Coup de foudre dans les couloirs du lycée

baiserlesbien Camille est lycéenne en terminale. Seule lesbienne assumée de son lycée, elle croise un jour le regard d’une jeune fille dont elle tombe très rapidement sous le charme. Mais comment l’aborder? Est-elle seulement lesbienne elle aussi?

“Je suis en terminale, dans un petit lycée situé au cœur d’une ville militaire, entre Poitiers et La Rochelle. J’ai découvert mon homosexualité il y a de ça deux ans, essayant une année entière de la nier. Ce n’est que l’été dernier que je me suis avouée à moi-même que j’étais lesbienne. Jusque là, je me nourrissais de flirts virtuels, puis j’ai eu une relation de quatre mois, encore une fois avec une jeune fille rencontrée sur le net.

J’ai baissé la tête, je me sentais mal à l’aise, elle m’a souri
Depuis quelques mois au lycée, une jolie fille m’avait tapée dans l’œil, elle était belle, ne semblait pas parler beaucoup, et avait l’air très timide. Dans mon lycée, à ma connaissance, il n’y avait qu’un seul gay, et je devais être la seule lesbienne. À force de parler à ma meilleure amie Chloé de cette fille qui me plaisait tant et qui à mes yeux était «so lesbienne», elle m’a lancé le pari de trouver son prénom la première. Chacune de nous a essayé de son côté de savoir le prénom de celle qui m’avait charmée, par ses regards, ses sourires, et son style qui lui est propre.

Un jour, Chloé et moi nous sommes postées près du groupe d’amies de la jolie fille, dans l’espoir que l’une d’elles prononce son prénom. Ce fut vain, alors j’ai accompagné Chloé aux toilettes avant la reprise des cours. Alors que je l’attendais près des lavabos, replaçant rapidement mes cheveux, la jolie jeune fille est entrée. J’ai baissé la tête, je me sentais mal à l’aise, elle m’a souri. Chloé est sortie, et sans hésiter, lui a demandé son prénom. «Evie.» Elle s’appelait Evie. Nous étions mercredi, et je savais que celle qui me plaisait s’appelait Evie. En sortant de classe, je suis allée voir les listes d’élèves affichées dans le hall, pour savoir son nom et sa classe. Ce fut chose faite. Ca ne me donnait pas pour autant l’opportunité de lui parler.

Je me suis faite jolie, comme j’ai pu
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