Bisexuelle, je me bats sur deux fronts

drapeau-bi Laurianne, 20 ans est bisexuelle et s’assume comme telle. Difficile cependant de se faire accepter: étiquetée hétéro “qui se donne un genre” d’un côté, ou lesbienne “non fiable” de l’autre, elle doit quotidiennement démonter les clichés biphobes. Revendiquer son identité bi, c’est lutter pour une vraie visibilité.

“J’ai vingt ans et si je devais impérativement me définir j’emploierais le terme «bisexuelle» (qui me déplait pour plusieurs raisons, mais c’est un autre sujet). J’ai découvert mon attirance pour les femmes il y a un peu plus d’un an, sans m’être jamais questionnée auparavant (ou si peu). Si par le passé j’étais exclusivement attirée par des hommes, aujourd’hui je serais plutôt ce qu’on pourrait appeler une «bi à préférence homo».

S’affirmer bi, c’est bien plus compliqué qu’on pourrait le penser de prime abord. Déjà, il y a tout un folklore autour de la bisexualité qui fait qu’avant d’être accepté(e) comme tel(le) on doit d’abord démonter les préjugés des gens (les bis n’existent pas/refoulent leur homosexualité/sont honteux(euses) et planqué(e)s, indécis(es), infidèles, ou au minimum polyamoureux(euses), sont obsédé(e)s par le sexe, sont incapables d’amour, ne peuvent pas conserver une relation, etc.). Il est indispensable de rappeler qu’une orientation sexuelle n’indique rien sur les comportements amoureux et sexuels, car ça ne va pas toujours de soi!

«Se donner un genre»
L’autre problème, c’est qu’on tente de nous assimiler, consciemment ou pas. Une fille bi, pour un nombre non négligeable d’hétéros, c’est grosso modo une « hétéro ouverte à un petit plus » (et le fantasme du triolisme n’est pas loin). Si on met en avant notre attirance pour un genre/sexe ou – pire – si on est en couple, on va tout de suite nous ranger dans la case hétéro ou dans la case homo. Arrivée là, soit on se conforme aux attentes (en niant notre ressenti bisexuel – ce qui est aussi douloureux que de taire de son homosexualité), soit on reprend nos interlocuteurs (au risque de passer pour psychorigide). Je pense qu’il peut être encore plus difficile de se faire comprendre quand on préfère un genre/sexe à l’autre (soit on nous suspecte de refouler, soit on nous suspecte de vouloir «se donner un genre» en s’inventant une vague attirance pour les personnes du même sexe que soi). Les «bi-curieux» ne nous aident pas du tout sur ce coup-là!

Il est à noter que cette invisibilisation est présente à tous les niveaux. Quand l’orientation sexuelle d’une personne (réelle ou fictive, actuelle ou passé, proche de nous ou célèbre…) n’est pas clairement énoncée, systématiquement on dira d’elle qu’elle est homo (en enlevant tout le sens que pourraient avoir ses relations hétéros, éventuelles ou avérées, ou en les niant carrément) ou bien qu’elle est hétéro (en prétendant que ses expériences homos étaient un test ou bien s’inscrivaient dans un contexte particulier qui ne viendrait pas remettre en cause ses préférences sexuelles). Sans dire que toutes ces personnes devraient être qualifiées de bis, je pense qu’il serait plus honnête de laisser planer le doute… et que cela nous permettrait également de gagner en visibilité et donc en crédibilité. Cela aiderait aussi à lutter contre la détresse de ceux qui se découvrent bisexuel(le)s et qui n’ont quasiment aucun modèle auquel se référer.

«Bis s’abstenir» dans les petites annonces de rencontres lesbiennes
On a parfois tendance, en tant que bi, à se faire passer pour un(e) homo parmi les homos par peur (parfois justifié, parfois non) d’être victime de biphobie. Laquelle est bien plus présente qu’on ne le croit, le plus souvent dans des remarques anodines (qui le sont moins lorsqu’on les additionne les unes aux autres). L’exemple typique c’est la question : «Et quand est-ce que tu te trouves un copain?» (ou «une copine») qui montre que la personne en face nous perçoit soit comme strictement hétéro soit strictement gay/lesbienne. Je ne m’attarderai pas beaucoup plus sur la biphobie, puisque j’ai déjà listé plus haut les préjugés habituels. Je rappellerai juste qu’elle peut être assez violente. Les «bis s’abstenir» dans les petites annonces de rencontres lesbiennes, c’est imbécile et gratuit. Je ne comprends même pas que des magazines en permettent la diffusion! Et je ne parle pas des idioties du type «les bis ont plus de chance d’avoir des MST ou d’être séropositifs(ves)». Plus soft, mais tout aussi agaçant, il y a l’éternelle injonction à choisir – mais on ne choisit pas plus d’être bi que d’être homo! On peut choisir d’être en couple avec une personne de son sexe ou non, on peut choisir de refouler une partie de ce qu’on est, mais même avec toute la volonté du monde on ne peut pas influer sur nos attirances.

Si on veut s’assumer en tant que bi, il faut donc: éradiquer les préjugés sur notre compte, ne pas se laisser assimiler, ne pas avoir peur de répéter cent fois la même chose et d’argumenter. C’est un travail assez répétitif. Il est utopique de croire qu’on peut se limiter à un coming out en trois mots («je suis bi»). Pour être accepté(e) et surtout compris(e) (c’est-à-dire plus que superficiellement), il faut expliquer, justifier, détailler son vécu – et quand on a un tempérament discret et peu expansif comme le mien, ça pose rapidement souci.

Je reste persuadée qu’il est peut être parfois plus facile de se dire homo que bi. J’envisage pour ma part de faire un coming out lesbien à ma famille, quitte à revenir dessus plus tard, parce que je doute qu’on me prenne au sérieux si je me définis comme bi et qu’on se prépare vraiment à l’idée de me voir en couple avec une femme (ce qui a plus de chances d’arriver, vu qu’elles ont ma préférence).”

Laurianne



14 commentaires

Bonjour Laurianne,

Merci pour ton témoignage – que je trouve courageux. Effectivement l’identité bisexuelle a encore bien du mal à trouver sa place …

Je voulais juste apporter à tes mots mon expérience: je suis lesbienne, et j’ai vécue une très belle histoire pendant 4 ans avec une fille bisexuelle.
Ce que j’en retiens c’est tout d’abord que j’avais beaucoup de préjugés envers les bis – sans vraiment savoir ce que “bi” veux dire (je suis un peu plus au fait maintenant). J’ai aussi compris qu’être bi c’est avant tout être une personne qui peut aimer les hommes comme les femmes, mais qui surtout aime un homme ou une femme pour des raisons qui lui sont propres. Etre bi, ça ne veut pas dire inconstance : la plupart des personnes bis que j’ai rencontré savaient (et savent toujours j’imagine) ce qu’elles voulaient. J’ai trouvé bien plus de “volatilité” chez certaines lesbiennes ou hétéros.

J’ai aussi appris – et c’est peut-être le plus important – que ce n’est pas parce qu’une fille est bi qu’il va lui “manquer” quelque chose si elle est avec une fille ou un homme (chercher à être aussi avec un homme si elle est avec une fille ou vice-versa). Certaines et certains le font ; mais pour moi la difficulté ici est d’être avec une personne qui ne peut se satisfaire d’être avec une seule personne, homo ou hétéro, et aussi bi. Ce n’est pas une question de genre.

Et puis oui, tout simplement, on ne se défini pas par une préférence sexuelle.

Heureusement d’ailleurs :)

Écrit par Malice le 7 mai 2012 à 17:13

Excellent article. Je voudrais te dire que je suis polyamoureux hétéro. J’ai rencontré plusieurs personnes bi, en toute amitié, et ce que tu dis reflète bien ce que j’ai constaté.
Il n’y a a pas plus de honte à être poly, que lgbt ou autres. Simplement comme tu dis, on l’est ou pas.
Je ne connais pas ta famille, mais tu peux commencer par tâter le terrain avant de te déclarer homo et non bi. Par exemple évoquer la complexité de la relation amoureuse, la différence en amour et sexualité, la différence entre un coup de coeur, et le coup de foudre pour la vie, une longue amitié et une intimité partagée. Bref, que tu es quelqu’un de sensible, intelligente et honnête, qui se pose des questions, qui a des préférences, mais aussi de la souplesse et de l’ouverture d’esprit.
Par exemple, je parle souvent avec les parents d’une fille qui se dit homo, et qui reconnaît qu’il lui arrive aussi parfois de tomber amoureuse d’un garçon. Une fois dit comme ça, les parents comprennent parfois mieux qu’on ne le croit. En particulier, quand leur fille se retrouve seule, ils ont moins d’a priori sur le(a) prochain(e) partenaire.
Pour ma part, j’ai tendance à penser qu’il n’y a pas de frontières nettes, étanches et définitives entre poly, hétéro, bi, homo et autres. D’autres trouvent des justifications plus ou moins tordues pour justifier qu’il est dans une zone intermédiaire, c’est leur problème.
Abas les lgbt… phobies

Écrit par pat888 le 7 mai 2012 à 17:55

. qui sont sérieux/sérieuses mais la mauvaise réputation faîte par les curieux/curieuse plombe les autres…

Écrit par MoeaOrchidea le 7 mai 2012 à 18:32

Très bon texte Laurianne. Je suis touchée de voir que les authentiques bisexuels se battent contre les préjugés. On croit souvent,à tort, qu’il est plus facile pour une femme que pour un homme de se dire bi; poudre aux yeux,puisque si vous êtes une fille, on vous rétorque presque aussitôt “eh on peut faire un plan à 3 ????” … La bisexualité c’est tellement plus que ça. C’est une grossière erreur que de faire des généralités du genre “bi = baise tout le monde”. Parce que oui,certains comme j’ai dit plus haut pratiquent le sexe à plusieurs, mais d’autres sont en couple et fidèles, et amoureux (et non porno-addict) et cette idée de bisexualité baise-à-tout-va nuit beaucoup à ces derniers. De plus, faire son coming-out en tant que bi, quoi de plus casse-gueule? Dites à vos parents, ‘”je suis hétéro” ou “je suis homo”, les choses sont claires et posées: dites “je suis bi”, on vous répondra “c’est quoi?” – “ca va te passer” – “tu finira bien par choisir”. Car personne sauf les bis,n’ont compris que nous aimons indifféremment et d’un même amour les deux sexes. Il ne faut pas lâcher l’affaire. Merci à toi Laurianne, ton texte transpire de vérité.

Écrit par Séverine le 7 mai 2012 à 19:54

Laurianne, bonjour et bravo pour ce post . Devoir “quotidiennement démonter les clichés biphobes. Revendiquer son identité bi, c’est lutter pour une vraie visibilité” c’est la raison d’être de FBI France Bisexualité Info et son association les amis de FBI . Membre du Forum Gay et Lesbien de Lyon et de la Lesbian and Gay Pride Lyon nous y militions depuis plusieurs années comme individualité mais nous sentions que si le G était sureprésenté, le L quelque peu représenté, le T un peu représenté, le B lui ne l’était pas du tout . Après nous être approchés d’une association bi nationale, mais en fait belle et bien pariso-parisienne nous avons créé FBI France Bisexualité Info association bisexuelle à vocation nationale afin de faire entendre la voix des BI, nôtre voix au sein du centre LGBT de Lyon et de la marche des fiertès. Ton combat, comme le nôtre , sera de longue haleine avec des faux semblants et des vrais coups de couteaux dans le dos de nos amis, mais tu te devras de te battre, pour toi et pour la cause . Sache que loin de toi, nous serons à tes côtés moralement .

Écrit par FBI (France Bisexualité Info) le 8 mai 2012 à 13:48

Oui assurément être bi est à la mode même si je pense que ce n’en est pas une et oui, parfois les lesbiennes sont réticentes parce qu’une fille qui va forcément aller voir les mecs à un moment donné ça fait très mal à l’égo, et très difficile à digérer …
C’est très beau d’aimer tout le monde mais un jour il faut s’installer et penser à demain, avec l’Autre éventuellement … que se passe-t-il à ce moment-là, je vous le demande ? Jusqu’à présent, bizarrement, tous les bis que j’ai croisé ont choisi le sexe opposé … tellement plus facile quand on a le choix …! Je généralise probablement mais cette constatation me dérange un peu …
Bonne chance Laurianne :-)

Écrit par Cameron le 8 mai 2012 à 17:58

Merci pour cet article Laurianne, j’espère qu’il permettra à certaines personnes de s’informer sur ce qu’est vraiment la bisexualité et à quel point elle peut être un fardeau. Comme toi, je suis “bisexuelle à préférence homo” et j’ai vraiment aimé te lire. Je me retrouve dans tout ce que tu dis et toutes les “mésaventures” que j’ai déjà dû affronter. Ma seule vraie histoire d’amour s’est passée avec une fille mais je me sentais comme incomplète lorsque sa famille ou ses amis me voyaient comme une homo pure et dur. Je suis coming-outée auprès de ma mère et j’ai bien insisté sur ma bisexualité existante, ce qui a eu le don de lui donner de l’espoir pour l’avenir. Pour ne pas qu’elle croit que ce n’est qu’une période de ma vie, je lui signale à chaque fois que la possibilité que je passe ma vie aux côtés d’une femme n’est vraiment pas à exclure. Ça la fait grimacer mais elle s’y est habituée, si bien que quand elle parle de mon futur sentimental, elle dit bien “ton compagnon ou ta compagne”. Je pense que la lutte contre la biphobie sera encore longue pour que la vraie notion de bisexualité soit enfin acceptée dans les mœurs ..

Écrit par Pokks le 8 mai 2012 à 19:06

Tout d’abord moi aussi je suis bi, et j’ai constater la meme chose que toi. Les lesbiennes ont du mal à nous prendre au serieux, et certains mecs pensent au plan à trois. Ce ne sont pas des cas généraux mais se sont des comportements assez récurrents. On nous conseil de choisir une sexualité ou l’autre mais c’est pas aussi simple ce sont des personnes qui nous plaisent, le sexe on s’adapte après.
En tout cas merci Laurianne pour cet article, sa permet de se sentir moins isolée.

Écrit par Amandine le 8 mai 2012 à 22:07

Je tiens à te remercier pour cet article. Je suis moi même bisexuelle et j’ai déjà eu à faire à tous ces préjugés… les gens ont du mal à se faire à l’idée que l’on puisse aimer autant les femmes que les hommes… pour la plupart ce n’est qu’une phase et on finira par faire un choix un jour… mais ce n’est pas parce qu’on va décider de se mettre avec un homme par exemple que notre attirance pour les femmes va soudain se volatiliser…

J’espère qu’à travers ton article les gens pourront enfin comprendre ce qu’est réellement la bisexualité et que l’on sera mieux accepté.

Écrit par Arya le 10 mai 2012 à 18:43

Merci pour ce post, les bis sont rejetés ou pas pris au sérieux par les homos et les hétéros, mais on ne choisit pas d’être BI et cela peut entrainer une grande souffrance….Un malaise réel, un mal être… ce que je ressent en ce moment! On es homo au moment où on aime/attiré par une personne du même sexe, et on es alors hétéro si c’est l’inverse. mais c’est toujours l’amour qui décide et en ce qui me concerne, je prend cela très au sérieux.

Écrit par amoureusedelle le 14 mai 2012 à 14:07

Enfin un article qui me concerne! Pour ma part, je traine avec beaucoup de copines lesbiennes qui me jugent quand je parle d’une fille que je trouve attirance, car actuellement j’ai un mec. Elles ne comprennent pas, et m’en veulent parfois de “jouer à la lesbienne” alors que ça n’a rien à voir. Parfois pour ne pas m’étaler, je dis que je suis lesbienne et elles m’en veulent. C’est vraiment impossible pour moi de faire comprendre à quiconque que j’aime un homme parfois, puis une femme, puis un homme, etc… je n’aime pas tous les hommes, ni toutes les femmes. J’ai d’abord une personne.
Je suis vraiment fatiguée de tout ce cirque >_<

Écrit par Anne-Lise le 20 mai 2012 à 0:05

Merci laurianne pour ce temoignage. Le mien est celui d une personne plus âgée, en couple avec un homme et ayant un jeune enfant. J ai rencontre une lesbienne il y a quelques mois et eu une histoire d’amour avec elle, qui a pris fin il y a peu. Elle était libre, elle a très vite voulu que l’on s installe ensemble, mis la pression, et je n’ai pas pu, ou pas voulu. C est la première fois que je rencontrais une femme et même si j avais plus ou moins des fantasmes homo depuis quelques temps, passer du fantasme à la réalité à bouleverse ma sexualité, mon identité de genre, ma relation avec mon compagnon. Depuis je suis dans une sorte de vide psychique, émotionnel. Je vais sur des sites comme celui ci en ayant l impression d être une usurpatrice, malgré le caractère d évidence que cette histoire à eu pour moi. Lorsque l on a déjà une vie avec quelqu un, les aspects identitaires se doublent de, ou sont occultés par d’autres questions: comment vivre une relation hors du couple? Comment survivre à une passion extra conjugale lorsque ton couple est en phase de croisière? Comment assumer le besoin d approfondir une sexualité homo, etc….

Écrit par Maiia le 27 mai 2012 à 23:03

Coucou Laurianne!
Je trouve cet article très intéressant et il est tellement vrai malheureusement!
Moi même bisexuelle je sais qu’il est difficile de se faire accepter en tant que tel entre les personnes qui ne comprenne pas comment on ne peut pas faire un choix et crois que l’on est alors instable, ceux qui crois que j’entretiens des relations cacher lorsque je suis avec une personne ou bien encore ceux qui on peur que je leur saute dessus! Enfin bref il y a toute sorte de personnes qui ne comprenne pas! Et puis il y a aussi le problème de ma mère à qui je n’ose pas l’avouer puisque je pense que pour elle elle ne l’accepterais pas et penserais donc que je peux faire ma vie avec un homme alors que je peux aussi bien le faire avec une femme. Enfin c’est très dûre d’être bisexuelle peut-être même plus que d’être homo car non seulement on subit les insultes mais aussi les vieux préjugés..

Enfin bref je suis tout de même fière de ce que je suis et m’épanouie très bien dans ma sexualité.

Écrit par Orlane_ le 4 novembre 2012 à 18:33

Eh ouais..les bis sont malheureux..mais pourquoi les homos les rejettent ils?
Moi en tant qu’homo 100%, je demande à ma compagne qu’elle s’engage avec moi. C’est vraiment un minimum, non?
Bon, maintenant, comment voulez vous que je fasse confiance à une fille qui tôt ou tard va retourner vers les mecs?
Parce que, c’est vrai, de ma propre expérience, j’ai constaté, autour de moi, que les filles bis retournaient toujours aux mecs.
Je ne peux pas leur faire confiance, c’est impossible.
Le mieux pour vous, c’est de sortir avec d’autres bis, comme ça vous êtes tous sur un pied d’égalité. Car il y a trop de décalage avec les homos ou les hétéros qui vous demanderont de vous engager avec eux.

Écrit par Pil le 23 mars 2013 à 10:38

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