Réfugié et victime de racisme au sein de la communauté

oeilRyan a fui l’Algérie car il ne pouvait y vivre librement son homosexualité. Arrivé en Europe, puis au Canada, il s’est retrouvé confronté à un autre problème, celui du racisme, et ce même au sein de la communauté LGBT. Très en colère, il raconte son histoire. Ou le sentiment d’être exclu parmis les exclus.

“Ceci est un coup de gueule, mais vraiment un grand. Lorsqu’on parle de la communauté LGBT, je me sens concerné, mais est-ce que cette communauté me protège? Une question qui a longtemps trotté dans mon petit cerveau d’arabe.

Oui je suis arabe, d’origine algérienne, et j’ai vécu la moitié de ma vie avec l’épée de Damoclès sous la gorge. Vous allez dire que la loi concernant les gays en Algérie n’est pas appliquée. Oui elle ne l’est pas mais, un grand mais, celle-ci permet à un agent de pénétrer chez moi à tout moment, de m’insulter, de justifier les agressions et viols dont je fus victime. Oui cette loi permet aux agents de se protéger d’une quelconque poursuite, et donne exemple à la population. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il est d’adage qu’une lesbienne peut être «guérie» en lui donnant le goût du sexe opposé et ce quelque soit les moyens utilisés, en outre dans notre cas, le viol.

La fuite comme seule solution
Dès lors, la seule solution est de fuir, vers les pays dits «de droit», sans savoir ce qui nous attend, avec la tête pleine de rêves, le cœur plein d’amour à offrir, pensant que: «oui là-bas j’aurai un quelconque droit à voir les sites internet, les revues…». Alors l’espoir revient et la fuite s’impose comme seule solution. Que fut ma peine! En Algérie je devais affronter les imbéciles, ici je dois, combattre sur trois fronts: les homophobes, les racistes et ma propre communauté. Sachant que là où je me suis rendu, France, Grande Bretagne, Belgique, Canada, la communauté gay est la même dans sa majorité : raciste, xénophobe.

Oui, il y a ceux qui veulent avoir leur part d’exotisme, un Mohamed ou un Rachid dans leur palmarès, ça fait «in». Oui, il y a ceux qui vous prennent en pitié, «oh mon petit si j’étais à ta place, je me serais suicidé»… L’idée même du suicide ne m’a effleuré qu’ici car il est très dur d’être rejeté par ses propres compères.

Jamais perçu comme l’homme que j’étais, mais comme l’arabe que je suis
Et je pense à tout l’espoir que j’avais en fuyant l’Algérie et je peux vous assurer, ce fut un long voyage, et je pense à ma bêtise, car je constate que l’on ne m’a jamais vu comme l’homme que j’étais, mais juste comme l’arabe que je suis. Certains diront que c’est de la paranoïa, un bon psy du dimanche se penchera sur mon cas et affirmera que je suis une victime atteinte d’un quelconque syndrome dont le nom est si dur à répéter. Et bien et non mon vieux c’est ma réalité: en Algérie j’étais ce sale pédé, en France l’arabe tout court, de même qu’en Belgique, en grande Bretagne j’étais protégé par mon amant, donc intouchable, au Québec je suis ce «sale fif d’arabe».

Politiquement correct
Aujourd’hui je constate que même les LGBT jouent le politiquement correct, car en dénonçant sur la scène internationale la situation de certaines communautés gay dans le monde, ils ne cherchent pas à améliorer leur sort mais jouent à conforter la position de leurs gouvernements consécutifs : aucune action ni répercussion médiatique n’est prise sérieusement par les mouvements LGBT et je peux citer des cas en France en Angleterre ou d’autres encore où les représentants ont tout simplement refusé de prendre position.

En résumé les mouvements LGBT ont été créés par et pour les communautés gays et lesbiennes européennes et nord-américaines, comme les Nations Unies furent créer pour les pays forts du moment. Ce qui me navre et me tue c’est que nous sommes tous victime de l’homophobie alors pourquoi tenter de rabaisser une ethnie par rapport à une autre?”

Ryan

Marre de mon mode de vie

seul Billy a 28 ans et vit dans une petite ville de l’ouest de la France. Célibataire, il ne parvient pas à faire de rencontres intéressantes et se heurte souvent à un état d’esprit qu’il considère comme superficiel. Saunas, sites de rencontres, plan cam, il devient lui-même acteur de cette logique où les apparences priment. Alors que son homosexualité est pourtant acceptée par tous, il devient las de ce mode de vie.

“Je regrette d’être gay. Un titre évocateur et saupoudré de rébellion. Je sais qu’en écrivant cela un bon nombre d’homosexuels vont être choqués, limite on me jettera des pierres mais pourtant c’est bien ce que je ressens depuis quelques temps déjà. Vous allez comprendre cela en ces quelques lignes qui sont mon “jeune” parcours d’homosexuel.

Considéré comme trop vieux passés les 24-25ans
Je suis un homme de 28 ans vivant dans une petite ville en Loire Atlantique entre Nantes et Angers. Je me suis rendu compte avec grand étonnement que depuis que j’ai eu mes 28 ans et bien, pour la communauté homosexuelle, je suis déjà à la retraite. Dur pour moi qui viens de faire mon coming out il y a à peine deux ans, même si j’avais eu pas mal d’aventures “clandestines” depuis plusieurs années. Je ne savais pas que passés les 24-25 ans on était considéré comme trop vieux pour certains. Bon je ne vais pas faire l’enfant de coeur non plus, je sais bien que moi aussi je regarde l’âge mais je suis quand même assez ouvert d’esprit pour faire abstraction du chiffre qui passe derrière le 2. Je sais très bien que c’est attirant, des mecs qui sont dans la vingtaine, moi-même je suis passé par là mais je me prends pas mal de claques, et je me fait rembarrer parce que trop vieux, c’est assez irritant quand le mec en face a 25 ans.

Donc voyant l’âge avancer à grands pas je me mets en quête de trouver un mec sympa pour vivre une histoire à deux ce qui signifie pas mal de lieux de rencontres passant par les nombreux sites mais là encore c’est compliqué. Il est vrai que je n’ai pas le physique avantageux de Matt Pokora ou encore de Jared Leto, mais je ne suis pas non plus vilain. Je ne ressemble pas à tous les mecs, j’ai mon propre style et là encore je me suis rendu compte qu’il fallait avoir les cheveux courts, un corps musclé, ou du moins un minimum, et un style vestimentaire branché pour réussir à accrocher le regard des hommes. J’ai tenté de me couper les cheveux, aller à la salle de sport et avoir un style plus “in” mais que reste-t-il de ma vraie personnalité? Finalement je me suis laissé repousser mes cheveux, réduit mes séances de sport au profit de l’écriture et fait un peu moins attention aux vêtements parce que mon compte en banque commençait à virer au rouge. Il me reste en tout cas ma personnalité qui je crois plait aux gens. Bon c’est vrai j’ai un look assez hétéro qui ne laisse pas présager mes attentes.

Saunas, téléphone rose, sites de rencontres, plans cam…

J’ai eu ma période saunas qui a été pour moi une grande avancée dans mon acceptation parce qu’il a fallu oser… se mettre à nu. Je dois dire que ça a été une grande épreuve moi qui suis à la base timide, mais j’ai trouvé l’expérience assez libératrice. Une petite aventure qui a duré quelques mois mais qui au bout d’un moment m’a lassé : retrouver les mêmes mecs semaines après semaines… Je me suis alors tourné vers les numéros de téléphones spéciaux pour me trouver des plans mais la facture m’a fait terriblement peur, donc j’ai préféré opter pour Internet. Les sites de rencontres (avec toujours les mêmes mecs de ta région), c’est sympa mais au final c’est lassant et peu concluant (sauf exception) et c’est surtout comme un catalogue des 3 suisses ou on passe sa commande qui, quand on la reçoit, déçoit par le résultat. La photo est toujours plus attractive que la réalité.

Ma famille et mes amis me disent que je trouverai bien quelqu’un surtout si je ne cherche plus (il paraît que ça vient tout seul) mais soyons francs : ceux qui disent ça pour nous réconforter sont ceux qui sont déjà en couple… C’est un peu facile. Ils me disent que je suis un mec honnête avec une vraie personnalité mais apparemment le physique compte plus que le cerveau et ça devient de plus en plus déprimant. J’ai l’impression que lorsqu’on est homo, on doit accepter encore plus que les hétéros que le physique est plus que primordial.

Au travail tout le monde accepte mon homosexualité, ce qui en passant les a énormément surpris vu que fais plutôt hétéro. J’avoue avoir été moi-même étonné par leur réaction puisque je travail en usine avec beaucoup d’hommes mais visiblement ça ne leur pose pas problème et on s’en amuse. C’est un peu une seconde famille dans laquelle j’ai toute ma place et c’est très rassurant. Ils essayent même de me trouver un mec, de ce côté là les mentalités ont énormément évolué.

Je connais aussi les plans cam. Parfois le mâle qui sommeil en nous a besoin d’être vu et de partager son envie. Les plans cam ça peut être sympa et là aussi c’est toute une histoire (avec ou sans visage?), la dictature de la beauté est encore là. Un buste bien lisse, des pecs bien visibles et un boxer bien rempli sont les atouts de base. Il arrive parfois que les plans cam deviennent réguliers avec le même mec mais quand on se voit en vrai on se rend compte qu’on n’a pas grand chose à se dire et c’est une véritable déception donc parfois il vaut mieux choisir l’option “no face”.

De plus en plus malheureux
Enfin tout ça pour dire (et il y en a encore à raconter bien entendu), qu’être gay n’est pas facile pour certaines personnes et je dois avouer que le mariage et l’adoption je m’en moque un peu vu qu’il est déjà très difficile de trouver un seul mec bien… Ça va peut-être en faire sursauter plus d’un mais je suis franc et je dis ce que je pense.

Que va me donner l’avenir? Je n’en sais rien en tout cas le fait d’être gay me rend de plus en plus malheureux. Est-ce du au fait que mes amis de mon âge sont tous mariés avec des enfants, ce qui me renvoie tout naturellement à cette solitude et au chemin bien difficile de trouver l’amour….?

J’ai quasiment tout fait pour trouver un mec bien mais que dois-je faire? Est-ce qu’être homosexuel pour certains hommes est obligatoirement un fardeau, bien que l’on s’accepte soi-même? Notre société est-elle uniquement basée sur les apparences? Me suis-je trompé d’époque? La suite au prochain épisode….”

Billy, 28 ans

Militaire et gay

MilitaireetGayLuc, 21 ans, est élève officier au Canada. Homo assumé, il vit son métier avec passion et entretient des rapports de camaraderie francs et détendus avec “ses gars”. Il raconte sa condition de militaire gay dans un témoignage loin des clichés.

“Je me prénomme Luc, j’ai 21 ans et je suis un jeune canadien francophone. Dans mon métier je suis connu sous l’appellation d’élève officier: effectivement je suis militaire et je sert fièrement mon pays. Des gays dans l’armée? Oui je crois qu’il y en une bonne quantité. Pour ma part je suis tout fraîchement qualifié officier d’infanterie et désormais mon travail est de diriger des soldats pour les former et les préparer à être efficaces au combat.

Aucune différence entre moi et les autres
Ce métier serait selon ce qu’on m’a toujours dit le plus fermé d’esprit et le plus “hétéro”. Certes, je ne connais aucun autre gay qui fait ce métier, mais je suis persuadé que je ne suis pas seul. Je suis enrôlé depuis 4 ans et je n’ai jamais caché mon orientation à mes collègues. Un militaire doit faire preuve de courage et se tenir debout et fier pour ses valeurs alors je m’oblige à ne jamais me cacher. Pour ce qui est de l’opinion des autres je dois avouer que j’étais incertain au début de ma carrière et j’ai parfois eu l’impression que mes collègue d’infanterie hésitaient entre devoir me respecter, avoir peur de moi ou tout simplement s’en foutre. Je suis dans mon milieu un pionnier d’une certaine manière: je dois tracer le chemin car personne ne l’a fait pour moi et ce n’est pas toujours facile.

Aujourd’hui je suis respecté et même plus je suis accepté, je suis d’ailleurs celui qui fait le plus de blagues sur le sujet avec mes gars. Il n’y a aucune différence entre moi et les autres je fais partie du groupe à 100% et comme chacun je suis indispensable et apporte ma petite touche à tout ce que l’on fait car dans l’infanterie tout ce qui est existe c’est le groupe, l’individu ne représente rien.

Comme mes frères
Pour en arriver là j’ai du comme tout le monde faire mes preuves, peut-être un peu plus vu mon orientation, je me suis donné à 150% en tout temps et je le fais toujours. Je ne suis pas musclé ni super fort par contre j’ai une endurance physique très grande et je suis un coureur né. De plus j’ai une volonté d’acier qui est de loin plus forte que mon corps: je peux être blessé ou épuisé je ne m’arrête pas tant que tout le monde ne s’est pas arrêté. Étape par étape j’ai su gagner leur respect et leur confiance, mon métier me passionne et j’y excelle alors je fais ma place.

Je me jetterais devant une balle pour chacun de mes gars, ils sont comme mes frères et n’ont plus de gêne avec moi que ce soit dans les douches (et pas d’arrière-pensée ou rien à voir avec les idioties que l’on peut voir dans les pornos), les dortoirs, sur le terrain ou n’importe où, je suis comme eux sans distinction, un fantassin, ma profession est celle des armes au même titre qu’eux.

Les esprits changent
Le monde militaire évolue, lentement mais surement, un pas à la fois mais toujours pour le meilleur, les esprits changent et évoluent. Je devrai fort probablement toujours battre mon chemin car les gens ne sont pas habitués mais pour chaque pas que je fais je prouve a ceux qui ne savent pas qu’être homo n’est pas une limite et que le plus dur des défis peu tout aussi bien être relevé par moi que par eux.

Partout où je suis passé jusqu’ici les gens ont ouvert les yeux. Le tout est un travail de persévérance, de civisme, de respect, de patience, d’espoir et de fierté. Ne perdez jamais votre fierté, levez la tête haute, marchez avec assurance, soyez vous-même en tout temps , imposez votre personnalité et affirmez-vous comme vous êtes, vous n’aurez jamais a baisser les yeux devant quiconque et ceux qui vous craignaient ou vous haïssaient vous respecteront et vous accepteront.”

Luc, élève officier, Québec

***ALERTE HOMOPHOBIE***

vannesteUne homophobie bien ancrée dans la droite française.

Dans d’un entretien vidéo de plus de vingt minutes mis en ligne le 10 février sur le site de l’association catholique Liberté politique, le député UMP Christian Vanneste définit l’homosexualité comme une doctrine. «Qu’est-ce qu’un homosexuel? C’est quelqu’un qui refuse l’autre», assène-t-il à l’écran. Dans son long monologue il en vient à évoquer la «légende de la déportation des homosexuels en France».

Soutenu par Christine Boutin qui défend la doctrine du Vatican, ce n’est pas la première fois que Christian Vanneste crée une polémique en lien avec l’homosexualité. En 2009, il affirmait sur le plateau de C dans l’air que l’homosexualité serait «liée au narcissisme et à l’individualisation rutilant de notre société», ajoutant que «les couples homosexuels (…) ne sont pas forcément ceux qui boivent le moins et ceux qui consomment le moins de drogues».

Une note de blog publiée en 2010 a également provoqué un tollé. Le député UMP y affirmait que «l’opposition outrancière entre pédophilie et homosexualité n’est pas fondée en raison des tendances assez fréquentes dans l’histoire qui ignorent la frontière juridique de l’âge».

Plus récemment, en juin dernier, Christian Vanneste avait expliqué que, selon lui, le mariage entre deux personnes de même sexe était «une aberration anthropologique», ajoutant que la société devait assurer sa pérennité «par le mariage des hommes et des femmes», établissant une hiérarchie entre couple homosexuel et couple hétérosexuel.

Ces déclarations font suite à la polémique lancée début février 2012 par Claude Guéant qui déclarait plus largement «toutes les civilisations ne se valent pas».
Dans le virage «à droite toute» que prend Nicolas Sarkozy dans son programme annoncé dans Figaro Magazine du 11.02.2012, le ton est de nouveau donné pour stigmatiser des populations indésirables par l’annonce de référendums, l’un sur les chômeurs, l’autre sur les immigrés … Mais les homosexuels ne sont pas de reste et se voient répondre à leurs demandes d’EGALITE: «En ces temps troublés où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu’il faille brouiller l’image de cette institution sociale essentielle qu’est le mariage». Trois jours plus tard, le sénateur et ancien président UMP du Sénat Gérard Larcher revient à la charge en se prononçant contre le mariage homosexuel et positionnant «la famille» comme le seul «point d’ancrage».

En 2007, le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, s’est prononcé à plusieurs reprises, dont le 1er septembre 2006, contre le mariage civil homosexuel. Il propose alors un nouveau contrat d’union civile donnant les mêmes droits aux couples de même sexe qu’aux couples mariés. Toutefois, ces promesses n’ont pas abouti. L’UMP est opposée au mariage homosexuel, malgré les demandes de Gay Lib, mouvement associé à l’UMP, qui réclame la création d’un statut d’union civile. Jean-Luc Roméro, qui a longtemps abordé les problématiques LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) au sein de l’UMP, a démissionné de l’UMP et créé son propre courant, «Aujourd’hui autrement», reprochant à l’UMP de ne pas évoluer suffisamment sur ce sujet.

A l’aube de l’élection présidentielle 2012, les vieux démons homophobes resurgissent, de quoi ramener au bercail l’électorat catholique de Christine Boutin ou de François Bayrou et … celui du FN! Ou s’agirait-il d’occulter un embarrassant bilan? Les homosexuels seraient-ils pris en otages?

Nier la déportation des homosexuels n’est pas une opinion, c’est un délit.trianglerose
Le député UMP Vanneste nie désormais la déportation des homosexuels en France, comme Jean-Marie LE PEN à nié l’existence des chambres à gaz. L’argument négationniste a pour stratégie de remettre au goût du jour le projet pétainiste TRAVAIL-FAMILLE-PATRIE. Au sein de la droite française, la chasse aux voix homophobes est ouverte.

Les faits historiques sont pourtant là pour rappeler que l’holocauste est la plus sauvage persécution que les homosexuels aient connue. Dès 1928 le parti nazi déclare: «Quiconque est, et même pense à l’amour homosexuel est notre ennemi». En 1935 une loi impose la stérilisation des «malades», à savoir: «homosexuels, schizophrènes, épileptiques, aveugles, malformés». Les lesbiennes n’ont pas échappés aux camps, portant le TRIANGLE NOIR des asociaux (et non le TRIANGLE ROSE car mettant moins en péril la pureté du sang allemand). Il n’est pas anodin de rappeler que les tziganes (les ROMS) portaient dans les camps le TRIANGLE

VIOLET… Les TRIANGLES ROSES des homosexuels sont avec les ETOILES JAUNES des juifs (2 TRIANGLES entrecroisés), les plus exposés à la mort.

Les homosexuels étaient placés par les bourreaux dans les catégories les plus basses du camp. Avec la complaisance fréquente des TRIANGLES ROUGES (les politiques), les homosexuels étaient les premiers condamnés car jugés moins utiles à la résistance. Ils avaient les plus grandes difficultés à être respectés par leurs codétenus pour tenter de survivre. Couchaient-ils avec les autres hommes déportés? Seuls les TRIANGLES ROSES le reconnaissent. Couchaient-ils avec les allemands? Parfois. Un TRIANGLE ROSE de l’Association Les Flamands Roses en donnera une illustration: «Je n’avais comme issue que de me placer de nouveau sous la protection d’un doyen du camp ou d’un kapo qui me garantirait ma nourriture et qui tiendrait à distance tous ceux qui pouvaient me faire des offres … En échange, je devais être son ami et partager son lit lorsque mon protecteur en éprouverait le désir. Chaque chose a son prix.»

Les médecins SS pratiquèrent des expériences qui ne concernaient que les homosexuels ayant pour but de guérir cette «maladie», en injectant des hormones synthétiques dans l’aine droite.

En France, dès 1942 Pétain signe un texte de loi réprimant les homosexuels. La collaboration de la police française permettra à la Gestapo d’arrêter et de déporter par milliers les homosexuels. Le gouvernement de Vichy voulait ainsi préserver les «VALEURS» de la «FAMILLE»… A la libération, le refus de la reconnaissance de la déportation homosexuelle est lié à l’ordonnance du 8 février 1945 perpétuant la pénalisation. Elle fut signée par De Gaulle qui prétendait vouloir une France Libre! Libre des occupants certes, mais pas des discriminations.

Il faudra attendre 1982 avant d’entendre sur les ondes la déclaration de François Mitterrand au Sénat: «La France doit cesser d’ignorer ce qu’elle doit aux homosexuels». Dans les réformes, c’est en 1999 sous le gouvernement Jospin que fut voté un «PACS», contrat de partenariat entre deux personnes majeures quel que soit leur sexe, ayant pour objet d’organiser leur vie commune. Un premier pas significatif donnant aux homosexuels la liberté de s’unir civilement. Loin cependant de la devise d’EGALITE bien mise à mal aujourd’hui … Lire le reste de cet article »

Quelle place pour les bi dans la communauté?

drapeaubiQui sait ce que c’est que signifie “être bi”, aujourd’hui? Qu’en sait un hétéro ? Ou un homo ? Et qui s’y intéresse, qui a envie de le savoir ? Ni les uns, ni les autres on dirait, à voir à quel point on parle peu de nos expériences et de nos problèmes. Voici mon témoignage, ou coup de gueule si vous préférez !

Être bi, ce n’est pas être homo et hétéro à la fois. Malgré les apparences, ça n’a rien à voir avec ces deux autres orientations sexuelles. Ce n’est pas juste aimer les hommes, et aimer aussi les femmes. Le fait qu’on aime les deux change plein de choses, et suscite des questions et des problèmes que les homos et les hétéros ignorent. Des problèmes que la communauté LGBT n’aborde quasiment pas, tandis que le reste du monde ignore la plupart du temps l’existence même des bi.

En termes de vie sociale, être bi, comme j’en fais l’expérience, c’est avoir le cul entre deux chaises, être entre deux mondes qui se connaissent encore très peu, qui paraissent décidés, autant l’un que l’autre, à vivre comme deux mondes parallèles rechignant à se rejoindre (les homos revendiquant à la fois une place en tant que citoyens comme les autres, et aussi, historiquement, une place à part, via le fort aspect militant et contre-culturel de la communauté LGBT). Être bi, c’est n’appartenir à aucun de ces deux mondes – parce qu’on ne se reconnaît ni dans l’un, ni complètement dans l’autre – et être trop peu visible pour en créer un troisième ou faire simplement en sorte que tout le monde vive dans le même. Il faut que cela change.

Les bi sont-ils visibles ? Quand je suis tombé amoureux d’un ami gay, il y a un peu plus de trois ans (j’en ai 25 actuellement), je me pensais complètement hétéro. A y réfléchir, j’avais déjà ressenti des attirances pour d’autres jeunes gens auparavant, mais j’avais été toujours amoureux de filles, “donc” je ne pouvais pas être gay. La question d’être “les deux” ou “entre les deux”, je ne me l’étais même pas posée. Je n’en avais jamais entendu parler, sauf en de rares occasions et en mal, comme caractéristique de personnages libertins ou calculateurs (alors même que j’ai reçu une éducation plutôt ouverte). Mais la bisexualité, comme orientation sexuelle, je n’en avais vraiment jamais entendu parler. Ça n’existait pas.

C’est le fait d’éprouver non seulement du désir, mais aussi des sentiments pour cet ami, qui m’a fait tomber le ciel sur la tête. J’ai fini par lui parler (en substance : “tu m’attires, je ne sais pas trop comment, ni pourquoi, mais tu me fais quelque chose”). Ça n’a pas été réciproque. Mais quelque part, ça a été le râteau le moins grave que j’aie jamais connu (du moins au départ), parce que, malgré ça, il y avait cette découverte incroyable. Cela a été pour moi comme une révélation, l’apparition d’un nouveau continent, ou l’ouverture d’un troisième oeil, ou le passage au 3D relief, enfin, n’importe quelle image de ce genre : c’était merveilleux. Un pan nouveau du monde apparaissait.

Depuis ce moment-là, ma vie est devenue plus riche, plus complexe, plus compliquée. Je me concevais comme gay-friendly, mais je n’avais pas la moindre idée de ce que c’était que désirer des gens de mon sexe, ou les aimer. L’euphorie première une fois passée (c’était vraiment très beau…), le trouble et la peur sont venus. Tout cela m’a forcé à réfléchir beaucoup ; j’avais peur de me faire des idées, d’inventer des choses, d’en exagérer ou d’en minimiser d’autres (de refouler, comme on dit). Je me suis posé la question pendant des mois (d’autant que je n’avais pas eu de relation hétéro au sens fort au moment où ça m’est arrivé) : est-ce que j’étais gay ? Non. Est-ce que j’aimais toujours les filles ? Oui. Est-ce que j’aimais le porno gay ? Non, pas plus que le porno hétéro d’ailleurs. Est-ce que cet homme, là, dans la rue, m’attirait ? Non… mais celui-ci, oui, et celui-là aussi… peu à peu, mon regard s’est libéré, a changé. Depuis, dans la rue, je regarde, non pas tout le monde, mais des gens des deux sexes.

Tout cela m’a forcé à réfléchir beaucoup, à comprendre ce que je voulais. Je me suis intéressé à la cause LGBT, je me suis inscrit sur un forum sur la bisexualité (bisexualite.info) qui m’a beaucoup aidé ; puis je suis allé dans plusieurs associations (Bi’cause, le MAG, puis le GLUP). J’ai commencé à lire tetu.com et Yagg. Des choses de ce genre ! Et je sais, profondément, que j’aime et désire les deux sexes. Cela changera peut-être (après tout, telles que je vois les choses, cela a déjà changé, et pas qu’un peu), mais personne d’autre que moi n’a le droit d’en juger, et encore moins de tirer des plans sur la comète. Lire le reste de cet article »

Lettre aux Homosexuels de France

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Lady Marine : nouvelle icône Gay en 2012 ?


C’est à cause d’une profonde inquiétude que je me permets de venir vous faire part de ma peur et de mon désarroi face à l’ampleur d’un phénomène épouvantable, dont je suis resté spectateur depuis quatre mois maintenant. Dès septembre dernier, plusieurs homosexuels que je connaissais de longue date, ou que je venais de rencontrer, m’ont avoué leur intention de voter madame Le Pen à la prochaine élection présidentielle. Je n’ai alors pas prêté plus d’attention à ces idées folles, que je croyais éphémères. Sauf que cet aveu, je l’ai entendu bon nombre de fois depuis jusqu’à très récemment, et la sensation d’un malaise croissant est venue me heurter. C’est à ce moment-là que j’ai pris peur d’assister, impuissant, à la banalisation de la pire des choses. Cette crainte ne m’a depuis plus quitté et c’est elle qui me pousse aujourd’hui à prendre de votre temps, afin que la tragédie identitaire qui traverse notre communauté soit désormais connue de tous, afin qu’ensemble nous puissions retrouver justesse, raison et espoir. Car ce qui me donne tant de frayeurs, c’est que l’intempestive séduction que madame Le Pen jette aux yeux des Français ait reçu bien des échos positifs au sein même de notre communauté. Oui mes amis, j’ai l’insoutenable impression que tous les voyants sont au rouge quand je vous vois et vous entends défendre sans honte les mérites d’une politique que vous devriez fuir, que vous devriez combattre. Il est temps de craindre ; craindre que le désespoir de certains et le dépit des autres nous conduisent dans les mailles d’un filet, que nous ne pouvons ignorer comme dangereux pour notre communauté, et pour la France.

L’extrême-droite n’est pas, n’a jamais été, et ne sera jamais gay-friendly

Mes chers frères et sÅ“urs gays et lesbiennes, laissez-moi vous dire que sous son masque de modernité, de dynamisme et de fraîcheur, rien n’a changé ; car l’idéologie de madame Le Pen est la même que celle des dictateurs du temps jadis. Qu’importe qu’elle ait mis de l’eau dans son vin, et de l’humour dans ses discours, grand bien lui fasse ; elle n’en reste pas moins le visage d’un extrémisme fondé sur le fascisme, sur la haine, sur le racisme, l’injustice et l’anti-LIBERTÉ. Et ce n’est pas sa faute, c’est le poids de son éducation, de son identité, d’une culture et d’un mode de vie, qui mes amis, je vous le jure, ne sont pas les nôtres. N’oubliez pas que l’extrême-droite n’est pas, n’a jamais été, et ne sera jamais gay-friendly. Car enfin, comprenez bien que votre Marine ne viendra pas seule ; et que ses fidèles, ses proches, ses disciples, ses électeurs de toujours, eux ne seront absolument pas en osmose avec nos modes de vies ! Vous me dites qu’elle est différente, qu’elle est plus douce, mais comment pouvez-vous m’expliquer qu’elle soit la seule ? Ne voyez-vous pas qu’elle est la jolie fleur au milieu des orties, qu’aller la cueillir c’est aller dans les ennuis ? Que voter Le Pen c’est offrir notre image, notre héritage, notre culture à toutes sortes d’extrémistes, de radicaux, de fanatiques qui n’auront pour seul but que d’imposer leur style de vie et leur haine face à tout ce qui n’est pas comme eux. Dont nous. Que vous arrive-t-il mes amis ? Vous qui vous indigniez, hier encore, des propos à tendance homophobe de madame Boutin, vous vous laissez aujourd’hui séduire par bien pire et bien plus perfide. Vous me faites nerveusement rire, quand je vous entends me dire que rien ne changera car aujourd’hui avec internet, tout est différent. Mais réveillez-vous, internet ce n’est pas naturel, on vous le donne, on peut vous le reprendre, on peut le réduire, le surveiller, le contrôler ; au contraire, c’est un fichage très dangereux dans des mains qui chercheront à assouvir l’élargissement d’une nouvelle idéologie. Comment pouvez-vous croire que le Marais sera épargné du tumulte extrémiste qui naîtra à Paris et ailleurs ? Je suis bien d’accord avec vous, ce n’est pas madame Le Pen qui viendra avec un énorme trousseau fermer les différents bars, boutiques et boîtes gays ; mais pensez à tous les extrémistes qui auront alors droit d’actes et de paroles et qui trouveront bien le moyen de faire le ménage, en grignotant jour après jour nos libertés, nos droits et nos vies. Et personne ne viendra nous soutenir car l’embrigadement de la pensée aura déjà débuté son Å“uvre. Alors, vous vous rendrez compte qu’il est trop tard, que ça recommence. Que vous avez fait l’erreur de croire que cela serait différent. Tout ceci ce n’est pas moi qui le dis, c’est notre Histoire. Combien de films, combien de témoignages, de documentaires, de romans avons-nous sur la terrible Histoire de l’Europe fasciste ? Comment pouvez-vous aujourd’hui être prêts à confier nos droits homosexuels à des gens qui par le passé ont tout fait pour nous empêcher de les acquérir ? Mes frères, mes sÅ“urs, je vous en prie, ressaisissez-vous. Gay n’est pas Front National. Lire le reste de cet article »

Fuir mon pays?

Je suis un jeune Marocain, et je souhaite publier mon histoire.

1989: À l’âge de 4 ans, je me fais violer par un voisin qui est plus âgé que moi. De crainte que toute la famille soit au courant, mes parents ne dépose pas plainte. Ils se limitent à déménager du quartier où nous habitions.

1999: À 14 ans, je commence à développer une certaine attirance pour le sexe masculin. Je m’inscris à une salle de sport pour avoir le maximum de contact avec des personnes de mon sexe. À l’époque, j’ignorais complètement la raison et la signification de cette attirance.

2000: Je commence à m’inquiéter, à vivre dans l’anxiété, les doutes… Je n’arrive pas à comprendre la raison pour laquelle, je suis attiré de plus en plus par les personnes de sexe masculin. Pendant les vacances d’hiver, je me retrouve seul avec une cousine, qui veut qu’on ait un moment intime. Elle commence à me caresser, à m’embrasser … elle est très belle, mais je suis dégoûté par cette idée, et je refuse qu’on fasse l’amour ou que l’on continue à flirter. J’ai d’abord pensé que cette réaction était due au trac, mais quelques mois plus tard, je découvre ma vérité – une vérité qui m’a surpris, choqué, et qui a changé ma vie – lors de la préparation pour l’examen final de la dernière année de collège: Pendant que je révise avec un pote, je lui propose de simuler une scène de flirt. Je lui dis que c’est juste pour que le jour où nous allons avoir un contact direct avec le sexe féminin, nous soyons des experts en flirt. Sauf que la simulation se termine par faire l’amour. À ce moment-là, j’ai des sentiments mêlés. Je suis heureux de ce que j’ai fait et en même tant, j’ai peur de ce que je suis: un homosexuel. Car oui, j’ai compris la nature de mon orientation. Je passe alors quelques jours seul à réfléchir. J’ai peur que mes parents découvrent la vérité sur leur fils, j’ai peur du regard de la société. Et je pense alors pour la première fois à mettre fin à ma vie. J’ai 15 ans. Lire le reste de cet article »

Aldric, gay, moche et fier de l’être :)

Je suis gay et rejeté par ma propre communauté! Voilà un sujet qu’il serait bon d’aborder dans les pages de votre magazine ou les colonnes du site internet.

Certes, Têtu fait un très bon travail en ce qui concerne les gays en France, mais s’il y a un problème majeur qui règne encore bien souvent tabou c’est celui qui concerne les gays qu’on ne retrouve sur aucune photo du magazine. Ceux qui ne sont pas sexy, qui n’ont pas un corps d’Apollon, loin de pouvoir défiler sur les planches du dernier défilé de mode ou d’être élu Mister Gay du mois. Oui, trop souvent, et comme chez les hétéros, les gays, et la société en général, s’arrêtent sur des images, des stéréotypes, et nous vendent des mecs tellement parfaits qu’on oublie de préciser qu’ils ne sont qu’accessibles qu’aux mecs tout aussi parfaits.

J’ai 22 ans, je suis quelqu’un de drôle, sociable, empli d’humour et de générosité et, même si je dispose de bons nombres de qualités et de défauts pouvant me rendre attachant, je ne suis destiné qu’à être le «bon copain» de tout le monde, le meilleur ami que l’on balade pour faire du shopping ou bien l’âme sensible à qui l’on va confier ses histoires de coeur. J’aime ça, j’adore ça même, mais je ne serais toujours cantonné qu’à ça parce qu’aucun mec n’aura l’intelligence de s’intéresser à moi sur un plan sentimental ou sexuel.

La raison? Je ne fais pas les 65 kilos tout mouillé que la norme impose – j’imagine que je tourne plutôt dans les 90 kilos. Je n’ai pas les fringues dernière tendance, oh non, je m’habille comme bon me semble avec ce que j’ai les moyens de m’acheter. Je n’ai pas une vision parfaite à la Superman, j’ai les lunettes de Clark Kent! Je n’ai pas la coupe de cheveux du beau brun mystérieux, c’est plutôt une pale copie de celle de Justin Bieber. Je ne suis pas aussi grand que les princes charmants, je suis plutôt aussi digne d’intérêt qu’un Shrek sauvage.

A quand un cover boy qui ne soit pas un petit minet beau et musclé?

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TÊTU devient adulte

Bravo,

Étant en Belgique et achetant TETU, chaque mois, je me suis dit le mois dernier que c’était la dernière fois que je l’achetais… et heureusement j’ai vu qu’en septembre, une nouvelle formule était prévue.

J’avais envie depuis des mois de vous dire que je trouvais TÊTU, trop «Français», trop «associations», trop «culture», trop «politique», trop «socialiste», trop «j’aime pas Nicolas Sarkozy», et c’est votre droit, votre choix. Mais TÊTU n’était pas assez Belge, ou pas assez en dehors de la France, pas assez mode vêtements, chaussures, sacs… et pas assez sexuel, même si ça ne doit pas être un magazine de… mais un peu c’est bien aussi.

Je suis heureux de la nouvelle formule et suis prêt, maintenant, à m’abonner. Je ne suis pas d’accord avec FRIENDLY, votre nouveau concurrent, car il est fade, vide, des pages sans intérêts, de grandes photos et de tout petits textes… Donc oui, Bravo, l’enfant TÊTU devient adulte.

Michel, Belgique.

Bart, 49 ans, Avignon

martin_baby

Les premiers numéros de Têtu, je les ai lus en cachette. Quatorze années plus tard, je l’achète désormais librement à la gare d’Avignon. Il atterrit désormais sur la table basse du salon, avec les journaux et les autres magazines. Et, en plus de cela, ma fille s’enflamme devant «autant de beaux mâles», allant jusqu’à découper leurs photos pour les placarder au-dessus de son lit. Je me révolte et voilà le résultat de ma (r)évolution! Un tel changement est le fruit d’un long chemin, celui d’un père de famille qui élève seul ses enfants et qui, un jour, fatigué de mentir à lui-même et à ses proches, décide de faire son coming out à 48 ans.

Certes, j’étais terrifié ce matin-là. Le spectre d’une rupture définitive avec mes enfants, la douleur que j’allais provoquer… Mon tourment avait assez duré, il fallait se lancer.

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