16 ans, un coming out et après?

adosethomosOn parle beaucoup de la difficulté qu’ont les ados à faire leur coming out. Mais une fois son homosexualité assumée, quid de la suite? Manque d’encadrement, de repères, comment bien vivre son homosexualité quand on a que 16 ans? Jérôme, lycéen à la Réunion, raconte son histoire.

Je m’appelle Jérôme, j’ai 16 ans et  je vis à la Réunion, une île magnifique mais malgré tout assez conservatrice. J’ai fait mon coming out il y a maintenant un an. J’ai commencé à me poser des questions vers 11 ans et après trois années à «découvrir» ma sexualité, j’ai décidé de franchir le pas l’an dernier en commençant par mes amis puis en l’annonçant à ma mère (je vis avec elle et mon beau-père).

Manque d’encadrement, dérapages…
Quand je le lui ai annoncé, ça lui a fait un choc et évidemment elle ne l’a pas accepté. J’ai eu droit au psy et l’on a évoqué un possible départ pour la métropole. Aujourd’hui j’ai envie de dire que c’est du passé et que maintenant elle «m’accepte».

Mais ce qui m’a poussé à témoigner ce n’est pas tant mon coming out, mais plutôt ce qui s’est passé ensuite. Je vous épargne les détails mais, à cause d’un manque d’encadrement certain, j’ai comme qui dirait… dérapé. Tout a commencé gentiment avec quelques suçons dans le cou…  Puis un soir je passe la nuit avec un homme plus âgé sans en informer ma mère… Finalement placé en internat dans le chef lieu de la Réunion je découvre les mauvaises expériences, la fumette, etc… Je me considérais pourtant comme un ados normal, c’est à dire que ce qui m’importait, c’était de trouver l’amour…

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Amoureux de mon copain de classe

lycéeens Clément est un lycéen de 18 ans, amoureux de son camarade de classe Louis, qu’il pense hélas hétéro. Il ne sait pas comment avouer ses sentiments et redoute une réaction négative de sa part, voire un outing auprès du reste de ses camarades. Pourtant très amoureux, il demande conseil auprès des TÊTUnautes dans Ados et Homos.

« Je m’appelle Clément, j’ai 18 ans et je sais que je suis homo depuis mes 8 ans. Je n’ai jamais osé le dire à ma famille mais j’ai déjà fait un grand pas en le disant à certaines de mes amies. Je ne l’ai pour le moment dit qu’à un seul garçon qui malheureusement est hétérosexuel. Voila ma situation : je suis éperdument amoureux de Louis, je l’aime et ce n’est pas qu’un mot. Il faut absolument que je lui parle tous les jours, je ne pense qu’à lui et rêve d’être dans ses bras mais il ne le sait pas et je ne pense pas qu’il soit gay car il est déjà sorti avec une fille, il n’y a pas longtemps qui plus est.

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Encore amoureux du garçon qui m’a quitté

thinkingmenEliott, 20 ans, est bisexuel, récemment tombé amoureux d’un garçon: une relation fusionnelle, qui l’emmène vers une belle histoire. Mais l’avenir devient flou lorsque son copain lui annonce son départ à l’étranger. La relation à distance ne tient pas, son cœur se brise. Comment vivre sa rupture quand on est encore amoureux?

“Je suis bi. À vrai dire, je n’ai jamais eu de problème avec ma situation, même s’il m’arrive parfois de ressentir cette sensation bizarre de ne pas être complètement impliqué dans ce monde, faisant partie du monde gay et du monde hétéro à la fois. Avant le début de l’année, je n’étais jamais tombé amoureux d’un garçon; j’avais bien sûr eu des rapports sexuels gays avec d’ailleurs beaucoup de personnes différentes mais jamais de sentiments n’étaient apparus. Je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais rien ressentir pour les hommes alors que je ne faisais aucun blocage de ce côté là. Cependant donc, janvier 2012 arriva et j’ai fais la rencontre d’un jeune homme incroyable: même âge que moi, mêmes centres d’intérêt, même caractère difficile… On a passé quelques jours ensemble, chez moi, à ne faire que dormir, rire, regarder la télé, manger… J’étais tombé amoureux, lui aussi, et tout cela était arrivé tellement vite, si vite qu’au bout d’une journée, les deux mots fatidiques avaient été prononcés. Cependant, quelque chose clochait: il devait partir aux États-Unis jusqu’en juin.

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Mes parents sont homophobes

Sans-titre-11Zack, lycéen, est fils unique et vit avec des parents aux forts préjugés homophobes. Il a toujours su qu’il était gay et n’a jamais voulu se renier, c’est pourquoi il décide de faire son coming out a sa famille qui, malheureusement réagit de manière négative. D’un tempérament très positif il raconte sa vie, entre famille, lycée et rencontres virtuelles sur le net.

“Moi, c’est Zack ,17 ans, en terminale L, des projets pleins la tête, l’année prochaine j’aimerais aller à Lyon pour faire mes études.

Être gay, ça a toujours sonné comme une évidence pour moi, ça a toujours été là. Quand j’étais petit, c’était un amoureux que je voulais, l’homosexualité était un sujet que j’aimais aborder, j’étais curieux et je savais que j’allais découvrir ce que je suis aujourd’hui. Seulement se construire en tant que gay n’est pas si facile, il faut faire abstraction des réflexions, des moqueries – et dans mon cas c’est allé un peu loin – mais aussi des passages à tabac…

«Quelle honte j’étais un pédé»
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Homo dans une église évangélique

prière2Jean-Philippe a grandi auprès de parents chrétiens évangéliques. Très investi dans son église, il a peu à peu réalisé son attirance pour ses copains de paroisse, jusqu’à vivre une relation secrète avec l’un d’entre eux. Mais quand sa mère découvre la chose c’est toute l’église qui se mobilise pour lutter contre ce “péché”…

“Je m’appelle Jean-Philippe, j’ai 21 ans et j’aimerais vous parler de mon histoire, celle d’un enfant issu de parents chrétiens évangéliques, sujet qui est peut abordé et pourtant fréquent.

Depuis ma naissance jusqu’à mes 19 ans, j’ai fréquenté une église avec ma mère et ma sœur, nous y allions environ 5 à 6 fois par semaine. J’ai très bien vécu ce mode de vie pendant 15 ans et j’ai même décidé de ma faire baptiser à l’âge de 14 ans. Dans nos églises on ne baptise pas les nourrissons. Je n’avais jamais eu de petite amie, cela ne m’intéressait pas, même si j’adorais passer du temps avec des filles. Puis à l’âge de 15 ans j’ai commencé à regarder les garçons, à les trouver beaux mais pour moi ça ne signifiait rien, je ne savais pas ce qui se passait au fond de moi. À l’église la sexualité est un sujet peu abordé et l’homosexualité encore moins.

Se coller à mes copains, m’endormir dans leurs bras
J’ai grandi comme cela pendant 3 ans sans vraiment me poser de questions à part quand je me retrouvais dans le lit avec mes copains de l’église où j’aimais me coller à eux et m’endormir dans leurs bras. C’était fréquent mais sans aucune ambigüité. Un jour, peu avant mes 18 ans alors qu’un copain d’une église annexe dormait chez ma mère avec moi dans le même lit, il a commencé à me faire des câlins et des papouilles que je trouvais fort agréables jusqu’à ce qu’il m’embrasse sur la bouche. Là je l’ai repoussé car je ne savais comment réagir. En quelques minutes j’ai su ce que j’étais et mes attirances passées pour les garçons étaient claires désormais, je l‘ai embrassé à mon tour. J’ai compris que j’étais homosexuel et là je savais que ma vie allait changer. Je ne pouvais associer la religion et mon attirance pour les hommes.

Délivré de ce péché
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Je suis le seul homo de mon collège

collègeAlvin, 15 ans, est en troisième dans un collège près de Toulon. Gay mais pas encore out, il décrit son quotidien et ses relations avec ses camarades de classe, pas toujours très friendly. Heureusement que les filles sont là!

“Je me présente je m’appelle Alvin (oui je sais comme le dessin-animé c’est déprimant), j’ai 15 ans, j’habite dans un village des plus paumés de PACA près de Toulon, je suis en 3ème (j’ai redoublé une classe) et bien sûr je suis gay. Vu que je passe le plus clair de mon temps sur TÊTU.com quand je surf, j’ai décidé de participer un peu à la communauté en témoignant de ma situation actuelle. Donc pour commencer je me suis rendu compte de mon orientation il y a deux ans. À part une de mes meilleures amies et un autre ami personne n’est au courant. Cette année j’ai changé de collège, car mes parents ont déménagé.

On m’a demandé devant toute la classe si j’étais gay
Évidement arriver en 3ème dans un nouveau collège où l’on ne connait absolument personne, c’est un peu la merde. Vu que je m’habillais plus «différemment» (rhaa je déteste ce mot!!), la plupart se sont foutu de ma gueule. Autant vous dire que ce premier jour a été plutôt coriace!! Les jours suivants on m’a même demandé devant toute la classe si j’étais gay et évidemment j’ai dit que non, c’était pas de la tarte. Finalement j’ai trouvé mon compte les semaines qui ont suivi, car je m’entendais de mieux en mieux avec les filles du collège: elle trouvaient que j’étais sympa et que je m’habillais mieux que les autres garçons (en même temps on peut toujours faire mieux que la tenue jogging miteux et baskets usées). Aujourd’hui mon entourage au collège est entièrement constitué de filles et tant mieux, car quand j’entends les autres garçons de mon collège parler entre eux c’est toujours des trucs genre «ouais elle est trop bonne», «la dernière fois j’ai killé 50 gars dans MW 3» ou encore «qui c’est Karl Lagerfeld ?» (je vous assure c’est véridique). Et évidemment quand ils me parlent, le plus souvent, c’est pour se foutre de ma gueule avec des blagues homophobes. Bref ce collège est tout simplement un ramassis de clichés masculins qui ramasseront sûrement mes poubelles dans 15 ans, mais tant que j’ai mes petites chéries avec moi ça va aller.

Pas l’intention de faire mon coming out
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Je n’ose pas faire de rencontres

LarochelleCédric vit à La Rochelle où il est étudiant. À l’aise avec son homosexualité, il se sent pourtant seul et ne rencontre aucun autre gay de son âge. Associations, bars, Internet… Il ne trouve pas la force de franchir le pas, malgré son envie de partager ses centres d’intérêts.

“J’ai 19 ans et je suis étudiant à La Rochelle. J’ai découvert mon homosexualité il y a près d’un an maintenant et je dois dire que je ne me suis jamais senti aussi bien dans ma peau que depuis ce moment-là. J’accepte avec une certaine fierté ma différence car je crois que la différence, quelle qu’elle soit, est une richesse pour l’humanité. Mes amis les plus proches ici sont au courant et ils se révèlent très à l’écoute.

Personnalité introvertie
Mon problème à l’heure actuelle, c’est la difficulté de faire des rencontres en mesure de répondre à mes attentes. J’ai réellement envie et besoin de rencontrer un garçon homo avec qui partager des centres d’intérêt et des sentiments forts et tendres. Mais voilà, à La Rochelle, il y a peu d’associations LGBT, et je ne crois pas, compte tenu de ma personnalité introvertie et de ce que je recherche, que c’est dans ces structures, dans un bar et encore moins en boîte que je trouverai «chaussure à mon pied». Je suis donc pour l’instant dans un statu quo qui ne me convient pas: je ne supporte plus d’aller au cinéma ou au spectacle seul alors que j’aimerais tant partager ces émotions artistiques avec quelqu’un qui me plaît. J’ai l’impression d’avoir perdu beaucoup de temps à l’adolescence et j’aimerais tellement rattraper ce retard sur le plan sentimental.

Peur d’une rencontre sur Internet
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Au lycée ou dans le milieu gay, je ne trouve pas ma place!

webteenagerupset Thomas a quinze ans et n’ose pas assumer ouvertement son homosexualité dans son lycée. Il n’est pourtant pas plus à l’aise au sein du milieu LGBT qu’il ne veut plus fréquenter. Difficile alors de trouver sa place…

“Voila, à 15 ans je n’arrive pas a savoir où j’en suis vis à vis de mon homosexualité. Depuis bientôt 2 ans, famille et amis les plus proches sont au courant mais je n’arrive pas à l’afficher ouvertement. La peur d’être réduit à une étiquette, celle de “pédé du lycée”, me pousse à me cacher. En évitant les questions gênantes, les prises de position “à risque” et en n’en disant le moins possible sur ma vie privée. Une recette qui marche mais qui ne m’empêche pas d’en souffrir.

Pourtant je suis dans un lycée plutôt ouvert mais le regard des autres m’effraie. Je me suis fait un petit nid douillet, étant considéré par la majorité des gens comme un mec sympa, à l’écoute des autres et toujours de bonne humeur. Mais que se passerait-il s’ils en savaient plus?

J’ai l’impression d’être un ovni
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Au delà des préjugés

happy young man in sea and sunriseThéo a 16 ans et revient sur son coming-out. Au lycée ou avec ses parents il n’a pas toujours été facile de se faire comprendre, mais il garde espoir d’un avenir meilleur.

“J’ai 16 ans, et je suis en Terminale S, à Saint-Tropez. J’ai jusque là toujours habité à Lyon et mon homosexualité est connue de mes amis car je pense que ce n’est pas une chose dont il faut avoir honte, mais au contraire une simple orientation sexuelle qui, à force d’être assumée, pourra être acceptée et débarrassée de ses clichés.

C’est sans doute un beau rêve, mais je veux y croire pour ceux qui n’y croient déjà plus, et pour peut-être un jour pouvoir vivre sans crainte. Il est vrai que le bouche-à-oreille est assez répandu chez les lycéens et en peu de temps tout mon lycée a été au courant. Cela m’a valu quelques insultes de la part de groupuscules insignifiants à mes yeux, car dans l’ensemble, les gens ont très bien réagi et je me sens libre d’aimer qui je veux.

Je l’ai en quelque sorte toujours su
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Né comme ça

jeune homme assis vu de dos

Tristan est gay et l’a toujours su. Ayant parfois subi moqueries et phases de doutes, il a finalement su s’affirmer face aux autres. Il revient sur son parcours dans Ados et Homos.

“Je suis gay et ce depuis toujours. Je pourrais dire que je m’en suis rendu compte quand j’avais 14 ans mais c’est faux, c’est seulement à cet âge que je l’ai vraiment formulé. C’est sûr, ça fait cliché mais j’ai toujours aimé les trucs de filles, les Barbies, j’ai toujours été gêné dans les vestiaires, j’étais sensible… Et dans un sens, je l’ai toujours su, que j’aime les garçons sauf que je ne savais pas que c’était ça, être gay.

C’est le fait que je sois gay qui me fait tenir debout
Et puis j’ai douté, j’ai eu honte, je me suis caché, on a voulu me détruire, me faire mal. Mais maintenant je m’en fiche, c’est comme ça. Quoiqu’on dise, quoique je dise, que je fasse où qu’on me fasse ça ne changera rien. C’est même ce que j’aime le plus chez moi, que ça dérange. Et je comprend que certains souffre au lycée ou au collège, parce que c’est dur, les autres sont si avides de trouver ce qui vous fera tomber et ça, l’homosexualité, c’est du pain béni pour eux.

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