Ce garçon qui aimait le politiquement incorrect et les foulards de soie

hermes_roversi_32 Il y’a quelques jours je vous postais un article sur le Multidating et j’y retranscrivais de façon assez crue, décomplexée voire choquante, une facette de ma personnalité ; Une petite mise en exergue de mon rapport aux autres en matière de rencontres.

J’étais chez moi, assis sur mon bureau, les yeux rivés sur l’écran, les doigts immobiles sur le clavier, deux Thés Noirs d’Assam fumant sur la table. Je relisais avec une voix murmurante encore une dernière fois ce que j’allais vous livrer. J’anticipais les réactions surement vives qui allait suivre et me disait qu’entre « égocentrique-narcissique », « manipulateur -opportuniste», « frivole-dépravé », « mythomane-élitiste », « jeune homme pourri-gâté-vicié » j’allais être habillé chaudement pour l’hiver. J’aime les manteaux.

Mais au fond je n’en ai que faire – les antithèses sont le dernier de mes soucis: cela fait bien longtemps que je ne cherche plus consensus et compromis; et si j’écris, si je mets des morceaux de ma vie, des brides de mes réflexions sur papier (façon de parler) c’est avant tout pour moi, pour m’aider à structurer mes pensées, à me libérer, à exorciser mes démons – pas ceux des biens pensants; les miens me donnent déjà assez de boulot.

Le politiquement/socialement/économiquement correct m’énerve, m’exècre, me révulse :

NON tout le monde ne vit pas dans un monde aseptisé où c’est bien de charmer mais pas de multidater . Où c’est bien d’être aisé mais pas trop ou du moins de ne pas l‘afficher. Où c’est bien d’avoir un bon travail mais de ne pas trop en parler pour ne pas vexer les susceptibilités. Où pour se faire des amis il faut plutôt dire qu’on dîne de temps en temps ou Flunch et non au Georges V. Où il faut cacher sa belle montre sous son pull dans la rue pour ne pas heurter les âmes sensibles. Où quand vous êtes une fille et que la nature vous a bien faite il serait impoli de vous exhiber et de choquer celles moins bénies. Où c’est bien d’avoir une vie sexuelle mais pas trop libertine non plus. Où il est bien vu de penser à soi et à ses intérêts mais pas trop. Où c‘est bien d‘avoir de grands diplômes mais de ne pas les afficher. Où c‘est bien de dire qu‘on va en vacances au ClubMed à Saint Nazaire (ou pas du tout en vacances à la rigueur) plutôt que d‘OSER avouer qu‘on dépasse les frontières Françaises ou PIRE (éloignez les épileptiques des convenances et les âmes sensibles) qu‘on va sur une île à forte connotation sociale dont nous censurerons l‘appellation **beep**.

Et pour vous choquer d’avantage : non le Père Noel n’existe pas et non George Sand était une femme et non un homme. Bouh tremblez.

Non je ne dis pas malvoyant, personne âgée, personne en difficulté scolaire, personne d’origine étrangère, personne à orientation sexuelle différente/sans domicile fixe et tutti quanti. Non seulement c’est long à dire mais c’est sans nul doute de l’hypocrisie généralisée car choisir des termes aussi aseptisés ne veut pas dire qu’on en pense pas moins. Qu’on me traite de Noir/Latino Pédé un peu Salope et Bobo me va très bien du moment que cela n’est pas dit sur un ton insultant ou annexé des adjectifs « sale » ou « de merde ». Pourquoi ? Parce que étymologiquement (l’Académie Française approves this message) et selon la plus simpliste des logiques je le suis. Il ne faut pas donc pas essayer de ménager les opinions des autres ou préserver une certaine image plus convenable, plus boy next door, plus Susan ou Bree que Gaby ou Eddie (Desperate Housewives), en « cherchant de midi à 14h » comme dirait mon papi. Il n’y a donc pas de débats : un chat est un chat, un ciel bleu est un ciel bleu, un cheval est un cheval (sauf pour Findus… je leur accorde une exception).

Je multidate, j’ai une vie sexuelle (trop ?) épanouie et je ne suis pas mal né et pour enfoncer le clou, je ne laisse pas ma place dans les transports, je ne dis pas bonjour à tout va, je fais des queues de poisson, je ne connais pas l’Hymne Nationale par cœur, je ne trie pas systématiquement mes déchets, je fais souvent des blagues grasses sur les blondes, les roux, sur le pape et sur l’esclavage, j’arrive toujours en retard et je joue la carte de la mauvaise foi. Bouh qu‘on me lapide Iranian Style, je suis l’Antéchrist.

Donc non, il n’était pas question de passer pour St Marc-Défenseur de la Vertu, de la Charité, de la Piété, de la Sobriété et des Convenances, mais pour ce que j’étais, je suis, ce que j’espère ne plus être totalement à terme… un garçon bien (encore heureux…) mais pas si bien que ça et qui a la sincérité de l’avouer, de s’en amuser (beaucoup) et de l’assumer. (Note à moi-même : préparer un article sur le tout-correct à la Française).

Et non, j’anticipe, ce post n’est pas sponsorisé par Arnault, Depardieu ou encore moins l’UMP.

Puis je suis allé sur le site du Magazine Le Point, retrouver dans les archives un article d’un jeune contributeur, Charles Consigny, Juriste de son état aussi, et dont j’avais mémoire que les écrits, sur problématique de fond d’exil fiscal, pouvaient me donner matière supplémentaire pour ma réflexion avant de publier mon post. C’est donc avec délectation que j’ai relu ceci : « La France peut encore être le pays où un homme jeune peut songer qu’un jour il sera dans la situation d’avoir ces mots du comte de Guiche :

Oui, parfois, je l’envie.

Voyez-vous, lorsqu’on a trop réussi sa vie,

On sent – n’ayant rien fait, mon Dieu, de vraiment mal !

Mille petits dégoûts de soi, dont le total

Ne fait pas un remords, mais une gêne obscure ;

Et les manteaux de duc traînent dans leur fourrure,

Pendant que des grandeurs on monte les degrés,

Un bruit d’illusions sèches et de regrets»

Trève de poésie, ces dernières pensées rebelles et anticonformistes marquèrent la publication du billet – je reposais mon dos sur le dossier de mon siège et pris une gorgée de thé comme ultime récompense – pencha ma tête vers Thomas qui me regardait et qui était resté silencieux pendant toute mon introspection, silence lourd presque solennel.

Thomas est ce bon ami Anglais, charmant blondinet, Parisien depuis un an, finissant ses études à l’ESSEC, avec lequel je passe beaucoup et temps et qui à nos heures perdues me sert de confident – Le reste du temps, on parle en Anglais, on débat géopolitique, on s’entre-tweete et on fait les courses ensemble au temple de la malbouffe Anglaise – Mark & Spencer et on écume les parfumeries et on se parle de nos vies, nos projets, nos doutes autour de Mojitos. Ce même type de garçon avec qui vous pouvez parler de politique et qui peut sortir juste après un « Haven’t you heard? I’m the crazy bitch around here » à un imprudent qui avait le regard lubrique trop insistant. Oui Thomas est multitâche. Bref, c’est mon Thomas Garrod Pullar à moi (placement produit).

-      « Penses-tu que je sois une mauvaise personne mon petit Tom ? Suis-je excessif ? 7 amants c’est peut-être trop non ? Enfin… sûrement… Mais bon… je devrais censurer quand même un peu non ? They‘ll all just going to think that I‘m the biggest slut of the Parisian Upper East Side… but I guess I am… »

-      « Tu es une tortue Dorian»

-      « Hein ? »

-      « Non, je ne crois pas que tu sois une mauvaise personne, loin de là. Tu es juste toi. Totalement toi. Parfaitement toi – un écorché vif qui se cache, tremblotant sous sa carapace d’acier. Les gens voient la carapace et non l’être en dessous, tout comme tout le monde va s’arrêter à la superficialité de ta vie – you can’t blame them. Le problème est double : tu ne peux pas changer ce que tu es et c’est une bonne chose en soi d’être aussi lucide mais tu ne laisses pas creuser ceux qui veulent voir le « vrai » toi, comme par peur, par réflexe de fermeture automatique – So sure, you are a turtle»

« … » Je reportais la tasse à mes lèvres mais je n’eus aucun reflexe d’ingurgitation. Il avait raison ce con. J’ai peur de tout, de rien, de tout et rien à la fois : peur du vide, peur de la solitude, peur de l’intolérance, peur du mensonge, peur des lézards, peur de la douleur, peur des crapauds, peur des microbes, peur des autres, peur de l’imprévisible, peur de l’avenir, peur des rats, peur du travail mal fait, peur des reproches, peur de la ruine, peur de la crise, peur des ruelles mal éclairées, peur, peur, peur…

Quand on est bambin et qu’on a peur, on trouve toujours des solutions : papa nous lit des histoires où la méchante sorcière meurt dans d’atroces souffrances, torturée à la lame de rasoir, défigurée à l’acide et brûlée au Karcher – j’aimais ces histoires. Maman laisse la porte de la chambrette entrouverte et la veilleuse allumée- on nous offre des doudous pour nous réconforter, nous consoler, nous protéger.

Quand on est plus grand, on a toujours des doudous qui nous rendent plus forts, mais ils prennent juste d’autres formes qu’un ours en peluche borgne ou qu’une couverture tâchée et effilochée. Entre ceux qui se sentent impuissants lorsqu’ils n’arborent pas des signes de luxure comme une Rolex ou une Jaeger Lecoultre au poignet, ceux dont le beau coupé cabriolet rugissant vient combler le manque de confiance en soi, ceux qui se sentent insignifiants lorsqu’ils n’arborent pas une présentation irréprochable en public, toujours tirés à quatre épingles, ceux qui ont besoin de leurs 7944 followers sur Twitter pour se sentir exister, ceux qui se camouflent derrière leur savoir et leur culture, les marques de luxe, les muscles, les livres, et ceux… et ceux… et ceux….

Bref, on a beau être adultes, être de grandes personnes, nous avons toujours peur et nous avons tous ces petits doudous, parfois virtuels et abstraits, souvent concrets, qui, plus ou moins inconsciemment nous imperméabilisent contre de vilains monstres. Mon doudou à moi ? Ce sont les foulards. Ça pourrait être ma bague à l’annulaire gauche que je n’arrive pas à enlever depuis des années ou ce baume à lèvres à base de Karité que j’ai toujours systématiquement dans la poche droite de mon trench, ça pourrait être mon look en général toujours soigné qui me donne en soi pas mal d’assurance, mais ça sera mes foulards.C’est comme ça et pis c’est tout.

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Quand j’étais jeune, mon père était souvent absent – absent à cause de son travail qui avait fait de lui un parfait globe-trotter. C’est un homme fort élégant qui a toujours fait attention à chaque détail de son style vestimentaire. Il ne m’a jamais dit expressément qu’il m’aimait – je ne lui ai jamais dit en retour mais je le sais. Il le sait. Nous le savons. Se sentant coupable après chaque voyage, il m’offrait quelque chose, un présent souvent de mon choix et cela était devenu à force une tradition familiale, paternelle du moins. Je lui demandais toujours la même chose – ces mêmes beaux carrés en soie qu’arboraient au cou, dans les cheveux, sur leurs sacs à main ou autour de la ceinture, les belles femmes blondes, grandes et bien parfumées que je voyais au Club House ou à la Messe le dimanche. J’adorais les porter en nœud – scout autour du cou. Les garçons trouvaient cela bizarre. Les filles aimaient bien. Je me trouvais beau.

Ces 90 cm * 90 cm autour du cou n’étaient pas juste une découpe de soie, oh que nenni, c’était le signe de mon affirmation, de ma différence, du « je t’aime » que je n’ai jamais entendu, c’était ma force.

Les monstres que j’ai combattu avec mes carrés de soie en guise de glaive ne sont plus les mêmes.  Ils sont devenus plus insidieux, plus malins, plus fourbes, ils ont muté, ils m’ont infecté.

L’un que j’ai traqué au fil des années et que j’ai (presque) réussi à exorciser s’appelle « Manque de confiance en soi » – nous le surnommerons MCS. Les gens qui me connaissent disent unanimement de moi que je semble avoir du charisme, un fort caractère, un certain égo et transpirer la confiance en moi… Les gens qui disent cela ne m’ont toujours vu avec un foulard autour du cou et aucun d’eux ne s’est jamais essayé à le défaire. S’ils l’avaient fait, ils auraient coupé la tignasse de Samson. L’esbroufe est trompeuse, la vanité vaine, la verve traître : je n’aime pas ma peau si capricieuse, je déteste ma modeste taille (1m75), j’exècre tellement parfois ce corps que certains disent pourtant apprécier, car il paraitrait qu’en dépit de tout qu’il ne soit pas dénué de charmes – c’est la légende qui le dit – le problème c’est que je ne crois pas aux légendes. Je ne me trouve pas drôle. J’ai beau être précoce, je trouve mon intellect quelconque. Je me trouve sans intérêt, sans plus-value, originalité, singularité, telle un énième grain de sable d’Olonne. Mais pourtant… mais pourtant… mon doudou m’a permis jusqu’à ce jour de continuer à entretenir cette belle mascarade – j’enroule un de mes foulards autour du cou le matin – je me parfume – m’observe 17 fois dans la glace – mon armure de platine m’enveloppe et je deviens, de l’extérieur ce Dorian plein d’assurance. Une sorte de pièce de théâtre perpétuelle avec pour seul costume ces morceaux de soie…

L’autre monstre dont je poursuis la traque se nomme « Tour de Babel » surnommé TDB et qui apprécie particulièrement s’immiscer dans mes rencontres et mes histoires de cœurs (et de coups de reins), ces histoires comme toutes ces autres histoires quelconques, ces histoires comme les vôtres, ces histoires que vous ne trouverez pas dans les romans d’Alexandre Jardin, de Marc Lévy ou de Frédéric Beigbeider.

Ces garçons qui échangent par écrans LCD interposés, qui se font rire, qui se souhaitent bonne nuit, qui se rencontrent autour d’un thé, qui se regardent, qui se frôlent, qui se sentent, qui s’apprécient, qui font l’amour en refaisant le monde et inversement (l’ordre importe peu), qui s’embrassent dans le cou, ces garçons qui se voient et se revoient … jusqu’ à ce que la Tour de Babel écrase de son poids celui de ces deux garçons qui aiment les carrés de soie. Elle le séduit, elle lui ment, elle l’embourbe, lui dit que de toute façon cela finira comme d’habitude : qu’il s’attachera, qu’il tombera peut être même amoureux et que c’est là que le garçon qui aimait moins les carrés de soie, profitant de ce moment de faiblesse, le quittera. Le garçon aux foulards, défaitiste par anticipation teintera la relation de mélancolie – rendant son acolyte tout aussi triste – tristesse répulsive.

Comme d’habitude donc, le garçon aux foulards, ressortira de son écrin orange, un doudou qui voudra bien le réchauffer pendant qu’il marchera dans Paris, Barbara dans les oreilles – Comme d’habitude ce doudou salvateur, mouillé et vicié sera teinté de mauvais souvenirs et le garçon aux foulards s’offrira, comme un grand, un énième doudou, plus neutre, sentant bon le neuf. Il trouve juste qu’il a beaucoup trop de doudous maintenant. Son Banquier trouve aussi …

Thomas l’Anglais avait donc parfaitement raison : j’ai peur de la douleur – peur de la déconfiture – peur d’être vulnérable. J’ai érigé autour de moi des murailles qui au fil du temps, au fil des nouveaux carrés de soie, se sont fortifiées, épaissies, au point où personne ne peut plus y grimper.  Certains ont bien essayé d’en effriter les parois mais ils s’en sont arraché les ongles. D’autres encore ont essayé de s’autocatapulter mais ils ont atterri dans les douves. D’autres encore ont tenté la dynamite – inefficace. Les foulards ne peuvent continuer à être mes béquilles. Il faut bien qu’un jour je songe à ranger mes doudous tout doux et sortir le cou nu tout en gardant la même assurance – jour de liberté.

Thomas avait donc raison… je suis une tortue… une putain de tortue…

Si vous voulez retrouver la tortue sur Twitter c’est par ICI, son acolyte Anglais est par LA. Et si vous préférez réagir par mail c’est encore par là: doriangayparis@gmail.com

5 commentaires

M. l’Auteur de cet article lassant,
je vais faire quelque que j’ai éternellement répugné : décliner mes lettres de noblesses. J’ai 20 ans, riche, beau et prestigieusement diplômé. Niveau sexe, je suis un jeune homme comblé.
Vous comprendrez donc qu’en lisant votre article, je n’éprouve aucune envie, aucune jalousie.

Je ne pense pas que vous soyez “narcissique”, “égocentrique”, “mythomane”, etc…Vous avez surtout quelque chose à vous prouver et à nous prouver sans que personne ne vous le demande. C’est double programme classique qui rendra éternellement burlesque les parvenus.

p.s. : si cette écriture n’a qu’un but introspectif, noircissez les pages d’un journal personnel, plutôt que de recherchez cette exposition publique, qu’encore une fois, personne n’a sollicité

Écrit par satie le 5 mars 2013 à 19:48

C’est un peu long, et nullement rebelle ni anticonformiste, mais je n’ai peut-être rien compris.

Écrit par Vic2Guem4 le 5 mars 2013 à 22:14

Mr Vic2Guem4,
Pour résumer en quelques mots, il fallait juste retenir de l’article que je rappelais que je ferais pas acte d’autocensure sur mon blog et ensuite que cette enveloppe rébarbative cachait quelqu’un qui a peur comme tout le monde et qui fait de l’esbouffre pour se rassurer. Voilà, je sais aussi faire preuve de synthèse :)

Écrit par doriangay le 5 mars 2013 à 23:49

M. Satie,
Je crois que vous n’avez ni compris le sens de cet article, ni compris le contexte qui en est à l’origine.
- Avant tout - si vous relisez attentivement mes lignes vous noterez que le “on” utilisé ne me désigne nullement mais est ici générique. Ce n’est donc pas intitu personae. Et j’aurais encore moins le toupet et l’assurance de me considérer comme ” riche, beau et prestigieusement diplômé”. J’ai juste osé me dire “Noir, Multidater et un peu bobo” et cela purement en exemple du politiquement incorrect et non en revendication, ce qui en soit ne veut pas dire grand chose, en tout cas moins que ce que vous nous avez partagé vous concernant et j’en suis fort aise pour vous.
- Ensuite, en ce qui concerne son sens vous êtes restés figés aux 20 premières lignes sans voir que l’ensemble du texte était un contraste début-fin, passant de l’exposition à l’introspection. Je vous invite donc à revoir les choses dans leur ensemble. SI les gens s’arrêtent à mes 20 premières lignes où je m’expose clairement, disons le sans détour, comme un connard de premier chef, alors que dans la suite de l’article j’explique en filigrane que tout cela est faux et n’est qu’une mascarade (et c’est là le coeur de l’article) c’est que tout le problème ne vient pas de moi mais de ce que tout un chacun veut bien retenir, aussi bien en quantité que sur le fond
- Enfin, non, je n’ai absolument rien à prouver. Rappelons que je suis anonyme derrière ces lignes et un fantôme n’a rien à prouver en règle générale. Si cet article moins introspectif que les autres a vu le jour ce n’est qu’en réponse à l’article auquel il fait écho et aux réactions sous jacentes que j’ai reçu. Il me paraissait donc normal, évident et clair qu’il fallait rétablir un certain cachet à mon blog et en rappeler les principes directeurs, l’absence de censure notamment. Encore une fois, avant à votre tour de vous exposer sans réel apport remettez les choses dans leur contexte et dans leur ensemble.

Néanmoins, merci pour votre intéressante contribution qui me permet donc de mettre le doigt sur les lectures sélectives

Écrit par doriangay le 6 mars 2013 à 8:48

La beauté de l’humain est précisément d’être comme un oignon, plusieurs couches, plusieurs niveaux de connaissance de l’autre. Et puisque la citation de Desperate Housewives est faite, à cet égard, Bree est le personnage le plus intéressant. De premier abord d’un trop parfait vomitif, une coquille vide de ménagère, on transperce sa carapace, ses masques de la Comedia dell’arte, pour voir le caractère profondément fragile et noir de son être intime.
Nous portons tous un masque, non ? C’est la beauté de l’humain que de pouvoir l’enlever, ou le mettre.

Écrit par Pogany le 4 mai 2013 à 16:02

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