Janvier 2000. Je viens de me fêter mes 19 ans et étudiant à Nice je voudrais, moi aussi, «qu’il m’embrasse sur les lèvres, pas comme un enfant». Depuis quelque temps, loin de mes parents, j’ose le téléphone rose qui inonde alors les pages de mon tout premier Têtu (le numéro 50… cent numéros dans la gueule, ça fait mal!!) quand mes yeux se posent sur un de ces encarts du genre «Appelle le 08 36… pour des mecs hyper chauds dans ta région». Nous sommes en fin d’après-midi lorsque je me décide enfin à entrer dans une cabine téléphonique jouxtant la Promenade des Anglais.
Anthony, 26 ans, mec baraqué, cherche plan sympa
Entre «Peter, 27 ans, gaule à la main et très excité», «Karim, 32 ans, salope niçoise montée sévère» et «David en ligne pour un bouffage de cul intégral», mon cœur balance. Un plus sobre «Anthony, 26 ans, mec baraqué, cherche plan sympa» me convainc d’appuyer sur la touche 5, celle qui permet d’entamer un duo avec le gars choisi. Une voix masculine m’indique alors de presser ladite touche avec mon plus gros doigt. Bien embarrassé par tant d’audace et me trouvant dans une cabine téléphonique offerte au regard de tous, je me résous à appuyer sur le 5 avec mon index (non, non, ce n’est pas mon plus gros doigt!!). Lire le reste de cet article »
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J’ai 20 ans, j’habite chez mes parents. Je ne leur parle plus depuis 1 an. Je suis gay. Les vacances d’été arrivent, je reste à Versailles pour travailler et me faire de l’argent de poche. Mes parents partent en vacances. Le jour qui suit leur départ je leur envoie une lettre:
Assis depuis quelques minutes sur un banc du quai désert. Il fait nuit. Je m’apaise. C’est fini. Mes derniers doutes s’envolent. Je me sens léger. J’ai bien fait. Ça ne pouvait pas durer. Ça n’aurait pas duré. Il n’était pas pour moi. Ni moi pour lui. Je faisais trop d’effort, je n’étais pas moi-même. Je n’aurais pas tenu longtemps. Pourtant, il me plaisait, bon dieu comme il me plaisait!
Quand j’étais enfant, je me suis pris d’une drôle de passion pour Dalida. Au détour d’un article, j’ai appris qu’elle était une icône gay. Dès mon enfance, Dalida m’a révélé mon homosexualité. Merci Dali.


