pas de tirage le jour du Seigneur). Tu t&#8217;en souviens, non, de ma grandiloquence lorsque je clamais haut et fort et avec toute la sincérité dont je suis capable, que je resterai célibataire, quoi qu&#8217;il m&#8217;en coûtât (à redécouvrir <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/03/26/le-celibat-dure-trois-ans-et-plus/">ici</a>). Et je déteste cette sensation d&#8217;être un menteur. Alors, crois-moi, tout ceci, là, ce n&#8217;est pas de gaité de coeur, car tu n&#8217;étais pas du tout prévu au programme.</p>
<p>Je te l&#8217;avais d&#8217;ailleurs dit, tout de go : notre rencontre, je n&#8217;y mettrai aucun affect. Tu as opiné du chef, tu as tout de même voulu te lancer dans cette chasse au trésor frelaté (à savoir moi, sans valeur ajoutée depuis tant d&#8217;années). Je suis arrivé sans crainte à notre rendez-vous, puisque je savais, en mon for intérieur, qu&#8217;il serait unique et sans issue. Trois heures plus tard, je t&#8217;en proposais un second. La souris prise au piège et qui déguste tout de même le fromage, le cou coincé entre le bois et la barre de fer. Mais pour te prouver que je n&#8217;étais pas disposé à me laisser avoir aussi facilement, je t&#8217;ai mené la vie dure et continue de le faire&#8230;</p>
<p>En somme, tu payes pour tous les autres. Pour ceux qui ont quitté le navire, qui ont abandonné, qui ont achevé l&#8217;autre avec délectation une fois le méfait accompli (si M. l&#8217;Ex me lit, héros de mes <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/04/02/chroniques-dune-rupture-saison-3-et-fin/">Chroniques d&#8217;une rupture</a>, salutations). Tu payes aussi pour ne pas ressembler au portrait robot que je m&#8217;étais naïvement imaginé concernant le Prochain (si prochain il y avait). Et le comble, c&#8217;est que tous les jours, je croise ces sosies de mes rêveries et je n&#8217;en ai désormais cure. A cause de toi. Toi et ta gentillesse non feinte. Toi et ta patience. Toi et tes yeux de biche qui aurait vu un phare de voiture. Toi et ton goût savant pour te vêtir. Toi qui applaudis quand tu ris. Toi qui sembles être né pour me comprendre, pour me désarçonner autant que je te teste, quotidiennement. Toi à qui je dis ne pas vouloir te voir trop souvent de peur de déjà me lasser et moi qui m&#8217;ennuie, finalement, quand tu n&#8217;es pas là. Toi et ta grosse voix digne d&#8217;une bande-annonce d&#8217;un blockbuster américain. Toi que je présente à mes amis, alors que je trouve qu&#8217;il est trop tôt lorsque tu en fais de même avec les tiens. Toi que je tente stupidement de modeler à l&#8217;image que j&#8217;ai de toi dans ma tête. Toi à qui je veux tout raconter, premier depuis longtemps, avec qui je veux partager passé, présent et futur (plus ou moins proche). Toi qui bannis de ma mémoire celui que j&#8217;ai fini par haïr et dont je ne te parle encore que trop. Toi qui écoutes avec intérêt. Toi qui parles avec beaucoup trop de digressions. Toi qui crées. Toi qui veux de moi pour créer avec toi. Toi qui prépares des petits plats. Toi qui possèdes des défauts que j&#8217;abhorre d&#8217;ordinaire, qui m&#8217;auraient fait fuir en temps normal et pourtant, je suis là. Toi, enfin, qui mets ma paix intérieure en péril.</p>
<p>Te rends-tu compte, petit chenapan, vil semi-Breton, que tu fous le bordel dans ma petite vie tranquille ? C&#8217;était tout simple, alors. Je me levais, j&#8217;allais faire du sport, puis je travaillais d&#8217;arrache-pied pour ne pas penser à mon nombril, puis je rejoignais des amis ou me rendais au cinéma. Je me faisais une petite séance de tchat afin de me rendre compte de la pauvreté de la misère humaine amoureuse et sexuelle dont je faisais partie, une branlette et au lit ! C&#8217;était réglé comme du papier à musique, parfois avec des soubresauts différents, mais j&#8217;étais peinard. J&#8217;allais écouler ce qui restait de ma trentaine dans des méandres connus d&#8217;avance. Et cela était juste et bon. Mais te voilà. Antithèse de ce que j&#8217;espérais pour partager ma vie. Mais synthèse de ce que j&#8217;attendais, encore, secrètement.</p>
<p>Surtout, tu as réveillé les peurs ancestrales. D&#8217;être abandonné encore une fois, alors que j&#8217;aurai pris de l&#8217;âge, ne serai plus côté à l&#8217;Argus des invertis, que j&#8217;aurai encore perdu du temps à ressentir pour n&#8217;avoir plus que des bribes de souvenirs dans la paume. Pour avoir donné sans doute pour rien. Je te préviens, je vais mettre beaucoup de temps à me remettre en route : la carapace, bien que fissurée, est toujours présente, prête au colmatage d&#8217;urgence, afin de ne pas prendre l&#8217;eau, ne pas perdre pied trop vite, flotter encore un peu avant de couler. Peut-être que dans quelques semaines, je parlerai de toi à l&#8217;imparfait, ici-même. Ou peut-être qu&#8217;au contraire, tu seras toujours mon présent de l&#8217;indicatif. Affaire à suivre&#8230;</p>
<p>Et en attendant, je te dédie cette chanson : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=uZHL-U9jSDs">http://www.youtube.com/watch?v=uZHL-U9jSDs</a></p>
<p><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: italic;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left">Retrouvez moi également sur Twitter : </span><a href="https://twitter.com/invertissements">https://twitter.com/invertissements</a><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: inherit;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left"> ou écrivez-moi sur mesinvertissements@hotmail.fr</span></p>
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		<title>Comme ils disent&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 16:40:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesoirquipenche</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je croise les doigts très forts jusqu&#8217;à les blanchir, je touche du bois jusqu&#8217;à le polir, mais pour le moment, je n&#8217;ai jamais eu à entendre à mon endroit la moindre remarque homophobe, même les rares fois où je me suis promené très collé-serré avec l&#8217;un de mes compagnons. Il faut dire qu&#8217;à l&#8217;époque, si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-513" src="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/files/2013/05/Bouche_fermee_zip-300x225.jpg" alt="Bouche_fermee_zip" width="300" height="225" />Je croise les doigts très forts jusqu&#8217;à les blanchir, je touche du bois jusqu&#8217;à le polir, mais pour le moment, je n&#8217;ai jamais eu à entendre à mon endroit la moindre remarque homophobe, même les rares fois où je me suis promené très collé-serré avec l&#8217;un de mes compagnons. Il faut dire qu&#8217;à l&#8217;époque, si l&#8217;homophobie était belle et bien existante, il n&#8217;y avait pas de cortèges à serre-têtes et capelines qui s&#8217;acoquinaient avec l&#8217;extrême-droite pour dénoncer (voire briser) de l&#8217;inverti comme au bon vieux temps jadis de la Collaboration. Mais ceci est un autre sujet. Mon père, lui-même, dont l&#8217;insulte suprême était &#8220;Sale pédé&#8221; a changé d&#8217;injures pour invectiver son prochain avec véhémence, depuis qu&#8217;il sait que je suis de la jaquette. C&#8217;est dire si l&#8217;homme est capable de changement et d&#8217;adaptation. Ce préambule pour vous parler d&#8217;un sujet plus léger que mes derniers Invertissements, à savoir les différentes petites phrases plutôt humoristiques (ou non) que j&#8217;aie pu entendre concernant l&#8217;homosexualité en général et la mienne en particulier, de la part de mes proches.</p>
<p>Je repense ainsi à l&#8217;un de mes meilleurs amis, le premier à qui je révélai mon terrible penchant pour les personnes du même sexe que le mien. Je sortais alors pour la première fois avec un garçon. Que dis-je, un homme, car ce dernier avait 15 ans de plus que moi qui venais de fêter mes 21 ans. Je dis ainsi à mon ami : &#8220;Il faut que je t&#8217;avoue quelque chose : je viens de commencer une histoire avec un homme de 36 ans qui habite à Paris&#8221; (je vivais alors en Lorraine). Réponse immédiate qui confirma qu&#8217;il n&#8217;était pas mon ami pour rien : &#8220;Paris, c&#8217;est loin dis donc, ce n&#8217;est pas évident à gérer, les relations à distance&#8221;&#8230;</p>
<p>Plus superficiellement, lorsqu&#8217;un de mes amis d&#8217;adolescence nous présenta à sa nouvelle copine pour la première fois, mon compagnon et moi-même, cette dernière s&#8217;exclama, folle de joie : &#8220;Génial, je vais être à la mode, j&#8217;ai toujours voulu avoir des amis homos, c&#8217;est très tendance en ce moment&#8221;. Je ne goûtai alors pas le même enthousiasme. Enthousiasme qui me manqua face à un de mes amis hétéros à qui je redoutais d&#8217;avouer mon inclination, ne connaissant absolument pas son seuil de tolérance sur la question. Nous buvions un verre dans un bar, j&#8217;étais sur le point de lui révéler mon secret, en redoutant un bruit de verre qui se casse ou de chaise qui se renverse, quand il me surprit par cette déclaration tonitruante : &#8220;Je viens de voir <em>Le secret de Brokeback Mountain</em> au cinéma. Ca m&#8217;a bouleversé. Je ne savais pas que les gays pouvaient s&#8217;aimer, je croyais qu&#8217;ils pensaient juste à s&#8217;enculer&#8221;&#8230; Le garçon n&#8217;était donc pas encore prêt pour recevoir cette autre révélation, celle que l&#8217;ami avec qui il dînait pouvait ressentir, autant que copuler, avec un autre spécimen de son espèce. Depuis, beaucoup de chemin a été parcouru, car le même ami admet désormais que l&#8217;on tombait amoureux d&#8217;une personne, peu importait son sexe. Peut-être sera-ce à lui, un jour, à son tour, de me faire une déclaration fracassante&#8230;</p>
<p>Mon coming out (lire <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/01/13/comment-je-lai-fait/">ici</a>) me fit tout de même perdre deux amis : l&#8217;une parce que je ne le lui avais pas révélé tout de suite. Selon elle, on ne saurait être proche d&#8217;une personne qui dissimule son être profond (mais elle, m&#8217;avait-t-elle &#8220;avoué&#8221; son orientation hétérosexuelle ?). Et un autre, devenu père de famille nombreuse, qui rejetait l&#8217;idée de l&#8217;acte sexuel avec un semblable et donc refusait de me revoir, par peur de s&#8217;infliger pareilles images monstrueuses dans sa tête. Ce qui changea toutefois d&#8217;autres amis qui eux voulurent savoir comment tout ça fonctionnait, ces choses-là, au lit, entre deux hommes (&#8221;Hein, dis, raconte&#8221;).</p>
<p>Mais je crois que les remarques les plus intéressantes et amusantes proviennent directement de ma mère. Cette dernière est fort compréhensive quant à la question de l&#8217;homosexualité (elle était même très proche de chacun de mes compagnons, leur téléphonant davantage qu&#8217;à moi), tout en admettant qu&#8217;elle trouvait cela plus beau de voir deux femmes s&#8217;embrasser plutôt que deux hommes. Ainsi, au cours d&#8217;un dîner dans un restaurant bondé, profitant d&#8217;une discussion sur mon célibat, elle s&#8217;exclama haut et fort : &#8220;Mais dis-moi, au moins, tu fais attention ?&#8221; Voyant poindre une conversation inopportune sur ma vie intime et mes rapports protégés ou non, je lui répondis par l&#8217;affirmative, en espérant que nous passerions vivement à autre chose. Sa réponse me laissa coi et aujourd&#8217;hui, j&#8217;en ris beaucoup : &#8220;Parce que j&#8217;ai vu un documentaire récemment sur l&#8217;incontinence anale, c&#8217;était un peu effrayant&#8221;. Quelque temps plus tard, toujours dans un restaurant, entre le dessert et l&#8217;addition, elle me fit cette confidence : &#8220;J&#8217;ai vu un autre documentaire, sur Internet. Savais-tu que la fellation pouvait être l&#8217;une des causes du cancer de la gorge ?&#8221; Je lui répondis alors ceci : &#8220;Maman, je ne bois pas, je ne fume pas, laisse-moi au moins sucer !&#8221;</p>
<p>Des paroles d&#8217;une infinie sagesse, ne trouvez-vous pas ?</p>
<p style="padding: 0px;margin: 0px 0px 20px;border: 0px;font-size: 1.4em;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 1.6em;text-align: left"><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: italic;font-size: 14px;vertical-align: baseline;line-height: 22px">Retrouvez moi également sur Twitter : </span><a href="https://twitter.com/invertissements">https://twitter.com/invertissements</a><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: inherit;font-size: 14px;vertical-align: baseline;line-height: 22px"> ou écrivez-moi sur mesinvertissements@hotmail.fr</span></p>
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		<title>Abstinence, je jouis ton nom !</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 19:06:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesoirquipenche</dc:creator>
				<category><![CDATA[En général...]]></category>
		<category><![CDATA[Invertissement]]></category>

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		<description><![CDATA[A chaque être humain ses addictions. Pour certains, ce sera la cigarette. Pour d&#8217;autres un p&#8217;tit verre d&#8217;alcool dans le gosier régulièrement, pour accompagner leurs volutes. Les uns vont boire café sur café, tandis que d&#8217;autres vont s&#8217;adonner à des jeux vidéos jusqu&#8217;à plus d&#8217;heure. Quelques individus vont même s&#8217;exciter sur un jeu vidéo, une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-497" src="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/files/2013/04/media_xl_3617416-300x169.jpg" alt="media_xl_3617416" width="300" height="169" />A chaque être humain ses addictions. Pour certains, ce sera la cigarette. Pour d&#8217;autres un p&#8217;tit verre d&#8217;alcool dans le gosier régulièrement, pour accompagner leurs volutes. Les uns vont boire café sur café, tandis que d&#8217;autres vont s&#8217;adonner à des jeux vidéos jusqu&#8217;à plus d&#8217;heure. Quelques individus vont même s&#8217;exciter sur un jeu vidéo, une bière à portée de main, une clope au bec et avec un café en cours de préparation. Moi, rien de tout cela&#8230; Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas, je n&#8217;aime pas le goût du café et les jeux vidéos m&#8217;agacent au bout de quelques minutes. Entre autres non-addictions. En revanche, si je devais m&#8217;en trouver une, ce serait probablement la gaudriole sans vêtements. Car j&#8217;ai toujours bien aimé le sexe.</p>
<p>Je me souviens de mes premières érections à 6 ans devant les modèles masculins, torse musclé et jambes velues, des pages sous-vêtements de la &#8220;Redoute&#8221;, d&#8217;avoir eu des envies d&#8217;heures de colle avec mon professeur de technologie au collège, aguicheur sans le savoir dans son jeans si moulant qu&#8217;on pouvait compter les pièces de monnaie dans sa poche. D&#8217;avoir été impatient de ma première relation sexuelle à 14 ans alors que je pratiquais régulièrement l&#8217;onanisme depuis mes 10 ans. Le sexe régulait ma vie. Je n&#8217;ai eu Internet que tardivement, vers mes 21 ans, aussi, mon imagination vagabondait et chaque nuit devenait un terrain de jeux extatique à base de fantasmes inavoués. Et quand Internet apparut enfin dans ma chambre, le porno, le vrai de vrai, se rajouta à mes envies et la masturbation prit une toute autre dimension. Mais alors que j&#8217;aurais pu rencontrer facilement des garçons pour de réelles parties de jambes en l&#8217;air, je n&#8217;osais franchir le pas et possédais alors une vision romantique du sexe, que j&#8217;avais pourtant déjà pratiqué (finalement sans grande conviction).</p>
<p>Chose étrange, comme si le sexe était un palliatif à un manque affectif, une fois en couple, je n&#8217;ai plus vraiment ressenti de telles pulsions au niveau du bas ventre, sauf exceptionnellement. Bien sûr, nous faisions l&#8217;amour régulièrement, bien sûr, j&#8217;avais des envies fugaces pour d&#8217;autres garçons que je voyais dans le métro ou au supermarché, mais un câlin, un bisou ou une petite attention devant un bon film et un bon plateau repas, me rassasiaient davantage qu&#8217;une partie de jambes en l&#8217;air.</p>
<p>En revanche, dans mes périodes de célibat (de plus en plus longues), pas de quartier ! Je ne suis pas de ceux qui ont un partenaire différent chaque soir et il peut m&#8217;arriver de passer des semaines entières sans la moindre tentation, mais j&#8217;ai tout de même bien vécu, niveau sexe. 2012 fut d&#8217;ailleurs pour moi le point d&#8217;orgue de mes prouesses sexuelles, ayant assouvi quelques fantasmes que je me réservais sous le coude, pensant ne jamais pouvoir les réaliser un jour. Une manière de combler l&#8217;absence totale de flirt, tant l&#8217;année dernière fut dépourvue du moindre mouvement du palpitant pour qui que ce fût, à mon grand dam. Tant et si bien, que je crains n&#8217;avoir atteint un certain écoeurement pour les choses de la bagatelle.</p>
<p>Car finalement, si les partenaires (réguliers ou non) sont différents, avec chacun ses spécialités et ses points faibles (je garde en mémoire certaines jouissances incroyables et frissonnantes et d&#8217;autres revers épouvantables à base de fellations dont le but ne pouvait être que ma circoncision), le rituel reste toujours immuable. On discute (quand on en prend la peine), on avance la main sur la cuisse de l&#8217;autre, prémices d&#8217;un tâtement entraînant un premier baiser, puis on ôte ses vêtements et hop, on suit le processus habituel : entre autres voluptés, caresses, exploration du corps, fellation, sodomie, éjaculation, Sopalin et/ou douche, rhabillage, poignée de main ou bise d&#8217;au revoir et voilà, on a exulté ses pulsions sans rien en retirer d&#8217;autre qu&#8217;un certain apaisement (et encore, si le jeu en valait la chandelle).</p>
<p>Du coup, cette année, j&#8217;ai décidé de découvrir pendant un laps de temps indéfini, l&#8217;envers du décor : l&#8217;abstinence. Juste comme ça, pour voir. Une sorte de purification du corps et de l&#8217;âme, de sevrage, avant de continuer à me vautrer dans la luxure. Puisqu&#8217;il ne s&#8217;agira plus que de cela, étant donné que j&#8217;ai décidé d&#8217;abdiquer tout sentiment (lire <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/03/26/le-celibat-dure-trois-ans-et-plus/">ici</a>). Bien entendu, sinon, cela ne serait pas tenable, je continue d&#8217;avoir une petite dose de porno virtuel, pour ma cul&#8230; ture générale. Mais pour le reste, que pouic ou presque ! Je me suis autorisé bien peu depuis le début de l&#8217;année, quatre mois de presque rien après un an de presque tout et j&#8217;en retire une nouvelle sérénité.</p>
<p>Je ne me sens plus guidé par ma libido (heureusement, je n&#8217;en étais pas non plus au même point que le héros du décevant film <em>Shame</em>) et ce temps que je gagne, je l&#8217;utilise à des fins plus intéressantes, telles que l&#8217;écriture de nouveaux projets, des rencontres&#8230; Je sais que cet état de grâce pour l&#8217;esprit et de disgrâce pour mon pénis ne durera qu&#8217;un temps et que la Nature finira par me rappeler à l&#8217;ordre. En attendant, je goûte à ces moments de plénitude. J&#8217;essaye d&#8217;oublier, pour mieux la retrouver, la vieille routine du sexe, rengaine aussi excitante qu&#8217;amère, j&#8217;économise du Sopalin et des préservatifs, je tente de retrouver une virginité, une naïveté que je n&#8217;ai finalement jamais eue. J&#8217;admire d&#8217;ailleurs ceux qui parviennent naturellement à se soustraire à leurs pulsions et qui ne font jamais de rencontres sans lendemain. C&#8217;est une force de caractère que j&#8217;ignore totalement. Je sais dire non à une cigarette qu&#8217;on me propose, à un verre de vin pour tremper mes lèvres, à un joint qui tourne. Mais j&#8217;ai rarement su dire non à une proposition d&#8217;intimité dénudée, flatté que l&#8217;on veuille bien de moi, engrangeant expériences et souvenirs pour les vieux jours d&#8217;une abstinence qui sera cette fois non volontaire&#8230; Désormais, c&#8217;est chose faite.</p>
<p><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: italic;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left">Retrouvez moi également sur Twitter : </span><a href="https://twitter.com/invertissements">https://twitter.com/invertissements</a><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: inherit;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left"> <em>ou écrivez-moi sur</em> mesinvertissements@hotmail.fr</span></p>
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		<title>Le catholique inverti&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 19:11:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesoirquipenche</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-481" src="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/files/2013/04/croix_gaie_porte_cle-p146195966712810909bf97o_216.jpg" alt="croix_gaie_porte_cle-p146195966712810909bf97o_216" width="216" height="216" />De nos jours, ce n&#8217;est guère une sinécure d&#8217;être inverti et catholique à la fois&#8230; D&#8217;un côté, vous avez les profanateurs du Mariage pour tous qui partent en croisade en embrigadant des enfants et veulent bouter les homosexuels hors de leur vue (et de leur vie) et de l&#8217;autre, les défendeurs de ce texte de loi égalitaire, qui se gaussent de ces intégristes en mantille qui font des prières géantes dans la rue et chantent en latin. Pourtant, je pense qu&#8217;il reste possible de concilier les deux. Même si, bien évidemment (sinon ce ne serait pas aussi désopilant), la chose n&#8217;a jamais été très aisée pour moi.</p>
<p>Je me souviens, enfant, avoir toujours été attiré par la Bible. Il faut dire que c&#8217;est un recueil formateur, nourri d&#8217;histoires absolument fascinantes, à base de Mer Rouge qui s&#8217;entrouvre, de femmes qui rasent des chevelures, de tours qui s&#8217;effondrent, de cités de débauche qui sont détruites par la main de Dieu, de plaies d&#8217;Egypte et de péchés capitaux. Quand il ne s&#8217;agit pas de la vie de Jésus, de poupon gâté par des rois mystérieux à sa fin tragique, ensanglanté sur une croix. Il y avait là de quoi nourrir l&#8217;imaginaire en devenir et se passionner pour l&#8217;Histoire proprement dite. J&#8217;eus même, courant un instant, émis l&#8217;envie et l&#8217;idée de devenir prêtre un jour. Mais la règle saugrenue qui veut que les serviteurs de Dieu catholiques demeurent chastes et célibataires (alors que les autres chefs religieux s&#8217;en gargarisent), me détourna de ce chemin pieux. Pourtant, je fis volontairement ma première communion, ma profession de foi et ma confirmation, tout en sachant que le prochain sacrement ne serait pas celui de mon mariage, mais celui de mon extrême-onction&#8230; Car je sus très tôt que j&#8217;étais inverti (lire <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2012/10/21/comment-je-lai-su/">ici</a>) et qu&#8217;il me serait interdit d&#8217;épouser mon éventuel promis devant un autel.</p>
<p>Et cela me posa un grand cas de conscience durant l&#8217;adolescence. Avec ma puberté, l&#8217;éveil de la sexualité me taraudait grandement. Je goûtai très tôt aux joies de l&#8217;onanisme. Mais à chaque jouissance, naissait le terrible poids de la culpabilité. Je redoutais d&#8217;aller tout droit en Enfer à ma mort, non seulement à cause de l&#8217;acte pratiqué, mais surtout parce que je fantasmais sur des personnes de mon sexe pour ce faire (et sur de bons gaillards trentenaires de surcroît). Aussi, après chaque éjaculation, je priais, afin de m&#8217;excuser d&#8217;avoir commis un tel péché de chair avec moi-même. Car j&#8217;avais, inconsciemment, adopté en moi des préceptes que l&#8217;on ne m&#8217;avait pourtant pas inculqués en cours de catéchisme. Mais quelque chose me disait que ce que je faisais était mal, alors que, paradoxalement, cela me procurait tant de plaisir. Ce fardeau imaginaire que je m&#8217;imposais, se reproduisit chaque jour et s&#8217;amplifia par la suite lors de mes premières relations charnelles. Homosexualité et religion ne me paraissaient pas faire bon ménage et je m&#8217;en rendis compte par la suite en ayant des amants juifs et musulmans pratiquants. Eux également ressentaient une telle culpabilité, les rendant parfois bien malheureux et eux comme moi étions taraudés entre nos préceptes religieux, notre foi et notre être profond. Je finis par bannir tout acte sexuel lors des jours de fêtes religieuses, car j&#8217;avais l&#8217;impression de salir mon âme par un péché bien trop humain et dont j&#8217;aurais pu largement me passer.</p>
<p>Mes compagnons, tous athées, comprenaient et respectaient ce dogme que je m&#8217;étais fixé. En même temps, je ne leur imposais rien. Car on ne peut pas dire que je suis un fervent catholique : je ne me rends à la messe qu&#8217;une fois par an environ (et encore, même si j&#8217;aime visiter églises et cathédrales), je n&#8217;essaye de convertir personne au catholicisme et je ne fais pas Carème (sauf le Vendredi Saint où je ne mange point de viande). Mes seuls signes extérieurs de religion seraient un petit crucifix reçut lors de ma première communion et qui m&#8217;accompagne dans tous mes logements et un pendentif de la Vierge Marie que je porte autour du cou depuis mes huit ans. Et je pratique, matin et soir, dans le noir et le silence, sans déranger personne, une petite prière. Le reste me paraît superflu, du moins en ce qui me concerne.</p>
<p>Mais je sais que cela a pu déranger certaines personnes. Un amant de passage me demanda ainsi de retirer ma chaîne pour faire l&#8217;amour car il ne supportait pas l&#8217;idée d&#8217;avoir la Vierge en face de ses yeux. Ou encore, un autre garçon qui se montra indigné que je puisse avoir un crucifix chez moi. Il prit la poudre d&#8217;escampette aussi rapidement que l&#8217;aurait fait un vampire. Et pourtant, nous étions alors dans l&#8217;ignorance de l&#8217;existence de Civitas, véritable secte qui déshonore les Chrétiens de France et nous range tous dans le même panier des fous de Dieu.</p>
<p>Si je n&#8217;ai jamais eu honte de dire que j&#8217;étais homosexuel (même si je me refuse à le crier sur tous les toits), j&#8217;ai désormais honte de dire que je suis catholique et fier de l&#8217;être, à cause de tout ce qui se passe actuellement. Comme si c&#8217;était devenu une maladie vénérienne, comme si religion et homosexualité devaient forcément être antinomiques. Le comble, c&#8217;est que cette nouvelle honte que je ressens est née de ces personnes un peu trop zélées (et fêlées) qui brandissent la parole de Dieu alors qu&#8217;Il ne demandait rien. Et qui sont catholiques quand ça les arrange. Ils se marient entre cousins germains (l&#8217;inceste est pourtant un péché contre-nature), ne tendent pas l&#8217;autre joue et se contentent de battre leurs prochains pour tenter de les guérir, comme si l&#8217;homosexualité devait être exorcisée. On en a excommunié pour moins que ça&#8230;</p>
<p><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: italic;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left">Retrouvez moi également sur Twitter : </span><a href="https://twitter.com/invertissements">https://twitter.com/invertissements</a><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: inherit;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left"> <em>ou écrivez-moi sur</em> mesinvertissements@hotmail.fr</span></p>
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		<title>Chroniques d&#8217;une rupture &#8211; Saison 3 et fin</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 10:19:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesoirquipenche</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Résumé des saisons précédentes : Tandis que M. l&#8217;Ex me quitte pour un autre en me faisant croire qu&#8217;il préfère rester seul, tandis qu&#8217;il garde mes clés pendant toute une année afin de me les rendre en s&#8217;introduisant chez moi en mon absence, tandis qu&#8217;il fait tout pour me revoir, me cachant son histoire d&#8217;amour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-470" src="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/files/2013/04/Dante-et-Virgile-aux-Enfers-William-Bouguereau-301x251-300x250.jpg" alt="Dante-et-Virgile-aux-Enfers-William-Bouguereau-301x251" width="300" height="250" /><em>Résumé des saisons précédentes</em> : Tandis que M. l&#8217;Ex me quitte pour un autre en me faisant croire qu&#8217;il préfère rester seul, tandis qu&#8217;il garde mes clés pendant toute une année afin de me les rendre en s&#8217;introduisant chez moi en mon absence, tandis qu&#8217;il fait tout pour me revoir, me cachant son histoire d&#8217;amour pour ensuite m&#8217;avouer que je n&#8217;ai jamais compté et qu&#8217;il souhaite que je disparaisse de sa vie, une psychologue que j&#8217;interviewe me suggère d&#8217;en finir avec ce supplice qui me détruit petit à petit. Je m&#8217;apprêtais alors à ouvrir la boîte de Pandore, sans savoir ce que j&#8217;allais y trouver&#8230; Saison 1 complète à découvrir <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/02/17/chroniques-dune-rupture-saison-1/">ici</a> et la Saison 2, <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/03/10/chroniques-dune-rupture-saison-2/">là</a> !</p>
<p><strong>Saison 3 et fin : La revanche de M. l&#8217;Ex.</strong></p>
<p>Si c&#8217;était moi qui étais parti pour un autre, j&#8217;aurais rendu ses clés à M. l&#8217;Ex, lui aurais confessé en face à face être fou amoureux, quitte à ce qu&#8217;il souffre, qu&#8217;il me haïsse, mais pour qu&#8217;il puisse enfin avancer dans sa vie affective sans se retourner sur notre passé. Lui, non. Il avait commis tout l&#8217;inverse. Pendant que je m&#8217;interrogeais sur la manière dont j&#8217;allais l&#8217;aborder à nouveau, de son côté, il n&#8217;en avait pas fini non plus avec moi. Il prit contact avec une de mes amies, qu&#8217;il détestait pourtant au plus haut point. Il souhaitait s&#8217;excuser de son comportement envers elle, après deux années de silence. Surprise, elle accepta de le revoir. Il en profita pour lui narrer son point de vue sur notre rupture et lui détailler par le menu sa nouvelle vie radieuse sans moi. Ce qu&#8217;elle garda pour elle. Pour la troisième fois, il tentait de décharger son maléfique fardeau sur un(e) de mes ami(e)s et pour la troisième fois, son plan se révéla caduque.</p>
<p>Ignorant ce qu&#8217;il fomentait, je décidai d&#8217;exprimer tout ce que je ressentais à M. l&#8217;Ex et ce que je ne comprenais pas dans son attitude envers moi, par le biais d&#8217;un message MP3 que je lui enregistrai. Un message d&#8217;une demi-heure. J&#8217;avais tous les avantages d&#8217;une conversation, sans les inconvénients, à savoir son regard inquisiteur. Je le lui envoyai, sans savoir s&#8217;il l&#8217;écouterait ou non. Si j&#8217;étais fou amoureux d&#8217;un autre, la litanie audio d&#8217;un ex irait directement dans ma corbeille virtuelle. Mais lui, il l&#8217;écouta sans en perdre la moindre miette. Il me proposa de nous revoir pour en discuter. Je réservai ma réponse, quand, quelques jours plus tard, ce fut mon anniversaire. Bien que je ne m&#8217;attendais à aucun message de sa part, je fus un peu déçu lorsqu&#8217;effectivement, il n&#8217;en fit rien. Mais il m&#8217;en envoya un le lendemain : &#8220;Je t&#8217;écris aujourd&#8217;hui, car ton anniversaire était hier&#8221;. Sans la sentir venir, une crise de larmes me submergea. Je n&#8217;avais plus pleuré depuis des lustres, le barrage cédait. Aussi, je décidai que c&#8217;était la dernière fois qu&#8217;il me ferait souffrir. J&#8217;effaçais tous ses messages, le bloquais de tout ce qui était possible et me jurais d&#8217;en rester là, à tout jamais.</p>
<p>Le hasard est facétieux, le hasard est cruel. A peine ma résolution prise, deux semaines plus tard, je me retrouvai au restaurant à la table à côté du nouveau compagnon de M. l&#8217;Ex qui ne me vit pas. Pris d&#8217;écoeurement et craignant qu&#8217;il ne se mette à déballer à l&#8217;amie qui était avec lui, la magnificence de sa vie amoureuse, je pris la poudre d&#8217;escampette en catimini. Etait-ce un signe ? Probablement, car le lendemain, je me retrouvai à la même pièce de théâtre que M. l&#8217;Ex, <em>himself</em>. Je cherchais à ne plus le revoir et il était là, fièrement planté devant moi, arborant une toque indescriptible. Je pris sur moi de jouer la carte de l&#8217;humour et lui demandai si je pouvais l&#8217;essayer. Réponse, d&#8217;un air hautain que je ne lui reconnaissais pas : &#8220;Non. Elle appartenait à mon grand-père et il n&#8217;aurait pas voulu que tu la touches&#8221;. Le jeune homme que j&#8217;avais aimé notamment pour sa joie de vivre, avait disparu au profit d&#8217;un bobo pédant à la mine triste et mauvaise. Ce qui me confirma mon choix de mettre de la distance entre nous. Oui, j&#8217;avais finalement bel et bien à faire à un pervers narcissique.</p>
<p>Cette entrevue dut toutefois titiller M. l&#8217;Ex, car dix jours plus tard, il m&#8217;écrivit un très long mail. D&#8217;une gentillesse hallucinante et sucrée. Même lorsque nous étions ensemble, je ne recevais pas pareils mots doucereux. Il tenait absolument à me revoir, au plus vite, il avait quelque chose à me dire qui me ferait un tel plaisir ! On se verrait n&#8217;importe quand, n&#8217;importe où, à ma convenance, mais il s&#8217;agissait d&#8217;une affaire importante et d&#8217;extrême urgence. M&#8217;en tenant à ma résolution, je ne répondis pas. Le lendemain, il m&#8217;écrivit encore : &#8220;S&#8217;il-te-plaît, prends deux secondes de ton temps pour me dire quand nous pouvons nous voir !&#8221; Il semblait aux abois, mais je restai coi. Nouveau mail, le lendemain, un peu moins sympathique : &#8220;Tu ne veux pas me répondre, soit. Tant pis, tu ne sauras jamais ce que j&#8217;avais à t&#8217;annoncer&#8221;. Des amis me dirent de céder. Je le fis. Nous convînmes d&#8217;un rendez-vous, dans un café.</p>
<p>Nous arrivâmes en même temps, de chemins opposés. Il faisait un froid sibérien. Tandis que nous étions bien au chaud, des sans abris installaient des cartons sur une bouche de métro. En face de moi, M. l&#8217;Ex arborait une tenue verte et violette, deux plastrons superposés et une coupe de cheveux improbable. Il n&#8217;était décidément plus celui que j&#8217;avais rencontré. Son sourire avait totalement disparu. Je le lui fis remarquer. Il me répondit, placidement : &#8220;Bien sûr qu&#8217;il m&#8217;arrive de rire encore, parfois&#8221;. Les hostilités commencèrent. J&#8217;étais pris au piège. &#8220;Si j&#8217;ai voulu te revoir, c&#8217;est pour te dire que la personne que tu as aimée n&#8217;existe plus. J&#8217;ai enfin atteint mon moi plein. Voilà&#8221;. J&#8217;encaissais le choc sans rien transparaître, alors que ses mains à lui tremblaient comme celles d&#8217;un Parkinsonien. Il poursuivit. &#8220;Vie et mort s&#8217;entrechoquent à chaque seconde. Il ne faut pas avoir de biens matériels, pas d&#8217;attaches, comprends-tu ?&#8221; J&#8217;étais assis en face de Paco Rabane. Alors, je lui dis que j&#8217;avais l&#8217;impression de parler à un nanti obnubilé par son nombril, quand des gens, là, dehors, crevaient de froid devant nous et avaient eux, de réels problèmes existentiels, autres qu&#8217;un moi plein ou vide. Réponse qui me statufia : &#8220;Mais ne comprends-tu donc pas qu&#8217;ils sont les plus heureux du monde, car justement ils n&#8217;ont rien !&#8221; Ah&#8230; Au bout d&#8217;une heure de sermons ridicules, nous prîmes congé. Je n&#8217;avais plus envie de revoir cet inconnu. J&#8217;ignorais s&#8217;il était sincère ou s&#8217;il jouait un rôle pour me dégoûter de lui. Deux jours plus tard, il m&#8217;envoya un haiku touffu, dans lequel il me signifiait que nous ne devrons plus jamais nous revoir, tant nos sensibilités étaient devenues incompatibles.</p>
<p>Alors voilà, deux ans et demi de vie commune, deux ans de séparation, pour en arriver à une telle déception. Une telle incompréhension. Je ne saurai jamais pourquoi il agit de la sorte tout en ayant une nouvelle vie, plus heureuse et épanouie selon lui. Pourquoi me garder dans son giron tout en me maudissant simultanément ? Vouloir savoir ce que je deviens, en témoigner de la jalousie, tout en encourageant la distance entre nous, creusant un gouffre infranchissable, une frontière éternelle. Peut-être aurez-vous des éléments de réponse&#8230; Un an après les faits, le deuil est accompli, mais ce mystère insondable frétille encore mes méninges de temps à autre&#8230; En attendant, fin de saison, fin de partie, à vous les studios !</p>
<p><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: italic;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left">Retrouvez moi également sur Twitter : </span><a href="https://twitter.com/invertissements">https://twitter.com/invertissements</a><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: inherit;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left"> <em>ou écrivez-moi sur</em> mesinvertissements@hotmail.fr</span></p>
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		<title>Le célibat dure trois ans (et plus)</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 22:16:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesoirquipenche</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A partir de quand peut-on être considéré comme un célibataire endurci ? A l&#8217;heure où je célèbre sans fleurs ni couronnes la troisième année de mon célibat, la question se pose. Suis-je devenu ce que je craignais être ? Suis-je désormais voué à une solitude éternelle ? Lorsque j&#8217;avais confessé à mes géniteurs ma nature [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-461" src="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/files/2013/03/4971408-portrait-d-39-un-homme-d-39-age-mur-heureux-le-petit-dejeuner-a-la-maison-241x300.jpg" alt="4971408-portrait-d-39-un-homme-d-39-age-mur-heureux-le-petit-dejeuner-a-la-maison" width="241" height="300" />A partir de quand peut-on être considéré comme un célibataire endurci ? A l&#8217;heure où je célèbre sans fleurs ni couronnes la troisième année de mon célibat, la question se pose. Suis-je devenu ce que je craignais être ? Suis-je désormais voué à une solitude éternelle ? Lorsque j&#8217;avais confessé à mes géniteurs ma nature d&#8217;inverti, ce qui les avait inquiétés (outre le fait que je devienne un jour séropositif, car cette association d&#8217;idées se faisait encore immédiatement et se fait toujours), c&#8217;était que je finisse seul. Pour eux, homosexualité rimait avec solitude. Finalement, les années qui suivirent cette révélation les détrompèrent, puisque je vécus deux relations stables et solides. Mais les bonnes choses ayant une fin, depuis trois ans, mes sentiments évoluent en plein désert de Gobi. Et me voici dans la dimension que je redoutais à l&#8217;orée de l&#8217;âge adulte : le statut de trentenaire célibataire.</p>
<p>Il faut dire que je mis deux ans à me remettre d&#8217;une rupture rythmée par les saillies verbales et psychologiques de bien mauvaise intention de la part de mon dernier compagnon (lire &#8220;<a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/03/10/chroniques-dune-rupture-saison-2/">Les Chroniques d&#8217;une rupture</a>&#8220;). Quand enfin le deuil fut fait, que mon esprit cessa de vagabonder dans les affres du passé, je ne trouvai rien à me mettre sous la valvule du coeur. Rien ni personne ne m&#8217;intéressait ou n&#8217;était intéressé par moi. Tant et si bien qu&#8217;au bout de quelque temps, partant du proverbe mensonger &#8220;C&#8217;est quand on ne cherche pas, qu&#8217;on trouve&#8221;, je laissai tomber l&#8217;affaire et je commençai l&#8217;écriture de ce blog. Lors de mes premiers billets, j&#8217;affichai ainsi ma crainte de fermer ma porte à une autre histoire, en devenant un célibataire rythmé par ses petites manies et habitudes. J&#8217;ai longtemps lutté de toutes mes forces contre ça, mais je crois que j&#8217;y suis, malgré moi, bien empêtré. Chaque journée finit par se ressembler : chaque matin, avant d&#8217;aller travailler, je vais faire du sport. Puis, c&#8217;est parti pour dix heures de dure labeur et le soir, ou je retrouve des amis, ou je vaque à des occupations culturelles qui me gargarisent (cinéma, théâtre, expositions&#8230;), quand je ne planche pas sur des projets artistiques personnels. Du coup, la place vacante à mes côtés se réduit de plus en plus, aussi sûrement que la Banquise.</p>
<p>Je sais cependant que ce temps qui procure diversion à mon esprit pourra être utilisé à un escient sentimental. Mes loisirs solitaires deviendraient alors gémellaires. Soit. L&#8217;ennui, c&#8217;est que je n&#8217;y crois plus, aux sentiments. Plus du tout. Des scientifiques auraient ainsi récemment réussi à identifier le gène de l&#8217;amour qui permettrait à l&#8217;être humain de se reproduire, en dispersant des hormones euphorisantes dans le cerveau, pour une durée de trois ans, durée jugée suffisante pour perpétuer l&#8217;espèce. Et cette vision clinique de l&#8217;amour que je réfutais, je la partage désormais.</p>
<p>Je me suis pourtant donné les moyens afin de rencontrer quelqu&#8217;un. Je sors régulièrement, je vais en salle de sport, je me sociabilise de plus en plus, j&#8217;ai totalement changé de style, j&#8217;ai soigné les carences de ma personnalité (du moins la plupart), je daigne même lâcher les tchats Internet (grâce auxquels j&#8217;ai pu vivre mes neuf années de couple) pour la réalité des bars regorgeant de spécimens invertis, rien n&#8217;y fit. Je ne trouve que des personnes qui restent rivées sur leurs smartphones, branchées sur Grindr ou des sites de rencontres. Le joli paradoxe : on me dit que pour rencontrer, il faut aller dans des lieux prévus à cet effet, pour finalement ne dégoter en trois dimensions que des gens connectés entre eux virtuellement, hypnotisés par leurs petits écrans tactiles.</p>
<p>Et puis surtout, je suis issu d&#8217;une autre époque. Mes parents, à leur rencontre, communiquaient entre eux par le biais de pigeons voyageurs (true story). Et cela fait une quarantaine d&#8217;années qu&#8217;ils sont ensemble, bravant les bas à bras le corps. Or, de nos jours, une broutille devient un sommet infranchissable. On se quitte comme on éternue. On ne fait plus l&#8217;effort de réparer, de colmater, de consolider. On part, on lâche, on ne se retourne plus. Plus rien ne dure. Moi, je suis un Diesel. Je mets longtemps à éprouver, à aimer, mais quand j&#8217;aime, ce sentiment devient de plus en plus puissant, exponentiel. Ce qui fait que lorsque chacune de mes histoires se termina, j&#8217;étais en plein éveil sentimental, explosé en plein vol comme une fusée défectueuse. Et à chaque fois, la cicatrice peine un peu plus à se refermer. J&#8217;ai ainsi mis autant de temps à oublier mon dernier compagnon que le nombre d&#8217;années où nous fûmes ensemble. J&#8217;y ai survécu, mais je ne suis absolument pas certain de survivre la prochaine fois&#8230;</p>
<p>J&#8217;avais mis un an et quelques mois pour susurrer à ce compagnon combien je l&#8217;aimais. Tout ce temps pour enfin prononcer les mots &#8220;Je t&#8217;aime&#8221;. Il me répondit ceci : &#8220;Ce sont des mots galvaudés, il ne faut point les dire&#8221;. Et il me fit une timide accolade. Je n&#8217;entendis donc jamais ces mots de sa bouche, certes simples et peu originaux, mais vitaux pour moi. Ils me bouleversent. Il est des couples qui les prononcent pour un rien (&#8221;Passe-moi le beurre, je t&#8217;aime&#8221;). Moi non, ils sont rares et réfléchis, terriblement sincères et lourds de sens. Tant et si bien que je peux faire ce terrible décompte : voilà au moins sept ans que personne ne m&#8217;a dit ou écrit &#8220;je t&#8217;aime&#8221;. Trois ans que je ne me suis pas blotti dans les bras de quelqu&#8217;un, à le serrer jusqu&#8217;à l&#8217;envie de ne faire plus qu&#8217;un avec lui. Trois ans que je n&#8217;ai pas embrassé en un abandon total. Trois ans que je n&#8217;ai plus regardé l&#8217;autre dormir en ayant peine à croire qu&#8217;il soit là, auprès de moi. Trois ans que je n&#8217;ai pas fait l&#8217;amour et non juste du sexe expiatoire. Trois ans que je me sens exsangue de tout sentiment. Un vide sidéral et sidérant.</p>
<p>Le hic, c&#8217;est que ce trou béant dans mon coeur devient lui-même une habitude. Je ne parviens plus à concevoir qu&#8217;il en sera un jour autrement. Pire, je ne le désire même plus. Quelque chose est mort en moi et est sans doute inressuscitable. On me dit que je suis encore jeune, que j&#8217;ai bien le temps. Non, personne n&#8217;a de temps en rab. Alors je vais faire comme Benoît XVI récemment : je vais démissionner, abdiquer l&#8217;idée d&#8217;être deux un jour. Car à quoi bon commencer ce qui finira de toute manière ? Pour des souvenirs à se remémorer aux vieux jours ? Non, je vais plutôt sourire encore plus effrontément à la vie. Car il y a aussi de douces et belles joies dans cette solitude non désirée, mais que l&#8217;on peut choisir de ne pas subir&#8230;</p>
<p><span style="font-style: italic;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left;padding: 0px;margin: 0px;border: 0px initial initial">Retrouvez moi également sur Twitter : </span><a href="https://twitter.com/invertissements">https://twitter.com/invertissements</a><span style="font-style: inherit;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left;padding: 0px;margin: 0px;border: 0px initial initial"> <em>ou écrivez-moi sur</em> mesinvertissements@hotmail.fr</span></p>
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		<title>Les joies de la versatilité</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 06:54:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesoirquipenche</dc:creator>
				<category><![CDATA[En général...]]></category>
		<category><![CDATA[Invertissement]]></category>

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		<description><![CDATA[Si j&#8217;ai souvent abordé ici ce qui se passe au niveau du palpitant, je suis rarement descendu en dessous de la ceinture. Réparons cet oubli, voulez-vous ? Car la sexualité fait partie de l&#8217;équilibre de la vie, paraît-il et inverti et sexualité font justement bon ménage. Je vous rassure, je ne vais point vous conter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-448" src="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/files/2013/03/Top-Or-Bottom-300x247.jpg" alt="Top-Or-Bottom" width="300" height="247" />Si j&#8217;ai souvent abordé ici ce qui se passe au niveau du palpitant, je suis rarement descendu en dessous de la ceinture. Réparons cet oubli, voulez-vous ? Car la sexualité fait partie de l&#8217;équilibre de la vie, paraît-il et inverti et sexualité font justement bon ménage. Je vous rassure, je ne vais point vous conter les détails de ma vie sans vêtements avec autrui. Je vais plutôt m&#8217;intéresser à une spécificité qui ne concerne que les homosexuels masculins (et certains hétéros qui connaissent bien leur corps et n&#8217;ont point honte de leur zone érogène intérieure, savamment enfouie sous une tonne de préceptes de bonne morale et de prêches religieux) : la sodomie active et passive.</p>
<p>Dans mon billet <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/02/04/si-cetait-a-refaire/">&#8220;Si c&#8217;était à refaire&#8221;</a>, je me chagrinais qu&#8217;il était plus difficile pour nous autres gays de rencontrer quelqu&#8217;un. Nous avions plus de chance de tomber sur un hétéro qu&#8217;un de nos semblables et quand cela arrivait enfin, il fallait qu&#8217;il y ait, en plus de l&#8217;alchimie, une véritable compatibilité possible sexuelle. Car si les choses peuvent rester à la surface à base de jolis câlins et de préliminaires qui sont parfois tout à fait suffisants pour mener à l&#8217;orgasme, cela devient un tantinet plus compliqué si l&#8217;on doit approfondir la question. Trois types de sexualité sont alors envisageables (j&#8217;écarte volontairement les rares garçons qui sont réfractaires à toute pénétration) : active, passive ou comme on dit, versatile (autrement appelée sur certains tchats : 50/50, auto-reverse comme les K7 audio ou T/B pour &#8220;Top or bottom&#8221; pour nos amis anglophiles).</p>
<p>Et c&#8217;est là que le bât peut parfois blesser, sans mauvais jeu de mots. Je suis pour ma part totalement adaptable. Ce qui est bien pratique pour une aventure d&#8217;un soir : aucun problème en vue pour prendre l&#8217;un ou l&#8217;autre rôle, si je suis en galante compagnie d&#8217;un garçon totalement actif ou complètement passif. Nous sommes donc en présence d&#8217;un moment tout à fait classique et prévisible où chacun joue dans son camp, sur une partition connue d&#8217;avance. Mais cela devient pour moi un critère important si je dois m&#8217;engager dans une relation dite sérieuse : je refuse de sacrifier une partie de ma sexualité. J&#8217;entends bien qu&#8217;il faille faire des compromis en couple et en général, j&#8217;en fais plus que ma part. Mais je me connais assez bien pour savoir qu&#8217;être avec un compagnon exclusivement actif ou passif va finir par ternir la relation. Le sexe étant l&#8217;une des fondations du couple, être dévolu à un seul type de sexualité quand j&#8217;ai la chance de connaître le plaisir des deux côtés, je dis non tout de go.</p>
<p>Il n&#8217;en fut toutefois pas toujours ainsi. Pendant longtemps, je voyais la sodomie passive à la fois comme un fantasme et comme un acte de soumission à l&#8217;autre et j&#8217;avais du mal à tolérer cette idée pour moi-même. Aussi, avec mon premier concubin, je refusais toute forme de pénétration de mon postérieur sacré. Parce que je l&#8217;avais décrété dans ma tête, je brimai ainsi ce garçon (qui m&#8217;aimait bien trop) pendant de longues années d&#8217;un plaisir qu&#8217;il possédait autrefois et je m&#8217;en suis terriblement voulu. Finalement, alors que je voyais le dépucelage passif comme un acte d&#8217;amour, c&#8217;est un parfait inconnu qui m&#8217;a révélé des délices insoupçonnés. Et depuis, si je n&#8217;ai eu que deux compagnons durables, ils étaient tous les deux versatiles, ce qui offrait à nos jeux intimes une plus grande étendue et variété. Et bannissait ainsi la lassitude. L&#8217;acte commencé, nous ne savions pas du tout comment il allait se terminer : un seul allait-il connaître un postérieur endolori (mais apaisé) pendant les heures à venir ou bien les deux ? Un suspens digne des plus grands romans d&#8217;Agatha Christie.</p>
<p>Depuis, j&#8217;avoue être assez circonspect devant ces garçons qui n&#8217;usent qu&#8217;une partie de leur sexualité alors que nous avons l&#8217;opportunité d&#8217;en avoir deux et souvent, lorsque je pose la question à ces personnes, par pure curiosité, elles se braquent. Est-ce qu&#8217;une expérience s&#8217;est mal déroulée et suscite en eux depuis une crainte ? Est-ce une question de qu&#8217;en dira-t-on (certains pays qui aiment pendre les homosexuels sont d&#8217;ailleurs plus cléments envers celui qui &#8220;joue&#8221; l&#8217;homme et aurait donc trouvé simplement le premier orifice venu pour s&#8217;épancher, plutôt que pour son partenaire, infâme pêcheur à lapider) ? Certains n&#8217;ont même jamais eu l&#8217;idée d&#8217;explorer l&#8217;autre côté depuis leur première relation sexuelle, comme si c&#8217;était un rôle qui leur était dévolu jusqu&#8217;à la fin de leurs jours, telle une malédiction. D&#8217;autres refusent ne serait-ce qu&#8217;une main n&#8217;effleure leur postérieur, tandis qu&#8217;ils s&#8217;échinent à donner des coups de butoir sans ménagement et avec véhémence, ne connaissant aucunement les conséquences de leurs effets. Alors que les acteurs qui deviennent réalisateurs affirment qu&#8217;il leur est plus simple de diriger des comédiens parce qu&#8217;ils le sont eux-mêmes (la jolie métaphore cinéphile que voilà), comment donner du bonheur à l&#8217;autre sans l&#8217;avoir déjà ressenti ou éprouvé ?</p>
<p>Je m&#8217;interroge également sur ces couples qui se forment alors qu&#8217;ils sont tous deux d&#8217;un bord ou de l&#8217;autre. Je les vois fleurir sur les tchats, en quête d&#8217;un troisième partenaire (ou plus) qui saurait satisfaire ce qu&#8217;ils ne peuvent ou ne veulent sacrifier par amour. Le noble sentiment doit sans nul doute être la seule explication de leur pérennité. J&#8217;ai tenté moi-même cette expérience il y a quelque temps déjà, en commençant un début d&#8217;histoire avec un garçon uniquement passif. Et c&#8217;est lui finalement qui ne voulut pas aller plus loin : étant versatile, il s&#8217;imaginait (sans doute avec raison) que j&#8217;allais forcément manquer de quelque chose un jour et finir par le quitter. Il lui était en effet exclu de m&#8217;honorer, trouvant la chose dégradante (sic) et peu excitante et il m&#8217;interdisait l&#8217;usage d&#8217;un jouet produit à cet usage qu&#8217;il percevait comme un adversaire&#8230;</p>
<p>Rien de mieux et de beau que d&#8217;être en la personne que l&#8217;on aime, corps contre corps ou lui en vous, les jambes autour de sa taille. Des moments de symbiose que je ne saurais, finalement, accepter en un sens unique. Sans doute ai-je tort de rajouter ce critère de versatilité dans ma quête de bonheur futur. Sans doute des compromis sont réellement possibles dans ce domaine. Oui, sans doute. Mais si, pour un produit à monter soi-même, on peut en avoir un déjà tout prêt au même prix, pourquoi s&#8217;en priver ?</p>
<p><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: italic;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left">Retrouvez moi également sur Twitter : </span><a href="https://twitter.com/invertissements">https://twitter.com/invertissements</a><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: inherit;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left"> <em>ou écrivez-moi sur</em> mesinvertissements@hotmail.fr</span></p>
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		<title>Chroniques d&#8217;une rupture &#8211; Saison 2</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 21:42:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesoirquipenche</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Résumé de la saison précédente : M. l&#8217;Ex me quitte dans notre troisième année de couple. Officiellement, il veut brûler sa jeunesse. Tandis qu&#8217;il conserve quelques affaires à moi et les clés de mon appartement, me laissant ainsi espérer un hypothétique retour, son comportement oscille entre propositions de sorties et gémonies détestables à mon égard. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft size-full wp-image-434" src="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/files/2013/03/images-2.jpeg" alt="images-2" width="215" height="234" />Résumé de la saison précédente</em> : M. l&#8217;Ex me quitte dans notre troisième année de couple. Officiellement, il veut brûler sa jeunesse. Tandis qu&#8217;il conserve quelques affaires à moi et les clés de mon appartement, me laissant ainsi espérer un hypothétique retour, son comportement oscille entre propositions de sorties et gémonies détestables à mon égard. Sans oublier une jalousie particulièrement mal placée quant à ma vie sentimentale. Et tout d&#8217;un coup, un silence lourd et étonnant de sa part. Alors que j&#8217;essaye vainement de me reconstruire, il ressurgit un an après notre rupture, de manière inattendue&#8230; Version longue de la première saison à découvrir dans cet <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/02/17/chroniques-dune-rupture-saison-1/">Invertissement</a>. Et maintenant, place à la seconde !</p>
<p><strong>Saison 2. L&#8217;imprévisible retour. </strong></p>
<p>Tandis que je fuyais l&#8217;hiver parisien en partant avec deux amis à la découverte des merveilles sauvages du Costa Rica, M. l&#8217;Ex apprit par hasard ce nouveau voyage accompagné, via un commentaire d&#8217;une de mes amies sur un réseau social, dans lequel elle nous &#8220;souhaitait un beau voyage et que j&#8217;en profite pour oublier mon passé&#8221;. M. l&#8217;Ex entreprit de lui écrire, alors qu&#8217;il ne lui donnait aucunes nouvelles depuis notre séparation : &#8220;Je voulais que tu saches que j&#8217;ai voulu être là pour lui, mais qu&#8217;il a refusé mon amitié&#8221;. Interloquée, mon amie me transféra ce mail que je reçus quelques jours plus tard, après une expédition dans la jungle avec iguanes, araignées et autres singes hurleurs. Mon sang ne fit qu&#8217;un tour et ma journée fut gâchée. Pourquoi donc resurgissait-il ainsi ? Mon sixième sens me titilla les neurones : j&#8217;allais sans nul doute entendre parler de lui très prochainement&#8230;</p>
<p>Je devrais me mettre à jouer au Loto, car c&#8217;est exactement ce qui se produisit. A mon retour de voyage, la porte de mon appartement n&#8217;était plus verrouillée. Alors que je m&#8217;apprêtai à trouver la scène d&#8217;un cambriolage, en guise de désordre, trônaient sur le sol mes clés et mes affaires, ainsi qu&#8217;une lettre de M. l&#8217;Ex. Ce dernier s&#8217;était donc introduit chez moi en mon absence, un an après notre rupture, afin de me rendre mes biens, récupérer un pull qu&#8217;il m&#8217;avait donné et laisser un mot, dans lequel il désirait ardemment me revoir, &#8220;en toute amitié&#8221;. Cette violation de mon intimité me mit très en colère, mais je pris sur moi et l&#8217;appelai (je connaissais encore par coeur son numéro que j&#8217;avais pourtant éradiqué). Entendre sa voix pour la première fois depuis un an me bouleversa, mais je n&#8217;en fis rien paraître. Sa seule interrogation ? Si j&#8217;étais parti en vacances avec mon nouveau copain&#8230; Je lui proposai un rendez-vous dans un café pour en discuter. Surpris, il accepta. Mais mon but était purement égoïste : je voulais surtout m&#8217;assurer si je l&#8217;aimais encore ou non. Le rendez-vous eut lieu deux semaines plus tard.</p>
<p>Entre temps, je vivais dans une belle dynamique : une offre pour un poste que je désirais ardemment, une nouvelle pièce de théâtre à jouer pour l&#8217;été, des souvenirs de voyage plein les mirettes, je retrouvais donc M. l&#8217;Ex le sourire aux lèvres. Je n&#8217;avais plus rien de l&#8217;éploré inconsolable qu&#8217;il avait laissé. Je fus d&#8217;un naturel confondant, ne tremblant pas, tandis que lui s&#8217;effondrait sur son siège, de minute en minute. Il me redemanda si j&#8217;étais célibataire ou non et je ne répondis point à sa question. Au bout d&#8217;une heure, il souhaita rentrer chez lui. Il se sentait mal et devait être en forme pour apprendre le soir, une chorégraphie (d&#8217;ingénieur, il était devenu danseur). Je filai moi-même à mes propres répétitions théâtrales et en rallumant mon téléphone, je lus ce texto : &#8220;Tu avais l&#8217;air d&#8217;aller bien. Cela m&#8217;a perturbé de te revoir, troublé aussi. De ça, il faut que nous parlions&#8221;. M. l&#8217;Ex était-il en train de lâcher enfin du lest ? Je l&#8217;appelai. Il m&#8217;avoua ne pas être allé danser, car il n&#8217;en avait pas eu la force et que nous devions nous revoir. Mon coeur battait à tout rompre. J&#8217;acceptai et nous nous revîmes quinze jours après. Pendant ce temps, j&#8217;interprétai son texto dans tous les sens possibles. Avait-il prit une année de réflexion quant à notre couple et ses propres désirs et notre entrevue avait-elle déclenché en lui un regain d&#8217;amour inattendu ?</p>
<p>Patatras ! Je m&#8217;étais bien fourvoyé ! Tandis que lors de ce second rendez-vous M. l&#8217;Ex était redevenu maître de lui-même, au visage imperméable, il m&#8217;annonça avoir été simplement étonné que j&#8217;allais aussi bien. C&#8217;était uniquement cela qui l&#8217;avait tant &#8220;perturbé&#8221;. Et que nous pourrions désormais être de bons amis. Il me proposa même d&#8217;aller l&#8217;admirer danser lors de ses prochaines représentations et il s&#8217;éloigna tranquillement, me laissant exsangue et perplexe sur le banc que nous venions de partager&#8230;</p>
<p>Mais je ne dis pas mon dernier mot et allai donc le voir sur scène. Au passage, je croisai ses amis et ses parents qui tous me regardèrent avec incongruité, s&#8217;étonnant que le passé que je représentais se mélangeait au présent dont j&#8217;avais été si bien expulsé. Voir ainsi M. l&#8217;Ex en pleine lumière me monta les larmes aux yeux. J&#8217;eus tout de même le temps de découvrir parmi les spectateurs, un étrange jeune homme, à la laideur fascinante, en train de filmer mon ancien compagnon. Qui était-il donc ? Il me fallait mener mon enquête&#8230;</p>
<p>Parallèlement à cette investigation, M. l&#8217;Ex et moi-même commençâmes une correspondance pour le moins originale. Je lui proposai que nous nous écrivions comme si nous ne nous connaissions pas, en vue d&#8217;un véritable rendez-vous galant. A condition bien entendu qu&#8217;il fusse seul dans la vie et intéressé. Il joua le jeu, me donnant une longue liste de dates où il était disponible. Jusqu&#8217;au jour où je découvris qui était le fameux cameraman. Je dénichai son profil Facebook : il était le metteur en scène d&#8217;un spectacle où M. l&#8217;Ex allait être le principal protagoniste. Rassuré, je fus cependant intrigué par leurs goûts communs : du copier-coller. Ce que l&#8217;un aimait, l&#8217;autre également. On aurait dit une seule et même personne. Le hasard faisant mal les choses, une amie d&#8217;une amie connaissait cette personne. Quand je m&#8217;en ouvris à elle, elle m&#8217;assomma : oui, il était bel et bien en couple avec M. l&#8217;Ex depuis un an, soit depuis notre séparation. Je n&#8217;avais donc pas été quitté pour que M. l&#8217;Ex consume sa splendide jeunesse, mais pour qu&#8217;il la partage avec un autre&#8230; Enfer et damnation.</p>
<p>Dès lors, je ne pouvais plus décemment continuer notre petit jeu de séduction virtuel. La chose me paraissait plutôt malsaine à la fois pour son compagnon actuel, pour M. l&#8217;Ex et&#8230; surtout pour moi. Je lui écrivis donc que j&#8217;arrêtais là notre correspondance, lui faisant part de ma terrible découverte, tout en lui souhaitant d&#8217;être heureux. Réponse immédiate de M. l&#8217;Ex : &#8220;Je suis en effet avec quelqu&#8217;un d&#8217;exceptionnel. De toute manière, tu n&#8217;as jamais compté et tu ne me manques pas&#8221;. Il conclut d&#8217;un lapidaire &#8220;Bon vent !&#8221;. J&#8217;eus l&#8217;impression d&#8217;une seconde rupture. Tout le chemin parcouru pour m&#8217;en sortir était à refaire, inlassablement. J&#8217;étais un nouveau Sisyphe. La dépression repointait un nez que je ne connaissais que trop. Même bourreau, même victime. Pourquoi donc ressurgir alors qu&#8217;il était épris d&#8217;un autre ?</p>
<p>Cependant, dans mon nouveau travail épanouissant, je trouvai une nouvelle confiance en moi et au cours de l&#8217;interview d&#8217;une psychanalyste fameuse, je lui exposai le cas de mon histoire d&#8217;amour et surtout de notre étonnante séparation. Elle me répondit ceci : &#8220;Soit ce garçon vous aime toujours et n&#8217;assume pas son couple actuel, soit vous avez affaire à un pervers narcissique. Il faut que vous éclaircissiez cette situation une bonne fois pour toutes si vous souhaitez avancer dans votre vie amoureuse&#8221;. Ce que je fis. A mon grand dam&#8230; Suite et fin <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/04/02/chroniques-dune-rupture-saison-3-et-fin/">ici</a> !</p>
<p style="padding: 0px;margin: 0px 0px 20px;border: 0px;font-size: 1.4em;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 1.6em;text-align: left"><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: italic;font-size: 14px;vertical-align: baseline;line-height: 22px">Retrouvez moi également sur Twitter : </span><a href="https://twitter.com/invertissements">https://twitter.com/invertissements</a><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: inherit;font-size: 14px;vertical-align: baseline;line-height: 22px"> <em>ou écrivez-moi sur</em> mesinvertissements@hotmail.fr</span></p>
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		<title>Les amoureux de l&#8217;Amour</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Mar 2013 23:16:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesoirquipenche</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est une espèce de garçons plus terrible, dangereuse et sournoise encore que celle des hétéros ambigus : les amoureux de l&#8217;amour. Ce n&#8217;est pas vous, la prunelle de leurs yeux, vous n&#8217;êtes pas cet objet qui fait battre leur palpitant à tout rompre, ce n&#8217;est point pour vous ces mots tendres chuchotés à l&#8217;oreille, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-415" src="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/files/2013/03/jlpjdlp3-300x200.jpg" alt="jlpjdlp3" width="300" height="200" />Il est une espèce de garçons plus terrible, dangereuse et sournoise encore que celle des <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2012/09/30/les-heteros-ambigus/">hétéros ambigus</a> : les amoureux de l&#8217;amour. Ce n&#8217;est pas vous, la prunelle de leurs yeux, vous n&#8217;êtes pas cet objet qui fait battre leur palpitant à tout rompre, ce n&#8217;est point pour vous ces mots tendres chuchotés à l&#8217;oreille, pas pour vous qu&#8217;ils sont prêts (en parole) à l&#8217;impossible, à l&#8217;indicible. Non, c&#8217;est pour le sentiment amoureux. Au nom de l&#8217;Amour, ils sacrifieraient père et mère, se trancheraient un membre avec une scie rouillée. Mais pour vous-même, vous en tant qu&#8217;être de chair et de sang, perclus d&#8217;humanité et donc de défauts, à peine oseraient-ils se piquer le bout du doigt avec une aiguille&#8230;</p>
<p>Heureusement, on peut les reconnaître facilement, si l&#8217;on prend la peine de fouiller quelque peu dans leur passé. L&#8217;amoureux de l&#8217;amour a grandi en solitaire ou s&#8217;est confiné dans son propre monde. Il s&#8217;est forgé l&#8217;esprit et le coeur à travers des lectures romantiques, passionnées, tragiques. Il s&#8217;émerveille facilement, un rien le touche, la moindre attention à son égard semble paroxystique. Il aime, oui, à n&#8217;en pas douter. Il peut vous déclamer des poèmes dithyrambiques, mais vous ne serez jamais ni sa muse ni son destinataire : c&#8217;est Cupidon qui l&#8217;est. Son amour de l&#8217;Amour est tel, qu&#8217;il préfère que la concrétisation du noble sentiment ne se réalise jamais, tout en souffrant qu&#8217;elle s&#8217;éloigne de lui. Mais cette souffrance le nourrit jusqu&#8217;à la lie, jusqu&#8217;à le rendre masochiste. &#8220;L&#8217;homme est un apprenti, la douleur est son maître et nul ne se connaît tant qu&#8217;il n&#8217;a pas souffert&#8221;, écrivit Musset qu&#8217;il récite par coeur, à tout crin.</p>
<p>Le coeur de l&#8217;amoureux de l&#8217;amour s&#8217;emballe pour un rien et souvent à sens unique. Il sait que son émoi ne sera jamais réciproque et cette impossibilité le trouble à la pâmoison. Un copain de classe, puis un collègue, un garçon croisé dans le métro ou dans la rue, il imagine chacun comme un chevalier sur son fidèle destrier, prêt à la conquête d&#8217;un lointain château et à qui il tendra son mouchoir. Il se sent Pénélope attendant inlassablement Ulysse. Même si cet Ulysse en question ignore tout de son existence. Et cet amour imaginaire lui suffit, le comble d&#8217;extase. Jusqu&#8217;au prochain coup de coeur.</p>
<p>Je fus l&#8217;un de ces hères. Dans mon adolescence, je tombais amoureux tous les jours, je me languissais, m&#8217;inventais un futur avec la personne sur qui j&#8217;avais jeté mon dévolu, un mariage, un voyage, une destinée. Je me souviens même avoir noté dans un carnet chaque fois que le premier garçon qui me révéla à moi-même, au lycée, me serrait la main. Mon coeur battait la chamade, l&#8217;Amour apparaissait enfin et revêtait ses traits. Mais avec le recul, ce n&#8217;était pas lui que j&#8217;affectionnais, mais l&#8217;idée d&#8217;avoir quelqu&#8217;un qui envahissait mes rêves et mes fantasmes. Fort heureusement (ou malheureusement, c&#8217;est selon), la réalité du monde gay a brisé mon côté fleur bleue, le piétinant joyeusement, m&#8217;aguerrissant de ces choses-là et j&#8217;ai su ce qu&#8217;aimer vraiment voulait dire, aimer quelqu&#8217;un et non la simple idée de l&#8217;aimer lui.</p>
<p>M. l&#8217;Ex était ainsi, lorsque je l&#8217;ai rencontré (pour ceux qui ne le connaissent pas, cliquez <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/02/17/chroniques-dune-rupture-saison-1/">ici</a> ou <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2013/03/10/chroniques-dune-rupture-saison-2/">là</a>). Il n&#8217;avait encore jamais vraiment eu de compagnon. Le seul copain qu&#8217;il eut précédemment le considérant plus comme un objet sexuel qu&#8217;autre chose. Dès lors, moi qui m&#8217;intéressais vraiment à lui, je devenais l&#8217;Amoureux avec un A si majuscule qu&#8217;il me fit peur. Lorsque je lui disais un mot un peu moins gentil que la veille (nous ne sommes pas toujours constants), je recevais le lendemain un mail de sa part, long comme la &#8220;Chanson de Roland&#8221;, dans lequel il tempêtait, clamait sa souffrance, s&#8217;imaginant au bord d&#8217;une falaise du haut de laquelle je le poussais dans le vide. Rien que ça. Mais si j&#8217;avais été particulièrement tendre et touchant, alors je recevais un autre mail, tout aussi long, vantant mes qualités qui paraissaient alors aussi innombrables que les étoiles du firmament. Constatant que j&#8217;avais affaire à un amoureux de l&#8217;Amour, je préférais briser le mythe qu&#8217;il créait autour de ma personne, pour lui révéler qui j&#8217;étais réellement, afin qu&#8217;il m&#8217;aime moi et non l&#8217;idée qu&#8217;il se faisait de moi (ce qui se retourna contre moi au bout du compte, mais ceci est une autre histoire). L&#8217;ambiguïté prit fin. Il a depuis regagné ses rêves peuplés de licornes bleutées, de farfadets facétieux et de romantiques ténèbres, avec un compagnon tout aussi tourmenté par l&#8217;amour version Rilke, joignant de concert leurs paumes ensanglantées en guise de serment éternel.</p>
<p>Je pourrais aussi vous citer Disneyman (surnommé ainsi pour son incommensurable passion pour les dessins animés estampillés Disney et les insupportables chansons qui vont avec). Trentenaire, bourré de charmes et de qualités, le garçon vivait seul et n&#8217;avait jamais connu les joies et peines du couple. Alors qu&#8217;il les désirait ardemment. Il est revenu dans ma vie régulièrement, lors de mes périodes de célibat. A chaque fois, je bénéficie d&#8217;une cour romantique et effrénée (j&#8217;ai tout de même réussi à échapper à la peluche Mickey qui tient un coeur dans ses mains à quatre doigts) et à chaque fois, nous franchissons des étapes qui pourraient conduire à une relation. Mais au moment fatidique, quand les choses commencent à se concrétiser tout doucement, il remballe ses élans et les emmène vers un autre garçon à qui il va compter fleurette de la même manière. Un peu comme un adulte qui n&#8217;en finirait plus de faire des études, s&#8217;inscrivant de fac en fac, afin de n&#8217;avoir jamais à affronter le monde du travail. Car l&#8217;amour est un travail, un vrai. Qui demande patience, énergie, force et courage, avec un salaire au bout (de misère ou le jackpot). Mais pour cela, il faut laisser ses rêves d&#8217;adolescent de côté et se laisser guider dans le monde réel. Et ce n&#8217;est visiblement pas donné à tout le monde&#8230;</p>
<p><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: italic;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left">Retrouvez moi également sur Twitter : </span><a href="https://twitter.com/invertissements">https://twitter.com/invertissements</a><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left"> <em>ou écrivez-moi sur</em> mesinvertissements@hotmail.fr</span></p>
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		<title>Exigez l&#8217;exigence !</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Feb 2013 00:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesoirquipenche</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je vous ai déjà narré les différents types de personnages que l&#8217;on peut dénicher sur les tchats gays (lire notamment Le Bal des goujats). Mais il est une espèce que je n&#8217;ai pas encore abordée et que nous appellerons en toute modestie, les &#8220;Parfaits&#8221;. Ces spécimens invertis vivent dans une dimension parallèle à celle du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-402" src="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/files/2013/02/rsz-botox-for-men-guide-220x300.jpg" alt="rsz-botox-for-men-guide" width="220" height="300" />Je vous ai déjà narré les différents types de personnages que l&#8217;on peut dénicher sur les tchats gays (<em>lire notamment</em> <a href="http://blogs.tetu.com/mes-invertissements/2012/09/02/le-bal-des-goujats/">Le Bal des goujats</a>). Mais il est une espèce que je n&#8217;ai pas encore abordée et que nous appellerons en toute modestie, les &#8220;Parfaits&#8221;. Ces spécimens invertis vivent dans une dimension parallèle à celle du commun des mortels, dans un Olympe qu&#8217;ils ont reconstitué et que seuls les braves parmi les braves, qu&#8217;ils ont eux-mêmes adoubés, peuvent découvrir. Ces surhommes, ces dieux vivants, sont bien évidemment beaux et musclés, le poil savamment positionné sur les pectoraux au millimètre près, la peau hâlée en toutes circonstances, dotés d&#8217;un organe de plaisir surdimensionné et d&#8217;un postérieur dur comme du béton, mais lisse et doux comme celui d&#8217;un poupon. Intelligents et brillants, ces Titans sont en général cadres supérieurs, architectes, traders, avocats, parlent cinq langues couramment, pratiquent au moins quatre disciplines sportives, ont moult amis, des hobbies à foison essentiellement tournés vers la culture, les voyages et l&#8217;épicurisme. C&#8217;est à se demander pourquoi ces forces de la Nature consentent-elles à s&#8217;abaisser à se vendre à leur tour comme des produits de consommation sur les tchats gays. Ces surhommes n&#8217;ont-ils pas juste à paraître dans la rue, à la terrasse d&#8217;un café, pour attirer le chaland qui se jetterait sur eux comme des insectes sur les phares d&#8217;une voiture et remplir ainsi leur carnet de bal (&#8221;On se calme, il n&#8217;y en aura pas pour tout le monde&#8221;) ?</p>
<p>Il faut croire que non. Car ces spécimens rares, l&#8217;élite de l&#8217;élite, la crème de la crème, sur lesquels tout le monde se pâme, homos et femmes hétéros compris, ont un petit défaut. Trois fois rien. L&#8217;Exigence. Voilà qui est tout à fait normal et compréhensible, finalement. Pourquoi se mélanger à la plèbe quand Dame Nature vous a pourri d&#8217;autant de dons ? Cela relèverait du social pur et dur, mais rajouterait le mot &#8220;philanthropie&#8221; à leurs indénombrables qualités. Moi-même, inverti pourtant lambda, je nourris davantage d&#8217;exigences au fur et à mesure que je vieillis. Mon célibat forcé m&#8217;a permis de m&#8217;occuper enfin de moi. Je pensais toujours deux avant un, maintenant que je n&#8217;ai plus que moi dans ma ligne de mire, je me gâte, je me bichonne. Je me suis d&#8217;ailleurs sans doute un peu superficialisé dans l&#8217;affaire. Je ne faisais guère attention à mon look, il est désormais très soigné. Je me fichais de ma peau comme d&#8217;une guigne, désormais, je la dorlote avec des crèmes hydratantes anti-rides et anti-cernes. Le sport était un ennemi héréditaire, je l&#8217;ai dompté, afin de faire une activité physique cinq à six fois par semaine. Je vais très souvent au cinéma, au théâtre ou dans des expositions, pour un bain de foule et de culture devenu essentiel. Bref, le temps passant et ma solitude s&#8217;installant, je devrais revoir mes exigences à la baisse. Que nenni ! Les voici qui augmentent au contraire. Puisque moi, je suis capable de faire ces petites broutilles quotidiennes, alors n&#8217;importe qui d&#8217;autre peut en faire autant et je commence à voir d&#8217;un mauvais oeil ceux qui se contentent de simplement être, sans valeur ajoutée. Voilà qui ne va pas simplifier les choses&#8230;</p>
<p>Si j&#8217;en suis à ce stade, à mon humble niveau d&#8217;inverti lambda, que doivent donc ressentir les Olympiens parfaits ? Un ego surgonflé par les nombreuses sollicitations qu&#8217;ils reçoivent au quotidien, des carences sexuelles car ils ne souhaitent pas se mélanger avec autrui et au final, une solitude tout aussi peu enviable que celle des autres. Etre exigeant envers soi-même et son prochain a évidemment son prix. Le plus étonnant étant que ces surhommes ne se mélangent pas non plus entre eux. Sans doute sont-ils effrayés par ces doubles, ces miroirs qui leur renvoient tout ce qu&#8217;ils tentent de dissimuler afin de vendre du rêve à ceux qui sont leurs antipodes, pour continuer à être admirés et adulés. Mais sans pour autant tenter l&#8217;aventure sur la terre ferme et quitter leur univers parallèle protecteur.</p>
<p>Puisque j&#8217;aime émailler d&#8217;exemples concrets mes petits Invertissements, voici deux de ces dieux vivants que j&#8217;ai rencontrés récemment, qui ont consenti à descendre de leur piédestal pour se risquer à un rendez-vous avec un de ces garçons qui ne leur ressemblent pas, en l&#8217;occurrence, moi. Par curiosité, sans doute. Pour se désennuyer aussi, probablement. Pour se sentir vivants avant de retourner dans leur stratosphère intouchable, assurément. Prenons M. Parfait n°1. Il a été élevé dans l&#8217;exigence. Ses parents l&#8217;ont doté d&#8217;un prénom unique en son genre et, m&#8217;assura-t-il, pour ne pas les décevoir, il s&#8217;est échiné à être le plus parfait possible. Métisse aux yeux clairs, carrure musclée, tête aussi pleine que bien faite, le jeune homme avouait sans ambages plaire énormément mais ne sortir avec personne, car il était difficile à contenter. De plus, il n&#8217;avait aucun temps à consacrer à la bagatelle, étant surchargé de travail, de sport, de loisirs et d&#8217;amis. A se demander pourquoi il s&#8217;était fourvoyé dans un rendez-vous de plus de deux heures avec un inconnu qui ne lui correspondait en rien. La vie des Olympiens est décidément bien mystérieuse.</p>
<p>Quant à M. Parfait n°2, il savait être principalement attiré par les grands bruns. Mais il a tout de même souhaité me rencontrer. Moi qui suis plutôt petit et blond. Après tout, on n&#8217;est jamais à l&#8217;abri d&#8217;une bonne surprise. Au téléphone, il me confirma son extrême exigence, me dépeignant un portrait de lui-même identique à celui que je viens de vous raconter en premier paragraphe. Autant le dire tout de suite, nous savions tous deux qu&#8217;il y aurait une déception à la clé, au fur et à mesure de la discussion. Lui, car son degré d&#8217;exigence semblait aussi élevé que l&#8217;Everest, moi parce que je n&#8217;ignorais pas me situer plus proche du centre de la Terre que des cimes enneigées. Et ce qui devait arriver arriva. M. Parfait n°2 prit la poudre d&#8217;escampette après notre rencontre, en ayant tout de même eu l&#8217;honnêteté de me dire que je ne lui plaisais pas, car non, désolé, je n&#8217;étais pas un grand brun (j&#8217;avais oublié de prendre 20 cm pendant mon sommeil et de me teindre les cheveux avant notre entrevue). N&#8217;écoutant que son bon coeur, le garçon m&#8217;envoya un message quelques jours après pour m&#8217;assurer que je n&#8217;étais tout de même pas laid pour autant.</p>
<p>Ouf, j&#8217;aurais pu être vexé.</p>
<p><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-style: italic;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left">Retrouvez moi également sur Twitter : </span><a href="https://twitter.com/invertissements">https://twitter.com/invertissements</a><span style="padding: 0px;margin: 0px;border: 0px;font-size: 14px;font-family: Arial, Helvetica, Verdana, sans-serif;vertical-align: baseline;line-height: 22px;text-align: left"> <em>ou écrivez-moi sur</em> mesinvertissements@hotmail.fr</span></p>
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