Désir d’amour
Le destin m’a permis de serrer entre mes bras le garçon idéalisé et, me semblait-il, inaccessible. Il avait 20 ans, j’en avais le double. Il n’a pas fait de cas pour monter dans ma voiture à notre première rencontre. Yanis m’est apparu dans toute sa splendeur de jeune homme, au sourire timide et ravissant. Sa parka et son pantalon de toile beige se mariaient admirablement à ses cheveux châtains éclairés d’épis dorés. Derrière de fines lunettes ovales, des yeux marron à vous faire fondre.
Difficile d’imaginer que ce magnifique éphèbe, incarnation même de la beauté, allait être pour quelques heures à jamais gravé dans ma mémoire.
A sa vue, mon cœur chavira, mon sexe se cabra. Un ange passa, un rêve se matérialisait. Mon corps tout entier réclamait le sien. Notre premier contact : des baisers fougueux et profonds. Sa langue était onctueuse comme une friandise. Je ferai miennes ces quelques lignes de Christophe Honoré: «La douceur des gens, c’est dans la bouche qu’on la ressent. Pas sur les lèvres, non, dedans, je le sais maintenant, le toucher de la langue, voilà, tout est dans la langue…»
- Par TÊTU |
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