Les persoviews : Les vraies-fausses interviews de Cindy et Bobby.
On est à 61 jours des Gay Games. Cindy et Bobby ont profité d’une pose “whisky sour” lors d’un rayon de soleil sur leur terrasse entre deux orages de mousson pour vous livrer le portrait de Laurent, l’hôtesse de terrain de l’équipe.

« Pas question d’arriver surentrainé pour faillir le jour de la rencontre»
Bobby : Pourquoi as-tu choisi le basket ?
Laurent : Je me posais justement la question. C’est tout de même un sport où il faut beaucoup courir, qui demande beaucoup d’engagement, où on se blesse facilement et où il faut être agressif en permanence. Si c’était à refaire je ferais plutôt du surf.
Cindy : Pourquoi le basket dans un club gay ?
Laurent : Il n’y avait pas d’équipe de surf gay (sourire). En fait, j’imaginais le basket gay beaucoup plus délicat et raffiné où le fair-play présidait à l’envie de gagner. J’ai vite déchanté. Nous vivons malheureusement dans un monde de brut. On se crêpe autant le chignon sous les paniers gays qu’hétéros.
Son homme idéal

Bobby : Comment prépares-tu les GG ?
Laurent (un peu surpris par la question) : Mon entrainement à moi c’est avant tout du repos. Il faut s’économiser. Pas question d’arriver surentrainer pour faillir le jour de la rencontre. Non merci !
Cindy : Il paraît que tu voudrais arrêter de courir ?
Laurent : Oui. C’est facile à dire mais j’ai déjà essayé plusieurs fois. Se mettre à marcher sur le terrain mais avec tous ces partenaires qui courent autour de vous, c’est quasiment impossible. Vraiment, ils ne m’aident pas.
Bobby : C’est un peu comme si tu voulais arrêter de fumer avec des fumeurs autour de toi ?
Laurent : Le parallèle est intéressant mais je ne suis pas prêt à lâcher ma pose cigarette sur le banc de touche.
Bobby : Quel est ton rôle dans l’équipe ?
Laurent : Je suis une véritable hôtesse de terre. Ce qui m’importe c’est que les gens soient bien accueillis. Je n’hésite pas à rappeler les consignes de sécurité avant le début d’un match en pointant les sorties de secours.
Cindy : Ta principale angoisse avant les jeux ?
Laurent : Je fais un cauchemar récurrent en ce moment. Mes coéquipiers se blessent à force d’entrainement pour préparer leurs Gay Games et je me retrouve à devoir jouer tous les matchs à Cologne.
Bobby : Et comment la gères-tu ?
Laurent : Très mal. Je n’arrive plus à faire mes nuits de 12 heures.
Cindy : Pourtant en étant hôtesse de terre tu ne dois pas souffrir des décalages horaires ?
Laurent : Oui mais à terre on passe tout de même de l’heure d’été à l’heure d’hiver et inversement deux fois par an. Ca perturbe aussi.
Ta devise ?
Chacun à son poste et les vis à vis seront bien contrôlés.
Cindy et Bobby ont décidé de réaliser une série d’interviews de joueurs d’E2B se rendant aux Gay Games. En tant que professionnels de la profession de journalistes, ils attachent beaucoup plus d’importance à leurs questions qu’aux réponses. Afin d’économiser les forces de nos sportifs, Bobby et Cindy d’un commun accord, ont décidé de rédiger toutes les réponses sans consulter les joueurs.

A propos de Bobby et Cindy
Riche héritière de la chaine d’hôtel Seven, Cindy et son troisième mari Bobby, se targuent depuis peu d’être grands reporters pour voyager un max et frimer dans les dîners en ville. Ils ont été très honorés d’être retenus récemment pour réaliser les « persoviews » du blog TETU-E2B.
Leurs blogs perso :
http://cindyseven.blogspot.com
http://bobbyseven.blogspot.com
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Crédit photos by Bertrand des Front Runners


Après les inscriptions, on part vite goûter quelques spécialités locales au bar Seitensprung (Infidélité … cela ne s’invente pas). D’ailleurs, Robert spécialiste des rencontres en tout genre ne manque pas de faire la connaissance … d’un Italien. Heureuse surprise, il fait partie d’une équipe de basket toute fraîchement créée à Bologne et participe au tournoi. C’est un événement, c’est la première fois que des basketteurs gay Italiens montrent le bout de leur … nez. On n’y croyait plus ! Quelques minutes plus tard, notre côté latin prenant le dessus, nous voilà en longues discussions intéressées avec la très charmante et charmeuse équipe italienne (oh Claudio !). L’heure tourne, les Italiens, très motivés pour le tournoi, vont se coucher pendant qu’on enchaîne sur une nouvelle tournée (avec modération bien sûr !).
2 victoires aisées le matin, un 1er match de poule finale gagné malgré l’entorse de notre tour de contrôle Alain (et c’est pourtant le plus stable en talons). Match suivant qualificatif pour la finale : France/Italie. Nous y voilà ! L’adrénaline comme la testostérone (!) montent en flèche. Alain ne peut décemment manquer une telle partie, même s’il est fort occupé dans les tribunes avec un infirmier allemand ! Yannick le strappe et il fera fi de la douleur. Pas eu besoin de motivation pour ce match …
Résultat sans appel … une défense homme à homme très très près du corps, des garçons qui se jettent sur tout ce qui passe à portée de mains (y compris les ballons), des corps dégoulinant de sueur et une victoire avec panache. Les Italiens n’ont pas vu le jour. Mais contrairement à nos homologues footeux, tout finit dans la très bonne humeur avec des embrassades et des photos.
Après une très bonne 1ère mi-temps, la fatigue se fait sentir et Berlin revient au score. Alain, non content d’avoir la cheville bandée va percuter la tête d’un joueur adverse et finit en sang (pas un sport de tapettes !!). On n’est plus que 5 à jouer, puis bientôt 4 quand Yannick commet sa 5ème faute (ou la 12ème d’ailleurs !).
28 secondes à jouer, +1 pour Berlin avec la possession à 5 contre 4 … plus d’espoir pour Paris. Mais on ne lâche rien, Berlin rate son tir à 6 secondes de la fin. Rebond de Paris, faute. Il nous reste 4 secondes pour marquer. Tir manqué mais Momo capte le rebond devant les 1m90 du pivot Berlinois et marque. Tuuuuuut. Victoire à l’arraché de Paris ! Liesse …


Sa femme idéale
«Je l’avoue, je suis Gay Games Virgin»
Son homme idéal.

