Un torride été à Berlin, ses bosquets, ses mecs…
Jamais je n’avais vécu autant de nouvelles expériences en si peu de temps.
Loin d’être habituellement volage, j’avais envie d’une parenthèse que ce séjour à Berlin, que je découvrais, allait m’offrir d’autant plus facilement qu’une chaleur moite enrobait la ville qui s’apprêtait à vivre sa Loveparade.
Jamais je n’ai eu autant d’aventures
Certes mon esprit et ma libido étaient disponibles, la chaleur excitante et la densité de beaux mecs impressionnante, mais jamais je n’ai eu autant d’aventures, sans compter les rencontres agréables mais sans suite. Le beau Cubain (qui dansait plus tard sur un char, quelle santé!), dans une chambre d’hôtel au petit matin, le jeune étudiant allemand, d’à peine 18 ans (une vraie petite crevette à la douceur qui n’a d’égal que l’accueil qu’offrait son petit cul quasi vierge et néanmoins musclé, dans un petit parc du quartier chaud de Schöneberg où nous fûmes à peine dérangés par une passante…)… Quels souvenirs! C’était la première fois que je batifolais ainsi dans le gazon entre deux bancs et trois massifs de fleurs.
Mais le sommet interviendra un peu plus tard, après la parade, dans les forêts qui bordent l’Allée du 18 juin, je crois (la fameuse avenue reliant la colonne des victoires à la porte de Brandebourg). Alors que des milliers de fêtards s’amusaient dans les nombreux stands, ma curiosité instinctive m’a incité à aller voir ce qui se passait derrière, dans les bois, d’où arrivaient trop de mecs pour croire qu’ils ne revinssent que de pisser… Et là, ô surprise. Écrire qu’il y avait en coulisses autant de monde que côté cour est certes exagéré mais affirmer qu’on se marchait dessus n’est pas un euphémisme. Ça circulait comme dans les cruisings des back-rooms les plus fréquentés et des cris et chuchotements s’échappaient de chaque bosquet. Dans une obscurité quasi-totale, il était difficile de discerner autre chose que des ombres. Et dans ce labyrinthe de chemins, une silhouette m’est apparue plus intéressante que les autres. Ce fut réciproque puisqu’il usa d’un stratagème pour prendre un chemin qui lui fera croiser le mien, laissant croire au heureux hasard.
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