J'aime le beat

Par Patrick Thévenin

LA FÊTE DU CLIP #4

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GEORGE MICHAEL A SNIFFÉ TROP DE POPPERS, METRONOMY DONNE ENVIE DE TOMBER AMOUREUX, ETIENNE DAHO EST TOMBÉ BIEN BAS, JAMES BLAKE FAIT LE KÉKÉ, KELE SE FAIT AVOIR PAR SOLVEIG, SEBASTIAN EST TOUJOURS AUSSI VÉNÈRE ET ZAZ A ENVIE DE CREVER…
CHOUETTE C’EST LE PRINTEMPS ET TOUT BOURGEONNE !

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METRONOMY : “THE LOOK”
Autant leur dernier album, “Nights Out”, il y a trois ans, nous les avait fait jeter dans le même sac que tous les petits popeux-électro estampillés french touch 2.0, autant le prochain, “The English Riviera”, les voit abandonner leurs gimmicks de d’jeunes branchés pour se concentrer sur une écriture, pop, ciselée et diaboliquement mélancolique… Le disque parfait pour le printemps qui arrive.


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GEORGE MICHAEL : “TRUE FAITH”
George Michael de retour c’est toujours une bonne nouvelle. Reprendre « True Faith » de New Order à la sauce pleurnicharde à laquelle nous habitué George c’est aussi une bonne idée. Mais se faire autotuner de la sorte, à finir par ressembler à un canard qui aurait avalé un ballon d’hélium, c’est inexcusable. Bye, bye Georgie…


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JAMES BLAKE : “THE WILHELM SCREAM”
Le jeune Londonien a un talent sûr, pour sûr. Disons alors que son ego surdimensionné et sa mégalomanie déversée à grands renforts d’articles élogieux et de couvertures de magazines éclipsent malheureusement la grâce de certains de ses morceaux. Si le premier album (self titled) du jeune prodige, qui marie technique dubstep et esthétique soul, est un peu étouffe chrétien sur la longueur, une poigné de titres, dont “Limit To Your Love” ou “The Wilhelm Scream”, ouvrent une porte musicale passionnante.


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MARTIN SOLVEIG FEAT. KELE OREKEKE : “READY TO GO”
On aime beaucoup Kele Orekeke, le leader du groupe électro-rock-flamboyant Bloc Party, et surtout ses récentes incursions solo ou en collaboration avec Hercules & the Love Affair. Par contre, on ne tient absolument pas à cautionner Kele quand il prête sa voix à celui qui rêve d’être David Guetta à la place de David Guetta : Martin Solveig ! Soit Kele a un besoin urgent d’argent pour payer ses impôts, soit il a de la merde dans les oreilles. Comme on est sympa, on opte pour la première solution !


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ETIENNE DAHO : “AMOUREUX SOLITAIRE”
Pour fêter sa récente signature avec le géant Universal, et comme un écho à la ressortie de deux albums cultes de Stinky Toys (le jaune) et Elli & Jacno (”Tout va sauter”), Daho a décidé de s’attaquer à une cover d’”Amoureux solitaire”, un titre écrit à l’origine par Jacno pour Lio, et dont la version signée Daho fait partie d’un album hommage à Jacno à sortir en juin prochain. Accompagnée d’un clip qui donne envie de chialer tellement c’est moche, la cover signée Etienne tape dans tout les sens, s’essaie à une seconde jeunesse inutile et oublie en chemin la subtilité et la malice de l’original…


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ART DEPARTMENT : “WITHOUT YOU”
Deux canadiens, pas forcément des nouveaux venus, lancés dans un projet qui plonge directement les dancefloors d’aujourd’hui dans les clubs de Chicago et New York du début des années 90. On songe au club mythique le Music Box, à des artistes emblématiques comme Frankie Knuckles, Mr Fingers ou Robert Owens, des labels comme Strictly Rhythm ou Nu Groove, on se laisse aller à fermer les yeux et espérer un monde meilleur. Et ça marche !


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SEBASTIAN : “EMBODY”
Il est le wonderkid, celui vers qui tous les regards et toutes les oreilles sont tournées, de la génération du label EdBanger (Justice, Uffie, Buzy P, Mr Oizo…) et du banger tout court. Roi du collage et du décollage de beats, magouilleurs des mélodies et pourfendeur du bon goût, SebastiAn balance “Embody” le premier extrait de son prochain, et premier album, attendu comme le messie par les kids à casquette de trucker et lunettes écailles. Comme toujours avec Sebastian, le morceau laisse d’abord circonspect, avant de révéler au fil des écoutes son ingéniosité, sa malice et son poison.


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GIL SCOTT-HERON & JAMIE XX : “I’LL TAKE CARE OF U”
Jamie XX, membre des XX, le groupe britannique qui a remis l’esthétique cold wave sur un piédestal, revisite à sa sauce – dubstep – le dernier album de l’outsider de la soul music moderne Gil Scott-Heron. On pourrait s’amuser du gros coup marketing orchestré par une maison de disque, sauf que Jamie XX, bien plus imprégné de la musique de Gil Scott-Heron et de la soul tout court que son jeune âge ne pourrait le laisser croire, livre une brillante relecture, en couper-coller et filtres déformants, qui attestent qu’il est un bien plus brillant producteur que le surestimé James Blake.


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DIE ANTWOORD : “UMSHINI WAM”
On a espéré, il y a quelques mois, croire aux déflagrations soniques de Die Antwoord, ce duo trash débarqué d’Afrique du Sud, composé d’un clone de Jeremy Scott et d’une doublure porno de Paris Hilton… On a voulu croire à leur background underground, leur grandiloquence revancharde, leur techno sale et pute, et puis au fil des clips, jusqu’à celui-ci réalisé par Harmony Korine, le dieu des hipsters, on se rend compte que Die Antwoord n’était qu’un groupe potiche, une posture qui ne rêve que d’être Lady Gaga à la place de Lady Gaga dans la surenchère médiatique.


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… et en bonus vidéo-gag pour tous ceux qui n’en peuvent plus, mais vraiment plus, de la Zaz, cette contribution youtubesque d’un anonyme qui fait un bien fou.

ISOLÉE FAIT ENCORE BANDE À PART

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Pour tous ceux qui débarqueraient d’une autre planète, ou qui auraient découvert la musique électronique il y a six mois, Isolée est sorti de nulle part il y a déjà 13 ans avec “Beau Mot Plage”, single à califourchon entre les genres et les définitions, affranchi des cases et des conventions. Un ovni sonore donc, dans lequel s’engouffrera la minimale par la suite, voire toutes les écoles futures de la micro-house.

Isolée : “Beau Mot Plage” (tiré de l’album “Rest”)

“Rest”, l’album qui suivra dans la foulée, confirmera le talent de Rajko Müller de ne pas se laisser affilier, voire étiqueter, mais surtout sa capacité à se tenir sur le côté du dancefloor et à danser de biais… Même philosophie, cinq ans plus tard avec “Monster”, deuxième album protéiforme, où Rajko durcit le ton et semble s’amuser à briser dans son élan tout le mouvement qu’il a encouragé.

Isolée : “My Hi-Matic” (tiré de l’album “Monster”)

Dans ce grand écart musical qui n’en est finalement pas un, tant Rajko a réussi à baliser un son qui lui est propre, le troisième disque d’Isolée déçoit de prime abord. “Well Spent Youth” n’aurait-il pas eu plus sa place entre “Rest” et “Monster” ? Que s’est-il passé dans la tête et le corps de Rajko Muller pendant ses six années ? S’est-il perdu dans les affres du perfectionnisme dont il est l’un des hérauts ? S’est-il trop tenu sur le bord du dancefloor justement ? Son départ du cultissime Playhouse pour rejoindre Pampa, le label fondé par DJ Koze, y est-il pour quelque chose ?
“Well Spent Youth” en fait, et comme l’affirme le principal intéressé, est l’album qui se concentre le plus sur le dancefloor. Et si ce troisième album a beau être moins renversant de prime abord que ses prédécesseurs, moins évident à la première écoute, il reste un passionnant condensé des obsessions de la musique d’Isolée : son goût pour la dissonance et les accidents, le silence comme respiration, la rupture comme ponctuation, le hasard comme source d’inspiration, la propension à mélanger avec subtilité des univers improbables… Le tout agencé selon un sens de la minutie, une obsession d’orfèvre, qui en fait un des producteurs les plus isolés, donc atypique, donc souvent mal compris, de la scène électronique.

Isolée : “Well Spent Youth” (Pampa)

Et en bonus, un mix réalisé récemment pour le site Resident Advisor.

HERCULES AND THE LOVE AFFAIR À L’ÉCOUTE

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En 2008, “Blind” de Hercules & Love Affair, tornade disco-house où le yéti gothique Antony (d’Antony & The Johnsons) se transformait en diva paillette à la Sylvester, était l’occasion rêvée de faire connaissance avec Andy Butler, jeune producteur et DJ américain, accessoirement gay, sexy, poilu, roux et nourrissant une obsession nostalgique pour les riches heures de la house music.
Première partie de la tournée mondiale de Gossip, Hercules & The Love Affair, la communauté créative, sexuelle et artistique réunie autour d’Andy Butler, sort un deuxième album, « Blue Songs », qui confirme haut la main qu’on a bien fait de faire d’Andy notre nouvelle mascotte…
Et, bonne nouvelle, l’album qui sortira le 31 janvier prochain est enfin en écoute.

Et en bonus : “Blind” le tube qui a fait beaucoup pour le succès d’Hercules et ses ami(e)s et “My House” le nouveau single à l’esthétique qui nous plonge dans les communautés voguing du début des années 90 et leurs compétitions de danse.

Hercules & The Love Affair : “Blind”

Hercules & The Love Affair : “My House”

ACID TROUBLE

“Le Troublant Acid” de KZA, moitié du duo japonais Force Of Nature, est de ces morceaux ovni qui vous tombent dessus une fois tous les cinq ans, et qui, vous le savez déjà, n’a pas fini de vous hanter. Un de ces titres hybrides empruntant autant au baléaric qu’à la boucle acid, aux bandes son naïves des films français des années 70 qu’à la disco, avec en bonus ce gimmick vocal incroyable : “C’est un fille vraiment étrange elle a les yeux orange” piqué à une vieille rareté que s’échangent les puristes. Un autre ovni musical, “Le troublant témoignage de Paul Martin”, datant de 77 et attribué à Paul Martin, aka le comédien Jean-Pierre Castaldi, oui le père de l’animateur ! Et certainement la chose qu’il ait fait de mieux de sa longue carrière !
Il fallait certainement toute la folie des Japonais pour ressusciter ce joyau obscur de la variété française qui commence d’un “Je m’appelle Paul Martin, j’ai 34 ans, je suis célibataire, je travaille dans une imprimerie, à Roubaix…” et le propulser sur les dancefloors…
Houellebecquien et kawaï donc !

PAUL MARTIN : “LE TROUBLANT TÉMOIGNAGE DE PAUL MARTIN” – 1977

BETH DITTO SE LA JOUE SOLO

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On vous en parlait récemment sur tetu.com : apparemment la collaboration de Beth Ditto en 2009, avec le duo anglais Simian Mobile Disco sur le splendide “Cruel Intentions” aurait donné des idées à la chanteuse du groupe gay-proto-lesbien Gossip
C’est donc officiel, en janvier, sortira un 4 titres composés par Beth et SMD et premiers pas officiels de Beth en solo.
On en sait désormais plus sur cet objet, qui suscite la fascination chez les fans du groupe et de la voix charismatique de Beth. Le mini-album en question sortira donc chez Deconstruction, groupe-phare de la house à l’anglaise circa années 90 (T-Coy, K-Klass, N-Joi, Black Box, M People, Brothers In Rythm et même le premier album de Kylie libérée du joug Stock, Aitken & Waterman, c’est eux), on connaît le nom des morceaux et le label vient enfin de lâcher un preview sonore de l’objet. Quatre titres qui confirment qu’en solo, ou accompagnée des Gossip, on n’a pas fini d’entendre parler de Beth. Cause she’s the best !

Tracklisting :
0:00 – “Goodnight Good Morning”
0:28 – “Do You Need Someone”
0:58 – “I Wrote The Book”
1:30 – “Open Heart Surgery”

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Évidemment, ce post ne serait pas complet sans un petit bonus, à savoir les cinq meilleurs remixes de “Cruel Intentions”.

SMD FEAT. BETH DITTO : “CRUEL INTENTIONS (HEARTBREAKS MINIMAL DUB)”


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SMD FEAT. BETH DITTO : “CRUEL INTENTIONS (DJ PIERRE REMIX)”


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SMD FEAT. BETH DITTO : “CRUEL INTENTIONS (GREG WILSON RE-EDIT)”


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SMD FEAT. BETH DITTO : “CRUEL INTENTIONS (MAURICE FULTON REMIX)”


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SMD FEAT. BETH DITTO : “CRUEL INTENTIONS (SPACE CAVE 12 MIX)”


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LA FÊTE DU CLIP # 3

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Dans cette nouvelle sélection de la fête du clip, la Nouvelle Vague fait un come-back, Chloé se la joue lipstick, la cocaïne fait la maline, Robyn fume des joints, Kelis se rachète une conduite, Hot Chip joue à je te tiens, tu me tiens par la barbichette, Nicky Minaj est folle mais aMinus l’est encore plus…

SUPERPITCHER : “RABBITS IN A HURRY”

Conçu par le Français Marco Dos Santos, le clip du premier titre tiré du nouvel album de Superpitcher se souvient avec élégance de la Nouvelle Vague et affiche un homo-érotisme certain qui colle pile-poil à l’ambiance trouble du titre.
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HOT CHIP FEAT. BONNY PRINCE BILLY : “I FEEL BETTER”

Le quintuor d’Anglais complètement folle des pieds a été chercher le père Noël de la pop pour revisiter le titre le plus fort de son dernier album et c’est plus qu’une bonne idée mais une excellente nouvelle pour l’humanité…Surtout quand la vidéo par en couilles façon vintage Super 8.
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CHLOÉ : “DISTANT”

Réalisé par Lidia Terki, le nouveau clip de Chloé, « Distant » est un hommage à la réalisatrice américaine Maya Deren, proche de l’underground américain des années 50. Mais c’est surtout l’occasion de découvrir une Chloé plus sophistiquée, robes, maquillages et coiffure à l’appui…
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LAIDBACK : “COCAÏNE COOL”

Trente ans après, la formation mythique Laid Back retrouve des bandes où dorment des tracks enregistrés la même nuit qu’a été conçu le séminal “White Horse”. On les repatouille et voilà le résultat. On attend la suite…
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NICKY MINAJ : “CHECK IT OUT”

Nicky Minaj a tout pour devenir une starlette comme on les aime, des parrains qui lui filent un bon coup de main (will.i.am, Kanye West…), un look entre la Japonaise déjantée et la bimbo r’n’b, des fans qu’elles appellent ses Barbies et ses Kens, des origines trinidadiennes qui en font une sérieuse concurrente pour Rihanna. Sauf que ce premier titre dément – et le clip qui l’accompagne encore plus – ne ressemble pas à son premier album étouffe chrétien ù Nicky joue à la rappeuse alors qu’on préfère quand elle joue à la poupée!
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ROBYN : “DANCEHALL QUEEN”

On vous en parlait il y a un bout de temps déjà, et Robyn ne fait que confirmer tout le bien qu’on pensait d’elle. Notamment avec son méga-album en trois parties, étalées entre cet été et cet automne où les tubes jouent au culbuto entre eurodance, r’n’b, électro pop et acoustique… Ici, « Dancehall Queen », où sur fond de percussions reggae, Robyn fait la fière à bras. Et nous pendant ce temps là, on se trémousse !
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KELIS : “BRAVE”

Pas de chance pour Kelis, mais elle a beau essayer des voies de traverses, s’entourer de jeunes producteurs qui ont la côte, son succès est à ramasser à la pelle du côté du caniveau. Du coup, la nana la plus mal lunée du r’n’b s’essaie à une crédibilité arty en engageant le photographe so fashion Rankin pour un clip on ne peut plus simple et brutal (et oui l’image tremble, mais c’est fait exprès !)
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aMINUS : “BILLY”

Jeune musicien français installé à Berlin, Valentin Plessy s’essaie à l’électro-queer, mais surtout balance un clip qui file son lot de sueurs froides. Paniqués du fétichisme et angoissés des plans directs, éteignez votre ordinateur tout de suite…

IN FLAGRANTI GANG BANG “RELAX”

Depuis 1983, le tube “Relax” de Frankie Goes To Hollywood, hymne à la sodomie qui se déroule bien, n’a pas cessé de distiller son poison dans la pop culture. Le scandale causé à l’époque par le morceau étant passé, beaucoup d’artistes se sont essayés à la cover… Sauf qu’impossible de rendre compte de la puissance (merci au producteur démiurge Trevor Horn) du morceau initial. Et il en va de même pour les remixes dont nous abreuvent régulièrement les membres survivants du groupe, bien décidés à capitaliser le plus longtemps sur ce morceau désormais culte.

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Dans cette entreprise d’hommage à longue haleine, il se pourrait bien que ce soit les new-yorkais In Flagranti – duo de DJ’s producteurs dont le mélange électro-punk crasse et moite fait passer LCD Soundsystem pour du Robert Wyatt – qui aient enfin réussi à donner une reprise digne de ce nom à “Relax”, transportant encore plus loin le track dans le paroxysme sexuel et les vapeurs de poppers. Les sex clubs berlinois vont adorer !

IN FLAGRANTI : “RELAX (UNAUTHORIZED REMIX)”

A télécharger ici-même.
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Et en bonus, l’original par FGTH ainsi que quelques reprises très embarrassantes.

FRANKIE GOES TO HOLLYWOOD : “RELAX”

POWERMAN 5000 : “RELAX”

BROOKLYN BOUNCE : “RELAX”

BLOODHOUND GANG : “MOPE”

THE DANDY WARHOLS : “RELAX”

ONE WAY MIRROR : “RELAX”

BLAKE McGRATH : “RELAX”

AEROPLANE : Y A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION ?

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Depuis quelques années, le duo de DJ’s Aeroplane a modifié la donne de la dance music avec ses sets planants au rythme ralenti alors que l’époque est à la surenchère du beat, ajoutez y un goût prononcé pour les mélodies les plus sucrées et une obsession à aller chercher du côté le plus kitch de la disco, notamment sa branche italienne.
« Vu les disques qu’on passe, on a nous a longtemps pris pour des gay, Stefano et moi ! » déclare tranquillement Vito, brun sexy parfaitement looké et à l’aise dans sa trentaine et sa masculinité. Avant d’ajouter : « Sur une des premières photos qu’on a utilisées pour la presse, on voyait Stefano relever mon t-shirt sur mon nombril, du coup les gens se sont engouffrés dans la brèche… On n’a pas cherché non plus chercher à démentir, même si nous ne sommes pas du tout gay, en fait. »
En quelques titres, de nombreux remixes en forme de relecture radicale (pour Grace Jones, Robbie Williams, Au Revoir Simone, Sébastien Tellier ou dernièrement George Michael) et de nombreux sets de DJ’s qui sentaient bon l’ambre solaire, le duo belge s’est imposé comme l’antithèse parfaite aux 2 Many DJ’s, deux belges eux aussi, qui ont fait de leur concassage sonore le must have absolu en termes de munition pour dancefloor.

GRACE JONES : “WILLIAMS’ BLOOD ‘AEROPLANE REMIX)”

FRIENDLY FIRES : “PARIS (AEROPLANE REMIX)”

MGMT : “ELECTRIC FEEL (AEROPLANE REMIX)”

BREAKBOT : “BABY I’M YOURS (AEROPLANE REMIX)”

GYPSY & THE CATS : “PIPER’S SONG (AEROPLANE REMIX)”

La force d’Aeroplane : puiser toute son inspiration dans les années 80, une époque bénie où la démocratisation des synthétiseurs et des boîtes à rythmes a changé la donne de la définition de la pop music. « C’est exactement tout l’esprit d’Aeroplane : la mélodie. Dans la disco et la pop italiennes des années 80, il existe une frontière très fine entre un morceau génial et un morceau naze, mais ce qui nous intéresse le plus dans le genre c’est cette obsession pour les mélodies. Ce que je définis comme italo, ce n’est pas exactement la même chose que ces disques ultra-confidentiels et obscurs que s’échangent les collectionneurs. J’aime la musique cheesy et commerciale, celle qui était faite par de vrais musiciens dans un esprit très pop. »

Si Vito parle désormais d’Aeroplane à la première personne, c’est que le duo est officiellement séparé. C’est lui, le plus musicien des deux, qui continuera à s’occuper du bébé, tandis que Stefano est parti lancer The Magician, son nouveau projet.
Le premier album d’Aeroplane, “We Can’t Fly”, longtemps attendu et fantasmé, surgit donc dans un climat promotionnel trouble qui charrie inévitablement son lot de questions. Mais c’est plutôt le format de l’album qui risque de diviser les critiques. Alors qu’Aeroplane nous a habitué à des remixes longs et langoureux, “We Can’t Fly” est une collection de titres courts parfaitement calibrés en couplets-refrains et qui ratissent large, de “The Point Of No Return” très Francis Lai à “Good Riddance” et ses accents à la Tom Jones, de “I Don’t Feel” plongée dans le rock californien le plus gras à “Without Lies” reprise d’une chanson rarissime de Marie Gillain…

AEROPLANE : “WITHOUT LIES”

À une époque où la dance music n’est plus qu’une histoire de logiciels, de plugs-in et de clics de souris, Aeroplane met une bonne louche de pop, d’instruments joués pour de vrai, de vocaux qui sourient, et nappe le tout d’une bonne couche de mélodies parfaites pour chanter sous sa douche, comme la cerise confite sur le gâteau d’un album qui se dévore comme une confiserie. Aeroplane ayant failli s’appeler Pistache, et on ne plaisante pas, on n’en attendait pas moins.

AEROPLANE : “WE CAN’T FLY”

AEROPLANE : “I DON’T FEEL”

AEROPLANE : “MY ENNEMY”

AEROPLANE : “WE FALL OVER”

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Pour les fans d’ambiences mélancoliques, mélodiques et amoureuses, Aeroplane lâche un mix de ses coups de cœur tous les mois sur le net. A suivre religieusement, à glisser dans son iPod et à consommer sans modération.

AEROPLANE OCTOBER CHART MIX

AEROPLANE LIVE @ CIRCUS LIVERPOOL

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Aeroplane : « We Can’t Fly » (Eskimo/Pias)

Et pour en savoir plus sur Aeroplane, une très longue interview de Vito sur l’excellent Brain.

FAIS PASSER LE PET SHOP BOYS

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Les Pet Shop Boys ont l’art de la compile, et donc du recyclage de leur propre catalogue. On ne compte donc plus les compilations – sans grand intérêt pour certaines, pleines de joyaux pour d’autres – qui émaillent leur discographie. “Ultimate “, le nouveau best of de leurs plus grands succès, sortira donc le premier novembre prochain.
Rien de bien surprenant pour les fans, tous les tubes sont là, il y en a même 25. De ceux des débuts “West End Girls”, “Domino Dancin” ou “Heart”, en passant par les inévitables du milieu de leur carrière « New York City Boy » ou le très sous-estimé « Se A Vida E (That’s The Way Life Is) », jusqu’au récent et bof,bof, bof “Love Etc.”
On notera curieusement l’oubli de “Minimal”, certainement le morceau récent le plus intéressant et réussi du duo, car complètement imprégné de l’influence du label de Cologne, Kompakt, que les PSB adulent…

PET SHOP BOYS : “MINIMAL”

Mais comme les Pet Shop Boys savent très bien qu’ils ont des fans prêts à tout pour le moindre inédit, ils se sont fendus pour l’occasion d’un nouveau titre, produit une fois de plus avec le team Xenomania (Cher, Sugababes, Girls Aloud…). “Together”, qui atteste bien du génie esthétique du duo quand il s’agit de trouver un titre, est du pur Pet Shop Boys, soit une resucée eurodance noyée sous une emphase très flamboyante, ce qui semble très peu étonnant de leur part !
Commercialisé aussi en single – toujours ce bon sens des affaires propres aux PSB – “Together” sera commercialisé en trois versions différentes, avec deux inédits et des remixes signés Grum, le prochain Mylo, de “West End Girls”, toujours introuvables sur le net à ce jour…

PET SHOP BOYS : “TOGETHER (RADIO EDIT)”

Mais le véritable bonus, du genre de ceux qui donnent des sueurs froides aux fans, se trouve dans l’édition de luxe de “Ultimate “qui comprend en plus un DVD enrichi de certaines des apparitions télé à la BBC du duo, ainsi que leur nouveau spectacle, “Pandemonium”, qu’ils ont baptisé en 2009 à l’O2 Arena, puis au festival de Glastonbury en juin dernier. Le duo vient d’annoncer, via son site, qu’ils joueront exceptionnellement “Pandemonium” le 8 décembre prochain au légendaire Hammersmith Appolo et au bénéfice de l’association Mencap (”The voice of learning disability“).
Les places (à 50 euros) étant déjà prises d’assaut, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

PET SHOP BOYS : “WEST END GIRLS” – PANDEMONIUM / GLASTONBURY 2010


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PET SHOP BOYS : “DO I HAVE TO” – PANDEMONIUM / GLASTONBURY 2010


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PET SHOP BOYS : “SUBURBIA” – PANDEMONIUM / GLASTONBURY 2010

Pet Shop Boys : “Ultimate” (EMI) – Sortie prévue le 1er novembre.

LA FÊTE DU CLIP # 2

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MOHINI GEISWEILLER : “MILK TEETH”
Rescapée de ses aventures avec Sex In Dallas, Mohini s’est refait une santé en s’isolant et composant seul sur son laptop des comptines électroniques qui foutent la chair de poule. Son premier album est prévu pour début 2011. On n’en peut plus d’attendre !

ANIKA : “YANG YANG”
Une jeune berlinoise dont on ne sait quasiment rien, produite par Geoff Barrow de Portishead et un premier album qui déjà hante notre mémoire, quelque part comme la collision fatale de Nico et Arthur Russel noyée sous beaucoup de dub.

THE TING TINGS : “HANDS”
Ah enfin notre duo anglais préféré est de retour avec un second album attendu pour très bientôt.Histoire de patienter, “Hands” les voit s’aventurer vers des territoires de plus en plus électro et 80 avec un clip qui fait immédiatement penser à la période industrielle de ces indétrônables de Depeche Mode.

YELLE : “LA MUSIQUE”
La leadeuse fluo, collants et robes Castelbajac inclus, est de retour avec un premier extrait d’un album produit par Siriusmo le jeune prodige allemand de l’écurie Boysnoize. Bon apparemment, il ne suffit pas de s’entourer des meilleurs pour que “La Musique” nous fasse rêver, mais le clip à base de gifs animés rachète aisément le tout.

MAXIMUM BALLOON FEAT. LITTLE DRAGON : “IF YOU RETURN”
David Sitek, le leader de TV On The Radio, est un workalcoholic qui passe d’un projet à un autre avec l’aisance des vieux routards. Pour le projet Maximum Balloon, clairement orienté dance, Sitek s’est entouré de tous ses bons amis (David Byrne, Little Dragon, Holly Miranda…). Le résultat, en forme d’album, est un bon concentré de pop qui n’oublie pas de remuer du popotin.