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Groupe militant inspiré des actions du GAT (Groupe activiste trans’), d’Act Up-Paris et des Panthères roses, c’est le collectif montpellierain PinkfreaK’X qui inaugure aujourd’hui notre rubrique “Be our guest” (”soyez nos invités”).
Pour revenir sur ses origines, ses actions et ses objectifs ; le collectif Pink FreaK’X par Pink FreaK’X :
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1 – Origine du Collectif Pink FreaK’X
“Nous avons créé le collectif Pink FreaK’X parce que nous ressentions à Montpellier une réelle absence d’investissement tant sur les questions de genres, que sur les droits des trans. Montpellier est une ville où il y a pas mal de LGBT mais ces derniers restent dans l’ensemble très « gaynorméEs ». A se demander parfois si les questionnements Transgouinepédé ne se sont pas arrêtés à Toulouse…
Il existe ici de nombreuses associations LGBT très actives (la LGP de Montpellier, le CCH) mais leurs modes d’actions restent selon nous consensuels. Nous essayons quant à nous d’avoir un discours non normatif et non consensuel, parce que nous revendiquons notre différence et rejetons toute idée d’assimilation à l’hétéronorme.”
2 – Actions
“Par nos actions publiques, nous souhaitons attirer l’attention du plus grand nombre sur nos revendications. Le travail sur le langage est également un point essentiel dans notre combat : trans, gouine, pédé par exemple sont des mots importants que nous revendiquons au titre de notre fierté d’être transgouinepédé. D’un autre côté, nous sommes dans le sud et les mots « putain », « enculé » etc. sont employés comme des virgules, de véritables signes de ponctuation. Nous faisons alors de la pédagogie pour rappeler la signification originelle de ces mots et lutter contre leur utilisation stigmatisante.”
3 – Province et militantisme transgouinepédé
“La situation actuelle de notre lucarne montpelliéraine est surement différente de celle parisienne : le public est moins sensibilisé aux questionnements transgouinepédé et certainement moins ouvert, mais le travail est d’autant plus intéressant. Cela nous oblige à mener une réflexion de fond sur les outils à employer pour toucher le public et l’informer. C’est ambitieux d’avoir comme modèle le GAT ou Act-Up quand on vit en province J.
Mais le collectif est jeune (1 an d’existence) et nous devons encore perfectionner et adapter notre discours. L’an dernier, nous avons créé un outil intéressant “le théatre débat” qui nous a permis simultanément d’informer le public et d’établir un dialogue avec lui. Le résultat a été très positif : un militant de la LGP nous a dit que jusque là , il ne comprenait pas les trans mais que désormais il souhaitait participer à leurs combats.”
4 – Objectifs
“Cette année nous voulons développer deux points en particulier :
- les relations inter asso, tant au niveau local que national voire européen. Selon nous, c’est une des clés de l’accès à l’information, du développement de réseaux (nous sommes peu alors soyons uniEs), de la création d’actions à grande échelle ;
- le développement de la création de support d’informations. Nous sommes en train de créer un fanzine que nous diffuserons par internet et distribuerons auprès des commerçants LGBT et associations de Montpellier.
En effet, si le lobby sur les institutions, ainsi que l’exerce Act Up Paris par exemple, reste efficace et essentiel, nous pensons cependant que les initiatives d’autogestion et leur organisation en réseaux représentent l’avenir du militantisme. Nous souhaitons donc Å“uvrer en ce sens.”

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- Par Pauline Londeix et Audrey Grelombe |
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Audrey Grelombe, lesbienne et activiste



