Jour d’armistice

femme couple homosexualitéLisa a rencontré Suzanne sur internet. Elles décident de se donner rendez-vous pour la première fois un 11 novembre, ce jour d’armistice. Assez nerveuse, elle s’apaise peu à peu face à celle qui la fait de plus en plus craquer. Mais un incident vient remettre en cause leur tranquillité.

“Le 11 a toujours été mon nombre favori. D’ailleurs, le 11/11/2011 n’a pas été un jour quelconque… Gare Lille Flandres, début d’après-midi. J’écrivais frénétiquement un long SMS à une grande blonde qui me faisait craquer depuis toujours. Une grande blonde qui jouait chaque fois au jeu du chat et de la souris pour mieux me jeter en beauté. Bref, j’étais très occupée à envoyer un énième message à mon bourreau quand mon «rencard» du jour est arrivé. J’ai levé les yeux : Suzanne me faisait face.

Sens de l’humour mordant, plutôt mignonne…
Rencontrée sur un site internet il y a quelques semaines, je m’étais liée d’amitié avec cette métisse au sens de l’humour mordant. Plutôt mignonne d’ailleurs. Appréciant nos discussions, j’avais envie de passer un moment avec elle. Juste comme ça. Une balade dans les rues piétonnes puis sa meilleure amie nous rejoint. Je me suis précipitée dans les toilettes d’un café. Quand je suis revenue, elles étaient attablées avec trois tasses fumantes. Deux cafés pour elles, un cappuccino pour moi. Étonnamment, au moment de la commande, Suzanne s’était souvenue que c’était ma boisson préféré…

La journée s’écoulait paisiblement. Le soleil se couchait et la grande blonde s’estompait de mes pensées. J’étais sereine, assise sur le banc d’un parc lillois avec quelques amies de Suzanne. L’une d’elles me racontait avec passion quelques anecdotes sur son petit ami. Suzanne, debout, nous observait avec amusement. A un moment son genou a frôlé le mien, ce qui m’a fait tressaillir… Nos regards se sont alors rencontrés longuement quand… Un homme de petite taille s’est immiscé avec pour idée de draguer toutes les filles de la bande! Passablement énervée, je me suis redressée au maximum que me le permettait mon 1m61. J’ai toisé l’importun de mon regard le plus noir et je lui ai ordonné de dégager. Je l’ai tellement provoqué qu’il a porté un coup de poing à mon visage! Le temps que j’esquive ce coup bas, les amies de Suzanne se sont interposées.

Nos visages se rapprochaient dangereusement
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