«Ça» n'existe pas en Afrique

Par Boy Dakar

Ligoté, bâillonné et battu

Ben, un jeune homme d’une vingtaine d’années, dit avoir été battu entre lundi soir et mardi matin par sa mère et son oncle qui l’accusaient d’homosexualité. Les faits ont eu lieu dans un quartier de la banlieue de Dakar.

Dos

Lorsque nous le rencontrons ce mercredi soir au domicile d’un leader d’association HSH (Hommes qui ont des rapports Sexuels avec les Hommes) Ben a du mal à marcher. Sa peau est toujours boursouflée aux endroits où le fouet s’est abattu encore et encore. C’est avec difficulté que l’adolescent parvient à enlever son habit pour nous montrer son corps meurtri. Après les prises de vues, il se rhabille et raconte l’histoire. Son ton et son allure fluette contrastent avec la violence des faits qu’il raconte.

Tout est parti de l’arrestation d’Abdoulaye un ami de Ben vendredi 17 juin au soir. Abdoulaye avait été arrêté pour défaut de carte d’identité et pour présomption d’homosexualité selon Ben et Karim l’ ami qui a accompagné la victime de la bastonnade dans ce quartier de la capitale Sénégalaise où nous le rencontrons. Lundi 20 juin Ben dit être allé au commissariat plaider la cause de son ami Abdoulaye qui a finalement été libéré.

Quelques heures plus tard, la mère de Ben vient dans sa chambre, l’accuse d’être homosexuel et lui demande de quitter immédiatement la maison familiale. La mère a appris que son fils était allé à la police plaider pour la libération d’un garçon suspecté d’homosexualité. Le ton monte et Ben finit par quitter temporairement le domicile familial pour celui d’un ami afin d’y passer la journée.

Dans la soirée Ben revient chez sa mère avec deux amies pour tenter une médiation. Le calme semble revenu.

“Mon calvaire a commencé après le départ de mes accompagnatrices”  dit Ben qui donne des détails. Son oncle l’a amené dans une pièce sise à l’étage puis l’a déshabillé, lui a attaché les poings et les pieds avant de le bâillonner. Ensuite la bastonnade a commencé. Il était environ 22heures. Ben sera fouétté par sa mère et son oncle jusqu’au petit matin peu avant l’appel à la prière (vers 5h20). Ben a dû, une fois de plus, quitter le domicile familial.

*Par souci d’anonymat certains noms ont été changés

Cou

Main 1

A mort les gays!

Craindre pour sa vie, violence contre les hommes gays ou perçus comme tels au Sénégal. C’est le titre d’un rapport de Human Rigths Watch présenté de façon restreinte du 30 novembre au 4 décembre 2010 à quelques organisations non gouvernementales œuvrant dans la réponse au VIH SIDA et la défense des droits humains.DSCF0334 ok

Le document de 101 pages revient sur le climat global d’homophobie qui règne au Sénégal tout en montrant les conséquences sur les vies des gays et sur la santé des personnes vivant avec le VIH. La rapport identifie clairement les acteurs de la violence envers les gays ou personnes perçues comme tels avant de suggérer au gouvernement des moyens de réduire cette violence homophobe.

N’importe qui peut vous accuser d’être homosexuel au Sénégal. Ce simple soupçon lui donne le droit de vous déshabiller, de vous battre sans que personne n’intervienne. Sidi 22 ans l’a vécu en aout 2008 vers 23h  à Niary Tally un quartier de Dakar: “après nous avoir frappés ils ont jeté nos vêtements. Ils nous ont donné cinq minutes pour quitter les lieux, menaçant de nous bruler, puis ils sont partis. Ils nous ont volé nos téléphones, nos bracelets nos bagues. Il y avait des gens autour qui regardaient personne n’est intervenu. Tout le monde sait que c’est un lieu de drague”. Tout écart par rapport à la définition Sénégalaise de la masculinité suffit pour être accusé d’homosexualité: être élégant, être parfumé ou marcher d’une certaine manière…

L’accusation est en elle même une preuve et cause l’arrestation, des bastonnades au commissariat, et même si l’accusateur revient sur ses déclarations le gay ne porte pas plainte de peur de subir des brutalités analogues.

Encadré 2

La police s’illustre en arrêtant systématiquement et sans aucune preuve des personnes suspectées d’homosexualité Moussa 25 ans l’a subi en 2004 “en fait ils ne m’ont pas surpris entrain d’avoir des relations sexuelles avec un homme. Ils l’ont supposé d’après l’endroit ou je me trouvais et les vêtements que je portais, ils m’ont déshabillé et battu. Ils m’ont gardé pendant deux mois, je ne sais sur quel fondement ils m’ont arrêté”. La bastonnade est systématique dans les commissariats, celle des 9 membres d’une association de réponse au VIH SIDA arrêtés en décembre 2008 a duré cinq jours. Chérif 23 ans a été frappé aux bras aux cuisses et au dos avec une matraque. Khadim a été frappé sur la nuque, le dos et les fesses matin et soir pendant ces cinq jours. Quant à Malang, en plus d’être battu il n’a pas été autorisé à aller aux toilettes pendant plusieurs heures.

Encadré 3

Les religieux encouragent cette violence pour des raisons politiques. Le discours dominant est que l’homosexualité est une tare importée d’occident. “ce sont des gens qui entrent en conflit avec la foi de leurs voisins. Ils essaient d’amener d’autres personnes sur le chemin de l’homosexualité. Si on ne défend pas notre progéniture. Tot ou tard la jeunesse sombrera dans la déviance” dit l’imam Bamar Guèye de l’ONG Jamra. Dans une émission diffusée sur la télévision privée 2STV l’imam Alioune Sall dit aux musulmans qu’on peut et on doit lapider les homosexuels jusqu’à ce que mort s’en suive. Ces incitations publiques au meurtre sont largement relayées par la presse autre acteur de la violence contre les gays ou personnes perçues comme tels au Sénégal.

De nombreux gays et séropositifs arrêtés ne peuvent plus prendre leurs anti rétroviraux. Certains décèdent peu après leur libération. D’autres n’osent plus aller dans les centres de prise en charge. Quand aux médiateurs de santé  ils sont souvent arrêtés et battus par la police ou les populations lors des actions de sensibilisation sur les lieux de drague. Tant de choses qui incitent Human Rights Watch à recommander au Sénégal d’ouvrir des enquêtes sur toutes les condamnations prononcées sur le fondement de l’article 319.3 du code pénal afin de s’assurer de l’absence de violation de garanties procédurales -notamment les condamnations sans preuve, les arrestations sans mandant ainsi que les extorsions d’aveux- et d’annuler toute décision non conforme aux exigences procédurales.

Lesbienne=pute+alcoolique+fumeuse+mauvaise musulmane

DSCF0361 rL’influence des européennes et l’argent ont rendu lesbiennes certaines Sénégalaises. Voila résumée une enquête de 19 pages publiée dans le magazine Dakarois Week end N°139 (semaine du 04 au 10 décembre 2010).

Les  titres des 8 articles composant cette enquête sont assez instructifs: Amertume, le lourd fardeau du passé ;   Marième-Aida, un couple envers et contre tout ;   Couples de lesbiennes: les turpitudes de l’amour femme-femme;    Mariama Diouf: le choix d’une vie ;   Rejet de la famille,stigmatisation,brimades: le difficile quotidien des lesbiennes…

Notons aussi les encadrés et paragraphes surplombés de titres et de sous titres tels:  Attention au Sida! ;     Métier: travailleuses du sexe ;     Des relations loin d’être idylliques ;     Des vies brisées ;    La chasse aux blanches;   Pas de  coming out…

Les 11 lesbiennes interrogées par l’auteur de l’article ont plusieurs similitudes:

Elles sont jeunes, plus de la moitié a moins de 26 ans: Aicha 16 ans; Aissatou 18 ans; Marième 20 ans; Aida et Maimouna 23 ans; Lissa Faye, Fatou et Mariama Diouf 25 ans; Marietou 32 ans. Quand à Binta et Adja, leur age n’est pas communiqué.

La cause de l’homosexualité de ces filles est l’un des principaux intérêts de la journaliste.

Plusieurs filles  s’estiment victimes des “influences européennes”. Mariama Diouf par exemple est “devenue” lesbienne à cause d’un film pornographique offert par une amie vivant en France “j’ai appelé une de mes copines. Nous nous sommes enfermées dans ma chambre. Excitées par ce que nous avons vu nous avons reproduit les même gestes. Depuis lors je pratique l’amour saphique. A l’époque j’avais 13 ans”.  Sachant que tous les jours  dès 22 heures  RDV, une chaine de télévision privée Sénégalaise couvrant tout le pays, diffuse des films d’épouvante riches en hémoglobine et des films dits “d’action” avec force fusillades et autres prises d’otages on peut se demander pourquoi il n’y a pas plus d’attaques à main armée et de tueurs pervers genre Freedy Kruger au Sénégal

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Autres filles, autres “causes de l’homosexualité”. Marième dit être “devenue” lesbienne à cause des abus sexuels subis pendant son enfance. Quand à Maimouna et Fatou, elles ont été déçues par les hommes c’est ce qui a “causé” leur homosexualité selon la journaliste.  De son coté Binta est “devenue” lesbienne pour trouver de l’argent et payer les soins médicaux de sa mère souffrant d’hypertension artérielle.  La plupart des filles avouent être des travailleuses du sexe terme utilisé dans les ONG de réponse au VIH Sida pour désigner -sans les stigmatiser- les prostituées. Très souvent leurs couples lesbiens décris dans cette enquête se font et se défont au gré des intérêts financiers des conjoints. Ce qui fait dire au psychologue Serigne Mor Mbaye que le lesbianisme est juste un moyen d’avoir de l’argent sans  faire aucun effort. C’est une conséquence de la crise économique et une tare exportée par l’Europe selon le psychologue Serigne Mor Mbaye. Pour faire bonne mesure l’article évoque une “bruyante protestation” d’un universitaire qui affirme qu’on nait homosexuel. L’universitaire en question s’appelle Jacques Balthazart, il est Belge et spécialisé en…zoologie!

10 des 11 filles interrogées dans ce dossier fréquentent assidument les discothèques et Internet. Elles sont à la recherche de partenaires riches et au moins 8 des filles recherchent une riche Européenne qui les prendra en charge car 10 des 11 filles rencontrées n’ont pas d’emploi. Plus de 5 n’ont pas fini leurs études primaires et les lycéennes sont en situation d’échec scolaire “à cause” de leur lesbianisme.

DSCF0383 law realAutre caractéristique des lesbiennes du magazine Week end:  elles boivent de l’alcool et fument de la cigarette voire du chanvre indien. Sachant que ces trois produits sont strictement interdits par la religion musulmane majoritaire au Sénégal on comprend que les lesbiennes sont des  “mauvaises” filles. Pour ne rien arranger, elles ne jeunent pas pendant le mois ramadan autre acte qui suscite une forte réprobation sociale au Sénégal.

En plus de boire de la bière et d’être des travailleuses du sexe la plupart des lesbiennes interrogées sont divorcées ou issues de familles divorcées. Sachant aussi la désapprobation qui accompagne cet acte au Sénégal difficile de ne pas condamner ces “mauvaises” filles!

L’enquête nous présente un couple lesbien visiblement très amoureux. Marième et Aida ont respectivement 20 ans et 23 ans! Elles  sont ensemble depuis…5 mois lors de l’ interview réalisée en octobre 2010. Aida a bien un enfant de 3 ans et demi mais c’est son père qui en a la garde, elle préfère s’épanouir dans les bras de Marième ajoute l’article. Autrement dit en plus d’être divorcée, alcoolique, fumeuse et de ne pas jeuner pendant le ramadan cette lesbienne est AUSSI une mère indigne!!!

Mariama Diouf  est la plus affirmée des lesbiennes, elle dit ne pas coucher pour de l’argent, mais a des relations avec 4 filles. Mariama Diouf a en outre une “singulière manière” d’exprimer son amour: la lesbienne “au physique de lutteur” frappe ses partenaires. Mariama Diouf dit vouloir épouser sa partenaire, laquelle des quatre se demande la journaliste dans la chute du troisième article de cette enquête.

Deux filles sont particulièrement mal dans leur peau: Fatou dit “je m’essaie parfois aux pratiques sexuelles entre femmes. Cependant après l’acte je suis comme dégoutée par ma partenaire, ce n’est pas ma vie”. Quand à la plus âgée Mariétou (32 ans) elle a préféré se marier pour se camoufler mais elle entretient trois liaisons avec des filles de 30, 34 et 37 ans. De toute façon elle n’a pas envie que ses filles soient lesbiennes. Idem pour Adja qui ne veut pas que ses fils soient homosexuels.

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Pour être tout à fait complet à propos de l’enquête publiée dans le N°139 du magazine week end, intéressons nous à l’ordre d’apparition des intervenants dans le premier article.  D’abord nous avons le commissaire Mamadou Sylla Sy de la brigade des mœurs du commissariat central de Dakar. Il affirme d’une part que les lesbiennes sont de plus en plus nombreuses au Sénégal et de l’autre qu’il est quasi impossible d’avancer des chiffres sur l’ampleur du phénomène car ce milieu est inaccessible et “semblable à une secte”. Le deuxième intervenant est Massogui Thiandoum chargé de programme à l’ANCS (Alliance Nationale de Lutte contre le SIDA) lui aussi dit que l’ ONG qui l’emploie n’a “pas de données concernant ce groupe -les lesbiennes -”. Cependant la journaliste Ndeye Maguette Seye qui a rédigé toute seule cette enquête de 19 pages (le magazine Week end compte en tout 58 pages) est formelle: “aujourd’hui les témoignages sont unanimes et se recoupent: le lesbianisme se développe à un rythme insoupçonné à Dakar”

Les deux dernières pages de l’enquête sont occupées par une interview du Pr Cheikh Ibrahima Niang (montée sur sur fond vert alors que le reste du dossier est sur fond blanc) l’ anthropologue explique que l’homosexualité féminine a toujours existé en Afrique en général et au Sénégal en particulier, qu’on ne devient pas lesbienne pour des raisons économiques, qu’il faut dissocier la pratique sexuelle liée à des circonstances particulières (absence de partenaires de l’autre sexe par exemple) d’une identité sexuelle homosexuelle construite au fil des années. Le Pr Cheikh Ibrahima Niang affirme aussi que les LGBTI Sénégalais ont  déjà fait des gay prides (d’après l’ anthropologue ce mot désigne le fait de montrer qu’une minorité sexuelle a ses pulsions, son identité et n’a pas honte de ce qu’elle est). Les gay prides “à l’africaine” du Pr Niang se résument en des séances de danse bien circonscrites en un lieu précis d’un quartier.

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Outing online au Sénégal

Brulé

Jeudi 2 décembre à 11h30 le site “people” (facedakar.com) a mis en ligne un article d’environ 70 mots contenant l’annonce et la photo d’un homo de 24 ans.  L’article outant le jeune mec s’ouvre sur l’affirmation “l’homosexualité prend de l’ampleur au Sénégal”. L’auteur de l’article précise que d’autres Sénégalais plus âgés “s’affichent aussi” sur gay-datanta.com. L’article ne donne ni l’adresse, ni le vrai nom du jeune mec dont le pseudo est Seyni mais en février 2006, le magazine Icone n’avait lui aussi publié que des photos sans donner l’adresse des auteurs, conséquence:  une série d’arrestations!

Le forum de facedakar est bien sûr rempli de commentaires. Certains approuvent le geste d’El Malick SECK (auteur de l’ article et propriétaire du site). Ces personnes rappellent que l’ homosexualité est un péché et que tous ceux qui la pratiquent finiront en enfer. Toujours selon ces contempteurs de l’homosexualité être gay est un moyen de s’enrichir “BEAUCOUP DE JEUNES CHOISISSENT LE CHEMIN DE LA PERVERSION POUR SE FAIRE DE L’ARGENT C’EST HONTEUX” apprend-t-on dans le commentaire 34. Dans un commentaire précédent (le 30) une personne  se disant bisexuelle nous apprend que le site facedakar est financé par des membres du gouvernement, régulièrement accusés (à tort ou à raison) d’être homosexuels, pour faire la “publicité de l’homosexualité au Sénégal”.

D’autres hurlent à la violation de la vie privée. Souvent ces personnes n’approuvent pas l’homosexualité mais regrettent que la photo récupérée sur un site internet réservé aux seuls internautes qui y sont inscrits soit ainsi présentée sur un site internet public. El Malick SECK s’est déjà récemment illustré en publiant des photos chipées sur la page facebook d’un animateur de CANAL INFOS NEWS, une chaine de télévision Sénégalaise, l’un des commentaires (le 37è) rappelle cet épisode et met en garde l’auteur :  “quoiqu’il arrive à ce jeune homme, j’espère que vous le paierez très cher! C’est dommage qu’il n y ait aucune loi dans mon pays et que des gens comme vous puissent se permettre d’occuper l’espace médiatique et de faire ce que vous faites!”

pas de “ça” chez nous!!!

DSCF0308 BAT DocL’Union Européenne a tenté d’imposer l’homosexualité aux pays Africains lors d’un sommet sur les accords de partenariat économique à Bruxelles (Belgique). Accusation du troisième vice président de l’ assemblée Nationale Sénégalaise  Amadou Ciré Sall s’exprimait dans le journal Dakarois Le Quotidien N2324 . Bien que cette déclaration ne soit qu’une des des 11 questions posées au député la phrase: “les Européens voulaient nous imposer l’homosexualité avec l’ ape” figurait pourtant à la une avec en rouge trois mots: européens, homosexualité et ape…

Le troisième vice président de l’assemblée Nationale affirme que ce fut une condition posée par l’ UE pour accepter les propositions des 79 pays Afrique Caraibes Pacifiques qui demandaient des financements pour contruire des routes et des hopitaux en lieu et place des accords de partenariat économiques qui veulent imposer aux pays  acp la suppression des barrières douanières pour les produits venant de l’ UE.

“l’Europe ne peut pas nous imposer l’homosexualité” dit le député avant d’ajouter “c’est quelque chose qui ne fait pas partie de nos valeurs. Ce débat est aujourd’hui clos”. Amadou Ciré Sall révèle que les 79 pays auxquels l’ UE a tenté d’imposer l’homosexualité ont voté et une majorité s’est clairement dégagée contre l’homosexualité. Le parlementaire ajoute que “si nous -les 79 pays ACP- n’avions pas réagi ainsi, l’ Europe allait s’en prendre à l’ Ouganda et à d’autres pays qui voulaient voter une loi contre l’homosexualité”.

Censure

Salut, j’ai été obligé  de désactiver les articles de ce blog.

Je suis incapable de vous donner de plus amples explications dans l’immédiat mais n’ayant jamais eu l’intention de porter atteinte à la sécurité de qui que ce soit (moi compris) c’est ce qui me semble le mieux à faire pour l’instant. Une fois de plus désolé pour cet acte indépendant de ma volonté, je vous tiendrai informé des derniers développements dès que cela sera possible.

Désolé pour le contretemps chers lecteurs