
Je me rends à la gay pride dans une heure. Vais-je aussi me faire insulter, agresser comme de nombreuses lesbiennes ces derniers mois partout en France ?
Assez de la lâcheté des passants, qui devraient être condamnés pour non-assistance à personne en danger.
Certes, nos soeurs d’infortune tiennent tête en général, mais qui nous aide ?
Assez de l’angélisme.
Faut-il que nous usions des mêmes armes que ces imbéciles qui se croient les plus forts ? Et n’acceptent pas qu’on remette en cause leur pseudo-suprématie de petit mâle ? Et surtout, qu’on n’aie ni besoin ni envie d’eux ?
Le droit, les punitions (saluons la victoire de Metz) suffisent-ils ? Ou devrons-nous passer à la vitesse supérieure ?
Parce que, remarquez-le, mesdames (et c’est une lesbienne qui adore les garçons qui vous le dit) : ce sont toujours des types qui nous insultent, nous tabassent, nous proposent des plans à plusieurs sans aucune honte comme si c’était naturel. Hé oui, ça nous est arrivé à ma copine et à moi un soir dans le métro. Nous avons éclaté de rire et, pour toute réponse, avons reçu des insultes.
Je dis “assez”. Et si l’angélisme et le droit ne suffisent pas, il faudra bien leur répondre autrement, non ? Avec fermeté, virulence, force. Dans notre pays, il y a un regain de conservatisme et ce n’est pas sur les hétéros que nous pourrons compter.
Battons-nous, mes soeurs.
Avant qu’il ne soit trop tard.
- Par Marie Léon |
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Hélène est une adolescente de 15 ans qui s’ennuie dans une atmosphère étouffante de province, auprès d’un père veuf et absorbé par ses affaires, ainsi que sa maîtresse, Tamara. Un jour, son père demande à Hélène de téléphoner à sa maîtresse, dont le prénom la fascine. Très vite, elle va tomber sous l’emprise de cette femme possessive, dure, mais tellement hors de la norme qu’elle ne peut que fasciner l’adolescente. Celle-ci décrit d’ailleurs la femme : « Je regardais son profil têtu, ses courtes boucles, ses épaules larges, toute sa trompeuse et équivoque virilité ».


