Me voici de retour de voyage, après avoir visité le Pérou et la Bolivie, au pas de charge et les épaules lourdées d’un sac bien trop grand. Et à chaque fois que je change de continent et/ou d’hémisphère, que je sois seul ou accompagné, les mêmes questions qui me taraudent. Pourquoi entreprendre une telle odyssée et dans quel but ? Découvrir de nouvelles cultures ? Oui, mais pas seulement. S’émerveiller de paysages que je ne verrai jamais en France ? Oui, assurément. S’imposer de nouvelles limites et s’apercevoir de quoi on est capable, finalement ? Oui, c’est certain.
Mais j’ai beau avoir escaladé un glacier en Nouvelle-Zélande, avoir fait du saut en chute libre, être parti un mois seul en Argentine sac au dos sans parler un mot d’espagnol, avoir fait du cheval au galop dans les collines de l’île de Pâques, avoir affronté des insectes géants au Costa Rica, avoir défié les règles de l’hygiène en Inde, avoir vu des baleines à un mètre de moi en Patagonie, avoir gravi cette année le Wayna Picchu ou rampé dans les goulots étroits d’une mine d’argent de Bolivie, IL me manque autant qu’IL m’accompagne. Mais je ne parviens pas à définir qui est ce “IL”. Est-ce le fantôme de ce compagnon qui m’a torturé mentalement pendant deux ans et qui hante encore quelque fois ma mémoire ? Est-ce le prochain dont j’ignore encore à quoi il ressemblera ? Est-ce un autre moi, un frère de route qui n’existe que dans ma pensée ? IL est pourtant là qui rôde, sans visage, sans se manifester, se lovant dans son invisibilité et son silence. Où que je sois, aussi loin que je mette de la distance entre nous, IL est tapi. Son absence qui remplit tout l’espace inoccupé à mes côtés. Jusqu’aux prochains voyages…
- Par Lesoirquipenche |
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Un commentaire
hello, tu as bien de la chance d’avoir voyagé et vécus ses expériences… et accompagné aurait été la cerise sur… le gâteau biensur
je viens de lire ton précécent article et je m y retrouve beaucoup dans ses grandes lignes…