
Delphine a contacté la rédaction de TÊTUE pour nous raconter la mésaventure qui lui est arrivé, en plein Paris il y a 10 jours à peine. Une scène de lesbophobie ordinaire, à la terrasse d’un café, comme il peut s’en produire tous les jours en France. Choquée, elle témoigne:
“Je me permets de vous écrire ce message afin de vous narrer la mésaventure qu’il nous est arrivé à ma compagne et moi ce dimanche 3 juin dans un café à Paris.
Nous avons habité 10 ans à Paris et rien de la sorte ne s’était jamais produit. En sortant de l’expo Newton nous décidons d’aller déjeuner dans un café de la rue Saint-Honoré. Nous nous installons et une jeune femme vient prendre notre commande, il est tout juste midi, nous sommes les seules attablées. Le personnel est rassemblé autour du desk d’accueil, et la jeune femme qui a pris notre commande s’adresse à eux et dit : “il y a 2 gousses à la table 10″. Il se trouve que nous étions à la table 10 et que la jeune femme en question était la responsable.
Face à ce type de personne, le mépris est-il vraiment la meilleure solution? Ne vaut-il pas mieux en parler? Le café appartient à un grand groupe dont les établissements ont un pourcentage assez important de clientèle homosexuelle, si je ne me trompe pas!
Nous n’avons jamais été confrontées à ce type de réaction (d’insultes), peut-être avons nous eu de la chance jusque là…”
Et vous? Avez-vous déjà vécu ce genre de situation?
- Par Louis |
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13 commentaires
Ca m’arrive plus que souvent et depuis des années, que je me ballade avec ma copine dans la rue ou que je sois seule entrain de marcher avec des amis. Les regards, les coups de coude à son voisin pour nous montrer ou les réflexions..
Petit calcul d’arithmétique
2gousses à la table 10+1 responsable au chômage = 0 table. Aux Etats Unis les procès pleuvent pour moins que ça…J’organiserai bien une descente de “gousses” dans son bar tiens…et repeindre les murs arc en ciel….
Je pense qu’il ne faut surtout pas laisser passer ça, d’ailleurs c’est un acte d’homophobie, “La loi réprime également la publication de propos injurieux, diffamatoire ou caractérisant une provocation à la discrimination ou à la violence envers des personnes homosexuelles (les articles 24, 32 et 33 de la loi du 29 juillet 1881)”, et donc cette personne doit être punie par la loi. Il aurait été judicieux de donner le nom de son restaurant/bar afin qu’elle soit mise en lumière. Et si elle avait dit “il y a deux pédés à la table 10″, comment auraient-ils agi? Ou la question serait plutôt, aurait-elle oser dire cela? Cette histoire pose beaucoup de questions, mais finalement le constat est qu’il faut agir, et faire respecter ses droits et sa dignité, un petit pas pour la femme, un grand bond pour l’humanité.
Malheureusement, oui. C’est courant. Si on passe outre les regards insistants puis détournés ou les coups de coude, c’est néanmoins beaucoup moins facile d’ignorer des mots qui visent très clairement … Ainsi au cinéma alors que nous assistions ma compagne et moi a un film grand public, tranquillement main et que nous nous étions permises de nous toucher la main, une charmante dame a passé toute la séance à râler derrière nous (sans bien entendu s’adresser directement à nous!) Raler donc, sur le fait que quand même, elle n’allait pas au cinéma pour assister à ce genre de “choses”, que , quand même les “gens comme ça” devraient rester chez eux. Qu’elle ne prétendait pas savoir ce qui était bien ou non mais que QUAND MEME elle espérait que les personnes dont elle parlait se reconnaitraient et qu’elles comprendraient aussi combien il était choquant d’exposer ainsi ses “préférences” dans un lieu public. …
Oui, malheureusement ça arrive trop souvent. Mais des fois ça nous fait rire !
Un groupe de jeunes : “Oh zyva ! C’beau l’amour ! Esh, bisous bisous !” *je me retourne* “Oh putain vas-y c’est deux meufs !”
Ou un imbécile dans la rue, m’ayant vue embrasse ma copine quelques temps plus tôt : “Hey ! Vas-y, tu serais pas intéressée par un plan à trois avec ta collègue là ?” je lui répond : “ptèt, t’as une copine intéressée ?” et s’en est suivi un tas d’insanité de sa part concernant son engin que je n’aurais apparemment pas vu d’assez près xD
je suis d’accord avec vous toutes, ca arrive tout le temps, je ne compte même plus.
” ah ben! voila qu’elles ne se cachent plus maintenant ces filles là!”
“putain que les lesbiennes sont exigeantes franchement” (j’avais demandé du pain!)
“hé… regarde à droite les brouteuses!”
“vous êtes obligés de vous tenir la main? y’a des enfants!!!”
je tiens à préciser que je ne suis pas adepte des démonstrations affectives (quand j’étais avec un homme, ou maintenant avec ma fiancée; cela reste à la tenue de main, et encore pas tout le temps, et un bisou quand je lui offre le resto ou inversement!!!
au final, je deviens assez résignée… on fait avec quoi, c’est triste mais bon, je me concentre sur l’essentiel.
C’est effarant …
Avez-vous pensé à signaler cette scène à SOS Homophobie …? J’en suis membre et ne peux que vous suggérer de le faire … L’association recueille précisément des témoignages de ce type …
Bonjour, c’est dur de voir tout ses messages, et de voir que cette réponse ” oui c’est courant” revient souvent.
Malheureusement je vais moi aussi la cité . J’ai connus des années de chômage à cause de gens comme cette femme. J’ai une expérience dans la restauration et j’entendais toujours, “tant que tu ne te maquille pas, et que tu seras pas féminine tu ne trouveras jamais un travail” ou ” je veux une serveuse pas un serveurs” “ma copine ki travaillais également dans la restauration un jours son patron ma dis ne viens plus ici !! Pourtant je ne suis pas si masculine que sa !! mais bon tout sa pour dire que oui c’est courant et que c’est dommage que beaucoup de personne réagisse comme sa, ils se rende pas conte que sa peu au fond de nous , nous bléssé… Bref je lutte contre l’homophobie aujourd’hui grâce à ma musique je ne peu faire que sa… bisou à toutes et à tous
Oui j’ai eu sos homophobie en ligne
Bonsoir,
Si seulement on pouvez nous laisser tranquillement fumée notre clope, boire notre café, attendre le bus … Embrasser notre petite amie, lui tenir la main.. A croire que nous somme des monstres, c’est dingue ce que l’ignorance peut faire faire.. J’aurais envie de dire, de REAGIRE , mais en même temps on ne sait jamais qui on as en face de nous, pas que je veuille crée une paranoia et qu’on ne sorte plus de chez soi, je dit ça car dans un petit lapse de temps, à Liège ( BE) en Avril et Mai de cette année, deux actes Homophobes se sont déroulé , un meurtre d’un jeune homme homo et une rare violence contre un couple de lesbienne .. Ou va le monde svp ?!
)
Soyons forte tout de même, nous avons aussi des cartes en main, pour ne pas ce laisser faire !
Courage à toutes
Punaise, dans cette situation je me serais tirée avec ma donzelle pour aller dans le café juste à côté.
Non mais faut pas déconner non plus, la politesse de base c’est de faire son boulot en laissant ses idées discriminatoires à côté, surtout quand on est un minimum commercial.
Je comprend vos commentaires, assumant depuis peu ma vie de lesbienne avec ma petite amie, cela m’a particulièrement choqué le manque de respect des gens dans la rue envers nous (regards, injures..) et pas plus tard qu’aujourd’hui dans le bus, j’ai eu le droit à des attaques physiques (”legeres”) par des filles.. Cela m’a pas mal bouleversé
Bonjour,
Persuadée que la lutte contre l’homophobie doit avoir lieu par deux voies :
1) le gouvernement en égalisant les droits doit servir de leadership pour guider l’opinion
2) nous, au quotidien, en nous rendant visibles, c’est à dire, non pas en provoquant, mais simplement en vivant normalement. C’est en nous montrant telles que nous sommes à notre entourage professionnel, familial, amical, associatif ou autre que nous tordrons petit à petit le cou à l’homhobie. Car plus la minorité est minoritaire, plus on tape dessus sans complexes. En nous cachant nous nous tirons doublement une balle dans le pied, d’une part en nous privant à la fois de discussions intéressantes et de belles rencontres mais également en augmentant l’idée de minorité dans la tête des gens. Vivre normalement et nous rendre visible au quotidien est donc une de nos plus importantes armes, et, même si elle demande beaucoup de courage, elle est salvatrice.
C’est pour cette raison que je vous félicite de vous être rendues visibles à la terrasse de ce café. J’en fais autant lorsque je suis accompagnée de la fille avec qui je sors.
Lire tous ces commentaires m’atriste profondément. Et je vais vous faire part de mes dernières expériences en date.
1) j’embrassais ma petite amie dans la rue, au milieu du monde qui dansait, le soir de la fête de la musique. C’était dans le marais, devant un bar lesbien (existe-t-il lieu plus approprié?). En l’espace de 5-10 minutes, deux appareils photos au moins nous on flashées, l’un des photographes nous ayant carrément tournées autour plusieurs fois. Nous l’avons ignoré.
2) je me trouvais dans le bus noctilien bondé un samedi soir, sur les genoux de ma petite amie, la tenant, à moitié endormie dans mes bras et lui témoignant des gestes de tendresse. Un homme bedonnant était compressé contre nous du fait de la foule présente dans le bus. Durant la totalité du trajet, il n’a cessé de nous témoigner des regards appuyés, à la limite de l’indescence et de l’impolitesse, affublés d’un petit regard en coin narquois. Je l’ai d’abord ignoré puis me suis sentie très gênée d’être dévisagée de la sorte. Il a fini par me sortir avec un petit mouvement de menton à la limite du dédain et d’un air moqueur : ” tu l’aimes?!”. Cette manière de me tutoyer pour me poser cette question indiscrète m’a choquée. Je trouve ça d’une grande impolitesse, pour ne pas dire du mépris. Je suis persuadée que si j’avais été sur les genoux d’un homme ou si j’en avais été un, il ne m’aurait pas abordé et ne nous aurait accordé aucun regard.
3) en débattant homophobie avec un pote qui défendait le fait qu’il faut comprendre les gens qui ne comprennent pas l’homosexualité car c’est dans leur éducation, et qu’il ne faut pas trop les brusquer en revendiquant l’égalité de tous les droits, je lui ai raconté ces deux histoires. La réponse de ce dernier m’a profondément déçue et choquée : ” si tu n’es pas bien à Paris, pourquoi je vas-tu pas vivre à Berlin, où les gens sont plus ouverts?!”
Je suis très en colère actuellement et depuis quelques mois, depuis que je reçois les informations concerant l’homophobie qui sont soigneusement tues par les médias, depuis que je me frotte à l’homophobie ou la lesbpphobie “ordinaire”, comme vous le dites si bien. C’est pour cette raison que je vais devenir bénévole pour aller dans les écoles avec SOS homophobie. Je me dis que mettre mon énergie dans l’éducation des jeunes sera plus bénéfique pour nous tous.
J’espère que mon témoignage vous aura au moins et malheureusement fait prendre conscience que vous n’êtes pas seules et qu’il vous encourage aussi à continuer de vivre normalement comme vous le faites, même si parfois ça secoue, car c’est la bonne attitude à adopter pour mener ce grand travail de fond qu’est la lutte contre l’homphobie.
J’aimerais qu’un jour être homo ou hétéro soit comme être droitier ou gaucher aujourd’hui. Et si un jour un enfant me dit ” ah bon? À ton époque les homos n’avaient même pas le droit de se marier?! Eh ben t’es vraiment vieille!!!”, je pense que je ne pourrai retenir une larme.
Courage, les filles.
bjr moi sa mais arriver au mac do avec ma copine moi jai 21 ans et ma copine18 ans sa fait un an con se connait et sa va faire un mois que mes parents le savent a peine mon pere au debut dissait je ne veut pas de lesbienne a la maison il minterdissait de telephonner a ma copine alors jetait obliger de prendre le telephone quand il dort maintenant c mieux mais les critique continu encore comme du genre tes lesbienne c parce que tu as pas gouter a une grosse b*** comme moi ect et defois c ‘est tres enbettant pour moi et ma copine meme une personne de sa famille dit des reflexion comme sa