Ils sont deux, deux garçons parisiens, et forts de leur formation classique et de leur goût pour les dancefloors, ils ont décidé de marier leurs beats synthétiques et décapants avec les instruments classiques. Dans cet exercice casse-gueule qu’est la rencontre entre le monde du classique et celui de l’électronique, le duo Something A La Mode invente une nouvelle donne, joue la carte de la jouissance sonore et du second degré vivifiant se permettant même le clin d’œil en invitant Karl Lagerfeld, qu’on ne présente plus, à se moquer d’eux en dissertant, avec délicatesse, de leurs penchants à la Rondo Veneziano (qu’on adore !)
Et nous pendant ce temps-là, on célèbre, hilare, la réconciliation orgiaque des folles classiques avec les pédés électro… Allelujah !
Le premier album de SALM est déjà dans les bacs et la production est assurée par Arnaud Rebotini, une des plus grandes pointures de l’électro française. Mais comme on ne voulait pas faire les choses à moitié (et surtout qu’on n’y connaît rien), on a demandé au duo, de nous donner un petit cours de classique en dix étapes.
Et en bonus à écouter et downloader directement sur le player : Le best of de l’album en 13 minutes chrono et le summer mix inédit et enchanteur de SALM avec beaucoup de bonnes choses, d’amour, d’érudition et de second degré !
LA LEçON DE MUSIQUE DE THOMAS ET YANNICK :
PHILIP GLASS. La facilité d’accès de sa musique l’a amené à composer de la musique de film («The Hours »). La musique est très répétitive ce qui crée un trouble dans la perception du temps et de la durée. On repasse à un même endroit, on ne sait plus si on y est déjà passé, ni quand, comme dans une sorte de labyrinthe musical. Fascinant ! Écoutez aussi le concerto pour violon.
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JEAN SIBELIUS. Concerto pour violon (1905), premier mouvement. Oeuvre maîtresse tant du compositeur Finlandais que du répertoire pour violon. La musique parfaite pour un livre dont vous seriez le héros, tant ce poème symphonique raconte l’histoire que chacun veut lui faire dire. La version Vengerov – Baremboim est extraordinaire.
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ZOLTAN KODALY. Compositeur Hongrois du début du XXe. Sonate pour violoncelle seul, troisième mouvement.
Pièce maîtresse du répertoire pour violoncelle seul, d’une extrême difficulté technique et qui, plusieurs siècles après les suites de Bach, réutilise avec une très grande modernité les différentes possibilités qu’offre un violoncelle solo (doubles et triples cordes, pizz, modes de jeu d’archet très variés, violoncelle désaccordé, pizz et archet mélangés…) et qui surtout, exploite toutes les richesses de timbre du violoncelle en empruntant au répertoire de la musique traditionnelle hongroise. Alors quand en plus, c’est joué par un local…
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CLAUDE DEBUSSY. Prélude à l’après-Midi d’un faune et donc au célèbre poème de Mallarmé.
Pièce de musique dite impressionniste dans laquelle le chant est confié à la flûte.Elle illustre les rapports étroits entre la musique et d’autres arts, notamment la peinture, la poésie, et les Arts Décoratifs en France, dans la première partie du XXe siècle. Le travail sur les différences de timbre est là encore particulièrement soigné (cor, harpe, flûte, hautbois…) créant une impression onirique extrêmement réussie.
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GYORGY LIGETI. Atmosphères. Pièce utilisée dans « 2001, L’odyssée de l’espace » le chef d’œuvre signé Kubrick.
Le titre annonce bien les intentions du compositeur : un travail sur le son, et ses évolutions imperceptibles, qui traite la matière sonore comme organique et la travaille par petites touches, à la manière d’un organisme vivant qui fourmille, une démarche de synthèse sonore comparable à celle du début des musiques électroniques…
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ERNEST CHAUSSON.
Magnifique conversation entre piano, violon et violoncelle. Les enchevêtrements du thème sont d’une grande rondeur, le son est moelleux. Une oeuvre trop peu connue du grand public. Précurseur dans un sens du son développé par Fauré, et de la musique française du début du XXe. Mort bêtement et trop jeune d’un accident de vélo (comme Nico).
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HENRI DUTILLEUX. « Tout un monde lointain », concerto pour violoncelle (Truls Mork) et orchestre, et « L’arbre des songes », concerto pour violon (Renaud Capuçon) et orchestre.
Deux oeuvres de notre Dutilleux national souvent mises en regard à juste titre et interprétées par deux véritables “stars” de la musique classique : Renaud Capuçon l’homme qui a même réussi à charmer Laurence Ferrari ! Un coup de jeune sur le classique avec deux jeunes interprètes ouverts à l’expérimentation et un compositeur encore en vie. Vivifiant. Ou comment 30 minutes de musique décrivent et exploitent ce fameux vers de Baudelaire : ” Tout un monde lointain, absent, presque défunt “.
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IGOR STRAVINSKY. Le sacre du printemps, dernier mouvement (La danse sacrale). Cette oeuvre révolutionnaire créée à Paris en 1913 au Théâtre des Champs Elysées par les ballets russes de Diaghilev fit scandale en raison du caractère tribal et sexuel de la mise en scène et de son langage très novateur (on raconte que le public quitta la salle après l’avoir dévastée). Un travail sur le timbre orchestral, avec des éléments thématiques traités et imbriqués de manière obsessionnelle, une oeuvre rythmique, percussive et libérant une énergie féroce. Le producteur électronique Stefan Goldmann a récemment réalisé un édit tour de force de l’oeuvre à partir de plusieurs enregistrements.
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MAURICE DURUFLE. Requiem (1947). Agnus Dei. Une oeuvre liturgique moderne et magnifique qui utilise le chant grégorien (a capella) et l’harmonise à l’orchestre et l’orgue dans un registre original et planant. Michael Jackson a utilisé un extrait du requiem en ouverture de sa chanson « Little Susie ».
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RICHARD STRAUSS. Mort et transfiguration.1889. Un poème symphonique qui décrit les impressions par lesquelles passe une personne qui va mourir prochainement. Paradoxalement, c’est une oeuvre de jeunesse de R. Strauss (mort en 1949) qui déclarera bien plus tard, à la veille de sa mort, ne pas s’être trompé une seconde dans ce qu’il avait essayé de transcrire avec cette partition.
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Chaque semaine (enfin presque) un mix à emporter sur une île déserte…
Bon on ne va pas vous refaire le topo : « Flashmob », le deuxième album du Français Vitalic, sorti à l’automne dernier, est certainement un des meilleurs disques de 2009. Un album gorgé jusqu’à la lie de tubes qui puisent autant dans l’eurodisco, la Hi-NRG façon Lime, la puissance des tubes formatés pour les raves que les mélodies qui vous arrachent des larmes de joie sur le dancefloor.
Si le dijonnais est connu pour ses lives percutants, il est aussi capable de DJ sets qui reflètent parfaitement l’éclectisme et l’étendue de sa culture musicale, comme avec ce mix, plutôt rare, livré en bonus d’une compilation Colette il y a quelque années, et où le piano-folle de Wim Mertens côtoie Jean-Louis Murat, et où l’italo-disco de Charlie s’accouple avec les Rita Mitsouko où Vitalic s’amuse à rendre hommage à son dieu de toujours, Giorgio Moroder, en revisitant « The Chase », thème principal de Midnight Express…
Et en deuxième bonus, le remix de « Second Lives », le prochain single de Vitalic, par Mustang, avec un petit twist nettement plus disco que l’original, qui a valu au principal intéressé cette déclaration sans appel : « I love this remix ! The most creative and sexy I’ve received since a long time ! ».Attention à vos pieds, ce titre est redoutable !
Tracklisting :
Vitalic : « Sunny Day (Intro) »
Wim Mertens : « Fernglanzend »
Whitey : « Can’t Go Out Can’t Stay In »
Colder : « To The Music »
Vitalic : « The Past »
Front 242 : « Ethics »
Crash Course In Science : « Flying Turns »
Vitalic : « Repair Machines (Vitalic Disco Mix) »
Vitalic : « En Route Pour Rome (Intermède) »
Jean-Louis Murat : « Au Mont Sans-Soucis »
Charlie : « Spacer Woman »
Rita Mitsouko : « Le Petit Train »
No More : « Suicide Commando »
Sophie Moleta : « 10 x 2 »
Vitalic : « The Chase »
Après huit ans d’absence, Sade est de retour avec son nouvel album studio, «Soldier Of Love », le sixième en plus de 27 ans de carrière.
Fidèle au « on ne change pas une formule qui gagne », Sade n’a pas modifié son look d’un millimètre ainsi que sa musique (un mélange douçâtre et suave de trip-hop, soul et jazz) en forme de dix titres qui feront des merveilles chez les gens qui n’aiment pas quand la musique fait du bruit.
Totalement absente des médias, Sade a distillé les interviews, une fois de plus, au compte-goutte, entretenant un mystère épais comme sa longue et inamovible queue-de-cheval. Et confirmant qu’elle est bien le garant traditionnel de la musique d’ascenseur…
En écoute, quatre titres de « Soldier Of Love » qui sortira le 10 février prochain et une longue interview en anglais (désolé pour tous ceux qui ne maîtrisent pas parfaitement la langue de Shakespeare, mais le traducteur Google devrait rendre cet article très cocasse…). Plus quelques mots de la principale intéressée sur ses nouveaux titres.
Most A-list artists who return with a new album after nearly a decade away from the celebrity glare are apt to show signs of nerves, or at least offer some excuses. Not Sade. The imminent release of Soldier of Love – only her 6th studio collection in a career stretching back 27 years – seems to be a cause of raucous hilarity. On the afternoon we meet in her spacious house in leafy north London, Sade is chuckling at a photograph of a graffitied poster photographed in New York by her guitarist Stuart Matthewman. Above an image of her glamorous self somebody has sprayed the caustic legend THIS BITCH SINGS WHEN SHE WANTS TO. Never one to miss a chance to laugh at herself, Sade thinks this is hilarious.
As a broad summary of her last two decades, it’s hard to fault. She is very much her own person, unswayed by managers or her record company. Since the start of the 1990’s, Sade has released just 3 albums of new material. There’s been a 10 year gap between Soldier Of Love, which arrives in February, and her 2000 offering, Lovers Rock. The third Love Deluxe dates back to 1992. For much of that time she has been, as is her habit nowadays, virtually invisible. Her friends have taken to calling her “Howie” after the millionaire recluse Howard Hughes. She sees her fellow bandmembers infrequently – two of them are based in America – and she hangs out here mainly with longterm friends. Sade meanwhile has been living recently in seclusion in a tiny village in the English west country, where, after spending 30 years in London – “I got tired of it for all the usual reasons” – she de-camped with her now 13 year old daughter Ila in 2005. Nobody in the area pays much attention to the half-Nigerian superstar, something she appreciates.
“Most of my social life is imported from London but I’m not the most sociable person. I’m usually doing something like building, writing or gardening. I love to dig. Its so tangible and real. I’m always amazed it’s like alchemy to me. You can plant a tiny seed and something incredible grows. Making music is like that. I wonder sometimes where it comes from. I am a country girl at heart.”
The change clearly suits her. Sade doesn’t look to have aged at all during her long absence. On the eve of her 51st birthday, her face is unlined and she still possesses a striking physical presence. She is taller in person than she appears on stage; and her height (about 5′ 8″) in combination with her large, domed head, the coil of jet black hair which frames it and those wide set almond-shaped eyes, still lend her an exotic allure which she professes not to care a fig about. “People always used to say, what’s it like to see your face on the cover of a magazine? I don’t really see it. I don’t connect with it.”
She has years of privacy to prove it. And given that she has only done a handful of interviews and one tour in the past 15 years, you can’t help wondering what has now lured Sade back to the pop marketplace. Having sold 50m albums – the biggest tally by a British female artist ever – she has earned all the money she will ever need. And her needs are, as she points out, modest. When she laughingly remarks that “I’m not someone who needs a lot of money. You could break into this house and leave after half an hour without finding anything worth stealing,” it’s hard to disagree. The first floor drawing room of her London house is a large but sparsely furnished space with a couple of white fabric covered sofas, a polished wood floor and nothing much on the walls. It’s centrally heated but for this interview we’re sitting on a red rug in front of an ultra low-tech one bar electric fire which must be about as old as she is. She has several of these obsolete burners she says. “They’re my favourite.”
Her allegiance to these long cherished throwbacks lends a clue as to how she operates. Sade is a creature of obstinately loyal habits, and when her band – the same trio she’s worked with since 1983 – began to agitate to make a new record as the Noughties wore on, she responded to the pressure. “The band were keen to do it, I’d been writing in London but initially I didn’t want the pressure of everybody flying in. I wanted to work at my own convenience. Then after I moved, and the band were still antsy, I said OK let’s do it. I did think maybe it had been zapped out of me. I always think that after every album, but then I just went headlong into it.”
Soldier Of Love was mainly written and recorded in 2008/9 over series of fortnightly sessions at Peter Gabriel’s Real World studio, near where she lives. Although her personal circumstances were much happier by now, thanks partly to a new relationship begun in 2005 with her present partner , a former Royal Marine, the songs still bore the unmistakably melancholic imprint of classic Sade. Why? “It’s what I do, I can’t help it. Sadness dealt with well brings happiness, I think. It purges you and enables you to leave it behind. Happy songs can actually make you feel worse. I’m not a moper but I do have a tendency towards melancholia. Somebody told me once that I’m a Capricor born under the saddest star. Who knows?” Sade says she loves the old English expression “Into every life a little rain must fall.”
The rain fell in her life early. Her parents split when she was 4 years old which meant her English mother, a district nurse, returning to England with Sade and her older brother while her Nigerian academic father stayed on in Ibadan. The broken family initially went to stay with her English grandparents on the Essex Suffolk border near Colchester. While her mother worked all hours nursing in local villages, Sade learned her independence early, riding her bike around the area on her own. She grew up a tomboy who loved watching cowboy movies and has retained many guy-ish characteristics – a deep, mannish voice, loud ready laugh, and legs-apart stance – which sit oddly with her elegant mulatta looks. She remarks on how her friends have often commented on the way she writes from a male point of view, as she does on the single Soldier Of Love. “I guess I see struggle as basically masculine,” she says.
As a child, she had little choice. “There were no girls of my age around so I played with the boys on the fringe of my brother’s circle. I didn’t have a girl friend till I was 9. But I had complete freedom, out on my bike from morning till night, helping my grandparents dig their garden. My mum gave me that freedom, though she didn’t have much choice because she was working full time.” Sade says she learned a lot about foraging in the woods and climbing trees at an early age – country enthusiasms she has now passed on to her daughter Ila.
Having shown a talent for art at school she won a place at St Martins School of Art and Design in Holborn, and pitched into the burgeoning club culture of London in the early 1980’s, slogging around in a battered transit van, usually driven by herself, singing back up in a soul band called Pride. Music wasn’t exactly her choice. After graduating Sade set up as a clothes maker. But being a black singer in a largely white ersatz soul outfit lent important credibility to the proceedings and, as a fan of the American soul giants Donny Hathaway and Bill Withers, she got talked into it. “I didn’t have any confidence as a singer but I found that I liked writing songs.” One of these that she contributed to, Smooth Operator, which she sang solo, soon attracted record company talent scouts. After a protracted negotiation, in 1983 she agreed to leave Pride and sign to the Epic label – on condition that she took three of her bandmates with her, guitarist and saxophonist Stuart Matthewman, keyboard player Andrew Hale and bassist Paul Denman.
They called themselves Sade, after her, and have stuck together ever since. There have been arguments over the years, mainly about music – “because my naffometer is much more sensitive than theirs” she claims, laughing – but no break-ups or new members. Sade remain a fiercely tight unit under the control of a matriarch. She says “they’re like old family friends. There are moments when it’s like Christmas and the skeletons come out. But generally it’s good.”
What wasn’t good in the early days, Sade found, was the way that she and her group got branded as cheerleaders for Conservative Thatcherite values. Sade defends her aspirational youthful image as appropriate to the music, an echo of the dressy style favoured by her American soul heroes. But the old charge – “that Sade was the backdrop of the yuppie era” – still rankles. “It so annoyed me at the time, when we were secretly giving money we didn’t even have yet to Arthur Scargill and the striking miners.”
She learned about the downside of fame as swiftly as she became very, very famous. With her albums selling by the million all over the world, paparazzi photographers would climb the trees surrounding her London house to get an intimate shot of the face that launched a thousand magazine covers. False rumours about her personal life irked her enormously, and encouraged an aversion to interviews of any kind that persists to this day. “It started to feel to me like talking to the press was just like opening yourself up to everybody you’d ever sat next to on a bus. It still does, frankly. And why would you do that?” She has since relented, but only rarely, and it was a relief to her as the 1990’s rolled around when Britain tired of its obsession with Sade, and pretty much left her alone.
With the British media off her back, and plenty of money in the bank – the Sunday Times Rich List recently valued her as worth £30m – Sade has moved into a lower gear career-wise and devoted more time to her personal life. This has not been an easy ride. As a strongly independent woman, used to looking after herself since childhood, Sade is, as one old associate puts it, “no pushover” at the dating game. “I‘ve paid some rugged dues” she observes of her romantic relationships. Her 6 year marriage to a Spanish film director Carlos Pliego ended in 1995 “because he found it hard to share me with the world.” Despite her buying a flat in Madrid and spending as much time with Pliego there as she could, it wasn’t enough and the marriage unravelled after her long absence on an American tour.
A subsequent affair with a Jamaican musician she met in London produced her daughter Ila in 1996, but ended unhappily after a chaotic trip to Kingston. Her new man, whom she met after moving to Stroud, she believes to be The One. “Ian was a Royal Marine, then a fireman, then a science graduate. I always said that if I could just find a guy who could chop wood and had a nice smile it didn’t bother me if he was an aristocrat or a thug as long as he was a good guy. And I’ve ended up with an educated thug!” Sade laughs like a drain at this. And she says “I have a lovely stepson who lives with us and I feel lucky, like I’ve won the lottery, finally.”
Coincidentally or otherwise, she’s also just made an album she’s proud of. She loves the fact that on Soldier Of Love she’s finally been able to involve her daughter in her music. “ As soon as she arrived she became the centre of my life. I took her on my last tour in 2001 but I didn’t let her see any of the concerts because I didn’t want her to hear people shouting for her mum. She wasn’t ready for that.” Now that she’s a teenager, Ila knows all about her famous parent, comments on the songs and even sings on one of the tracks, Babyfather from Soldier Of Love. “Ila told me she thinks my music is very emotional, which means a lot to me.”
So does Sade think the world is still waiting for her, 8 years after she wound up her Lovers Live tour? Long pause. “Mmmm, yeah, I do. I’m not a materialistic person but artistically I have very high aspirations. I never want to do anything less than the best I can do, late as I may be in delivering it. And I think the people who bother to listen to us realise that, whether they like what we do or not.”
————————————————————————— Et en bonus, quelques mots de Sade sur les titres de son nouvel album.
Writing and recording for me is a layering process, with a lot of subtraction, a lot of chipping away. To me a song is like a sculpture. What’s finally left is what it is. I never do covers because I’m not a good enough interpretive singer. I don’t have the technical spectrum to render a great song, if it was done well in the first place. The point for me is to deliver a story or a feeling that doesn’t already exist.
THE MOON AND THE SKY : Stuart brought the basic backing track in with the intro and chorus already established. Though we worked on the verses and bridge together I found it really hard establishing the chorus line over a part already written as it was a bit like karaoke without the words. I found it harder than starting from scratch. Most of our songs are built in the studio. This is about not being appreciated, about somebody pretending to let somebody go but not really letting them go. It’s about realising you can never go back.
SOLDIER OF LOVE : I don’t see this as a love song. It’s about looking for life and faith I think. Someone said to me recently you often sing from a man’s point of view, which is what I do here. When I visualise struggle I often see it as like a wild west scene or battleground. It is a very masculine thing, connected to all the westerns I watched as a child! It took a long time to get this song right, with all the layers and spaces.
BABYFATHER : This is about how great it is to be a parent and what a great honour and privilege that is, and what a terrible thing that is to waste. As long as you feel good about yourself, you can be a good parent and then it becomes an endless fruitful cycle. I wanted this to sound quite rough and scrappy, not too honed. The beginning feels like the icecream van coming down the street.
LONG HARD ROAD. : This was written on my birthday 5 years ago when I was working at home in London. I always consider making a record as a vague possibility, I’m always writing lyrics in my head though i don’t always write them down. The band were keen to get involved but I didn’t want the pressure of everybody flying in. So I started working with a couple of guys – an Argentinian guitarist and an engineer – in my basement. I wanted to write and just enjoy it, whenever it was convenient. The rest were written over the past 2 years, mainly at Real World studios.
THE SAFEST PLACE : is about the idea that you won’t be let down but everybody finds their own way through my songs. They have their own reason for being but you can listen to them the way you want. That is so important.
ROISIN MURPHY, MAMAN RADIEUSE Enfin des nouvelles de Roisin Murphy et de son prochain album avec plusieurs titres qui traînent sur les blogs ainsi que des remixes à downloader illégalement un peu partout. Le nouveau single, « Momma Place », dédié au fils que Roisin vient juste d’avoir, conjugue Chicago old-school et riffs eurodance. Un mélange curieux à la première écoute mais qui devient rapidement addictif.
ROBERT SMITH AU PAYS DES MERVEILLES Tous ceux qui ont vu la bande-annonce du projet Tim Burton en 3D attendent de pied ferme l’adaptation du conte de Lewis Carroll, en salle le 7 avril prochain.Autre bonne raison de s’enthousiasmer, la bande-son pour laquelle Robert Smith de Cure s’est fendu d’une reprise de « Very Good Advice », une chanson qu’on pouvait entendre dans l’adaptation datant de 1951. Bon, l’histoire ne dit pas si Robert Smith sera aussi en 3D, ce qui pourrait créer de gros débordements de maquillages…
LE BAL DES RINGARDS On n’est pas les plus grands fans du producteur housy Riva Starr, mais on supporte allègrement le premier single de son nouvel album juste parce que la vidéo “all stars” invite sur le même plateau Mr. T, Rick Astley, Mc Hammer et Vanilla Ice. Les meilleurs quoi !
TIGA RELIFTÉ Tiga, le plus tout jeune minet de l’électro, s’apprête à sortir une version bis de son album « Ciao ! » où tous ses amis (Matias Aguayo, Sex Troxler, Jamie Lidell, Carl Craig, Brodinski…) ont retroussé leurs manches pour lui offrir leurs talents de remixeurs. On a vraiment hâte d’entendre la version de Carl Craig du sublime « Love Don’t Dance Here Anymore ». Pour l’instant on se contentera de l’original.
BEAU, OUI COMME BOWIE Les amis de David Bowie (Keren Ann, MGMT, Chairlift, Duran Duran, A Place To Bury Strangers, Soulwax…) lui rendront hommage pour un volumineux album dont les bénéfices iront à une association caritative. Cerise sur le gâteau, il y aura même une cover signée Carla Bruni.
RADIOHEAD ENFIN ! Radiohead entrera en studio fin janvier pour enfin donner un petit frère à « In Rainbows ». Un nouvel album qu’ils annoncent comme « quelque chose de très différent et très nouveau ». Mais ils ne disent pas ça à chaque fois ?
LES CROOKERS ANNONCENT LEUR PREMIER ALBUM Il y en a qui se prosternent devant les beats agacés du duo italien Crookers issu de la mouvance fidget. Donc on s’abstiendra de tout commentaire désobligeant avec ces deux extraits de « Tons Of Friends », leur prochain album : « Remedy » avec Mike Snow et « Animals » avec Soulwax. Et il paraît même qu’il y a un titre avec Roisin Murphy.
LA SUISSE L’AUTRE PAYS DE L’ÉLECTRO Le suisse Headman, roi du post-disco robotique, a invité Dieter Mier, le chanteur déjanté de Yello, sur son prochain single « Gimmie ». On appelle ça une très bonne idée. Et confier le remix à In Flagranti aussi.
LE GROS TWEET DE CALVIN Calvin Harris a été nommé le douzième twitter anglais le plus influent de la blogosphère. Comme quoi les grands discours ne font pas forcément les plus grandes écoutes.
COLLECTIF CANCAN C’est un de ces tubes mash-up – 1930 style meets modern beats – qui a fait la joie des dancefloors l’été dernier alors que le disque aurait pu être relégué aux oubliettes. Du coup devant le succès, on a maintenant le clip, bricolé selon le même esprit. Pour ceux qui aiment le genre, mais la classe au-dessus, on réécoutera le Projet G-Swing, piloté il y a quelques années par Romain BNO et qui n’a malheureusement pas eu le succès qu’il méritait.
MINIMALE, ON EST MAL Minus, le label chéri de tous les fans de minimale (Richie Hawtin, Magda, Heartthrob, Marc Houle, Troy Pierce…), a fêté ses dix ans l’année dernière tout autour du monde avec la tournée minimalement intitulée Contakt. L’occasion d’un documentaire qui retrace le processus de la propagation de l’essence du beat.
RADIO AFRICA Le boss du séminal et sémillant label Italians Do It Better (Glass Candy, Chromatics…), s’est fait une spécialité de poster religieusement des mixes à l’encontre de toutes les tendances musicales. Ici, “Back To Africa”, version deux, encore fraîche de grooves africains pur jus servis directement dans votre salon.
(Et pour les fans, la partie un est encore trouvable en se servant de Google)
Chaque semaine un mix à emporter sur une île déserte…
Celui qui n’a jamais entendu un set de Michael Mayer – producteur, DJ et co-fondateur de la nébuleuse Kompakt – ne pourra pas comprendre… Mais Mayer est un des rares DJ’s aujourd’hui dont la générosité musicale vous colle des frissons et des larmes, sur le dancefloor comme dans l’intimité de votre chambre à coucher.
Dans le lot de ses nombreux cédés mixés, cette perle composée en 2003 pour la Fabric de Londres, tout en noirceur et mélancolie, espoir et virtuosité, old school et futur meilleur, qui résume exactement en treize titres pourquoi Michael Mayer est un immense DJ.
Promis qu’après cette écoute, idéale en ces temps où se pelotonner chez soi est la plus saine option, vous ne verrez plus la vie de la même façon.
MICHAEL MAYER : « FABRIC 13 »
Heiko Voss : « I Think About You (Geiger Mix) »
Richard Davis : « Bring Me Closer »
WestBam & Nena : « Oldschool, Baby (Piano Mix) »
Richard Davis : « In The Air (Further’s Acid Relapse Edit) »
Robag Wruhme & Wignomy Bros : « Killerteppich »
Thomas Schaeben : « Busted »
Ricardo Villalobos : « Easy Lee »
Magnet : « Abendstern »
Superpitcher : « Mushroom »
M83 : « Run Into Flowers (Jackson’s Midnight Fuck Remix) »
Thomas Schaeben & Geiger Feat. Schad Privat : « Really Real »
Le Dustsucker : « Love Me »
Heiko Voss : « I Think About You (Original Mix) »
Petite sélection de titres à downloader (cliquez sur le titre et débrouillez vous ensuite…) et qui feront le bonheur de votre Ipod. Enjoy…
JUNIOR BOYS : « HAZEL (EWAN PEARSON HOUSE MIX) » Pas une compile offerte aux internautes attentifs sans un morceau des Junior Boys ? Fort possible… En attendant une nouvelle petite douceur, un nouveau Mon Chéri qui fond dans les oreilles et pas dans l’Ipod, ou «Hazel» revisité en house domestique et alanguie par Ewan Pearson. Tellement doux, tellement abandonné, tellement érotique, tellement Woolite…
DEADMAU5 : « FAXING BERLIN (PIANO VERSION) » Vous pensiez que la dream music était morte et enterrée avec le « Children » de Robert Miles et bien rassurez-vous, il n’en est rien ! Et c’est le Canadien Deadmau5, un énergumène qui mixe avec une tête de souris, qui se réapproprie le genre avec cette version élégiaque de « Faxing Berlin », un des nombreux titres électro-transouille qui débordent de son nouvel album studio. Un morceau qui fera pleurer les plus de 35 ans et rager les autres qui ne décèleront pas forcément pas l’hommage rendu à Jam & Spoon et à la transe allemande.
HOT CHIP : « TAKE IT IN » Sur « One Life Stand », leur prochain album à sortir début février prochain, les Hot Chip se sont lâchés et ouvrent leur son à une pop maniérée et orchestrale poussée à plein volume. Premier extrait de l’album, ce « Take It In » qui doit faire rougir de jalousie les Pet Shop Boys… So queer !
THE XX : « BASIC SPACE (PARIAH REMIX) » Le premier album de The XX a été largement surestimé dans le genre italo-disco meets Cocteau Twins pour génération EMO forcée d’entrer dans la vie adulte… Mais il faut bien reconnaître que ce remix de « Basic Space » par le londonien Pariah (qu’on suit aveuglément) est le meilleur remède contre (ou pour) les coups de blues, les tentatives de suicide, les distributions de vœux et tout le toutim. Burial peut se faire du souci…
ACID WASHED : « SNAKE (GAVIN RUSSOM REMIX FINAL) » On ne sait pas grand-chose d’eux, sauf que c’est un duo, qu’ils sont parisiens et qu’ils viennent de signer avec le label pointu et hype Record Makers. Entre beat house et influences Detroit, remixé par le fabuleux Gavin Russom de l’écurie DFA, « Snake » devient le track house et vaudou parfait pour semer la confusion sur les dancefloors.
UFFIE : « MC’S CAN KISS » Le premier album d’Uffie, muse du label Ed Banger, produit par Mirwais, SebastiAn, Feadz et Mr Oizo, sera l’événement de ce début d’année. Pour patienter un premier jet, signé Feadz, et qui resuscite Chagrin D’Amour, façon cinq heure du mat, j’ai des frissons et je monte le son… Allez Sidney fait nous la toupie !
ANNIE : « ANTHONIO (ORIGINAL MIX) » La Norvégienne Annie est un peu la Kylie du froid ou quatre grammes de légèreté dans un monde de brutes enneigé. De l’eurodance idéale pour prendre sa douche et se remettre d’une cuite en béton. Ou le contraire, on sait plus très bien…
FEVER RAY : « IF I HAD A HEART (FUCK BUTTONS REMIX) » Fever Ray la sensation gothico éthérée de 2009 remixée par la sensation synthés en colère de l’année Fuck Buttons… Ca peut faire vraiment peur écrit comme ça, sauf que c’est vraiment, vraiment, vraiment, bla, bla, bla, top classe et qu’on obtient fatalement un des plus beaux remixes de l’année.
LADY GAGA : « BAD ROMANCE (HERCULES & LOVE AFFAIR DUB) » Il n’y a qu’un new-yorkais, et gay de surcroît, pour oser s’attaquer de manière aussi frontale à Lady Gaga et la projeter – avec un seul remix – de plain-pied dans le NY house des années 90. On applaudit, on dit bravo, on embrasse Hercules sur les pieds, pour avoir – enfin – rendu un morceau de la Gaga potable.
HOUSE TO HOUSE : « RUSHING TO PARADISE (WALKIN’ THESE STREETS) » La légende dit que ce morceau des deux new-yorkais House To House est l’un des disques les plus recherchés et rares de 2009. Plébiscité par le dieu des édits et des platines DJ Harvey, ce titre pourrait être sorti en 1990 en pleine explosion acid-house, raves sauvages et montée d’ecstasy, sans qu’on s’en rende compte. Séminal comme disait l’autre…
On ne sait pas grand chose d’eux, rien mis à part qu’il s’agit d’un duo parisien, qu’ils viennent de signer chez Record Makers, le label où sévit l’érotico-romantique Sébastien Tellier, et que leur premier 12″ est une belle surprise, imposant un rythme disco/house balancé d’effluves techno et de fantasmes aériens…
Petite sélection de titres à downloader (cliquez sur le titre et débrouillez vous ensuite…) et qui feront le bonheur de votre Ipod. Enjoy…
YACHT « PSYCHIC CITY (CLASSIXX REMIX) » On ne sait pas bien qui se cache derrière le pseudo Classixx, mais tout ce que touche ce producteur de Los Angeles se transforme en pépite soul-garage comme à la grande époque des 90’s, avec ce petit twist actuel et générationnel qui fait toute la différence…
JUNIOR BOYS : « WORK (PRINS THOMAS MIX) » Le duo poilu et barbu qu’on adore affectionne les ambiances électro douces-amères portées par la délicate et sensuelle voix de Jeremy Greenspan. Ici, c’est Prins Thomas, monsieur nu-disco par excellence, qui revisite leur « Work » en hymne baléarique pour couchers de soleil et pieds dans l’eau.
FARLEY JACKMASTER FUNK : « LOVE CAN’T TURN AROUND (BOYS NOIZE MIX) » Ce morceau est tellement un classique fondateur dans l’histoire de la house musique qu’on se demande pourquoi la folie de la remixomania ne l’a pas atteint avant. C’est désormais chose faite avec Boys Noize ou Lifelike qui se collent à cet exercice risqué. Trop risqué ?
PRIVATE : « MY SECRET LOVER (LIFELIKE REMIX) » On ne sait pas grand-chose de Lifelike, le remixeur à la mode qui transforme tout ce qu’il touche en pépites qui semblent sorties d’un best of new-wave estampillé années 80… Et, on en sait encore moins de Private, sauf que ce remix met les pieds dans le plat en plein territoire italo-funk 80’s… Et qu’on adore cette basse tellement Indeep !
MOBY : « MISTAKE (YUKSEK REMIX) » Oui Moby à l’appel, l’homme capable des pires grands écarts, entre le pionnier techno et le malfrat associé à Mylène Farmer, en passant par le roi de la compile suave pour bobos fatigués… Sauf que Yuksek, une des plus brillantes pattes de la french touch 2.0, pose ses doigts sur ce titre et s’amuse à parodier Vitalic. How do you say turbine in english ?
ST ETIENNE « ONLY LOVE CAN BREAK YOUR HEART (RICHARD X EXTENDED REMIX) » Le groupe de pop mythique anglais, adoré par Etienne Daho, a eu l’idée saugrenue de confier les masters de son premier album, « Foxbase Alpha », au producteur anglais Richard X (Annie, Kylie, Liberty X…), ancien roi des bootlegs assassins. Le résultat : une relecture plus électronique et dansante de ce chef d’œuvre rebaptisé « Foxbase Béta», suffisait d’y penser. Point d’orgue de l’album, ce remix du classique baléarique « Only Love Can Break Your Heart » qui fait toujours son effet chez les amoureux de la langueur érotique.
SIMIAN MOBILE DISCO : « CRUEL INTENTION ( MAURICE FULTON REMIX) » On a vous a déjà présenté ce titre dans sa version originale. Beth Dito, la chanteuse des Gossip transfigurée en icône soul par le duo anglais Simian Mobile Disco. Ici, c’est Maurice Fulton, le démiurge anglais, qui rend la chose encore plus moelleuse, disco et abandonnée. On en connaît qui se damneraient pour un tel morceau.
VILLENEUVE : « DEATH RACE (DISCODEINE MIX) » On attendait avec impatience le retour sur le devant de la scène d’un des plus beaux fleurons de l’électro-pop mélancolique française. En attendant l’album prévu pour le début d’année prochaine, Villeneuve lâche un killer déviant pour les dancefloors totalement transfiguré sexuel et mental par le duo frenchie Discodeïne.
YELLO : « THE RACE (KRY WOLF REMIX) » Le duo suisse et dandy qui a tant fait pour l’électro en en posant les bases est de retour avec un énième album, « Touch » qui ne remplacera par leurs premiers disques. Du coup, on se console avec ce remix de « The Race », sorte de B.O de jeux vidéo bien avant que que les jeux vidéos ne fassent attention à leur musique.
SOCIAL DISCO CLUB & MAIA : « THE WAY YOU MOVE (GREG WILSON VERSION) » Greg Wilson a été un des DJ phares de l’Hacienda, et un des pionniers de la house anglaise, qui a longtemps disparu des dancefloors… Alors quand il revient et édite cet hommage à l’âge d’or de la disco, on obtient le genre de morceau pour lequel il est absolument nécessaire de fermer les yeux…
Shirley Bassey – 135 millions d’albums vendus en cinquante ans de carrière, trois tubes principaux pour des James Bond, un titre honorifique de Dame – revient avec un nouvel album après 20 ans de silence (sortie en France début janvier). Un disque, produit par David Arnold, compositeur des B.O de James Bond, où elle interprète, à sa manière inimitable, des chansons spécialement écrites par Rufus Wainwright, les Pet Shop Boys, Gary Barlow ou même John Barry.
Pour l’occasion, elle se produisait en live le 23 octobre dernier au Rondhouse la salle de concert la plus hype de Londres, pour le concert le plus sold-out de l’année.
La bonne nouvelle, c’est que le spectacle était filmé pour la BBC. La mauvaise c’est que sur le site de la BBC, consacré aux performances live, le visionnage du concert est réservé au territoire britannique. La deuxième bonne nouvelle, c’est qu’un fan très altruiste a eu la bonne idée d’enregistrer le concert et de le diffuser sur youtube. Bon c’est en huit parties, mais quand on aime, on ne compte pas.
Petite sélection de titres à downloader (cliquez sur le titre et débrouillez vous ensuite…) et qui feront le bonheur de votre Ipod. Merci qui ?
1. BASEMENT JAXX : « RAINDROPS » Les Français n’ont jamais bien compris la mayonnaise du duo anglais et c’est bien dommage tant depuis leurs débuts r’n’b avec Corrina Joseph jusqu’aux délires exotico-dance d’aujourd’hui, le duo s’amuse à pulvériser les frontières ténues de la pop. Sur leur dernier album, plus calme qu’à l’accoutumée, Yoko Ono, Kelis ou Santigold s’invitent et à Londres, on entend partout ce « Raindrops » défoncé à l’autotune !
2. FLORENCE + THE MACHINE : « YOU GOT THE LOVE (THE XX REMIX) » Nouvelle révélation de la pop, quelque part entre Kate Bush et Tori Amos, Florence + The Machine reprend le classique de Candi Staton de façon un poil prétentieuse et affectée. Heureusement le remix par les chouchous de la hype, The XX, sauve la mise.
3. DANTON EEPROM FEAT. CHLOÉ : « THE FEMININE MAN » Jeune marseillais exilé à Londres, Danton Eeprom confirme tout le bien qu’on pensait de lui avec un premier album éclectique où il vire disco (la reprise du « Lost In Music » des Sister Sledge chantée par Erika d’Au Revoir Simone), joue au rocker ou file la métaphore queer avec ce très minimale, dark et troublant « The Feminine Man » composé avec Chloé et qui frôle le questionnement queer. Sublime.
4. BEYONCE : « BROKEN HEARTED GIRL (ALAN BRAXE DUB REMIX) » La pétasserie du jour : Beyoncé reliftée par le remixeur que tout le monde s’arrache en moment, parce qu’il transforme tout ce qu’il touche en locomotive à dancefloor. La pauvre Beyoncé en est encore toute courbaturée.
5. REBOLLEDO : « VENGANZA Y SEDUCCION » L’Allemand Matias Aguayo et ses guérilleros (sa bande de potes rencontrés en Amérique du Sud) des fameuses soirées BoomBoomBox qui secouent les rues de Buenos Aires. Et dans le lot Rebolledo, petit bonhomme trapu et moustachu, à la Mario Bros, qui invente le son urbain de demain. Visionnaire !
6. REBOTINI : « 777 (DISCODEINE REMIX) » Après le succès de son album «Music Components», dédié aux synthés vintages et à la techno dans son sens le plus radical, Arnaud Rebotini (Black Strobe…) fait revisiter ce désormais classique par ses amis, comme Märtini Brös, Chloé ou Something A La Mode. Une belle brochette de remixes dont émerge celui produit par Discodeïne, le duo français dont tout le monde parlera en 2010.
7. MAYER HAWTHORNE : « GREEN EYED LOVE (CLASSIXX REMIX) » Il est jeune, américain, il a un look de blanc-bec travaillé par la culture black et ça tombe bien car il chante comme si on était resté coincé à la période bénie de la Motown. C’est l’époque qui veut cette nostalgie soul, et Mayer ne s’en sort pas si mal dans le lot, même si on préfère nettement les remixes plus dance de ses morceaux, comme ce Classixx remix beau comme du Hercules & Love Affair.
8. KID CUDI : « MAKE HER SAY (SAMMY BANANAS REMIX) » Rien que pour avoir samplé le « Poker Face » de Lady Gaga, ce morceau mérite le statut de classique. Précipitez-vous sur l’album, renversant de mélancolie : drame pop, moderne et synthétique par le nouveau protégé de Kanye West.
9. UFFIE : « POP THE GLOCK (MIRWAIS POP REMIX) » Uffie est de retour très bientôt avec son premier album, produit par Oizo, Feadz, Mirwais et SebastiAne. Pour l’occase son célébre « Pop The Glock » revit une seconde vie et subit les offenses de Mehdi ou Ellen Allien. Pour l’heure c’est Mirwais, qui relifte le tout de façon très radio friendly et discrète. Et on adore…
10. MINI VIVA : « LEFT MY HEART IN TOKYO (FRED FALKE DUB MIX) » C’est le dernier groupe préfabriqué lancé par l’usine à tubes anglaise Xenomania. Cher, Sugababes, Pet Shop Boys, Kylie, Saint Etienne…c’est eux ! Et même New Order ou Franz Ferdinand ont travaillé avec le team, même si le résultat n’a jamais abouti. C’est – comment dire – très teenage et très gourde. Et dieu sait que ça fait parfois du bien, surtout quand c’est tripoté par Fred Falke, décidément très en forme, depuis sa relecture du « Heavy Cross » des Gossip !